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Art Et Yoga

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Bienvenue sur Art et yoga, blog de Valérie Beck,  complémentaire  du site www.art-et-yoga.fr. Vous trouverez dans ces pages de quoi organiser vos séances, découvrir des techniques de yoga, trouver des renseignements sur nos cours par correspondance, et de nombreux autres articles. Diplômée en yoga, yoga nidra, yoga thérapeutique, je suis des études de sanskrit. Pourquoi art et yoga? Parce qu'en parallèle je suis musicienne et danseuse. En Inde, les arts et le yoga permettent d'atteindre Moksha, but ultime de l'art et du yoga!

 

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 17:16

 

 

Voici ici un "résumé" de l'introduction du livre, " la voie tantrique".

 

Cet ouvrage n'a pas la profondeur de ceux de Lilian Silburn, qui distille dans ses ouvrages non seulement sa connaissance profonde du tantrisme mais laisse filtrer à travers ses mots  son expérience d'initiée, même si à aucun moment, elle ne le dit de façon nette et franche. Ses mots sont vivants parce que sa pratique est réelle ainsi que son éveil

 

Il en est tout autrement de cet ouvrage qui n'a pas les belles qualités spirituelles ci dessus citées

Il n'en reste pas moins un ouvrage intéressant à lire, ne serait-ce que pour voir les choses d'un autre point de vue, celui-ci n'entrant pas en contradiction avec les autres ouvrages de cette tradition, mais présentant les choses de façon plus " sèche"

Voici le résumé de l'introduction qui permet déjà de mieux comprendre cette philosophie qui se double d'une pratique.

ardhanarishvara-siva-statue.jpg

 

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  la voie du tantra

Introduction

( résumé)

 

 

Définition simplifiée :

Le tantra est un mystère créateur qui nous conduit à transmuter sans cesse davantage nos actions en conscience intérieure : non pas en arrêtant d’agir mais en transformant nos actes en évolution créatrice. Le tantra présente une synthèse de l’esprit et de la matière qui permet à l’être humain de réaliser pleinement ses potentialités spirituelles et matérielles. Le renoncement, le détachement et l’ascétisme par quoi l’individu peut se libérer des servitudes de l’existence et retrouver son identité originelle avec la source de l’univers ne sont pas la voie du tantra. En fait celui-ci adopte l’attitude opposée : non pas un retrait de la vie, mais l’acceptation la plus entière possible de nos désirs, de nos sentiments, et des situations que nous rencontrons en tant qu’êtres humains.

 

Dates

Il est très difficile de dater l’apparition des principes et des pratiques tantriques. On rencontre des symboles du rituel tantrique dans la culture d’Harappa (civilisation de la vallée de l’Indus, troisième millénaire avant notre ère) sous la forme de représentations de postures de yoga et d’objets liés au culte de la Mère et de la fertilité.

Il y a une affinité entre les tantras et les védas et des influences mutuelles des uns sur les autres au deuxième millénaire.

Puis une évolution tout au long de notre ère avec des influences multiples, (upanishad et autres)

 

Textes

Des textes ont commencé à être rédigés à l’époque gupta (4ème – 6ème  siècle) et d’autres ont été rassemblés entre le 7ème et le 12ème siècle de notre ère notamment des textes shaiva du Cachemire datant du 9ème et du 10ème siècle.

Mais comme écrit plus haut, la pratique existait depuis plusieurs bien plus longtemps (jusqu’à 3 millénaires avant JC)

Puis il y eut  des textes plus tardifs (du 15ème  jusqu’au 19ème siècle)

Donc beaucoup de traces diffuses et éparses – le tout très difficile à dater.

Les tantras sont nommés Agama, Nigama, Yamalas, etc. suivant le mode de présentation choisi.

 

Sectes :

Plusieurs sectes tantriques  en fonction de la divinité et du rituel. On peut citer :

Saivas : adorateurs de Siva

Vaishnavas : adorateur de Vishnou

Saktas : adorateur de sakti

Ce sont des groupes majeurs qui se divisent eux-mêmes en sous groupes.

Les régions les plus concernées : Assam, Bengale, Orissa, Maharastra, cachemire, contreforts nord ouest de l’Himalaya, Rajasthan certaines régions de l’inde du sud

L’une des sectes Kulachara est censée avoir été fondée par les saints tantriques Natha (Adinât, Gorakshanath, Matsyendrasanath…)

 

Légende :

Les lieux sacrés parurent au gré de la dispersion de la malheureuse première compagne de Shiva, Sati, dont le corps tomba en morceaux peu à peu.  Tel le temple Kamakhsya de Kamrupa dans l’Assam.

 

Largeur de vue :

Le tantra qui est avant tout une voie pratique de réalisation, a adopté diverses méthodes pour répondre aux besoins de différents adeptes, de conditions et de capacités multiples. Bien que le but soit le même pour tous, chacun a la liberté de suivre le sentier à sa façon. Une telle liberté ne siginifie pas une simple négation des limites, mais une réalisation positive, source de joie pure, de telle sorte que la connaissance universelle devient ce qu’elle est, connaissance de soi.

Dans cette optique, les tantras ont développé une structure théorique et pratique, à la fois spirituelle et physique, permettant d’accomplir les objectifs de la vie.

Il est important de dire que le tantra s’est développé en dehors de la société établie. L’approche tantrique de la vie est antiascétique, antispéculative et entièrement dépourvue de clichés perfectionnistes conventionnels.

