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Art Et Yoga

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Bienvenue sur Art et yoga, blog de Valérie Beck,  complémentaire  du site www.art-et-yoga.fr. Vous trouverez dans ces pages de quoi organiser vos séances, découvrir des techniques de yoga, trouver des renseignements sur nos cours par correspondance, et de nombreux autres articles. Diplômée en yoga, yoga nidra, yoga thérapeutique, je suis des études de sanskrit. Pourquoi art et yoga? Parce qu'en parallèle je suis musicienne et danseuse. En Inde, les arts et le yoga permettent d'atteindre Moksha, but ultime de l'art et du yoga!

 

 

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 15:50

La posture du chat, dite Marjariasana, est une bonne posture d'étirement de tout le corps; à faire régulièrement de 7 à 107 ans pour conserver au corps souplesse et tonicité.

 Cette posture  défait les tensions des épaules et les assouplit merveilleusement, elle étire la nuque et les mollets ainsi que les tendons des chevilles, renforce les muscles des cuisses qu'elle allonge,  et surtout, surtout, c'est un étirement complet de la toute la colonne. Voici la toute première phase de cette posture qui se décline en trois phases.

Si vous faites un travail de pranayama sur 10 minutes, cette technique chauffe sushumna, entretient la jeunesse des yeux, calme et apaise le mental. Elle peut être utilisée en début de séance dans une pratique de yoga.

Impératifs pour que l'énergie soit piégée et circule bien :

  • Fixer un point entre les deux mains et NE PLUS LE LACHER!
  • Mula-bandha ( contraction de la base)
  • Penser à pousser les épaules vers le bas et à garder le cou détendu.

La voici donc en version guidée; sur ma chaîne, vous trouverez aussi la technique expliquée.

 

A venir : comment conserver la souplesse dorsale quand on a passé 55 ans ou qu'on débute tardivement le yoga? Explications en vidéos pour bientôt!

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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 10:14

 

Je laisse la parole à Marcel Proust qui décrit ici d'une manière pleine d'humour un état de yoga nidra... ce qui est extraordinaire ( entre autre) dans ce passage, c'est sa capacité à descendre dans les profondeurs du ressenti et de l'analyse, chose si difficile en nidra, où l'on saisit en général une atmosphère, une idée, mais sans vraiment pouvoir la suivre de A à Z. Ces pages sont extraites du Côté de Guermantes, et font suite à l'épisode à Doncières, qui sont parmi les plus belles qu'il ait écrites sur la garnison et toute la jeunesse militaire qui sera fauchée par la première guerre mondiale, y compris l'ami  du " narrateur", Saint-Loup.

Comme je sortais le matin après être resté éveillé toute la nuit, l’après-midi, mes parents me disaient de me coucher un peu et de chercher le sommeil. Il n’y a pas besoin pour savoir le trouver de beaucoup de réflexion, mais l’habitude y est très utile et même l’absence de la réflexion. Or, à ces heures-là, les deux me faisaient défaut. Avant de m’endormir je pensais si longtemps que je ne le pourrais, que, même endormi, il me restait un peu de pensée. Ce n’était qu’une lueur dans la presque obscurité, mais elle suffisait pour faire se refléter dans mon sommeil, d’abord l’idée que je ne pourrais dormir, puis, reflet de ce reflet, l’idée que c’était en dormant que j’avais eu l’idée que je ne dormais pas, puis, par une réfraction nouvelle, mon éveil… à un nouveau somme où je voulais raconter à des amis qui étaient entrés dans ma chambre que, tout à l’heure en dormant, j’avais cru que je ne dormais pas. Ces ombres étaient à peine distinctes ; il eût fallu une grande et bien vaine délicatesse de perception pour les saisir. Ainsi plus tard, à Venise, bien après le coucher du soleil, quand il semble qu’il fasse tout à fait nuit, j’ai vu, grâce à l’écho invisible pourtant d’une dernière note de lumière indéfiniment tenue sur les canaux comme par l’effet de quelque pédale optique, les reflets des palais déroulés comme à tout jamais en velours plus noir sur le gris crépusculaire des eaux. Un de mes rêves était la synthèse de ce que mon imagination avait souvent cherché à se représenter, pendant la veille, d’un certain paysage marin et de son passé médiéval. Dans mon sommeil je voyais une cité gothique au milieu d’une mer aux flots immobilisés comme sur un vitrail. Un bras de mer divisait en deux la ville ; l’eau verte s’étendait à mes pieds ; elle baignait sur la rive opposée une église orientale, puis des maisons qui existaient encore dans le XIVe siècle, si bien qu’aller vers elles, c’eût été remonter le cours des âges. Ce rêve où la nature avait appris l’art, où la mer était devenue gothique, ce rêve où je désirais, où je croyais aborder à l’impossible, il me semblait l’avoir déjà fait souvent. Mais comme c’est le propre de ce qu’on imagine en dormant de se multiplier dans le passé, et de paraître, bien qu’étant nouveau, familier, je crus m’être trompé. Je m’aperçus au contraire que je faisais en effet souvent ce rêve.

