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Art Et Yoga

  • : art et yoga, blog sur le Hatha yoga et les formations proposées.
  • : Blog sur la pratique et les techniques du yoga, complémentaire du site : www.art-et-yoga.fr
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Bienvenue sur Art et yoga! Vous trouverez dans ces pages de quoi organiser vos séances, découvrir des techniques de yoga, trouver des renseignements sur nos cours par correspondance, et de nombreux autres articles qui seront repertoriés au fur et à mesure suivant leur catégorie. Alors bonne visite, et n'hésitez pas à nous contacter! Ce site est en complément de www.art-et-yoga.fr!

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Liste D'articles

  • Soi, sommeil et centre du coeur selon les upanisad
    Les upanisad sont des textes qui forment un immense corpus philosophique dans la tradition indienne. On en dénombre plus d'une centaine. Certains ont été écrits 800 ans avant notre ère ; d'autres sont plus tardifs. Certains sont rattachés à un ensemble...
  • Comment pratiquer le yoga chez soi?
    En ces temps post confinement, sans doute êtes-vous nombreux à vous être mis au yoga grâce à des cours en ligne, des vidéos, tout ce que internet met à disposition grâce à des tutoriels, etc. Peut-être avez vous envie de continuer ou d'aller plus loin?...
  • Courte séance de yoga expliquée et guidée pour débutant N°3
    Voici une courte séance de yoga, facile à caser dans sa journée; pour des effets plus en profondeur, vous pouvez tout à fait doubler le temps de chaque technique. N'hésitez pas à m'envoyer vos questions si vous en avez. Bonne pratique!
  • Préparation physique, danse ou autre avec des souffles rythmés
    Comme je vais bientôt proposer des cours de danse en ligne, odissi et indo-orientale, (c'est prévu pour juin) je commence à faire quelques petites vidéos pour la préparation du corps qui nécessite surtout des étirements ou des renforcements musculaires...
  • Deuxième mini-séance en ligne pour débutants
    Bonjour à tous! Comme j'ai eu des retours positifs sur la première séance, je mets une deuxième mini-séance de hatha-yoga " spécial confinement" conçues pour tous ceux qui n'ont plus la possibilité de prendre leur cours à l'extérieur, ou bien qui profitent...
  • Séance guidée en vidéo de yoga pour débutant
    Composé d'un étirement debout, puis du demi-pont, pour dynamiser l'énergie, suivi d'un travail de souffle avec le chat, qui va redonner de l'amplitude au sou... Dans cette séance, vous trouverez Talasana pour faire circuler l'énergie, puis le demi-pont...
  • Destresser et se ressourcer : mini séance de yoga nidra
    Une petite séance de yoga nidra, très courte, hors " saddhana", c'est à dire pratique intense quotidienne, pour vous permettre de vous ressourcer et de ne pas laisser le monde extérieur vous imposer son dictat, son stress permanent; n'oubliez pas que...
  • Le yoga pour les seniors? Non! Le yoga au fil du temps!
    ( photo 2006) La pratique du yoga au fil du temps…comme maintenir tamas, rajas en harmonie et accueillir sattva. Il est assez rare que l’on commence le yoga à 20 ans et si on le fait, la plupart du temps, c’est dans une recherche de souplesse avant tout....
  • Les étirements du chat, en version guidée
    La posture du chat, dite Marjariasana, est une bonne posture d'étirement de tout le corps; à faire régulièrement de 7 à 77 ans pour conserver au corps souplesse et tonicité. Je la mets toujours au programme avant une séance d'odissi et quand par flemme...
  • Marcel Proust et le yoga ( 2)
    Je laisse la parole à Marcel Proust qui décrit ici d'une manière pleine d'humour un état de yoga nidra... ce qui est extraordinaire ( entre autre) dans ce passage, c'est sa capacité à descendre dans les profondeurs du ressenti et de l'analyse, chose si...
8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 12:55

Voici une autre technique préparatoire qui assouplit ou entretient la souplesse et soulage considérablement les douleurs dorsales. Trois, cinq ou sept souffles par côté que l'on peut faire en deux ou trois fois. La phase au milieu assouplit et favorise l'ouverture des hanches.

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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 12:25

Cette petite technique est bien pratique à avoir sous la main ;   tout le monde peut la faire en l'adaptant un peu. Elle est extraite de ma nouvelle formation pour débutant. Elle dénoue les tensions, fait circuler les énergies, déverrouille les articulations ; de plus,  elle fait beaucoup de bien au bas du dos, est parfaite en prévention, surtout si on l'associe à jatharaparivartasana.

Elle peut être pratiquée n'importe quand, le matin, à midi, ou le soir, comme toute salutation digne de ce nom. Elle ne prend pas beaucoup de temps. Elle peut être un préalable à une séance de yoga. Elle est moins exigeante physiquement parlant que la grande salutation au soleil, suryanamaskar. A noter également  que le rythme de la respiration redonne de l'amplitude au souffle et aide à assouplir toute la colonne du coccyx aux cervicales.... Ici, elle est enchaînée 3 fois, mais vous pouvez l'enchainer 5 ou 7 fois.

 

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 13:45

 

 

Les quatre premières leçons de yoga pour débutants par correspondance sont prêtes. Tous les renseignements pour en savoir plus et pour les commander à cette page.

Et aussi lire cet article  : 12 leçons de yoga pour débutants   

 

 

 

 

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21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 16:34
Carl Gustav Carus : die Müsik.