 

Principes de bases  et finalités:

 

Ils peuvent être exposés en partie du plan cosmique pour arriver au plan humain, ou en partant dans l’autre sens. Pour les tantras, ce qui est dans l’un est dans l’autre, ce qui est en haut et en bas, donc le sens n’a aucune importance. Ce qui est fort pratique car cela veut dire qu’en partant d’une réalité pratique, concrète, on peut remonter jusqu’au plan cosmique, ce que ce propose de faire les pratiques tantriques. Ce peut être un travail sur le corps, un rituel, la visualisation de yantras, mandalas, divinités, la répétition de bija-mantras.

Toutes ces pratiques n’ont qu’un seul but : l’éveil et la réalisation de la vision de l’unité.

 

Philosophie simplifiée :

 

La réalité est un tout indivisible : Shiva-Shakti

Ils ne sont des entités séparées que sur le plan relatif, Shakti actualisant sans cesse la conscience et déployant les mondes successifs.  L’individu qui est intégré à ce système cosmique détient le pouvoir de s’unifier avec la conscience.

La manifestation se fait sur un plan duel – masculin/féminin symbolisé par Purusha/Prakriti. Ils ne sont que deux aspects d’un seul principe.

L’objectif du tantra est donc de réaliser cette unité en soi, en unissant les contraires.

Dans l’expérience de l’unité, Ananda est ressentie.Elle est toujours recherchée.

Le culte du féminin rendu dans les pratiques tantriques vient du fait que la femme est vue comme l’incarnation  de Shakti et est investie de tous les aspects de la vie.

 

Les trois gunas :

 

La conjonction des opposés est source de félicité et débouche sur la spontanéité primordiale. Dans cet état harmonieux, Prakriti, la nature, est composée de trois gunas en parfait équilibre, on ne peut donc les discerner. Dans leur état manifesté ils sont :

Sattva  - essence - est la tendance ascendante orientée vers l’unité et la libération,

Rajas,  - énergie – est la tendance tourbillonnante qui donne l’élan de toute force créatrice

Tamas, - masse – est la tendance descendante ou centrifuge, la source de la décomposition et de l’annihilation.

 

Lorsque le monde se met en branle on peut dire que:

Tamas est l’énergie magnétique

Rajas l’énergie cinétique

Et Sattva l’énergie équilibrante à mi chemin des opposés.

Si ces énergies sont équilibrées, il n’y a ni mouvement, ni manifestation, ni flux, seulement immobilité perpétuelle. Mais dès que l’univers se déploie, il se projette sous forme vibratoire.

 

 

Connaissance scientifique

 

Le tantra a intégré la totalité des connaissances scientifiques traditionnelles en mathématiques, astronomie, - rotation de la terre sur son axe, calcul de la distance moyenne des planètes à partir de la théorie du mouvement équilinéaire, etc – physique. Ces découvertes provenaient de  visions intuitives,  de pratiques et d’illuminations yogiques, et d’une intense observation des phénomènes naturels, sans le recours à une expérimentation conduite selon les méthodes modernes.

 

Ces connaissances   ont amené les yogins a affirmer que le soi extérieur est seulement une petite projection du soi intérieur. Un vaste réservoir de forces latentes attend d’être découvert. Le corps humain est un véhicule au moyen duquel l’énergie psychique dormante, Kundalini Shakti peut être éveillée pour s’unir finalement à la conscience cosmique, Shiva.

 

Rôle des mantras et des yantras

 

Dans la philosophie tantrique, tout est observé sur le plan de la vibration

Ainsi le mantra est-il une mise en vibration d’une certaine qualité d’énergie via des bijas - des phonèmes - qui eux même mettent en vibration des centres énergétiques dans l’être humain, qui eux-mêmes permettent à l’individu d’entrer en vibration avec l’univers. Le son joue un rôle fondamental dans les pratiques tantriques, celui entendu sur le plan manifesté et celui « non frappé »

Le plus connu étant le AUM d'où découle tout l'univers sur son plan manifesté

Le yantra a la même finalité sauf que la vibration est obtenue par des schémas symbolisant la structure vibratoire de l’univers à travers des formes géométriques simples.Certains mandalas combinent ces formes simples en schéma d'une haute complexité; ce sont toujours des " visions" mises sur le papier.

Les deux sont des ponts, des passerelles et ont leurs correspondances les uns dans les autres.

Ils sont des puissants supports pour éveiller la conscience, à travers la mise en vibration d’une certaine forme d’énergie – une fois de plus à travers eux ce sont l’union Shiva/shakti qui est recherchée.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 18:49

Hasta drishti

 

 

 

 

Aujourd'hui, nous abordons une petite technique qui n'a l'air de rien mais qui délivre de grands bienfaits sur les plans physique, énergétique et mental. Elle n'est pas si facile que cela  mais accessbile à tous.

C'est le genre de  "petite technique" drôlement pratique à caser dans une séance ou un cours, quand on veut à la fois éveiller de l'énergie, pacifier le mental et le souffle, qui sont bien sûr liés

Fiche et vidéo sont extraites de la série de cours n°2 que je propose par correspondance.

 

Hasta:  mains

Drishti : fixation du regard

Cela veut donc dire “ concentration du regard sur les mains”

 

Hasta Drishti est classé dans les mudra, les «  gestes » qui sont une des grandes constantes des écoles de yoga.