Les amoindrissements mêmes qui caractérisent le sommeil se reflétaient dans le mien, mais d’une façon symbolique : je ne pouvais pas dans l’obscurité distinguer le visage des amis qui étaient là, car on dort les yeux fermés ; moi qui me tenais sans fin des raisonnements verbaux en rêvant, dès que je voulais parler à ces amis je sentais le son s’arrêter dans ma gorge, car on ne parle pas distinctement dans le sommeil ; je voulais aller à eux et je ne pouvais pas déplacer mes jambes, car on n’y marche pas non plus ; et tout à coup, j’avais honte de paraître devant eux, car on dort déshabillé. Telle, les yeux aveugles, les lèvres scellées, les jambes liées, le corps nu, la figure du sommeil que projetait mon sommeil lui-même avait l’air de ces grandes figures allégoriques où Giotto a représenté l’Envie avec un serpent dans la bouche, et que Swann m’avait données.

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 12:55

Voici une autre technique préparatoire qui assouplit ou entretient la souplesse et soulage considérablement les douleurs dorsales. Trois, cinq ou sept souffles par côté que l'on peut faire en deux ou trois fois. La phase au milieu assouplit et favorise l'ouverture des hanches.

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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 12:25

Cette petite technique est bien pratique à avoir sous la main ;   tout le monde peut la faire en l'adaptant un peu. Elle est extraite de ma nouvelle formation pour débutant. Elle dénoue les tensions, fait circuler les énergies, déverrouille les articulations ; de plus,  elle fait beaucoup de bien au bas du dos, est parfaite en prévention, surtout si on l'associe à jatharaparivartasana.

Elle peut être pratiquée n'importe quand, le matin, à midi, ou le soir, comme toute salutation digne de ce nom. Elle ne prend pas beaucoup de temps. Elle peut être un préalable à une séance de yoga. Elle est moins exigeante physiquement parlant que la grande salutation au soleil, suryanamaskar. A noter également  que le rythme de la respiration redonne de l'amplitude au souffle et aide à assouplir toute la colonne du coccyx aux cervicales.... Ici, elle est enchaînée 3 fois, mais vous pouvez l'enchainer 5 ou 7 fois.

 

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 13:45

 

 

Les quatre premières leçons de yoga pour débutants par correspondance sont prêtes. Tous les renseignements pour en savoir plus et pour les commander à cette page.

Et aussi lire cet article  : 12 leçons de yoga pour débutants   

 

 

 

 

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21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 16:34
Carl Gustav Carus : die Müsik.

 

Quelques idées reçues à démonter….

 

La première chose à démonter est cette notion de pleine conscience comme étant de la méditation. La mode actuelle serine à travers des ouvrages, des magazines, qu'il faut apprendre à faire les choses « en pleine conscience », mais vous remarquerez bien que personne ne songe à vraiment définir ce qu’est la conscience, tout simplement parce que dès le départ on sous-entend que tout le monde est d’accord sur son sens, que cela va de soi. La conscience, quand même ! Chacun sait ce que c’est, non ?!!! Et bien non ! La formulation juste pour ces techniques serait celle-ci : apprendre à faire les choses en se concentrant sur une seule chose à la fois et avec le maximum de sensations sensorielles. Cela est correct. La conscience est loin de cette définition. C’est l’être qui brille quand il s’est réalisé, et cela est impossible si l’on fait quelque chose en étant relié à notre monde sensuel… à moins d’être un bouddha ou un Maharshi et encore. Conscience, dans ces techniques, renvoie à l’idée qu’on sait ce qu’on fait et que tous les sens coopèrent… vous avez tous, dans vos vies, conduit sans faire attention à la route tant vous la connaissez, marcher dans la rue plongés dans vos pensées, avaler un repas entier sans remarquer son goût, entendu quelqu’un sans l’écouter. Regardez sans voir vraiment, etc.

