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Art Et Yoga

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Bienvenue sur Art et yoga, blog de Valérie Beck,  complémentaire  du site www.art-et-yoga.fr. Vous trouverez dans ces pages de quoi organiser vos séances, découvrir des techniques de yoga, trouver des renseignements sur nos cours par correspondance, et de nombreux autres articles. Diplômée en yoga, yoga nidra, yoga thérapeutique, je suis des études de sanskrit. Pourquoi art et yoga? Parce qu'en parallèle je suis musicienne et danseuse. En Inde, les arts et le yoga permettent d'atteindre Moksha, but ultime de l'art et du yoga!

 

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 10:22

Bonjour à tous! Comme j'ai eu des retours positifs sur la première séance, je mets une deuxième mini-séance de hatha-yoga " spécial confinement" conçues pour tous ceux qui n'ont plus la possibilité de prendre leur cours à  l'extérieur, ou bien qui profitent du confinement pour s'y mettre afin d'en goûter toute la saveur!

Vous pouvez tout à fait mixer les techniques des deux mini-séances quand vous les connaîtrez bien. N'hésitez pas à piochez dans l'une et l'autre pour créer votre propre séance!

Belle pratique à vous, et contactez-moi si vous avez des questions!

Je mettrai pas la suite une petite séance dans la tradition " natha", c'est à dire incluant des mudras.  A bientôt pour d'autres séances en ligne!

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 11:38

Dans cette séance, vous trouverez Talasana pour faire circuler l'énergie, puis le demi-pont pour redonner toute son amplitude au souffle, et activer manipura ( cakra du ventre) et vishuddi ( cakra de la gorge)  suivra la posture du chat à quatre pattes pour fluidifier le  souffle, la colonne, et favoriser la quiétude intérieure; puis viendra la très apaisante concentration sur la flamme d'une bougie, Tratakam; cette séance est spécialement conçue pour nos temps anxiogènes : libérer le souffle, masser la colonne vertébrale qui se recroqueville sous l'effet de l'angoisse, et apaiser l'esprit en le concentrant sur une flamme. Belle pratique à vous, et contactez-moi si vous avez des questions!

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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 21:33

 

Une petite séance de yoga nidra, très courte, hors " saddhana", c'est à dire pratique intense quotidienne, pour vous permettre de vous ressourcer et de ne pas laisser le monde extérieur vous imposer son dictat, son stress permanent; n'oubliez pas que c'est vous qui donnez un sens au monde; il ne faut pas que ce soit l'extérieur qui vous l'impose! Il faut juste que vous la fassiez à un moment où vous êtes somnolent. Après le repas par exemple, ou quand vous sentez que vous avez envie de dormir. Il est alors plus facile d'entrer en " nidra" . Les barrières du mental ordinaires s'effondrent, et votre intuition s'éclaire : vous entrez en contact avec votre être profond, qui est relié au Soi.  Je vous souhaite une pratique lumineuse et radieuse.

 

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 11:02
Moi à 44 ans

( photo 2006)

La pratique du yoga au fil du temps…comme maintenir tamas, rajas en harmonie et accueillir sattva.

 

 

Il est assez rare que l’on commence le yoga à 20 ans et si on le fait, la plupart du temps, c’est dans une recherche de souplesse avant tout. Mais avec le temps, le corps perd de son élasticité, puis  l’endurance cardio passe progressivement de 220 pulsation minute à environ 170 vers 55 ans. Si l'on danse ou que l'on fait du sport, il faut apprendre à travailler autrement et renoncer aux grands sauts, ou bien au compétitions sportives  qui emmènent le cœur au delà de ses possibilités. (Pour un calcul simple, on retire son âge de 225 pulsation, si on a 55 ans par exemple, il ne faut donc pas rester à  170 pulsations minutes ni dépasser ce point de repère sur un temps trop long, sinon le cœur s’épuise et peut conduire à une «  crise cardiaque ». )

 

C'est là que le yoga peut jouer un vrai rôle dans la vie de tous les jours!