 

Quelques idées reçues à démonter….

 

La première chose à démonter est cette notion de pleine conscience comme étant de la méditation. La mode actuelle serine à travers des ouvrages, des magazines, qu'il faut apprendre à faire les choses « en pleine conscience », mais vous remarquerez bien que personne ne songe à vraiment définir ce qu’est la conscience, tout simplement parce que dès le départ on sous-entend que tout le monde est d’accord sur son sens, que cela va de soi. La conscience, quand même ! Chacun sait ce que c’est, non ?!!! Et bien non ! La formulation juste pour ces techniques serait celle-ci : apprendre à faire les choses en se concentrant sur une seule chose à la fois et avec le maximum de sensations sensorielles. Cela est correct. La conscience est loin de cette définition. C’est l’être qui brille quand il s’est réalisé, et cela est impossible si l’on fait quelque chose en étant relié à notre monde sensuel… à moins d’être un bouddha ou un Maharshi et encore. Conscience, dans ces techniques, renvoie à l’idée qu’on sait ce qu’on fait et que tous les sens coopèrent… vous avez tous, dans vos vies, conduit sans faire attention à la route tant vous la connaissez, marcher dans la rue plongés dans vos pensées, avaler un repas entier sans remarquer son goût, entendu quelqu’un sans l’écouter. Regardez sans voir vraiment, etc.

Il s'agit donc de  réapprendre à se concentrer, « sur l’instant présent » - notez bien que l’instant ne peut être que présent, mais que nous, nous pouvons nous absenter de lui. Et pour cela, ce sont les cinq sens, portes ouvertes sur le monde extérieur, qui sont  hautement sollicités. On est donc à l'opposé de la méditation qui permet aux pratiquants de se retirer en lui-même, loin de ce monde sensoriel. 

 

Pourquoi une telle confusion alors?

 

Tout simplement parce qu’à l’origine ces techniques ont été mises au point pour des patients souffrant de lourdes pathologies tels que des  troubles mentaux ou comportementaux. Le but était de les réinscrire dans le temps, dans la matière, dans la perception d’un corps physique concret pour atténuer un peu leurs souffrances. Et puis cela a été récupéré pour les entreprises pour des gens stressés, en mal-être, et de fil en aiguille… etc, etc.

 

C'est donc dire que ces techniques de « pleine conscience » sont complètement à l’opposé du Sat- Chit- Ananda  - être conscience félicité - qui brille quand le monde des sens s’est replié en soi - Pratyahara - et que le Soi inonde et recouvre complètement l’individu au point que de celui-ci il ne reste rien sur le plan de l’identité : en tant qu'individu il a " disparu", il ne reste que la conscience lumineuse, l’état d’être, rien d’autre, uni au Tout.

Lorsque la conscience s’allume réellement, le reste s’éteint, cela veut dire que si la conscience brille, il ne reste qu’elle et l’être, indissociables. Loin du monde des sens, loin du faire.

 

Quant à "être en pleine conscience", c’est juste un pléonasme. Il est donc impossible de « faire en pleine conscience », car vu sous cet angle,  soit l’on fait, soit l’on est. Faire en étant concentré serait la bonne formule, mais sans doute moins vendeur que « faire en pleine conscience » qui semble promettre de merveilleux paradis... ceux qui méditent savent pourtant que même en méditation,  le capharnaüm intérieur du mental est parfois tel qu’il est difficile certains jours de le calmer puis d’allumer la conscience.

Ces techniques « new age »  ne sont pas à « jeter » pour autant, car tout chemin est bon à prendre… Et qui sait où il conduira. Mais il faut juste se rappeler qu’il y a une déformation du mot conscience, tel qu’utilisé dans les philosophies orientales auxquelles on a emprunté des techniques en les « adaptant ». (Ou en les déformant, suivant votre degré de tolérance !)

 

La deuxième chose qui traîne aussi pas mal un peu partout – ouvrages, net, conférences, etc. - en ce moment un peu partout, c’est que chacun est déjà réalisé et qu’il n’y a donc absolument rien à faire !  Certes, nous sommes tous des êtres de lumière recouverts, du fait même de notre incarnation,  par une multitude de couches qui cachent, voire qui obscurcissent la lumière qui brille en nous et qui nous baigne tous de la même manière ; alors bien sûr, certains éveillés ont un accès direct à cette lumière et cela en permanence, mais ils ne sont qu’une poignée. Mais pour tous les autres – en gros le reste de l’humanité-  il faut retirer les couches pour faire jaillir la lumière et toutes les techniques qui le permettent sont bonnes à prendre. Yoga, Zen, prière, méditation… à moins que la grâce n’intervienne d’elle-même, mais complètement.

 

En résumé, on peut donc écrire que :

1) Oui, nous sommes la lumière recouvert par des couches plus ou moins denses, suivant les individus.

2) Il est parfois difficile de la percevoir en soi même,  et nombreux sont ceux qui la recherche à l'extérieur. ( Guru, maître, dieux divers et variés, etc) Cette lumière est  pourtant bien là dans chacun. Tant que l’individu est empêtré dans ses couches qui le ligotent plus ou moins, parfois au point de ne plus s’y retrouver,  des techniques comme le yoga, le zen, la prière, la méditation, ou tout autre méthode spirituelle, sont de bons outils pour se connecter à cette lumière intérieure. Le chemin qui s’éclaire peu à peu prend alors une saveur unique, et il n’est plus possible de revenir en arrière. Et c'est là que le premier pas vers l'éveil commence...