Il s'agit donc de  réapprendre à se concentrer, « sur l’instant présent » - notez bien que l’instant ne peut être que présent, mais que nous, nous pouvons nous absenter de lui. Et pour cela, ce sont les cinq sens, portes ouvertes sur le monde extérieur, qui sont  hautement sollicités. On est donc à l'opposé de la méditation qui permet aux pratiquants de se retirer en lui-même, loin de ce monde sensoriel. 

 

Pourquoi une telle confusion alors?

 

Tout simplement parce qu’à l’origine ces techniques ont été mises au point pour des patients souffrant de lourdes pathologies tels que des  troubles mentaux ou comportementaux. Le but était de les réinscrire dans le temps, dans la matière, dans la perception d’un corps physique concret pour atténuer un peu leurs souffrances. Et puis cela a été récupéré pour les entreprises pour des gens stressés, en mal-être, et de fil en aiguille… etc, etc.

 

C'est donc dire que ces techniques de « pleine conscience » sont complètement à l’opposé du Sat- Chit- Ananda  - être conscience félicité - qui brille quand le monde des sens s’est replié en soi - Pratyahara - et que le Soi inonde et recouvre complètement l’individu au point que de celui-ci il ne reste rien sur le plan de l’identité : en tant qu'individu il a " disparu", il ne reste que la conscience lumineuse, l’état d’être, rien d’autre, uni au Tout.

Lorsque la conscience s’allume réellement, le reste s’éteint, cela veut dire que si la conscience brille, il ne reste qu’elle et l’être, indissociables. Loin du monde des sens, loin du faire.

 

Quant à "être en pleine conscience", c’est juste un pléonasme. Il est donc impossible de « faire en pleine conscience », car vu sous cet angle,  soit l’on fait, soit l’on est. Faire en étant concentré serait la bonne formule, mais sans doute moins vendeur que « faire en pleine conscience » qui semble promettre de merveilleux paradis... ceux qui méditent savent pourtant que même en méditation,  le capharnaüm intérieur du mental est parfois tel qu’il est difficile certains jours de le calmer puis d’allumer la conscience.

Ces techniques « new age »  ne sont pas à « jeter » pour autant, car tout chemin est bon à prendre… Et qui sait où il conduira. Mais il faut juste se rappeler qu’il y a une déformation du mot conscience, tel qu’utilisé dans les philosophies orientales auxquelles on a emprunté des techniques en les « adaptant ». (Ou en les déformant, suivant votre degré de tolérance !)

 

La deuxième chose qui traîne aussi pas mal un peu partout – ouvrages, net, conférences, etc. - en ce moment un peu partout, c’est que chacun est déjà réalisé et qu’il n’y a donc absolument rien à faire !  Certes, nous sommes tous des êtres de lumière recouverts, du fait même de notre incarnation,  par une multitude de couches qui cachent, voire qui obscurcissent la lumière qui brille en nous et qui nous baigne tous de la même manière ; alors bien sûr, certains éveillés ont un accès direct à cette lumière et cela en permanence, mais ils ne sont qu’une poignée. Mais pour tous les autres – en gros le reste de l’humanité-  il faut retirer les couches pour faire jaillir la lumière et toutes les techniques qui le permettent sont bonnes à prendre. Yoga, Zen, prière, méditation… à moins que la grâce n’intervienne d’elle-même, mais complètement.

 

En résumé, on peut donc écrire que :

1) Oui, nous sommes la lumière recouvert par des couches plus ou moins denses, suivant les individus.