 

1) Pour commencer, le yoga aide dans ces deuils successifs car   ce sont des deuils. Des pertes progressives. Le yoga apprend sur le tapis à écouter sa voix intérieure, à écouter sa vibration profonde, à éveiller l’observateur impassible qui  regarde avec bienveillance toutes ces mues successives, et aide à trouver peu à peu le détachement. Beaucoup de gens vivent les transformations hormonales en prenant des hormones d’appoint ou toutes sortes de choses, sans écouter le corps lui-même, et en se mettant des œillères pour ne pas voir les choses trop directement en face. Le yoga est donc  vraiment précieux, à l’heure où l’image et la jeunesse sont omniprésentes dans nos sociétés. Le yoga apprend à vieillir et à l’accepter, mais sans baisser les bras. Au contraire, il accompagne  ce processus naturel et prépare peu à peu au rendez-vous avec la mort.

 

2) Deuxièmement, les asanas peuvent toujours être pratiquées avec la même intensité intérieure, même si le corps perd de sa souplesse et/ou de sa force. On ne fera plus les grandes flexions arrière comme à 20 ans, mais, installé dans une posture, on a tout le loisir  de continuer à  observer comment l’énergie et le mental s’unissent pendant la tenue des asanas. On observe aussi qu’on est de plus en plus à l’aise dans l’immobilité.

 

C’est que rajas qui domine l’enfance et la première partie de la vie de l’individu, - cela explique pourquoi les enfants sont toujours en train de sauter, de bouger, de s’agiter, et que le pire qu’on puisse leur infliger, c’est de les immobiliser sur une chaise 7 heures par jour, comme en France, à l’école !  Ou même, le pire qu'on puisse leur faire, c'est de leur faire faire du yoga! Ce n'est pas pour eux, pas tout de suite! -  rajas, disais-je s’efface peu à peu pour laisser la place à tamas. Et c’est là que le yoga joue encore son rôle : ne pas laisser tamas endormir voir momifier le corps jusqu’à lui faire perdre la mobilité. Beaucoup de techniques permettent de garder l’équilibre entre les trois gunas. Ainsi, s’il est plus « difficile » de se mettre aux postures,  on est tout heureux d’entrer sans peine dans les longues pratiques méditatives grâce à ce coup de pouce de tamas, car rajas s’effaçant, il est à présent plus aisé de rester immobile, pour peu que l’on pratique le yoga depuis plusieurs années déjà, car il faut aussi que le mental ait été pacifié, sinon, on est immobile, mais le mental lui, saute comme un singe dans tous les sens !

Les mudras et le pranayama ne sont pas affectés par l’usure du corps. Puisque tout se joue sur le plan de l’énergie et que celle-ci est indépendante du corps physique.

Ainsi, le yoga permet de continuer sa route, malgré un corps physique qui vieillit peu à peu. Après, comme toujours, tout le monde est différent, sans doute certains garderont certaines facilités physiques, pour d’autres, ce sera plus difficile, c’est là tout l’héritage génétique ; si vos parents ont eu de l’arthrose, de l’ostéoporose, des problèmes de hanches ou de genoux, sans doute ne serez-vous pas épargner, mais là encore, le yoga ralentira le processus. Même chose pour le vieillisement oculaire.

 

Mais me direz-vous, on ne fait pas du yoga pour entretenir la jeunesse du corps ? Si ?

 

Je répondrai : comment voulez-vous continuer la pratique du yoga passé 60 ans si précisément le corps ne suit plus ? Donc, il est important de conserver le potentiel de ce corps physique. Bien sûr, on pourrait axer sa pratique uniquement sur les mudras, le pranayama et la méditation, c’est vrai. Mais puisque la possibilité est offerte de converser un corps en bon état, il serait dommage de renoncer aux asanas, ces pièges à énergie qui préparent si bien les mudras. La méditation, elle, amène ces états sattviques indescriptibles!

 

Enfin, cela explique pourquoi je n’aime pas ces idées de «  yoga pour les seniors », parce que cela est un concept occidental, une fois encore. Si on débute le yoga à 60 ans, bien sûr qu’il va falloir adapter beaucoup de choses, mais si on le pratique depuis dix, quinze ou 20 ans, voire plus, on continuera intelligemment sa pratique, le yoga est du yoga, et il n’y a pas plus de yoga de la femme enceinte, que de yoga senior.