C’est une fixation oculaire sur les bras,  avec un souffle libre

 

Son but : Cette posture fait travailler les yeux en relation avec  le  souffle,  le mantra, la visualisation. Elle vient stimuler les points du feu. Elle développe principalement deux aspects :

Ø      Harmoniser notre dualité en unissant les opposés

Ø      Créer un impact réel sur le mental car les processus du mental ordinaire sont entretenus par le feu.

 

 

D’une manière générale, l’ensemble des techniques de drishtis ont pour but d’avoir un :

 

  1. Effet régulateur, pacificateur, dynamisateur au niveau mental
  2. Travail sur la montée, l’Urdhva Retas.
  3. Travail  sur la régulation des processus mentaux

 

 

 

 

 

Nettoyer les énergies est l’un des premiers travaux à faire en yoga. La plupart des techniques sont là pour cela, l’une des plus puissantes qui est aussi proposé ici et dans nos premières séries de cours est Nadishodana.

 

En outre  cette technique a des bienfaits sur le plan physique :

1.      Entretien la jeunesse des yeux

2.      Font prendre que l’intensité n’est pas toujours liée à la force ou à la puissance

3.      Ces techniques apprennent la relaxation profonde, car pour tenir dans la durée il faut être très détendu.

En résumé,   cette technique concerne et fait travailler :

 1) Le physique 

2) Mental et énergie 

3) La capacité à monter la force et  la puissance dans la détente   

4) l’endurance

 

La durée : entre 5 minutes pour commencer jusqu’à 25 minutes

10-15 minutes sont une bonne moyenne

 

Tous les processus de locomotion sont aidés par les techniques de feu donc celles-ci donnent vraiment ces qualités physiques et  beaucoup d’endurance.

Le lien entre les yeux et Muladhara, qui sont des points du feu stimule ce premier  cakra qui gère les pieds, la locomotion. Si vous courrez, par exemple, vous verrez qu’en faisant cette technique régulièrement sur une semaine, vous trouverez une grande endurance.

Développer par les yeux une énergie de feu est aussi excellent pour le corps qui en retire un grand bénéfice.

  

 

Prendre la technique :

 

  • On s’assoie confortablement au sol, en pliant les jambes afin de poser les coudes sur les genoux, donc vous pouvez utiliser des coussins ou autres. Vous tendez les index.

 

 Si vous vous sentez très  héroïque, vous pouvez pliez les bras dans le vide et vous asseoir en lotus… : mais c’est vraiment là une position héroïque.  Comme elle existe, vous pouvez toujours l’essayer un jour ou l’autre sur un très court moment rien que pour ressentir les qualités qu’elle sollicité et qu’elle génère.  

 

Une fois les avant bras posés sur les genoux, vous allez veiller à les garder  à peu près perpendiculaires aux genoux et parallèles entre eux de telle sorte que vous ayez un carré formé par les coudes et les index qui sont tendus.

 

  • Vous allez prendre le mantra SO HAM   et l’entendre sans le dire, en laissant le souffle aller et venir tranquillement dans l’axe, le ventre bien souple.

En même temps, vous allez faire aller  le regard d’un point à un autre le plus vite possible (index, puis coudes, puis diagonales puis carrés)

 

Votre tête reste bien perpendiculaire au sol, elle ne tombe pas vers l’avant

Le souffle circule dans l’axe tranquillement, le ventre bien souple, la poitrine ne bouge pas. Il n’y a pas de compte ni de rétention de souffle.

 

 

Dans le détail cela donne :

On fait circuler le regard d’un index à l’autre le plus vite possible sans bouger la tête, sans faire de grimace, sans rien bouger, ni mâchoire, ni rien d’autre. Il faut rester complètement détendu

On met à chaque fois  la conscience dans l’œil du bras avec intensité mais sans tension et on entend toujours le mantra SO HAM en arrière plan avec un souffle très tranquille, très apaisé

 

  • D’un index à l’autre,  
  • Puis d’un coude à l’autre
  • Puis un coude un index –  et ensuite on change
  • Puis une diagonale-   et ensuite on change
  • Puis un carré dans un sens puis dans l’autre

 

Durée :   pour chaque phase, de 30 secondes à 3 minutes.

Donc cela fait une durée qui varie entre 4 ou 5 minutes, ce qui est bien pour débuter, à un Ghatika si vous faites 3 minutes par phase.

 

 

A la fin on ferme les yeux. On frotte puissamment les mains les paumes pour qu’elles soient chaudes. Et on pose les paumes sur les yeux. Et le feu calme le feu.

Et puis,  en assise ou allongé, savourez bien et observez les énergies qui continuent de bouger ou soyez simplement attentif à l’instant.

 

 

 

C’est donc une technique qui peut se faire sur un temps assez court, mais qui devient un véritable Mudra, c'est-à-dire l’une des techniques puissantes pour lever les énergies du feu propre à ces écoles de yoga. 

 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 10:45

 

Equilibrage ida et pingala

Préparation sushumna

 

 

La posture de la demi-sauterelle

Explication :

 

v     C’est une technique qui agit sur la base et le pubis,

v     Elle stimule surtout les canaux ida et pingala

v     Elle stimule l’ensemble des roues

 

Ø      La première phase équilibre les souffles de gauche et de droite

C’est une pratique énergétique des axes propre  au Natha yoga  pour préparer le canal central, qu’il puisse être chauffé ensuite.