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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 12:30
Formation de yoga nidra par correspondance

La nouvelle formation est entièrement révisée depuis presque un an;  six  leçons sur 13 ont été complétées, ce qui en fait une formation unique, car soutenue par des CD audios qui offrent chacune plus de trois heures de pratique de yoga nidra. Elles  permettent de pratiquer chez soi dans une vision du yoga qui dépasse le développement personnel ou la sophrologie,  souvent confondus avec le yoga nidra. Les sept autres leçons sont actuellement révisées, enrichies et complétées. Tout sera prêt pour le printemps 2020. Le chiffre 13 est celui de transformation, de la mue, de la métamorphose.

Le yoga nidra reste du yoga,  c'est à dire non seulement un extraordinaire outil de connaissance personnelle, mais aussi, mais surtout, il offre de nombreuses techniques permettant de réaliser yoga, c'est à dire l'union avec quelque chose de plus vaste que " je".

Le programme des six premières leçons est en ligne à cette page

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 12:04

Yoga, Soi et pouvoirs occultes ou magiques! ( Quel programme!)

 

Depuis que j’enseigne, j’ai eu quelquefois bien que rarement des demandes incongrues de personnes qui, au bout de six mois de cours plus ou moins réguliers, me disent qu’ils sont très déçus car ils espéraient acquérir des pouvoirs magiques : ils pensaient qu’ils seraient capables de quitter leur corps, de naviguer dans l’Akasha, de rencontrer des maîtres, de voir le futur. Ils ont d’ailleurs lu sur le net que certains ont ces pouvoirs.  Et comme je leur réponds que ce n’est pas le but du yoga, et qu'ils ne m'avaient pas dit que c'était là leur  quête en s'inscrivant à mes cours, souvent ils ne continuent. Je suppose qu’ils vont chercher leur bonheur  ailleurs ou bien encore qu'ils pensent que je n'y connais rien!  Ce qui n’est nullement un souci  car chacun est libre de faire sa route comme il l’entend.

 

Mais puisque je tiens ce blog, et bien j’en profite pour éclaircir quelques points difficilement accessibles par l’intellect, le raisonnement, ou toute autre chose de ce genre.

 

Les êtres réalisés – Jésus, Bouddha, Shankara, Maharshi ou d’autres – ont tous fait l’expérience du Soi, c'est-à-dire de la totalité. Ils ont vécu en direct cette fusion d’avec le Tout. Ce tout englobe l’univers lui-même puisqu’il prend sa source même en lui. Il n’y a aucun mot pour décrire cela, seulement des images. Mais toutes malheureusement sont bancales, car l’intellect la plupart du temps ne peut se représenter que le monde manifesté et pas le Tout.

Le deuxième souci  qui empêche de comprendre cela est l’identification de l'individu d’avec le corps. Les neurosciences d’aujourd’hui n’aident d’ailleurs en rien.

La troisième est  de faire un mélange entre la pensée, le fait de penser et l’âme.

D’aucun diront que l’âme n’existe pas, que tout est dans le cerveau et périt avec lui.

Soit.

 

Une fois ces «  problèmes » écartés, tout est plus facile à percevoir, car il ne s’agit pas de comprendre. La perception se fait par l’intuition pure qui est la connaissance en direct, sans filtre déformant. Si vous avez fait l’expérience de comprendre que votre mental n’est qu’un poste de radio qui fonctionne jour et nuit, d’avoir senti que votre corps n’est qu’un véhicule, comme on monte dans une auto – il y a bien des gens pour qui la voiture est la prolongation d’eux-mêmes, d’ailleurs, haha ! – et bien, sans doute comprendrez-vous mieux ce qui suit.

 

Avoir tous ces pouvoirs extraordinaires n’apportent rien de plus à la réalisation. On peut être clairvoyant, clair-audiant, télépathe, guérisseur, avoir le don d’ubiquité, être capable de quitter son corps et de se balader comme dans Inception,  tout cela se fait dans le monde manifesté  certes un peu plus vaste  voir beaucoup plus vaste que le monde «  quotidien » mais au fond guère plus. Même David Bowman, dans 2001 du génial et mystique AC Clark, n'a pas rejoint l'absolu même s'il est devenu l'enfant des étoiles, récupéré qu'il a été par des ET  après avoir été éjecté de son vaisseau par l'affreux ordinateur Hall 9000 ( initié par le professeur Chandra, ce qui veut dire lune en sanskrit).

Le cinéma d’aujourd’hui le montre d’ailleurs très bien : les super héros sont en général tous très malheureux, malgré leurs magnifiques pouvoirs, qu’ils s’appellent Magneto, le Professeur Xaxier, Captain America, Thor, Jean ou Mystic, Docteur Strange ( je les aime tous! )   et j’en passe : eux aussi sont à la recherche de l’absolu !

La mythologie grecque ou germanique ne dit pas autre chose : les pouvoirs n’ont rendu  heureux, ni Wotan, ni Cassandre, ni Tirésias !

 

 

 Une fois de plus, je laisse la parole à Maharshi, qui était souvent sollicité sur ce genre de questions ; voici ce qu’il répond à un de ses visiteurs à Tiruvannamalai.

 

Question : n’est ce pas une bonne chose que d’acquérir des pouvoirs occultes, comme la télépathie, la vision, ce qu’on appelle les siddhis ?