2) Il est parfois difficile de la percevoir en soi même,  et nombreux sont ceux qui la recherche à l'extérieur. ( Guru, maître, dieux divers et variés, etc) Cette lumière est  pourtant bien là dans chacun. Tant que l’individu est empêtré dans ses couches qui le ligotent plus ou moins, parfois au point de ne plus s’y retrouver,  des techniques comme le yoga, le zen, la prière, la méditation, ou tout autre méthode spirituelle, sont de bons outils pour se connecter à cette lumière intérieure. Le chemin qui s’éclaire peu à peu prend alors une saveur unique, et il n’est plus possible de revenir en arrière. Et c'est là que le premier pas vers l'éveil commence...

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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 12:30
Formation de yoga nidra par correspondance

La nouvelle formation est entièrement révisée depuis presque un an;  six  leçons sur 13 ont été complétées, ce qui en fait une formation unique, car soutenue par des CD audios qui offrent chacune plus de trois heures de pratique de yoga nidra. Elles  permettent de pratiquer chez soi dans une vision du yoga qui dépasse le développement personnel ou la sophrologie,  souvent confondus avec le yoga nidra. Les sept autres leçons sont actuellement révisées, enrichies et complétées. Tout sera prêt pour le printemps 2020. Le chiffre 13 est celui de transformation, de la mue, de la métamorphose.

Le yoga nidra reste du yoga,  c'est à dire non seulement un extraordinaire outil de connaissance personnelle, mais aussi, mais surtout, il offre de nombreuses techniques permettant de réaliser yoga, c'est à dire l'union avec quelque chose de plus vaste que " je".

Le programme des six premières leçons est en ligne à cette page

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 12:04

Yoga, Soi et pouvoirs occultes ou magiques! ( Quel programme!)

 

Depuis que j’enseigne, j’ai eu quelquefois bien que rarement des demandes incongrues de personnes qui, au bout de six mois de cours plus ou moins réguliers, me disent qu’ils sont très déçus car ils espéraient acquérir des pouvoirs magiques : ils pensaient qu’ils seraient capables de quitter leur corps, de naviguer dans l’Akasha, de rencontrer des maîtres, de voir le futur. Ils ont d’ailleurs lu sur le net que certains ont ces pouvoirs.  Et comme je leur réponds que ce n’est pas le but du yoga, et qu'ils ne m'avaient pas dit que c'était là leur  quête en s'inscrivant à mes cours, souvent ils ne continuent. Je suppose qu’ils vont chercher leur bonheur  ailleurs ou bien encore qu'ils pensent que je n'y connais rien!  Ce qui n’est nullement un souci  car chacun est libre de faire sa route comme il l’entend.

 

Mais puisque je tiens ce blog, et bien j’en profite pour éclaircir quelques points difficilement accessibles par l’intellect, le raisonnement, ou toute autre chose de ce genre.

 

Les êtres réalisés – Jésus, Bouddha, Shankara, Maharshi ou d’autres – ont tous fait l’expérience du Soi, c'est-à-dire de la totalité. Ils ont vécu en direct cette fusion d’avec le Tout. Ce tout englobe l’univers lui-même puisqu’il prend sa source même en lui. Il n’y a aucun mot pour décrire cela, seulement des images. Mais toutes malheureusement sont bancales, car l’intellect la plupart du temps ne peut se représenter que le monde manifesté et pas le Tout.

Le deuxième souci  qui empêche de comprendre cela est l’identification de l'individu d’avec le corps. Les neurosciences d’aujourd’hui n’aident d’ailleurs en rien.

La troisième est  de faire un mélange entre la pensée, le fait de penser et l’âme.

D’aucun diront que l’âme n’existe pas, que tout est dans le cerveau et périt avec lui.

Soit.

 

Une fois ces «  problèmes » écartés, tout est plus facile à percevoir, car il ne s’agit pas de comprendre. La perception se fait par l’intuition pure qui est la connaissance en direct, sans filtre déformant. Si vous avez fait l’expérience de comprendre que votre mental n’est qu’un poste de radio qui fonctionne jour et nuit, d’avoir senti que votre corps n’est qu’un véhicule, comme on monte dans une auto – il y a bien des gens pour qui la voiture est la prolongation d’eux-mêmes, d’ailleurs, haha ! – et bien, sans doute comprendrez-vous mieux ce qui suit.