Il y  l’union de la conscience et de l'énergie pour aller vers le Soi.

 

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 15:50

La posture du chat, dite Marjariasana, est une bonne posture d'étirement de tout le corps; à faire régulièrement de 7 à 107 ans pour conserver au corps souplesse et tonicité.

 Cette posture  défait les tensions des épaules et les assouplit merveilleusement, elle étire la nuque et les mollets ainsi que les tendons des chevilles, renforce les muscles des cuisses qu'elle allonge,  et surtout, surtout, c'est un étirement complet de la toute la colonne. Voici la toute première phase de cette posture qui se décline en trois phases.

Si vous faites un travail de pranayama sur 10 minutes, cette technique chauffe sushumna, entretient la jeunesse des yeux, calme et apaise le mental. Elle peut être utilisée en début de séance dans une pratique de yoga.

Impératifs pour que l'énergie soit piégée et circule bien :

  • Fixer un point entre les deux mains et NE PLUS LE LACHER!
  • Mula-bandha ( contraction de la base)
  • Penser à pousser les épaules vers le bas et à garder le cou détendu.

La voici donc en version guidée; sur ma chaîne, vous trouverez aussi la technique expliquée.

 

A venir : comment conserver la souplesse dorsale quand on a passé 55 ans ou qu'on débute tardivement le yoga? Explications en vidéos pour bientôt!

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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 10:14

 

Je laisse la parole à Marcel Proust qui décrit ici d'une manière pleine d'humour un état de yoga nidra... ce qui est extraordinaire ( entre autre) dans ce passage, c'est sa capacité à descendre dans les profondeurs du ressenti et de l'analyse, chose si difficile en nidra, où l'on saisit en général une atmosphère, une idée, mais sans vraiment pouvoir la suivre de A à Z. Ces pages sont extraites du Côté de Guermantes, et font suite à l'épisode à Doncières, qui sont parmi les plus belles qu'il ait écrites sur la garnison et toute la jeunesse militaire qui sera fauchée par la première guerre mondiale, y compris l'ami  du " narrateur", Saint-Loup.

Comme je sortais le matin après être resté éveillé toute la nuit, l’après-midi, mes parents me disaient de me coucher un peu et de chercher le sommeil. Il n’y a pas besoin pour savoir le trouver de beaucoup de réflexion, mais l’habitude y est très utile et même l’absence de la réflexion. Or, à ces heures-là, les deux me faisaient défaut. Avant de m’endormir je pensais si longtemps que je ne le pourrais, que, même endormi, il me restait un peu de pensée. Ce n’était qu’une lueur dans la presque obscurité, mais elle suffisait pour faire se refléter dans mon sommeil, d’abord l’idée que je ne pourrais dormir, puis, reflet de ce reflet, l’idée que c’était en dormant que j’avais eu l’idée que je ne dormais pas, puis, par une réfraction nouvelle, mon éveil… à un nouveau somme où je voulais raconter à des amis qui étaient entrés dans ma chambre que, tout à l’heure en dormant, j’avais cru que je ne dormais pas. Ces ombres étaient à peine distinctes ; il eût fallu une grande et bien vaine délicatesse de perception pour les saisir. Ainsi plus tard, à Venise, bien après le coucher du soleil, quand il semble qu’il fasse tout à fait nuit, j’ai vu, grâce à l’écho invisible pourtant d’une dernière note de lumière indéfiniment tenue sur les canaux comme par l’effet de quelque pédale optique, les reflets des palais déroulés comme à tout jamais en velours plus noir sur le gris crépusculaire des eaux. Un de mes rêves était la synthèse de ce que mon imagination avait souvent cherché à se représenter, pendant la veille, d’un certain paysage marin et de son passé médiéval. Dans mon sommeil je voyais une cité gothique au milieu d’une mer aux flots immobilisés comme sur un vitrail. Un bras de mer divisait en deux la ville ; l’eau verte s’étendait à mes pieds ; elle baignait sur la rive opposée une église orientale, puis des maisons qui existaient encore dans le XIVe siècle, si bien qu’aller vers elles, c’eût été remonter le cours des âges. Ce rêve où la nature avait appris l’art, où la mer était devenue gothique, ce rêve où je désirais, où je croyais aborder à l’impossible, il me semblait l’avoir déjà fait souvent. Mais comme c’est le propre de ce qu’on imagine en dormant de se multiplier dans le passé, et de paraître, bien qu’étant nouveau, familier, je crus m’être trompé. Je m’aperçus au contraire que je faisais en effet souvent ce rêve.

