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Art Et Yoga

  • : art et yoga, blog sur le Hatha yoga et les formations proposées.
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Bienvenue sur Art et yoga! Vous trouverez dans ces pages de quoi organiser vos séances, découvrir des techniques de yoga, trouver des renseignements sur nos cours par correspondance, et de nombreux autres articles qui seront repertoriés au fur et à mesure suivant leur catégorie. Alors bonne visite, et n'hésitez pas à nous contacter! Ce site est en complément de www.art-et-yoga.fr!

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Liste D'articles

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    En ces temps post confinement, sans doute êtes-vous nombreux à vous être mis au yoga grâce à des cours en ligne, des vidéos, tout ce que internet met à disposition grâce à des tutoriels, etc. Peut-être avez vous envie de continuer ou d'aller plus loin?...
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    Voici une courte séance de yoga, facile à caser dans sa journée; pour des effets plus en profondeur, vous pouvez tout à fait doubler le temps de chaque technique. N'hésitez pas à m'envoyer vos questions si vous en avez. Bonne pratique!
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    Comme je vais bientôt proposer des cours de danse en ligne, odissi et indo-orientale, (c'est prévu pour juin) je commence à faire quelques petites vidéos pour la préparation du corps qui nécessite surtout des étirements ou des renforcements musculaires...
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    Bonjour à tous! Comme j'ai eu des retours positifs sur la première séance, je mets une deuxième mini-séance de hatha-yoga " spécial confinement" conçues pour tous ceux qui n'ont plus la possibilité de prendre leur cours à l'extérieur, ou bien qui profitent...
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    Composé d'un étirement debout, puis du demi-pont, pour dynamiser l'énergie, suivi d'un travail de souffle avec le chat, qui va redonner de l'amplitude au sou... Dans cette séance, vous trouverez Talasana pour faire circuler l'énergie, puis le demi-pont...
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    Une petite séance de yoga nidra, très courte, hors " saddhana", c'est à dire pratique intense quotidienne, pour vous permettre de vous ressourcer et de ne pas laisser le monde extérieur vous imposer son dictat, son stress permanent; n'oubliez pas que...
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    ( photo 2006) La pratique du yoga au fil du temps…comme maintenir tamas, rajas en harmonie et accueillir sattva. Il est assez rare que l’on commence le yoga à 20 ans et si on le fait, la plupart du temps, c’est dans une recherche de souplesse avant tout....
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    La posture du chat, dite Marjariasana, est une bonne posture d'étirement de tout le corps; à faire régulièrement de 7 à 77 ans pour conserver au corps souplesse et tonicité. Je la mets toujours au programme avant une séance d'odissi et quand par flemme...
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    Je laisse la parole à Marcel Proust qui décrit ici d'une manière pleine d'humour un état de yoga nidra... ce qui est extraordinaire ( entre autre) dans ce passage, c'est sa capacité à descendre dans les profondeurs du ressenti et de l'analyse, chose si...
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:39

Vous avez peut être remarqué que dans les cours, apparaît de temps à autre le mot « natha » ; c’est tout simplement parce que le Hatha yoga est l’outil qu’utilisent les Natha yogins pour trouver la libération. Notre école de yoga se rattache à cette tradition des Natha yogin qui ont laissé des textes sur le yoga comme la hatha yoga pradipika, la Gheranda samhîta, la Siva samhitâ,  le Goraksha sataka. Ils sont influencés par la philosophie tantrique. Ces écoles se situent dans le Nord Est de l’Inde, non loin de la ville de Bénarès.

Vous allez d’ailleurs faire connaissance à travers la posture de Goraksha de ce maître  légendaire.

Communément, on appelle maîtres – Natha pour les hommes ou Nathni pour une femme – tous ceux qui se rattachent à cette lignée. Certains Natha sont devenus mythiques. C’est le cas D’Adinat, de Matsyendrasa, de Goraksha…  Ces Nathas ne sont pas comme on se représente communément les yogis, des renonçants, des ascètes vivant d’aumônes, jeûnant, se soumettant à une vie d’ermite errant ;  certains vivent dans le monde, ont une femme, ou un mari, un emploi. Ils reçoivent l’enseignement de leur maître dans un endroit de prédilection, temple, maison, forêt…. Puis s’en retournent pratiquer chez eux  jusqu’à la prochaine rencontre avec le maître. Ils ne vivent ni en ashram, ni en ermite au fond d’une grotte. Et la plupart du temps gardent complètement secrète leur pratique et le nom du maître qui les enseigne. Le yoga de ces écoles est destiné à tout le monde, sans distinction de caste, de sexe, de position sociale, et ce, depuis toujours, ce qui est à noter car complètement étranger à la conception de la société indienne régit par des castes et n’accordant pas la même place aux femmes dans la société.