Maharsi : Toutes ces facultés sont des facultés du mental, qu’on voie ou entende de près ou de loin ne change rien au fait de voir ou d’entendre. Le facteur fondamental c’est l’auditeur, le sujet ; en l’absence d’auditeur ou de voyant, il ne peut pas y avoir d’audition ou de vision. Les pouvoirs occultes sont aussi des fonctions du mental. Ils ne sont pas naturels au Soi. Ce qui n’est pas naturel mais acquis ne peut pas être permanent et ne vaut pas la peine que l’on s’efforce de l’obtenir.

Les siddhis sont des pouvoirs à longue portée. Un homme ordinaire a des pouvoirs limités et se sent misérable. Il cherche  à augmenter ses pouvoirs afin d’être heureux. Y parviendra-t-il vraiment ? Si l’on considère que les gens sont malheureux avec des facultés de perception limitées, alors on peut en conclure que leurs malheurs s’accroîtront proportionnellement à l’augmentation de celles-ci. Les  pouvoirs occultes n’apporteront jamais de bonheur à qui que ce soit, bien au contraire, ils le rendront d’autant plus malheureux !

Par ailleurs, à quoi servent ces pouvoirs ? Le soi-disant occultiste désire exposer ses pouvoirs afin d’être apprécié par les autres. Il recherche la reconnaissance et s’il n’en reçoit pas autant qu’il le voudrait, il est malheureux. Il faut absolument que les autres l’apprécient. Il peut même rencontrer quelqu’un dont les pouvoirs sont supérieurs aux siens. Il en éprouvera de la jalousie. Un grand occultiste peut toujours rencontrer un occultiste encore plus grand que lui  et ainsi de suite jusqu’à ce que survienne quelqu’un qui volatilisera tout en un clin d’œil. Un tel personnage est le plus haut adepte et il est Dieu ou le Soi.

 

 

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 10:37

 

  J'ai l'immense plaisir de vous annoncer la création de cours de yoga par correspondance pour des personnes qui n'en n'ont jamais fait et désirent s'y mettre, mais chez elle, pour toutes sortes de raisons. ( Horaires qui ne conviennent pas, pas de cours proches, etc.)

 

Je mets ces cours en place à la demande de nombreuses personnes qui ne souhaitent pas s'engager dans la formation en 4 ans que je propose pour des raisons de temps car elles n'ont pas une heure à consacrer au yoga chaque jour et qui regrettent qu'il n'y ait rien de prévu pour elles parmi les formations que je propose... c'est désormais chose faite!

 

Cette formation est fidèle à la tradition indienne du yoga mais s'adresse absolument à tout le monde, quel que soit l'âge et la condition physique.

J'ai veillé avec un soin tout particulier à construire des séances de yoga riches et variées, qui permettent à la fois de régler les problèmes de stress, de sommeil, de douleurs ostéo-articulaires, etc, de renforcer la structure musculaire, d'équilibrer le squelette, de débloquer le souffle, de s'assouplir, mais aussi  de découvrir la " face caché du yoga" à travers des mudras, des souffles, des concentrations et des méditations.

 

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12 leçons sont prévues qui se composent de :

 

  1. - Explications théoriques audio sur toutes les techniques de chaque leçon, soit pour chaque leçon une dizaine de postures, mudra, souffle, méditation.
  2. -Explications théoriques vidéo  de chaque technique avec aménagement pour certaines postures afin que chacun puisse pratiquer, quel que soit son âge ou sa condition physique.
  3. - Guidance audio d'une séance complète et de chaque technique séparée  : il suffit de mettre le cd et de se laisser guider par ma voix.
  4. - Guidance vidéo d'une séance complète: au départ, certains auront besoin de se faire guider par la séance en vidéo, ce qui est donc prévu.
  5. - Livret d'instructions complémentaires  qui fourmille de conseils, de précieux aide-mémoires pour toutes les techniques,  d'idées pour composer ses propres séances suivant le temps dont on dispose  ( de 5 minutes à 45 minutes) et des besoins du moment, etc.

 

Je garantis moi-même le suivi personnalisé de chaque élève et son "coaching" pour  avoir la motivation nécessaire pour pratiquer seul à la maison.

Le programme complet sera bientôt en ligne.

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Il n'y a pas d'engagement demandé. Chacun est libre de faire l'ensemble des 12 leçons, ou seulement les 4 premières, et à son rythme. Ce peut être sur une année ou... sur dix ans...

Les 4 premières leçons sont présentées sous forme de " pack complet" a un prix exceptionnel : 80 euros l'ensemble. Ces 4 premières leçons offrent plus de 4 heures de pratique et permettent de composer une infinité de séance ( sommeil, stress, énergie, renforcer le système immunitaire, s'assouplir, débloquer son souffle, etc...) d'une durée de 5 minutes à plus d'une heure suivant le temps dont chacun dispose, suivant les jours, l'état du moment, etc.

Les 8 leçons suivantes seront à 43 euros chacune ( deux CD, 1 DVD, un livret d'accompagnement, suivi personnalisé inclus.)

L'ensemble coûte donc 420 euros frais d'envoi inclus, soit 35 euros par leçon ou série et offre plus de 60 postures et plus de 40 mudras, souffles, méditations et concentration.

N'hésitez pas à me contacter si vous voulez plus de détails et de renseignement.

Ces cours seront disponibles dès Noël!...