Les amoindrissements mêmes qui caractérisent le sommeil se reflétaient dans le mien, mais d’une façon symbolique : je ne pouvais pas dans l’obscurité distinguer le visage des amis qui étaient là, car on dort les yeux fermés ; moi qui me tenais sans fin des raisonnements verbaux en rêvant, dès que je voulais parler à ces amis je sentais le son s’arrêter dans ma gorge, car on ne parle pas distinctement dans le sommeil ; je voulais aller à eux et je ne pouvais pas déplacer mes jambes, car on n’y marche pas non plus ; et tout à coup, j’avais honte de paraître devant eux, car on dort déshabillé. Telle, les yeux aveugles, les lèvres scellées, les jambes liées, le corps nu, la figure du sommeil que projetait mon sommeil lui-même avait l’air de ces grandes figures allégoriques où Giotto a représenté l’Envie avec un serpent dans la bouche, et que Swann m’avait données.

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 12:55

Voici une autre technique préparatoire qui assouplit ou entretient la souplesse et soulage considérablement les douleurs dorsales. Trois, cinq ou sept souffles par côté que l'on peut faire en deux ou trois fois. La phase au milieu assouplit et favorise l'ouverture des hanches.

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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 12:25

Cette petite technique est bien pratique à avoir sous la main ;   tout le monde peut la faire en l'adaptant un peu. Elle est extraite de ma nouvelle formation pour débutant. Elle dénoue les tensions, fait circuler les énergies, déverrouille les articulations ; de plus,  elle fait beaucoup de bien au bas du dos, est parfaite en prévention, surtout si on l'associe à jatharaparivartasana.

Elle peut être pratiquée n'importe quand, le matin, à midi, ou le soir, comme toute salutation digne de ce nom. Elle ne prend pas beaucoup de temps. Elle peut être un préalable à une séance de yoga. Elle est moins exigeante physiquement parlant que la grande salutation au soleil, suryanamaskar. A noter également  que le rythme de la respiration redonne de l'amplitude au souffle et aide à assouplir toute la colonne du coccyx aux cervicales.... Ici, elle est enchaînée 3 fois, mais vous pouvez l'enchainer 5 ou 7 fois.

 

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 13:45

 

 

Les quatre premières leçons de yoga pour débutants par correspondance sont prêtes. Tous les renseignements pour en savoir plus et pour les commander à cette page.

Et aussi lire cet article  : 12 leçons de yoga pour débutants   

 

 

 

 

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21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 16:34
Carl Gustav Carus : die Müsik.

 

Quelques idées reçues à démonter….

 

La première chose à démonter est cette notion de pleine conscience comme étant de la méditation. La mode actuelle serine à travers des ouvrages, des magazines, qu'il faut apprendre à faire les choses « en pleine conscience », mais vous remarquerez bien que personne ne songe à vraiment définir ce qu’est la conscience, tout simplement parce que dès le départ on sous-entend que tout le monde est d’accord sur son sens, que cela va de soi. La conscience, quand même ! Chacun sait ce que c’est, non ?!!! Et bien non ! La formulation juste pour ces techniques serait celle-ci : apprendre à faire les choses en se concentrant sur une seule chose à la fois et avec le maximum de sensations sensorielles. Cela est correct. La conscience est loin de cette définition. C’est l’être qui brille quand il s’est réalisé, et cela est impossible si l’on fait quelque chose en étant relié à notre monde sensuel… à moins d’être un bouddha ou un Maharshi et encore. Conscience, dans ces techniques, renvoie à l’idée qu’on sait ce qu’on fait et que tous les sens coopèrent… vous avez tous, dans vos vies, conduit sans faire attention à la route tant vous la connaissez, marcher dans la rue plongés dans vos pensées, avaler un repas entier sans remarquer son goût, entendu quelqu’un sans l’écouter. Regardez sans voir vraiment, etc.