 

 

Ø      Puis on s’occupe des roues d’énergie

 

D’abord on équilibre ;  c’est à ce seul prix que découle la stabilité des canaux

 

Ø      Cette position est puissante pour équilibrer

 

On ressent cette stabilité dans les canaux énergétiques

Et cela a une résonance sur les cakras eux-mêmes

Ce va et vient est permanent au niveau de nos souffles (droite et gauche, qui ne sont jamais égaux)

D’où un déséquilibre des roues, lié  au conditionnement de la vie en général et à notre karma aussi, ce qui ne permet pas une énergie pure dans ces roues, et ne nous permet pas d’accéder à ce que nous sommes nous-mêmes réellement

 

Ø      Si on veut une purification : travail sur ida et pingala 

 

La demi-sauterelle permet d’accéder à ces deux canaux

Le travail se fera en ouverture

 

Ø      Donc c’est complémentaire avec d’autres postures : La demi pince par exemple et dans ce module, Tolungalasana.

Cette posture stimule les points d’énergie liés au feu qui sont :

Gros orteils, la base, le ventre, l’axe, les yeux : énergie de feu : ensemble des énergies vitales : l’activité physiologie, mentale, énergétique  en découle

 

Prendre La Posture

 

On s’allonge, on serre les fesses, on pose les mains à plats, doigts dirigés vers les pieds.

Menton  appuyé, gorge ouverte, on fixe un point devant.

Doigts pointés vers les pieds, et les poignets au niveau de la taille.

 

On peut aussi avoir les mains allongées et  les bras au sol, à vous de voir mais la plus efficace est la première version.

 

Deux choix possible  : statique ou dynamique

 

La version statique : stable et continue, souffle les uns après les autres

Plusieurs souffles sur la même jambe. La jambe arrière est peu levée

 

 

La version dynamique : rétention à pleins

Jambe arrière levée au maximum

On peut changer de jambe  à chaque fois

 

Ø      traditionnellement, version statique la plus puissante

 

Le trajet : l’inspir : à  gauche  - on part du gros orteil à Ajna, en suivant le trajet de ida en serpentin si vous pouvez ; si c’est trop dur, visualiser les canaux latéraux tout droits, mais en serpentin, c’est mieux, vous avez un visuel dans la série 3 qui est un schéma approximatif ; il ne faut pas le prendre comme «  exact », un jour vous sentirez réellement ces canaux énergétiques, le support visuel est juste là pour stimuler l’imagination avant que la sensation ne prenne le relai.

À l’expir sans bouger la jambe, trajet  est  inverse.

 

Puis à droite : même chose

 

Soit vous changez de jambes à chaque souffle, soit vous rester sur la même jambe.

En phase d’apprentissage il est plus facile de changer de jambe car les souffles sont très courts au début.

Dans ce cas, on expire, on lève la gauche, souffle à la base, puis à Ajna, on tient à la rétention

Et en expirant, on repose la jambe et on passe à droite

Puis on inverse le travail

 

 

Mantra :   Iam  à gauche et pendant la rétention et ram à droite et pendant la rétention

Si on change de jambe, on change de mantra.

 

 

Ø      On sent vite un état d’équilibre et de puissance

 

On sent bien le dos dans cette position

 Les autres bienfaits corporels ceux là!

 

 

Outre la purification des canaux et la préparation de la sushumna, cette posture est aussi très bien pour d’autres raisons :

 

Ø      physiologiquement : très bien pour le ventre, abdos,  pour les cas de constipation,

Ø      souffle, diaphragme, plexus, débloqués

Ø      petits problèmes cardiaques

Ø      pour les nerveux, les tendus

Ø      influence pour les yeux aussi, posture qui entretient la jeunesse oculaire

 

 

 

Cette fiche est extraite des cours de la série 4.

 

Video correspondant sur la chaîne Youtube Art et yoga

 


 


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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 20:33

 

Suite de la mise en ligne de videos sur ma chaine youtube

Voici celle de ardha shalabasana, posture souveraine pour préparer sushumna et faire un travail sur

ida et Pingala

 

 

Equilibrage ida et pingala

Préparation sushumna

 

La posture de la demi-sauterelle

  1. C’est une technique qui agit sur la base et le pubis,
  2. Elle stimule surtout les canaux ida et pingala
  3. Elle stimule l’ensemble des roues

 

La première phase équilibre les souffles de gauche et de droite. C’est une pratique énergétique des axes propre  au Natha yoga  pour préparer le canal central, qu’il puisse être chauffé ensuite.

Puis on s’occupe des roues d’énergie.

On ressent cette stabilité dans les canaux énergétiques. Et cela a une résonance sur les cakras eux-mêmes

Ce va et vient est permanent au niveau de nos souffles (droite et gauche, qui ne sont jamais égaux). D’où un déséquilibre des roues, lié  au conditionnement de la vie en général et à notre karma aussi, ce qui ne permet pas une énergie pure dans ces roues, et ne nous permet pas d’accéder à ce que nous sommes nous-mêmes réellement.