 

 

La philosophie des Natha yogins : quelques points de repère

 

Les Natha yogins ignorent complètement les  yamas ou les niyamas qui sont les deux premiers membres (ou chapitre si vous voulez)  du yoga de Pentajali qui donne une liste de choses interdites ou obligatoires avec une conception du bien et du mal très forte. 

Les Nathas ne considèrent pas du tout les choses sous cet angle. Pour eux, dans une démarche spirituelle, c’est sa propre éthique qui est mise en place, et il n’y a pas besoin de garde fou ; avec un travail sincère, régulier, constant, ardent, les plus belles qualité s’éveilleront d’elles mêmes : amour, compassion, honnêteté, toutes ses qualités ne doivent pas être recherchées pour les mérites qu’elles sont supposées donner, mais parce que par la pratique du yoga, la purification du corps, des énergies, du mental, l’être est débarrassé de ce qui est sombre, pesant, et s’allège vers la lumière, le divin grâce à son corps physique.

 Pour eux, le corps est non pas un obstacle à la libération qu’il faut dominer à coup d’ascèses, de lavement, de purification, de mortification, et d’actions pour s’attirer des mérites,  mais un temple dans lequel l’expérience de l’illumination peut être vécue «  en direct » loin des constructions intellectuelles. Des techniques précises et nombreuses leur permettent de vivre dans leur propre corps cette quête et sa réalisation. En voici une liste non exhaustive :   

  • Les asanas purifient le corps grâce au souffle, dompté comme un tigre

  • Les Mudras font monter l’énergie, c’est le passage au feu

  • Pratyahara permet le retrait à l’intérieur de soi même, le monde extérieur se résorbe à l’intérieur de soi.

  • Les Nyasas sont des massages énergétiques qui guérissent et qui peuvent guérir les autres

  • La méditation permet de faire l’expérience directe de l’illumination.

     

     Il n’est pas nécessaire ensuite pour eux de valider quoique ce soit. Leur expérience personnelle est suffisante.

     

    Ce qui différencie encore ces écoles de yoga des autres est qu’elle repose sur le principe de  l’union de la Conscience et de l’Energie dans l’homme (Siva/Shakti). Toutes les techniques qui en découlent sont là pour découvrir cette union au cœur de soi même. Les Nathas pensent que ce qui est dans le macrocosme l’est forcément aussi dans le microcosme, autrement dit l’être humain est un univers en miniature.

    Pour eux, à l’origine, conscience et énergie était en union parfaite. Dans la philosophie tantrique, Shiva représente cette conscience et Shakti son énergie.  Rien ne se passait, ni le temps, ni l’espace n’existait. Et puis, à un moment l’énergie se mit à vibrer.  Elle se mit à déployer et à créer tout ce que contenait la conscience  et à actualiser cette conscience. Non seulement le temps et l’espace furent créés mais tout l’univers, tout ce qu’il contient.

    Ainsi, tout est déjà créé, on ne fait que «  redécouvrir » Rien n’est inventé, rien n’est trouvé, tout est simplement redécouvert. De la même façon,  il n’est pas possible de penser quelque chose qui n’existe pas.

     

     

    Shakti – l’Energie- est dans chaque être humain, sous la forme d’un serpent endormi à la base de la colonne vertébrale, dans les profondeurs du Muladhara cakra. On l’appelle Kundalini. Toutes les techniques visent à l’éveiller. Elle n’attend que d’être éveillée pour se redresser  et rejoindre la Conscience à laquelle elle s’unira comme à l’origine des temps. Cette finalité s’appelle Samadhi.

    Elle est aussi accessible dans chacun des cakra  et dans tous les mantras. Il y a plusieurs degrés de réalisation de ce Samadhi suivant le cakra atteint par Kundalini.

    Il est évident que la pratique de yoga que vous offrent ces cours ne réveillera pas Kundalini, car ce n’est pas son objectif,  mais il est fort possible que les pratiques éveillent en vous plus d’énergies ; il est certain que les cours vont éveiller vos plus belles qualités et vous verrez alors votre vie se transformer sans changer. C’est juste…. Magique !!!

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 08:16

Karma : l'embarras et pas le choix!