 

 

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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 17:52

Mystique depuis toujours, quand j’ai commencé à étudier l’art, c’était dans l’idée d’honorer Dieu ; j’avais de qui tenir car mes deux aieules avaient toutes deux perdu leur mari à la guerre, l’une en 1916 et l’autre en 1941. Mon arrière-grand mère se retira à la mort de son mari chez les Bénédictines à Poyanne; sa fille, ma grand-mère   alors âgée de quatre ans, perdra elle aussi son mari à la guerre et rejoindra à  sa retraite  une communauté religieuse.

 Je ne comprenais pas bien, même si je n’avais pas les mots pour le dire alors, qu’on puisse considérer l’art comme un divertissement. Encore moins, comme aujourd’hui , pour nous plonger dans l’ultra réalité de la violence de notre monde ainsi que le veulent ces metteurs en scène qui font une relecture de Guillaume Tell, des Indes Galantes, de Parsifal, de Giselle... etc. Comme si on avait besoin d'eux pour comprendre l'actualité... comme si notre monde n'était pas assez visible dans sa cruauté grâce aux médias... mais surtout, comme si ces oeuvres avaient besoin qu'on les réactualise! Le spectateur n'est pas bête, et est capable, quand une oeuvre d'art est géniale, de faire le lien TOUT SEUL entre présent et passé! Combien d'auteurs latins m'ont bouleversée par leur étonnante modernité!

Pour moi, l’art est une prière.  Une cellule de moine me suffit pour chanter, jouer de la musique, une forêt pour danser. Et j’ai d’ailleurs pendant un certain temps hésiter entre une vie monacale, et une vie   « dans le monde ». Aujourd’hui, grâce à Maharshi, cette contradiction n’existe plus

Il m’a néanmoins fallu attendre pour ainsi dire mes 50 ans pour découvrir que Kelucharan Mohapatra, l’un des Indiens qui a «  ressuscité » la danse odissi au milieu du 20ème siècle, était  un père spirituel ; il disait : «  quand je danse, les gens pensent que je danse, mais en réalité, je prie. »

Prier, qu’est-ce que c’est ? Se fondre au tout, à l’univers, perdre sa forme, son moi, son être, s’abandonner. Rejoindre le tout. Et l'art le permet magnifiquement.

C’est ce que les grands artistes font naturellement tel autrefois Noureev, ou Nicolas Le Riche, et sans doute Mozart quand il composait : il n’était plus alors qu’un passeur.  Milos Forman le fait dire sublimement par la bouche de Salieri dans son film Amadeus, prénom qui signifie  aimé de Dieu, en latin. J’ignore si ces êtres sont ou étaient mystiques, mais ils s’abandonnaient tellement sur scène, ils faisaient un tel don d’eux-mêmes à travers la danse, la musique, le théâtre qu’ils n’étaient plus «  personne » : juste un cristal diffusant pour tout leur public une incroyable lumière d’une pureté inouïe. C’est cette forme d’art qui me touche le plus.

Certains sont d’éblouissants «  techniciens » ; ce que veut dire d’ailleurs les mots en latin, «  ars » ou « techné »  en grec : ces mots désignent un savoir faire ; ils ont pris un autre sens assez récemment dans notre vocabulaire. Ces artistes éblouissent mais ne renoncent pas à être eux : ce sont des stars magnifiques, mais si vous osez émettre la moindre critique sur eux, ils se jettent sur vous toutes griffes dehors, tel ce danseur étoile qui m’avait envoyé un mail furieux après un  de mes post pourtant modéré sur un forum. Tel autre  chanteur populaire giflant un journaliste qui s’amuse à ne pas le reconnaître et l’appelle d’un autre nom.

Ce qui ne les empêche pas parfois d’être passeurs malgré eux. Une force plus grande qu’eux les traverse  et illumine leur public : Callas, Guillem, Freddy Mercury et tant d’autres. En ont-ils conscience ? 

Certains artistes utilisent l’art soit pour «  s’auto promouvoir », être célèbres, ou bien encore pour résoudre leur mal-être : l’art devient thérapeutique et nombreux sont aujourd’hui ces artistes qui nous projettent à la face leur névrose, certains avec talent. Avec génie. Après tout, pourquoi pas ?  Chacun suit sa route.

 

Mais si je reviens à l’artiste tel que je le pensais enfant, tel que j’en ai découvert beaucoup ensuite, tel qu’il sous-tend tout  l’art indien classique (d’ailleurs en Indonésie, le mot artiste n’existe pas, tous les villageois ont une place dans les célébrations théâtrales, musicales et dansées en l’honneur des dieux) je comprends pourquoi tel qui a moins de technique que tel autre me touchera plus.

 

C’est pour cela aussi que le ballet classique peut être d’une immense beauté ; quand les danseuses dansent l’un des 32 cygnes en comprenant qu’elles sont Je au pluriel, comme l’écrivait si joliment l’une d’entre elles, qu’ un seul souffle les anime toutes, qu'elles forment un tout, qu’elles n’éprouvent pas le besoin de sortir du lot pour se montrer au public, celui-ci ressent cette beauté, cette force, cette «  prière », même s’il ne lui donne pas ce mot.