 

  • Si on veut une purification : travail sur ida et pingala  .La demi-sauterelle permet d’accéder à ces deux canaux. Le travail se fera en ouverture

Cette posture stimule les points d’énergie liés au feu qui sont :

Gros orteils, la base, le ventre, l’axe, les yeux : énergie de feu : ensemble des énergies vitales : l’activité physiologie, mentale, énergétique  en découle

Faire la Posture

1) On s’allonge, on serre les fesses, on pose les mains à plats, doigts dirigés vers les pieds..Menton  appuyé, gorge ouverte, on fixe un point devant..Doigts pointés vers les pieds, et les poignets au niveau de la taille.On peut aussi avoir les mains allongées et  les bras au sol, à vous de voir mais la plus efficace est la première version. On va lever une jambe, puis l'autre, sans décoller ni le menton, ni les mains à plat.

Pour la version statique : on fait ses souffle les uns après les autres avec le rythme 1 4 2. Plusieurs souffles sur la même jambe. La jambe arrière est peu levée

La version dynamique : On inspire, puis rétention à pleins. La jambe arrière levée au maximum

On peut changer de jambe  à chaque fois

 

  • traditionnellement, version statique la plus puissante

 

Le trajet : l’inspir : à  gauche  - on part du gros orteil à Ajna, en suivant le trajet de ida en serpentin si vous pouvez ; si c’est trop dur, visualiser les canaux latéraux tout droits, mais en serpentin, c’est mieux, vous avez un visuel dans la série 3 qui est un schéma approximatif ; il ne faut pas le prendre comme «  exact », un jour vous sentirez réellement ces canaux énergétiques, le support visuel est juste là pour stimuler l’imagination avant que la sensation ne prenne le relai.

À l’expir sans bouger la jambe, trajet  est  inverse. Puis à droite : même chose

 

Soit vous changez de jambes à chaque souffle, soit vous rester sur la même jambe. En phase d’apprentissage il est plus facile de changer de jambe car les souffles sont très courts au début. Dans ce cas, on expire, on lève la gauche, souffle à la base, puis à Ajna, on tient à la rétention Et en expirant, on repose la jambe et on passe à droite. Puis on inverse le travail

Mantra :   Iam  à gauche et pendant la rétention et ram à droite et pendant la rétention. Si on change de jambe, on change de mantra.

  • On sent vite un état d’équilibre et de puissance. On sent bien le dos dans cette position. Outre la purification des canaux et la préparation de la sushumna, cette posture est aussi très bien pour d’autres raisons :

Récapitulation :

  • physiologiquement : très bien pour le ventre, abdos,  pour les cas de constipation,
  • souffle, diaphragme, plexus, débloqués
  • petits problèmes cardiaques
  • pour les nerveux, les tendus
  • influence pour les yeux aussi, posture qui entretient la jeunesse oculaire

 

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 17:13

 

ratha-yatra-paris-2014.jpg

 

                                                     il y a une erreur sur l'année! il faut lire 2014! 

 

 

 

 

 

Le festival Ratha Yatra se déroule à Paris depuis 22 ans déjà. De nouvelles éditions commencent à naître dans d’autres villes de province.

 

Ce festival met à l’honneur le dieu Jagganath, l’un des avatars de Vishnou que l’on connaît aussi comme Krishna ou encore Rama,  héros du Mahabaratha ou du Ramayana.

 

Vishnou est le dieu qui protège le monde dans la trilogie indienne.  Cette année, ce festival tombait le même jour que la grande fête qui a lieu à Puri en Inde.

 

 

 

Lors de ce festival qui a eu lieu cette année le 29 juin 2014, un grand char est tiré à travers la ville, avec les images inachevées de Subhadra et Balarama, sœur et frère de Jagganath.

 

 

 

Sur la place du Bellay, sur laquelle se dresse la fontaine des Innocents à Paris, se tenaient différents stands indiens et une scène y était dressée.

 

 

 


 

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Musiciens, danseurs, chants dévotionnels se sont succédés.  Sharmila Sharma a dansé du Kathak avec ses danseuses/seurs.

 

 

 

Mahina Khanum participait avec son groupe à ce festival ; les belles danseuses ont   accueilli l’arrivée du char. Kali Chandrasegaram, danseur d’Odissi qui vit à Londres, s’était joint à elle ainsi que moi-même.

 

Profondément émue par les chants dévotionnels qui ont procédé l’arrivée du char vers 17h30 - les  Bhajans, ou chants sacrés, ont un peu un rôle similaire au yoga- j’ai perçu très nettement   le changement de  fréquence vibratoire qui s’est élevée peu à peu.

 

 

 

mahi-et-kali.JPGMalgré les mouvements de foule, les allées et venues des uns et des autres, dont nombre de touristes et de passants, on pouvait vraiment percevoir cette vibration si particulière dans l’air.

 

Puis le char est apparu, et là, le sens dévotion prit tout son sens ; le cœur ne fait qu’un bond à sa vue, comme une amoureuse lorsqu’elle voit son bien-aimé guetté longtemps, à l’horizon. Et dans ce bond de l’âme, il y la spontaneïté, la joie, l’amour.

 

 

 

Tout était donc en place  pour accueillir la danse Odissi.

 

 

 

Kali et Mahina ont dansé une chorégraphie pour célébrer Jagganath, portant encore plus loin la dévotion et les vibrations très puissantes à ce moment là. L’essence même du sacré était tangible. Que les gens dans la foule l’aient perçu ou pas importe peu car tous l’ont de toutes façons reçue.

 

 

 

C’est donc particulièrement émue et très humblement que je suis montée sur scène, cherchant du mieux possible à exprimer ma dévotion et ma reconnaissance pour ce moment si particulier.