 

La  notion de Karma est propre à toute l’Asie ; on la trouve par exemple dans  l’Hindouisme, dans le bouddhisme,  et l’on peut même dire, d’une certaine manière, qu’on retrouve cette notion dans beaucoup d’autres traditions.  Le mécanisme du karma  est simple : telle cause crée tel effet. On parle de «  loi », qui fonctionne de façon implacable.

 

 

Le Pranayama, une clé pour la liberté

 


Mais pour les tantriques, cette notion de loi est un peu différente, et cela grâce au souffle. Pour eux,  il est possible de ne pas subir son karma, mais de le choisir. Ou, en tous cas, dans un premier temps de pratique, de le modifier. Cette idée leur est propre et ouvre la porte de la liberté.

 

 Dans les écoles tantriques, de nombreuses techniques permettent de purifier, voir de déprogrammer quelque chose qui s’est mis en place «  antérieurement ».  Les Tantriques pensent que la loi de cause à effet, si elle est réelle pour l’espèce, laisse plus d’amplitude pour l’individu. Elle n’a plus ce côté implacable, inévitable. Il y a donc une part de possible qui se glisse là. Et c’est là une immense différence d’avec d’autres traditions qui disent que tel acte, telle pensée, tel choix créera automatiquement tel résultat. Ainsi, pour eux, une même cause peut produire plusieurs effets et donc il y a une part de choix. Ce système de pensée paraît même révolutionnaire si on le compare à d’autres systèmes. Ils  pensent également que tant que l’on n’est pas conscient, c’est le hasard qui gère ; dans le cas contraire, il y a «  un choix possible » même s’il est restreint ; souffle et conscience permettent cela. L’énergie ne viendra pas d’une façon brute, d’une façon frontale, mais avec un peu plus de subtilité.

Ce possible, grâce au souffle et à la conscience,  c’est la liberté de l’individu et c’est un immense cadeau que permet le pranayama.  Et c’est une lueur d’espoir autant que de liberté que de pouvoir agir sur un destin implacable, parce que la conscience est là et que le souffle permet ces choix.

D’une certaine manière, l’espèce n’a pas de choix, mais l’individu a ce luxe d’avoir un peu de  liberté s’il en prend conscience et si un travail est fait par le souffle.

Ce n’est plus le mental qui décide, qui ré-agit.

 

Comment ça fonctionne?

 

 

Concrètement, bien sûr, ce n’est pas « automatique » : ces souffles sont à faire et à refaire sur des mois, des années, et sur des temps souvent très longs – au moins 30 minutes plusieurs fois par jours -  avec des cadres précis de visualisations, de mantra, de trajet, etc…  

 

 

Voilà donc l’une des grandes clés du pranayama : transformer, purifier et permettre en toute conscience de choisir son destin et de ne plus le subir en aveugle.

 

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 16:36

Voici deux shémas pour un peu mieux comprendre notre structure énergétique - notre second corps

Il faut se le représenter extrêmement beau, brillant, lumineux, parcouru par des millieurs de canaux scintillants, avec des joyaux qui étincellent : ce sont les adharas et les cakras

 

J'ai commencé à parler des trois nadis principaux qui servent de support à tout le travail fait dans les postures grâce au souffle dans ces nadis.

 

La deuxième image montre quelques uns de  nos 360 000  nadis qui tissent une toile lumineuse tout autour du corps physique qu'elle traverse.

 

Ainsi, un deuxième corps traverse le premier - le corps physique - et s'étend bien au delà autour de lui, jusqu'à 1,80 mètre environ

 

Dans les prochains articles, les cakras  et les postures pour purifier ces centres seront présentés

 

Voici donc les trois nadis principaux et leur croisement dans les cakras - qui n'ont pas du tout la couleur de l'arc en ciel comme présentés si souvent!

 

structure énergétique - shéma 1

 

 

Et voici une représentation shématique de quelques uns des 360 000 nadis : ceux ci permettent un échange constant entre le corps physique, et le corps énergétique. C'est grâce à eux que le travail du souffle, en purifiant cette structure a un impact profond sur le corps physique.   

 

structure-energetique.JPG

 

 

A noter que les adharas sont des cakras secondaires, on les trouve aux pliures ( coudes, poignets etc) dans les gros orteils, les pouces, etc. Le plus facile à sentir est surya adharas, qui se trouve dans la région du plexus solaire. Débloquer le souffle dans cet adhara amène un formidable apaisement et un bienfait profond au corps et au mental.