 

 

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 10:09

Proust et le yoga. (1)

 

Je me suis longtemps demandé pourquoi j’étais aussi fidèle à cet écrivain rencontré il y a maintenant 50 ans, que je relis en boucle et que j’écoute en audiobook, Dussolier et Galienne étant mes lecteurs d’élection tant leurs lectures m’ouvrent de nouveaux pans de compréhension et de délice ; ma première rencontre avec Marcel eut lieu en classe de 4e. En lisant par hasard dans notre manuel de lecture l’ extrait des «  trois petits coups frappés à la cloison », je suis tombée en amour, «  stupéfixée », tout comme quatre ans auparavant j’étais tombée en amour de Chateaubriand par la grâce d’  « A Combourg » que nous avions dans notre petit fascicule chant-poésie de CM2. Mais Chateaubriand est passé, Proust est resté.  

 

J’ai la certitude aujourd’hui que Proust aurait adoré faire du yoga ! Pas du hatha yoga, non, lui qui souffrait d’un asthme terrible, et il n’y avait pas de ventoline à l’époque. Mais du yoga nidra. Après une première partie de vie mondaine, son asthme l’a obligé à s'alliter du matin au soir, ne se levant certains jours pas du tout, ne mangeant chaque jour qu’un croissant et ne buvant qu' une tasse de café au lait. Céleste Albaret, sa dernière gouvernante, pense qu’il ne dormait jamais. Sans doute avait-il cette faculté naturelle d’entrer dans cet entre-deux du yoga nidra. Il utilise cette zone entre veille et sommeil pour comprendre «  je », le temps, le monde, le désir, la mort, tous les grands thèmes de la vie, qu’on explore en nidra,  auxquels il apporte souvent des réponses fulgurantes. Son asthme l’obligeait à faire toutes sortes de fumigations quotidiennes et à prendre du datura à haute dose (plus que ce que son médecin lui prescrivait) ce qui le mettait précisément en nidra car le datura est aussi un narcoleptique puissant.

 

On peut, en lisant Proust, trouver des pages entières qui semblent naître d’un esprit «  en nidra. » Par exemple, au début de du côté de chez Swann, la description du réveil est typique de ce que l’on cherche en yoga. Il n’y a que la vibration du Je, le mental, ou le monde, n’a pas encore réapparu ; il n’y a pas encore d’identification du «  je –ahamkâra » avec le corps ; puis le mental se remet en place via ahamkâra (l’organe de perception du mental), l’identification avec le corps se «  remet »en place également. Dans ce laps de temps, Proust explique qu’il ne sait plus dans quel chambre il y est et passe en revue toutes les chambres où il a dormi ; la description, d’une poésie inouïe, restitue parfaitement cette zone où le mental ordinaire n’est pas encore complètement reconnecté et où les choses les plus saugrenues apparaissent sans qu’on s’en étonne.

 

On a beaucoup écrit sur la fameuse madeleine ; des dizaines d’ouvrages, d’articles, d’analyses, expliquent cette scène d’un souvenir lointain (Combray, quand il avait peut-être 8 ou 10 ans)  ressurgit plusieurs années plus tard (avec Proust, le temps a une élasticité prodigieuse et on ne sait jamais quel âge à le Narrateur qui d’ailleurs n’EST PAS Proust, mais le Narrateur. Un «  je » qui est un autre faux «  je » ! Proust s’amuse bien ! ). Mais le yoga expliquerait que Proust est en contact direct avec les cakras du goût et de l’odorat, où se fixent en partie les samskâras qui viennent animer le mental. Hypersensible, il a cette faculté non seulement de revivre un souvenir qui surgit de sa tasse de thé, mais surtout, d’en tirer une philosophie du temps. Il perçoit dès lors la présence d’un faux «  je », celui qui pense, vit, respire, et d’un autre «  Je » intemporel, celui-là qui n’est autre que le Soi. Le souvenir l’emmène au-delà d’une émotion liée au passé, elle l’emmène au-delà de l’espace et du temps, vers le Soi lui-même.

D’ailleurs, tout au long des 2000 pages, Proust revient souvent vers ces multiples «  je » qui sont liés au temps, mais qui ne sont pas «  lui ». Il a la certitude très précise que ces multiples je sont liés à la vie incarnée sur Terre. Dès les premières pages, d’ailleurs, il parle de métempsychose, et d’entités qu’on libère si elles se trouvent prisonnières d’objets en pensant à elles et en les reconnaissant dans des formes qui n’étaient autrefois pas les leurs.

 

La madeleine ouvre la Recherche comme les deux dalles disjointes la referment dans le  Temps retrouvé. Ce nouveau souvenir-sensation- permet la mise au point de toute sa philosophie. Les deux dalles lui restituent tout à coup une Venise qu’il s’est efforcé de fixer dans son souvenir par la force de sa volonté quand il l’a visité, mais en vain. Il a échoué à saisir l’essence même de Venise ; il n’en a capté que des images vides, il n’est pas entré en elle, mais est resté extérieur à elle. Tout d’abord, il ne comprend pas ce qui se passe, et répète l’expérience de la marche trébuchante sur le dallage inégal, obligeant le souvenir-sensation à quitter la zone des cakras pour mettre en vibration dans la mémoire le souvenir-sensation captif. Cette fois-ci c’est le sens du toucher (cakra du cœur) et de la marche (muladhara) qui entrent en vibration. Et il lui revient alors qu’il a trébuché de la même façon sur la place Saint-Marc mais il va plus loin. Ce n’est pas le souvenir qui l’intéresse, mais ce que le mental a fixé indépendamment de sa conscience voulant absolument tout mémoriser. Il n’utilise bien sûr par la philosophie indienne pour dire que notre mémoire active fixe des images, mais que nos centres d’énergie, les cakras, les captent bien mieux qu’elle et peuvent ensuite restituer le tout. Ce même jour, d’autres sensations liées à l’ouïe (tintement d’une cuillère), à la vue ( François le Champi)  lui restitue des pans entiers de sa vie. Il explique alors aussi clairement qu’un yogi qu’on n’est pas maître de sa vie, que les choses se passent indépendamment de l’état de veille, mais qu’à la faveur d’un incident qu’on ne maîtrise pas, l’événement vécu dans l’ombre peut arriver en plein jour, et nous mettre en contact avec non pas le passé (on a très mal compris Proust !) mais l’éternité !  Quelque chose qui transcende l’ego, l’espace et le temps. Voilà toute la philosophie de Proust : nous sommes des êtres de lumière, complètement réalisés, transcendant l’espace et le temps. Et cette découverte nous affranchit de la peur de la mort !