 

Avoir tous ces pouvoirs extraordinaires n’apportent rien de plus à la réalisation. On peut être clairvoyant, clair-audiant, télépathe, guérisseur, avoir le don d’ubiquité, être capable de quitter son corps et de se balader comme dans Inception,  tout cela se fait dans le monde manifesté  certes un peu plus vaste  voir beaucoup plus vaste que le monde «  quotidien » mais au fond guère plus. Même David Bowman, dans 2001 du génial et mystique AC Clark, n'a pas rejoint l'absolu même s'il est devenu l'enfant des étoiles, récupéré qu'il a été par des ET  après avoir été éjecté de son vaisseau par l'affreux ordinateur Hall 9000 ( initié par le professeur Chandra, ce qui veut dire lune en sanskrit).

Le cinéma d’aujourd’hui le montre d’ailleurs très bien : les super héros sont en général tous très malheureux, malgré leurs magnifiques pouvoirs, qu’ils s’appellent Magneto, le Professeur Xaxier, Captain America, Thor, Jean ou Mystic, Docteur Strange ( je les aime tous! )   et j’en passe : eux aussi sont à la recherche de l’absolu !

La mythologie grecque ou germanique ne dit pas autre chose : les pouvoirs n’ont rendu  heureux, ni Wotan, ni Cassandre, ni Tirésias !

 

 

 Une fois de plus, je laisse la parole à Maharshi, qui était souvent sollicité sur ce genre de questions ; voici ce qu’il répond à un de ses visiteurs à Tiruvannamalai.

 

Question : n’est ce pas une bonne chose que d’acquérir des pouvoirs occultes, comme la télépathie, la vision, ce qu’on appelle les siddhis ?

Maharsi : Toutes ces facultés sont des facultés du mental, qu’on voie ou entende de près ou de loin ne change rien au fait de voir ou d’entendre. Le facteur fondamental c’est l’auditeur, le sujet ; en l’absence d’auditeur ou de voyant, il ne peut pas y avoir d’audition ou de vision. Les pouvoirs occultes sont aussi des fonctions du mental. Ils ne sont pas naturels au Soi. Ce qui n’est pas naturel mais acquis ne peut pas être permanent et ne vaut pas la peine que l’on s’efforce de l’obtenir.

Les siddhis sont des pouvoirs à longue portée. Un homme ordinaire a des pouvoirs limités et se sent misérable. Il cherche  à augmenter ses pouvoirs afin d’être heureux. Y parviendra-t-il vraiment ? Si l’on considère que les gens sont malheureux avec des facultés de perception limitées, alors on peut en conclure que leurs malheurs s’accroîtront proportionnellement à l’augmentation de celles-ci. Les  pouvoirs occultes n’apporteront jamais de bonheur à qui que ce soit, bien au contraire, ils le rendront d’autant plus malheureux !

Par ailleurs, à quoi servent ces pouvoirs ? Le soi-disant occultiste désire exposer ses pouvoirs afin d’être apprécié par les autres. Il recherche la reconnaissance et s’il n’en reçoit pas autant qu’il le voudrait, il est malheureux. Il faut absolument que les autres l’apprécient. Il peut même rencontrer quelqu’un dont les pouvoirs sont supérieurs aux siens. Il en éprouvera de la jalousie. Un grand occultiste peut toujours rencontrer un occultiste encore plus grand que lui  et ainsi de suite jusqu’à ce que survienne quelqu’un qui volatilisera tout en un clin d’œil. Un tel personnage est le plus haut adepte et il est Dieu ou le Soi.

 

 

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 10:37

 

  J'ai l'immense plaisir de vous annoncer la création de cours de yoga par correspondance pour des personnes qui n'en n'ont jamais fait et désirent s'y mettre, mais chez elle, pour toutes sortes de raisons. ( Horaires qui ne conviennent pas, pas de cours proches, etc.)