 

 

 

Le rêve de partager la dévotion «  dans la rue », comme le faisaient les toutes premières danseuses d’Odissi s’est donc réalisé sous les augures protecteurs de Jagganath a qui j’avais consacré un article quelques semaines plus tôt, sans savoir que je le célèbrerais par la danse…

 

 

 

   mahi-et-val.JPG

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 09:44

 


 

Hanuman : le roi des  singes – ce personnage qu’on retrouve dans le Ramayana par exemple apporte courageusement et loyalement son aide à Rama, pour l'aider à retrouver Sîta, sa bien aimée, enlevée par un démon.

 

Asana : la posture

 

C'est une posture «  au quotidien » qui peut nous aider quand on veut à la fois pacifier le cœur et avoir du dynamisme. Ces effets sont ponctuels, mais d’autant plus profonds que la posture est tenue longtemps.

 

Dans l’apprentissage du yoga, elle fait partie de ces postures qui nettoie ida et pingala, et qui ouvre le cœur ; elle permet aussi de découvrir que c’est l’énergie qui permet de tenir une posture et non le corps tout seul.

 

Symbolique de la posture :

 

Le roi du singe incarne des vertus d’honneur, de fidélité, humilité, courage. Cette posture libère  les peurs du cœur et donne de l’héroïsme.

 

Bienfaits  au quotidien

 

Elle est  très tonique pour le corps, elle donne du tonus, à faire donc quand on se sent un peu «  mou ». Elle le rajeunit.

Elle  stimule  tout le système immunitaire.

Elle a une incidence très puissante sur l’énergie.

Elle libère complètement le cœur.

Elle permet en stimulant les énergies de la base de  les faire monter sans qu’elles soient vampirisées par l’ego : Courage, fidélité, humilité  sont mis en avant

Elle donne un dynamisme au quotidien

 

 

Toutes les rétentions se font les poumons pleins

 

 

La posture 

 

On écarte largement les pieds bien au delà des épaules, yeux ouverts, on fixe un point en face. On reste concentré dans l’axe, et dans le cœur. Les mains sont jointes en Anjali devant la poitrine.

Puis on se tourne du côté gauche. On pivote sur la pointe des pieds, et on soulève le talon de la jambe arrière, les deux pieds dirigés dans le même sens.

 

Mantra : So Ham, ou Om qui est très bien

Mudra : position pour la langue (Jiva Bandha) et Mulabandha

 

Dans cette première position,    on va faire  de un  à trois souffles sur le  rythme 1 4 2  pour  sentir que ça circule librement au niveau de l’axe et du cœur

 

Puis sur une expir on fléchit le genou à angle droit et on descend  en restant bien perpendiculaire au sol.  On peut dans le début poser le genou si c’est trop dur

Souffle : là, on gère le souffle comme on peut, en essayant de garder le 1 4 2

On fait trois à cinq souffles

 

Ensuite,  sur une inspiration on porte les mains au dessus de la tête

Les mains restent jointes, on bouche les oreilles avec les bras,  et on porte le corps en arrière, le plus en arrière possible.  

Souffle : on fait quelques souffles qu’on gère là aussi comme on peut.

On privilégie vraiment l’ouverture du cœur dans cette phase.

 

Puis sur une expiron ramène les mains devant la poitrine. On pose le regard en face et on refait un souffle ou deux

Sur une inspirationon tend le corps, on doit s’aider de l’énergie pour redresser le corps

Un souffle ou deux à nouveau

On expire on revient dans la position initiale

On sent l’énergie : puissance, légèreté, toutes les qualités évoquées plus haut

Puis de l’autre côté : deux minutes de chaque côté c’est déjà bien pour commencer.

 

A la fin, on peut se laisser aller à Pahadastasana

 

Autres bienfaits :

 

Elle équilibre Ida et Pingala, ce qui est très important dans une pratique, surtout dans les premières années d’apprentissage où il faut purifier les canaux et faire circuler l’énergie dans les deux canaux en alternance pour apaiser notre dualité.

On découvrira que c’est l’énergie qui a un moment prend le relai et non le physiologique pur.

Pour cela, il faut que la concentration soit maximale.

 

Dans une séance :

Position tonique qu’on fait au début d’un cours. Elle fait tourner toutes les roues

 

 

Quand l’utiliser :

 

On l’utilise ponctuellement

Elle est réputée pour stimuler la colonne, la  moelle,

Elle crée un état de centre, de calme, de confiance en soi

C’est une position très exigeante pour le mulabandha, s’il n’est pas tenu correctement, pas de montée possible et le travail ne peut pas se faire. Il faut donc sentir quelque chose qui part du bas jusqu’en haut qui transperce

C’est une position très dynamisante. On peut l’utiliser aux changements de saison, ou quand on a besoin de ressort

Quand  il y a des relations un peu difficiles, on peut faire cette position pour retrouver un peu de ressort

 

Cette fiche est extraite des cours de la série 3

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 11:13

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Svara et Prana

 

 

La philosophie indienne conçoit un grand souffle vital cosmique à l’œuvre dans l’être humain qu’on appelle le Svara ; c’est le souffle cosmique qui actuellement extend l’univers un peu comme une immense inspiration, avant que tout ne revienne à son point d’origine. Certains astro-physiciens qui se sont penchés sur les philosophies orientales l’ont comparé à la théorie du bing bang et à cette force qui fait que l’univers est actuellement en extension, alors qu’il était à l’origine contracté sur lui-même à l’extrême pour autant qu’on puisse se «  représenter » cette contraction.