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 10:54

La structure énergétique

N°1

Les différents corps

 

 

 

 Cette conception est commune à beaucoup de voies comme le zen,  le bouddhisme, etc. qui partent du principe qu’il n’y a pas que le seul corps physique. Selon les enseignements, l’individu est doté de trois, cinq ou sept corps. Cinq est le nombre de corps le plus répandu, toute philosophie ou voie confondues.

Nous allons les décrire succintement :

 

 

  1. Corps physique : corps grossier anamaya kosha : c’est le corps de nourriture, le plus accessible.
  2. Corps énergétique : Prana maya kosha. C’est la structure qui sous tend et qui contient tous les contenus de l’individu. Ce corps comporte les  nadi, cakras, adharas, vayus, gunas. Il est à la fois dans le coprs physique et s’étend au-delà de celui-ci à environ 1,80 mètres.
  3. Corps mental : mana maya kosha :  il contient tous les contenus mentaux. Il n’est pas localisé à un endroit précis, et il serait à la fois naïf et vain de le rechercher dans le cerveau.
  4. Corps de connaissance : vijnana maya kosha ; le corps «  d’intuition » en quelques sortes. Avec ce corps, on quitte la représentation d’un individu unique. Imaginez la mer, infinie et des sceaux d’enfant dans la mer contenant en partie celle-ci : chaque sceau contiendra un peu de cette mer, mais jamais la mer en totalité et celle-ci malgré tout reste individise.
  5. Corps de félicité : Ananda maya kosha.  Corps que seuls les éveillés, les Buddhis, rencontrent.

 

 

Pour le yoga, les trois premiers sont facilement accessibles, et tout le travail consiste précisément à purifier les énergies du corps énergétique et à unifier le corps énergétique et mental.  Pour mener ce travail à bien, il faut connaître un peu cette structure énergétique. Nous allons la  découvrir ensemble sans trop entrer pour l’instant dans les détails. Nous y reviendrons plus tard.

 

 

 

Le corps subtil – le corps énergétique

 

 

 Il est composé de beaucoup de choses ; aujourd’hui nous parlerons simplement de trois Nadis principaux.

 

Les Nadis : en sanskrit veut dire : ruisseaux, rivières, canaux

 

Ces Nadis sont comme des «  fils » invisibles pour le commun des mortels qui créent une structure de lumière dans et  autour du corps physique car ils vont bien au-delà de lui. Ils sont des milliers. Les textes parlent de 72000 à 350000 Nadis… c’est au fond de peu d’importance. On comprend juste qu’il y a en a une infinité qui tissent comme un réseau de fils de lumières.

Ils sont tous reliés d’une manière ou d’une autre à l’axe central, la Sushumna qui est le centre du corps énergétique.

C’est à leur croisement les plus importants que l’on trouve les cakras et les adharas.

 C’est à travers eux et les cakras que les yogis purifient les énergies en utilisant le souffle, le pranayama. D’où l’importance d’apprendre à le maîtriser, ce qui peut prendre des années…

Comme on ne peut pas faire le travail sur les milliers de Nadis, le yoga en a retenu une dizaine dont trois principaux. Les voici ici présentés

 

- La Sushumna : c’est l’axe central qui va de l’anus jusqu’à la fontanelle qu’elle dépasse de dix centimètres. Les mesures sont juste des repères bien sûr  car on n’est  plus dans une autre perception physique.

L’axe est à la base inerte, endormi et vide. Cet axe se juxtapose à la colonne vertébrale. Le    yoga essaie de magnétiser cette Sushumna car en elle se trouve un des éléments : le feu. Agni.

Dans les écoles natha, ce feu a une importance capitale. C’est lui qui vient, avec le souffle, purifier entièrement le corps et ce «  passage » au feu du corps est à l’opposé d’un yoga pépère de confort, d’où tout effort ou contrainte est banni.

   

Deux autres canaux en serpentin existent près de cette Sushumna.  Ils sont en serpentin chez tout le monde sauf chez les êtres éveillés où ils sont droits de part et d’autre de Sushumna.  

A gauche, on trouve  Ida : le canal lunaire, qui représente les qualités féminines, mentales, l’intériorité, l’intimité, la réflexion, la nuit, l’intuition, le sommeil, la mort…. Ne dit on pas passer l’arme à gauche ? Dans nos expressions populaires se cachent une vérité oubliée.