 

Je mets ces cours en place à la demande de nombreuses personnes qui ne souhaitent pas s'engager dans la formation en 4 ans que je propose pour des raisons de temps car elles n'ont pas une heure à consacrer au yoga chaque jour et qui regrettent qu'il n'y ait rien de prévu pour elles parmi les formations que je propose... c'est désormais chose faite!

 

Cette formation est fidèle à la tradition indienne du yoga mais s'adresse absolument à tout le monde, quel que soit l'âge et la condition physique.

J'ai veillé avec un soin tout particulier à construire des séances de yoga riches et variées, qui permettent à la fois de régler les problèmes de stress, de sommeil, de douleurs ostéo-articulaires, etc, de renforcer la structure musculaire, d'équilibrer le squelette, de débloquer le souffle, de s'assouplir, mais aussi  de découvrir la " face caché du yoga" à travers des mudras, des souffles, des concentrations et des méditations.

 

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12 leçons sont prévues qui se composent de :

 

  1. - Explications théoriques audio sur toutes les techniques de chaque leçon, soit pour chaque leçon une dizaine de postures, mudra, souffle, méditation.
  2. -Explications théoriques vidéo  de chaque technique avec aménagement pour certaines postures afin que chacun puisse pratiquer, quel que soit son âge ou sa condition physique.
  3. - Guidance audio d'une séance complète et de chaque technique séparée  : il suffit de mettre le cd et de se laisser guider par ma voix.
  4. - Guidance vidéo d'une séance complète: au départ, certains auront besoin de se faire guider par la séance en vidéo, ce qui est donc prévu.
  5. - Livret d'instructions complémentaires  qui fourmille de conseils, de précieux aide-mémoires pour toutes les techniques,  d'idées pour composer ses propres séances suivant le temps dont on dispose  ( de 5 minutes à 45 minutes) et des besoins du moment, etc.

 

Je garantis moi-même le suivi personnalisé de chaque élève et son "coaching" pour  avoir la motivation nécessaire pour pratiquer seul à la maison.

Le programme complet sera bientôt en ligne.

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Il n'y a pas d'engagement demandé. Chacun est libre de faire l'ensemble des 12 leçons, ou seulement les 4 premières, et à son rythme. Ce peut être sur une année ou... sur dix ans...

Les 4 premières leçons sont présentées sous forme de " pack complet" a un prix exceptionnel : 80 euros l'ensemble. Ces 4 premières leçons offrent plus de 4 heures de pratique et permettent de composer une infinité de séance ( sommeil, stress, énergie, renforcer le système immunitaire, s'assouplir, débloquer son souffle, etc...) d'une durée de 5 minutes à plus d'une heure suivant le temps dont chacun dispose, suivant les jours, l'état du moment, etc.

Les 8 leçons suivantes seront à 43 euros chacune ( deux CD, 1 DVD, un livret d'accompagnement, suivi personnalisé inclus.)

L'ensemble coûte donc 420 euros frais d'envoi inclus, soit 35 euros par leçon ou série et offre plus de 60 postures et plus de 40 mudras, souffles, méditations et concentration.

N'hésitez pas à me contacter si vous voulez plus de détails et de renseignement.

Ces cours seront disponibles dès Noël!...

 

 

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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 17:52

Mystique depuis toujours, quand j’ai commencé à étudier l’art, c’était dans l’idée d’honorer Dieu ; j’avais de qui tenir car mes deux aieules avaient toutes deux perdu leur mari à la guerre, l’une en 1916 et l’autre en 1941. Mon arrière-grand mère se retira à la mort de son mari chez les Bénédictines à Poyanne; sa fille, ma grand-mère   alors âgée de quatre ans, perdra elle aussi son mari à la guerre et rejoindra à  sa retraite  une communauté religieuse.

 Je ne comprenais pas bien, même si je n’avais pas les mots pour le dire alors, qu’on puisse considérer l’art comme un divertissement. Encore moins, comme aujourd’hui , pour nous plonger dans l’ultra réalité de la violence de notre monde ainsi que le veulent ces metteurs en scène qui font une relecture de Guillaume Tell, des Indes Galantes, de Parsifal, de Giselle... etc. Comme si on avait besoin d'eux pour comprendre l'actualité... comme si notre monde n'était pas assez visible dans sa cruauté grâce aux médias... mais surtout, comme si ces oeuvres avaient besoin qu'on les réactualise! Le spectateur n'est pas bête, et est capable, quand une oeuvre d'art est géniale, de faire le lien TOUT SEUL entre présent et passé! Combien d'auteurs latins m'ont bouleversée par leur étonnante modernité!