 

Le Prana est ce même souffle mais à une échelle plus petite ; c’est ce qui anime Mana maya Kosha, le corps énergétique étroitement imbriqué au  corps matériel.  C’est le Prana qui  anime tout ce qui est vivant, y compris le monde minéral. Il s'en va lorsque l'on meurt laissant la matière " inerte".

 

Ainsi, à travers le prana-yama, il est possible de se relier à ce souffle cosmique qui vit en chacun de nous. Toutes  les techniques de yoga servent à l’éveiller d’une façon ou d’une autre. Il purifie complètement les pensées, le mental, et les fils qui nous maintiennent fortement lié à notre destinée, à travers notamment les granti. Le purifier permet de défaire les liens et ouvre la porte de la liberté. 

Quand on travaille sur le prana, on trouve un rythme qui est en accord avec un rythme universel ; cela permet de passer à un rythme impersonnel : on devient en quelque sorte plus grand que son petit moi ; on réalise le côté magique, sacré, de son être ; car on peut tout à coup créer un lien avec l’univers.

Grâce au  prana   qui nous anime, on se relie au grand Svara universel.

C’est un des éléments qui permet de trouver non seulement la liberté, mais aussi l’harmonie. En se reliant à un tout bien plus vaste que soi, on trouve sa place, comme une pièce de puzzle, infime certes,  mais indispensable dans une mosaïque infinie.  

 

 

 

Lire aussi : pranayama, 1ère leçon  

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 09:20

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D’où ça vient ?  

 

Ce yoga  appartient à la voie du yoga tantrique. Des allusions sont clairement faites à ce type de yoga dans des traités anciens, comme le Vijnana bhairava tantra. Satyananda Saraswati, auteur d’un livre intéressant à lire, n’est donc pas à proprement parler le créateur de cette méthode très ancienne.  Il l’a fait découvrir  en Occident, mais ces techniques de sommeil conscient sont millénaires, tout comme le yoga tantrique qui plonge ses racines  7 ou 8000 ans dans le passé. Quand on lit son ouvrage, on voit qu’il a «  redécouvert » cette technique, mais il n’en est pas le créateur.

 

Il ne faut pas  confondre  le yoga nidra avec la relaxation. En Occident, une fois encore, les cours ont souvent transformé le yoga nidra en séance de relaxation finale. Etre complètement détendu est la condition sine qua non pour faire du  yoga Nidra, mais pas le but final.

Traduire  Yoga Nidra  donnerait : yoga du sommeil, et plus particulièrement de l’espace qui  contient les rêves.  

Le yoga Nidra apprend   dans un premier temps à s’endormir consciemment sur demande. Puis on peut commencer à explorer le sommeil et le rêve  qui devient   méthode de connaissance.

 

Comment c’est fait ?  

 

Pour  pratiquer et s’entraîner au yoga nidra,  on dispose de multiples petites techniques très simples à faire le jour ou la nuit lorsque l’on se réveille et des séances plus longues qui permettent de voyager « en spectateur » dans le monde de l’entre deux et ses méandres.

Mais on reste le spectateur à chaque instant.

 

Pour faire ces voyages dans l'entre deux, on utilise des symboles qui permettent la mise en relation de deux niveaux de l’univers qui en principe ne communiquent pas.

Les cakras, par exemple, où sont tous les contenus, mettent en contact avec  la structure énergétique. En outre, ces voyages lèvent de nombreux tabous sur les grands thèmes qui hantent l’être humain au cours de sa vie et amène une plus grande connaissance de soi/Soi.

 

Pour le yoga Nidra une « bonne nuit » est une nuit où on se réveille de très nombreuses fois. Pourquoi ? Parce que les réveils nocturnes permettent d’observer le chaos du mental quand on est dans cet entre deux si particulier : l’ordre du mental, si rangé à l’état de veille, s’effondre dès qu’on s’endort. Avec les techniques de yoga Nidra, on a accès à cet espace qu’on peut explorer.  D’où  l’intérêt des réveils fréquents – une dizaine de fois au cours de la nuit - qui sont autant de chance de faire cette exploration, d’observer le chaos, la désorganisation du mental.   Ce travail sur le sommeil   amene  non seulement à se réveiller souvent  mais aussi à moins dormir.

 

 

A quoi ça sert ?

 

VishnuDreamingPour les Yogin, il y a trois états pour tout le monde + un quatrième pour les sages

 

Jagrat est l’état de veille, commun à tous

Sapna : c’est le sommeil avec rêve 

Suchupti : c’est le sommeil profond sans conscience

Turya : c’est l’état de sagesse pour les Yogin : ils gardent la conscience quoiqu’ils fassent, la conscience du soi.

 

Le yoga Nidra apprend à vivre le deuxième état avec conscience, et peut même, pratiqué assidûment, amener  dans les deux autres états. Il est une forme de méditation allongée. Il y a des états qui sont très communs avec la méditation. Comme il faut être très détendu pour faire du yoga Nidra, celui-ci apprend à repérer et défaire les tensions du corps, du mental, du souffle.