Il s'agit donc de  réapprendre à se concentrer, « sur l’instant présent » - notez bien que l’instant ne peut être que présent, mais que nous, nous pouvons nous absenter de lui. Et pour cela, ce sont les cinq sens, portes ouvertes sur le monde extérieur, qui sont  hautement sollicités. On est donc à l'opposé de la méditation qui permet aux pratiquants de se retirer en lui-même, loin de ce monde sensoriel. 

 

Pourquoi une telle confusion alors?

 

Tout simplement parce qu’à l’origine ces techniques ont été mises au point pour des patients souffrant de lourdes pathologies tels que des  troubles mentaux ou comportementaux. Le but était de les réinscrire dans le temps, dans la matière, dans la perception d’un corps physique concret pour atténuer un peu leurs souffrances. Et puis cela a été récupéré pour les entreprises pour des gens stressés, en mal-être, et de fil en aiguille… etc, etc.

 

C'est donc dire que ces techniques de « pleine conscience » sont complètement à l’opposé du Sat- Chit- Ananda  - être conscience félicité - qui brille quand le monde des sens s’est replié en soi - Pratyahara - et que le Soi inonde et recouvre complètement l’individu au point que de celui-ci il ne reste rien sur le plan de l’identité : en tant qu'individu il a " disparu", il ne reste que la conscience lumineuse, l’état d’être, rien d’autre, uni au Tout.

Lorsque la conscience s’allume réellement, le reste s’éteint, cela veut dire que si la conscience brille, il ne reste qu’elle et l’être, indissociables. Loin du monde des sens, loin du faire.

 

Quant à "être en pleine conscience", c’est juste un pléonasme. Il est donc impossible de « faire en pleine conscience », car vu sous cet angle,  soit l’on fait, soit l’on est. Faire en étant concentré serait la bonne formule, mais sans doute moins vendeur que « faire en pleine conscience » qui semble promettre de merveilleux paradis... ceux qui méditent savent pourtant que même en méditation,  le capharnaüm intérieur du mental est parfois tel qu’il est difficile certains jours de le calmer puis d’allumer la conscience.

Ces techniques « new age »  ne sont pas à « jeter » pour autant, car tout chemin est bon à prendre… Et qui sait où il conduira. Mais il faut juste se rappeler qu’il y a une déformation du mot conscience, tel qu’utilisé dans les philosophies orientales auxquelles on a emprunté des techniques en les « adaptant ». (Ou en les déformant, suivant votre degré de tolérance !)

 

La deuxième chose qui traîne aussi pas mal un peu partout – ouvrages, net, conférences, etc. - en ce moment un peu partout, c’est que chacun est déjà réalisé et qu’il n’y a donc absolument rien à faire !  Certes, nous sommes tous des êtres de lumière recouverts, du fait même de notre incarnation,  par une multitude de couches qui cachent, voire qui obscurcissent la lumière qui brille en nous et qui nous baigne tous de la même manière ; alors bien sûr, certains éveillés ont un accès direct à cette lumière et cela en permanence, mais ils ne sont qu’une poignée. Mais pour tous les autres – en gros le reste de l’humanité-  il faut retirer les couches pour faire jaillir la lumière et toutes les techniques qui le permettent sont bonnes à prendre. Yoga, Zen, prière, méditation… à moins que la grâce n’intervienne d’elle-même, mais complètement.

 

En résumé, on peut donc écrire que :

1) Oui, nous sommes la lumière recouvert par des couches plus ou moins denses, suivant les individus.

2) Il est parfois difficile de la percevoir en soi même,  et nombreux sont ceux qui la recherche à l'extérieur. ( Guru, maître, dieux divers et variés, etc) Cette lumière est  pourtant bien là dans chacun. Tant que l’individu est empêtré dans ses couches qui le ligotent plus ou moins, parfois au point de ne plus s’y retrouver,  des techniques comme le yoga, le zen, la prière, la méditation, ou tout autre méthode spirituelle, sont de bons outils pour se connecter à cette lumière intérieure. Le chemin qui s’éclaire peu à peu prend alors une saveur unique, et il n’est plus possible de revenir en arrière. Et c'est là que le premier pas vers l'éveil commence...

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