A droite il y a Pingala : le canal solaire : qui représente le masculin, tout ce qui est actif, agité, chaud, tourné vers l’extérieur

 

Les souffles : l’énergie tourne dans ces trois canaux ; le souffle qui circule à gauche pendant une à deux heures puis au centre, quelques dizaines de seconde, puis à droite.

Bien évidemment ce n’est pas le souffle physiologique, mais l’énergie qui guide ce souffle mais si vous observez vos narines vous verrez qu’il y a une quantité d’air plus importante qui passe dans l’une que dans l’autre et que cela change au cours de la journée.

 

Si le souffle tourne trop longtemps à gauche, cela indique un mauvais fonctionnement de l’énergie donc une maladie qui se prépare. Cela révèle un déséquilibre au niveau de la structure énergétique.

Donc les pratiques en yoga ont une incidence directe sur ces nadis ; comme nadishodhana, ou les pratiques latéralisées, pour qu’il y ait une incidence sur la structure énergétique. D’où le premier bénéficiaire qui est le corps maintenu ainsi dans une santé presque idéale.

 

Les Nadis mettent en relation toute la structure énergétique avec le corps physique au moyen des cakras et des Adharas, sortent de cakras secondaires. Les deux sont formés lorsque les Nadis se croisent. Il y en a donc beaucoup mais les plus importants se trouvent le long de la colonne au croisement des deux nadis Ida et Pingala.   

 

 

J’aime beaucoup faire un parallèle avec le réseau routier, et les échangeurs d’autoroute. Quand le trafic est fluide, tout circule, chaque route est reliée à une autre et permet la circulation  d’un bout à l’autre du pays  qui serait les corps physiques et énergétiques. Mais dès que le trafic est perturbé, bouchons, ralentissements, pollution, tout se forme… les routes ne remplissent plus leur fonction… et tout se dérègle…

 

 structure-energetique---shema-1.JPG

 

Les cakras seront bientôt présentés. Ils ne sont pas sept comme on le raconte souvent mais bien plus. Ils n’ont pas les couleurs de l’arc en ciel, comme on le trouve si souvent sur le net !... ni les rôles auxquels on les confine la plupart du temps dans des articles de vulgarisation…

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 17:50

Dans les écoles de Natha-yoga, le souffle appelé pranayama a une part importante. C’est lui qui est chargé d’effectuer le travail de purification dans les postures et les Mudras. Mais pour qu’il puisse faire ce travail en profondeur, il va falloir apprendre à le maîtriser. Il a d'autres visées que nous verrons plus tard.

 

Le yoga propose donc une grande variété de souffles qui ont tous des buts différents et que l’on emploie suivant les techniques ou le résultat que l’on veut obtenir.

 

Dans notre première année de cours, nous verrons des souffles faciles, et garderons surtout à l’esprit qu’il faut réussir à allonger le souffle et à le débloquer avant de se lancer dans un travail plus avancé.  Allonger le souffle est à la portée de tout le monde et facile à intégrer dans toutes les techniques de yoga. Le faire progressivement, régulièrement pendant un assez long moment,  peu amener peu à peu à une respiration par minute...

 

1)     L’allongement du souffle :

 

 

Ø      Son but : débloquer la respiration, redonner sa place à l’expiration

 

Lorsque l’on travaille sur son allongement, on choisit un rythme qui est :

- 1 temps pour inspirer

- 2 temps pour expirer

 

Le mot «  temps » correspond grosso modo au mot sanskrit «  Matra » qui signifie mesure, valeur.

Un Matra n’est pas  une seconde, et il est très fortement déconseillé pour compter de se caler sur le tic-tac d’une horloge. Nous verrons plus tard pourquoi.

Il faut que ce Matra vous soit propre, personnel, qu’il monte de vos profondeurs.

 

Les textes traditionnels disent qu’un Matra c’est le temps pour chacun que fait l’index à faire le tour du genou + un claquement de doigt.

Prenez le temps d’essayer cette petite technique pour avoir une idée, mais tôt ou tard, vous allez sentir intérieurement ce Matra.

 

Ainsi, si dans une technique, il faut tenir 1 temps d’inspir et 2 d’expir, cela nous donne par exemple :   3 Matra pour inspirer  / 6  Matra  pour expirer

Comme un Matra dure grosso modo entre  1,3 seconde ou 1,8 seconde, suivant les individus, cela nous donne la valeur pour notre exemple  d’un cycle sur 11 ou 17 secondes environ  au lieu de 9 ; Cette petite différence est importante, gardez le à l’esprit.