 

 

Ce qu’on pense être la conscience  en général n’a rien à voir avec  les  réelles prises de conscience qui existent et s’affinent lors de tout travail spirituel.  On pense être conscient et pourtant à aucun moment, on est réellement  l’observateur   « indifférent » de sa propre vie. Le Yoga Nidra apprendre à  devenir le spectateur. Il peut aussi  entraîner dans la découverte du Soi, tout comme le yoga. C’est un autre chemin pour parvenir au même but. La finalité reste bien la même, mais pas d'autres voies d'accès.

 

 

Les  trois petites questions sont un petit hommage à ma chère professeur de philosophie de terminale, d'il y a 35 ans, madame Le Moal!

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 08:20

The_Hindu_Goddess_Parvati_LACMA_M.72.1.14_-1_of_2-.jpgLe yoga peut jouer un rôle thérapeuthique très important quand cela est nécessaire. Il existe de nombreuses techniques, dont les nyasas dont il sera question dans un autre article. J'ai déjà pu vérifier l'efficacité de massage associé à des mantras.... mais sans entrer dans cette partie un peu " magique" des écoles tantra, d'une manière générale, le yoga peut soulager bien des problèmes, même si ce n'est pas le but final de cette " praxis".

 

Pour le lumbago dont il est question aujourd'hui, si la crise est en phase aïgue, et suivant l'intensité de la douleur, les postures ne pourront pas faire grande chose. Il faut attendre que le dos retrouve sa mobilité pour reprendre les postures.

Si vous les connaissez déjà, vous pouvez déjà faire des nyasas ou des massages avec des lingas en leur associant des mantras.

Si la douleur est d'origine musculaire, et intenable,  il vaut mieux dans ce cas commencer par un massage avec des huiles essentielles comme expliqué   à présent :

Mettre dans une bouteille contenant 30 ml d'huile d'arnica les huiles suivantes en respectant la posologie. Pour mesure, acheter une grosse seringue en pharmacie car une goutte n'égale pas un ML et si votre dosage n'est pas précis, la solution ne sera pas efficace.

 - Huile essentielle   = HECT

- HECT basilic (ocimum basilicum) 5ml
- HECT genévrier (juniperus communis) 4 ml
- HECT gaulthérie couchée (gaultheria procumbens) 3ml
- HECT immortelle (helichrysum italicum) 2 ml

 

En général, ce  mélange donne d'excellents résultats; ce massage est à faire quatre fois par jour environ pendant huit jours.

 

Une fois que la crise est passée, vous pouvez prendre soin de votre dos en pratiquant très régulièrement  jathara pari vartasana

 

Voici les trois autres asanas réputées bénéfiques pour les lombaires; elles seront détaillées au cours des mois qui viennent :

 

  • Gokarnasana
  • Mayasana ( très utilisée par les femmes enceintes, précisément pour soulager le bas du dos)
  • Gorakshasana en version liée

 

Auxquelles on peut ajouter

 

  • Vajrasana en version couchée, si vos genoux le permettent
  • Pashanasana, souverraine aussi pour le bas du dos
  • setu bandha, le demi-pont en faisant un travail très doux en dynamique.

 

Ensuite, suivant les personnes et leurs besoins spécifiques,  ces postures peuvent être complémentaires

  • Ardha matsyendrasana  (plutôt le haut du dos)
  • Malasana = elle détend merveilleusement le bas du dos
  • Kurmasana  = à voir suivant les uns et les autres....
  • Garudasana qui rééquilibre beaucoup le bassin, elle stabilise et renforce les muscles au niveau des jambes et des hanches.

Toutes ces techniques se combinent entre elles. Dans certaines postures, vous entendrez les vertèbres  de la colonne craquer; ne vous en inquiétez pas; c'est juste le signe que votre colonne reprend peu à peu sa place. Mais de toutes façons, ne forcez jamais une posture et évitez-les le temps que la phase aigue passe : repos de quelques jours et huiles essentielles sont les meilleures alliées en " crise". Et éventuellement le port d'une ceinture si vous devez rester assis toute la journée pour travailler.

Ensuite, toutes les postures peuvent être faites en entretien, si votre dos est fragile en les alternant. Mais celles-là est à mettre au programme quasi tous les jours avec douceur bien sûr!

Jathara parivartasana est à faire au moins trois fois par semaine pour des problèmes de dos régulier. Elle donne d'excellents résultats. Vous trouverez la fiche correspondant en cliquant sur le lien

 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 07:51

Cette vidéo sur ma chaîne youtube vient compléter la fiche de présentation de la posture de l'arbre

Elle est présentée en version pour débutants

Elle vient compléter les vidéos déjà mises en ligne qui sont :

 

La grenouille à plat ventre ( bekhasana) souveraine pour débloquer l'adhara solaire

Les étirements du chat ( Marjariasana)  parfait pour étirer la sushumna et faire un travail d'allongement de souffle

Gorakshasana, la posture de goraksha, qui permet de se relier  à ce sage mythique et de commencer un travail sur le rythme 1 4 2 ; donc parfaite pour commencer à travailler le pranayama

Trikonasana, la posture des triangles ( deux versions) qui sont une posture pour mettre en lien muladhara cakra et ajna cakra à travers des   rétentions de souffle  à plein et à vide et à mettre en vibration la sushumna

en outre cette posture est souveraine pour tout le système ostéo articulaire et a la réputation de retarder l'évolution de l'arthrose.

 

Voici donc la très belle posture de l'arbre, qui permet, outre un travail sur l'équilibre et le lâcher prise, une prise de conscience du cakra du coeur. 

 

 

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