 

Je pourrai ainsi m’amuser à passer au crible bien des pages de Proust qui ont été écrites par quelqu’un qui a connecté le Soi très souvent. Il a parfaitement compris le rôle du mental, et vu le monde entier comme le mental, en sachant qu’une réalité supérieure le transcendait. Dans un autre article, sans doute continuerai-je à explorer très humblement quelques petits bouts de cette œuvre monumentale.

 

Encore une chose. Le «  dharma » de Proust. Il a eu conscience d’être venu écrire la Recherche et, tout en se sachant excellent écrivain, il a expliqué qu’il n’était pas l’auteur de ses actes. Dans la Recherche, il explique que l’artiste ne fait que «  capter » une œuvre qui existe indépendamment de lui et que son rôle est, comme un médium, de la saisir et de l’incarner dans l’espace-temps terrestre. L’artiste n’est pas «  créateur », mais «  découvreur ». La Recherche devait être découverte, et c’est au  « je-Proust » que cette tâche a été confiée. Proust a conscience que rien n’est «  trouvé » ni créé, que tout existe déjà et qu’on re-découvre simplement les choses en permanence, s’en croyant l’auteur, le faiseur, quand on en est que le «  spectateur » ; il sait et écrit que le «  je » n’est pas l’auteur de ses actes ; qu’il existe un Je supérieur – une fois encore le Soi.

Et il est conscient de son dharma ; très malade, il termine la Recherche en 1922. Où un corps aussi malade a-t-il puisé l'énergie d'écrire toutes ses pages? Grâce au guna sattva, car Proust était très sattvique. Son frère Adrien, médecin comme leur père, s’occupe de lui, et il voit que Proust n’a plus la volonté de vivre maintenant qu’il a fini ce pour quoi il est venu. Encore un peu et Proust dirait que l’asthme était la condition sine qua non pour écrire la Recherche,  qu’il fallait qu’il soit malade, que sinon, il aurait été un Swann toute sa vie, attiré par les lumières trompeuses du monde extérieur, dilettante raffiné, au lieu d’accomplir son dharma. En automne 1922, il ne veut pas suivre les traitements et se laisse emporter par une pneumonie. Pourquoi ? Parce que la Recherche est terminée, et qu’avec elle, il avait fini son rôle sur Terre.  

 

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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 09:52

L’enseignement de Maharshi (1)

 

L’enseignement de Maharshi est d’une simplicité extrême, encore plus simple que celui d’Anirvan, qui déjà a pourtant lui aussi beaucoup « élagué » les grands savoirs des philosophies indiennes.

Et pourtant, lorsqu’on lit les échanges entre Maharshi et ses invités, on ne peut être qu’étonné par son extraordinaire connaissance des textes, des langues, des citations entières dont il égrène ses conseils qui restent toujours les mêmes : il n’existe que deux façons pour se fondre au Soi : l’investigation par la question qui suis-je (voie suivie par Jean Klein par exemple) ou bien l’abandon total. Il explique le plus simplement du monde que le savoir yogique ou autre, ne mènent pas à la réalisation du Soi – à moins de parvenir, comme les grands yogis, à unir Kundalini à Shiva dans Sahasraha, puis à la ramener dans le cœur. Ce qui revient à dire que seule une personne sur un million y arrive.

Pour lui, il suffit de se poser en permanence la question «  qui suis-je » ou bien de s’abandonner au divin dans tout ce que l’on fait pour faire jaillir la réalisation. Il insiste sur une façon de procéder constante, confiante, paisible et toujours sur le fait que c'est simple, que personne n'est séparé du Soi, que tout le monde est déjà réalisé.

 

Pour la première, il s’agit de chercher qui est l’auteur des pensées jusqu’à avoir épuisé toutes les couches de pensées, être remonté jusqu’à la vibration même du «  Aham » (je suis) et non pas au  simple «  Je » qui pense (Descartes).  C’est le «  pense » qui empêche de remonter à la source. Il ne doit rester que Je (Aham) qui est pur vibration ( sat-chit-ananda). Tant que les pensées sont là, elles barrent la route.

Pour Maharshi, tout le monde est déjà réalisé, puisque l’univers entier est Shiva manifesté par Shakti, mais l’illusion d’être le corps, d’être celui qui agit, empêche de lever le voile pour se fondre au Soi. Cette «  technique » doit être pratiquée de jour comme de nuit, pour ainsi dire sans interruption.  C’est une sorte de méditation continue d’où doit percer la fulgurance de l’état d’être le tout, non séparé du Soi.