Pour moi, l’art est une prière.  Une cellule de moine me suffit pour chanter, jouer de la musique, une forêt pour danser. Et j’ai d’ailleurs pendant un certain temps hésiter entre une vie monacale, et une vie   « dans le monde ». Aujourd’hui, grâce à Maharshi, cette contradiction n’existe plus

Il m’a néanmoins fallu attendre pour ainsi dire mes 50 ans pour découvrir que Kelucharan Mohapatra, l’un des Indiens qui a «  ressuscité » la danse odissi au milieu du 20ème siècle, était  un père spirituel ; il disait : «  quand je danse, les gens pensent que je danse, mais en réalité, je prie. »

Prier, qu’est-ce que c’est ? Se fondre au tout, à l’univers, perdre sa forme, son moi, son être, s’abandonner. Rejoindre le tout. Et l'art le permet magnifiquement.

C’est ce que les grands artistes font naturellement tel autrefois Noureev, ou Nicolas Le Riche, et sans doute Mozart quand il composait : il n’était plus alors qu’un passeur.  Milos Forman le fait dire sublimement par la bouche de Salieri dans son film Amadeus, prénom qui signifie  aimé de Dieu, en latin. J’ignore si ces êtres sont ou étaient mystiques, mais ils s’abandonnaient tellement sur scène, ils faisaient un tel don d’eux-mêmes à travers la danse, la musique, le théâtre qu’ils n’étaient plus «  personne » : juste un cristal diffusant pour tout leur public une incroyable lumière d’une pureté inouïe. C’est cette forme d’art qui me touche le plus.

Certains sont d’éblouissants «  techniciens » ; ce que veut dire d’ailleurs les mots en latin, «  ars » ou « techné »  en grec : ces mots désignent un savoir faire ; ils ont pris un autre sens assez récemment dans notre vocabulaire. Ces artistes éblouissent mais ne renoncent pas à être eux : ce sont des stars magnifiques, mais si vous osez émettre la moindre critique sur eux, ils se jettent sur vous toutes griffes dehors, tel ce danseur étoile qui m’avait envoyé un mail furieux après un  de mes post pourtant modéré sur un forum. Tel autre  chanteur populaire giflant un journaliste qui s’amuse à ne pas le reconnaître et l’appelle d’un autre nom.

Ce qui ne les empêche pas parfois d’être passeurs malgré eux. Une force plus grande qu’eux les traverse  et illumine leur public : Callas, Guillem, Freddy Mercury et tant d’autres. En ont-ils conscience ? 

Certains artistes utilisent l’art soit pour «  s’auto promouvoir », être célèbres, ou bien encore pour résoudre leur mal-être : l’art devient thérapeutique et nombreux sont aujourd’hui ces artistes qui nous projettent à la face leur névrose, certains avec talent. Avec génie. Après tout, pourquoi pas ?  Chacun suit sa route.

 

Mais si je reviens à l’artiste tel que je le pensais enfant, tel que j’en ai découvert beaucoup ensuite, tel qu’il sous-tend tout  l’art indien classique (d’ailleurs en Indonésie, le mot artiste n’existe pas, tous les villageois ont une place dans les célébrations théâtrales, musicales et dansées en l’honneur des dieux) je comprends pourquoi tel qui a moins de technique que tel autre me touchera plus.

 

C’est pour cela aussi que le ballet classique peut être d’une immense beauté ; quand les danseuses dansent l’un des 32 cygnes en comprenant qu’elles sont Je au pluriel, comme l’écrivait si joliment l’une d’entre elles, qu’ un seul souffle les anime toutes, qu'elles forment un tout, qu’elles n’éprouvent pas le besoin de sortir du lot pour se montrer au public, celui-ci ressent cette beauté, cette force, cette «  prière », même s’il ne lui donne pas ce mot.

 

 

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