Maharshi prend souvent l’exemple de l’écran de cinéma en expliquant que quelles que soient les images projetées sur lui, que le feu détruise tout, ou bien l’eau inonde tout, l’écran n’en est pas affecté ; les images sont l’univers entier, et l’écran le Soi qui englobe tout et au-delà.

Lui-même à 16 ans est rentré chez lui un jour, sûr qu’il allait mourir ; et il s’est allongé jusqu’à se sentir mort, ce qui a duré longtemps, et quand il fut persuadé d’être mort, il s’est alors trouvé réalisé. Dans un des entretiens, il explique qu’il avait sans doute déjà acquis un savoir-faire «  avant » cette vie.

 

La deuxième méthode est l’abandon ; l’individu abandonne ce qu’il est à une force plus grande que lui ; il remet ses actions, ses pensées comme il les remettrait à quelqu’un, en sachant qu’il n’en est pas l’auteur ; il les offre quotidiennement et là aussi de façon ininterrompue ; jusqu’à ce que là encore quelque chose lâche complètement. C’est une voie très proche à la fois du karman-yoga (je sais que je ne suis pas l’auteur de mes actions) et du bhakti yoga (j’offre à ma divinité intérieure qui m’englobe et est plus vaste que l’univers mon être tout entier)

 

Les deux voies sont pareillement simples, si l’individu entre dans l’une ou l’autre avec la certitude que tout est déjà accompli.

 

Alors, pourquoi faire du yoga?

 

On peut alors ensuite se demander pourquoi faire du yoga, ou toute autre technique spirituelle ?

A quoi bon, puisque de toute façon, il est clair que celui-ci, pas plus que la méditation, ne mènera à la réalisation ?

 

Parce que le yoga reste un outil. Un bon outil. Il y en a plein d’autres, mais une fois qu’on a trouvé le sien, il est bon de continuer avec le même en ayant la certitude que c’est celui qui nous convient.

Si l'on veut faire de la musique, on peut choisir n’importe quel instrument. Mais une fois l’instrument choisi, c’est la musique qui compte, pas l’instrument. L’instrument n’est qu’un moyen de faire de la musique. Après bien sûr, certains auront plus d'affinités avec un violon ou un orgue, selon : c’est le choix de l’outil, mais il est là au service de la musique.  C’est la même chose pour le yoga. C’est un outil qui permet précisément de simplifier l’individu incarné, de le rendre à la fois plus perméable, plus poreux, plus stable, plus lumineux, de le préparer pour ainsi dire à l’une ou l’autre voie décrite par Maharshi qui ne sont alors plus de vagues promesses d’un paradis inatteignable. Elles deviennent possibles. Et le yoga est bien l'outil et pas le but.

On peut alors se demander la raison d’être de toutes ces techniques compliquées et de tout ce savoir  sur les nadis, les adharas, les cakras, les vayus, les gunas, les souffles à faire comme ceci et pas comme cela, les mudras compliquées, etc. puisque visiblement, la solution est beaucoup plus simple?

Tout simplement parce que de la multitude de techniques peut jaillir un jour une étincelle qui change tout. Absolument tout!

 

Maharshi lui-même avait une connaissance extraordinaire des textes, des différentes voies et parlait plusieurs langues. Une fois réalisé, il voyait cependant que la frontière était si étroite entre le Soi et l’individu incarné qui se débat avec ses contradictions, qu’il a préféré mettre l’accent sur la simplicité. Le savoir risquant de faire dévier l’apprenti de sa route, en le rendant peu à peu attaché à tout ce savoir, toutes ces connaissances, en en devenant pour ainsi dire jaloux ou esclave. Ce qui est à l’opposé de ce qu’il désirait à l’origine.

L’abandon dont parle Maharshi est la grâce des mystiques dont parle Silburn qui avait obtenu la sienne d’un guru et a ensuite pu en faire bénéficier son entourage dans la région parisienne. Ce qui ne l’a pas empêchée elle aussi d’acquérir des connaissances et un savoir extraordinaire.

Cette grâce n’est jamais obtenue en faisant ceci ou cela (des bonnes actions par exemple) en suivant des règles, en se référant au bien ou au mal, etc.  Elle peut surgir à tout moment. Il faut juste «  être prêt ». Mais sans la volonté de l’être.

 

D’aucuns diront : «  mais le yoga en Occident n’a rien à voir avec toute cette mystique orientale !»

Certes. Beaucoup viennent au yoga pour être moins stressés, avoir une meilleure santé, corriger des problèmes de dos ou autre, pacifier ses émotions, mieux dormir, être moins réactifs, plus calmes, avec un petit fond « exotique » en plus. C’est du yoga quand même. La promesse implicite d’acquérir sagesse, vitalité, santé, souplesse, zénitude, quoi ! Et une fois encore, pourquoi pas ? C'est déjà formidable d'acquérir ces bienfaits dans la société anxiogène dans laquelle vit l'humanité du 21ème siècle.

D’autres viennent  mystérieusement attirés par lui, comme on peut l’être par le zen, ou le bouddhisme, ou toute autre voie mystique, sans savoir vraiment pourquoi, mais en sentant intuitivement que c’est «  leur route » parce qu’au fond d’eux, ils sentent qu’ils cherchent quelque chose de plus vastes qu’eux-mêmes. Ils offrent à leur désir non-nommé une praxis pour la mettre en lumière.

 

 

    

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