 

Ce travail d’allongement  avec l’expiration plus longue que l’inspiration est celui que vous garderez pour toutes les techniques si vous n’arrivez pas à installer les deux autres souffles que nous allons commencer à travailler dès cette série et qui sont le Samavritti pranayama et le Visamavritti pranayama

 

Vous pouvez vous entraîner allongé pour commencer, puis faire cet allongement de souffle peu à peu dans toutes vos techniques.

 

 

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 17:38

Setu : pont, barrage

Bandha : sceau dans le corps

But :

Cette posture n’est pas une grande posture des écoles de yoga mais une posture de confort. Elle vient assouplir le dos et renforce, tonifie le bas du corps (hanches, fesses, cuisses). Un peu comme pour Jathara, c’est une posture dont les effets sont avant tout physiques.

Elle va cependant nous permettre d’aborder un nouveau bandha, c'est-à-dire un verrou, celui de la gorge,  et de commencer à travailler tranquillement le rythme visamavritti pranayama – rythme non carré qui correspond à 1 compte pour inspirer, 4 pour retenir, et 2 pour expirer, et qui doit déboucher dans un premier temps sur 4 comptes- 16 comptes- 8 comptes, mais que nous adaptons au début pour que l’installation de ce rythme soit progressif.

Les bandhas sont des «  verrous » destinés à «  étanchéifier » le corps afin que l’énergie ne fuie pas. Nous avons vu Mulabandha, qui sera peu à peu intégrer à toutes les techniques, nous allons un peu aborder jalandhara bandha, le verrou de la gorge, mais en douceur.

Visualisation : fixer un point médian, yeux fermés, à peu près entre les deux yeux.

Mantra :

Pour la phase 1 : Ham à l’inspir et Sa à l’expir  et faite circuler le souffle et le mantra dans l’axe.  

Pour la phase 2 : Om à l’inspir  Ram en rétention et Om à l’expir.

Lorsque vous installerez des rétentions, visualisez l’énergie se diffusant dans tout le corps énergétique à partir de Sushumna avec la répétition du mantra Ham.

Prendre la posture : Allongé sur le dos, les pieds écartés de la valeur des hanches sont ramenés près du bassin. Si vous le pouvez, attrapez vos chevilles avec vos mains, sinon posez les à plat sur le sol.

1ère phase

Sur une expiration, levez le bassin en déroulant progressivement le dos qui se décolle peu à peu, et restez dans votre hauteur maximum. Immobilisez bien le corps après avoir testé différentes positions de mains.  Là vous allez commencer par installer des souffles en allongeant simplement le souffle. Tenez si possible Mulabandha. Laissez le ventre bien souple pour respirer. Il doit être libre et pouvoir bouger en se gonflant à l’inspir et   se rétracter  sur l’expiration jusqu’à se creuser.

 

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272.JPG

 

2ème phase (optionnelle)

Si la première phase est suffisante pour vous, pratiquez-là simplement. Mais vous pouvez aussi essayer la deuxième phase, un peu plus puissante au niveau du souffle donc de ces incidences sur les corps physique, énergétique et mental.

Dans cette phase, vous allez appuyer davantage le menton contre la poitrine en une sorte de jalandhara bandha et placer les mains sous le bassin; là vous allez installer le souffle Visamavritti pranayama. Commencer par le rythme 1/4/2  pour passer ensuite à 2/8/4 et 3/12/8  jusqu'à 4/16/8 si vous pouvez.

Ce souffle va faire circuler l’énergie dans tout le souffle, et défaire les tensions au niveau de la cage thoracique.

Vous pouvez sinon faire une minute de Bhastrika, et une rétention la plus longue possible pour chauffer l'axe;

Pendant les rétentions pour les deux façons de faire vous vous concentrerez dans le ventre en entendant le mantra RAM et visualiserez la chaleur, le feu, la couleur rouge emplit toute la structure énergétique.

A la fin de la technique, en expirant, vous reposerez progressivement votre dos au sol et vous vous allongerez complètement. Là, restez une minute pour observer et savourer.

 

Durée : 1 minute pour commencer, 3 minutes par la suite et jusqu’à 5 minutes si vous pouvez.

 

 

275.JPG

 

Voici une autre proposition de bras pour la première phase, les mains sont jointes et tirent vers les pieds.

Vous pouvez aussi attraper vos chevilles. ( Non illustré)

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 16:51

Suivre une formation par correspondance, c'est facile si les cours sont bien conçus et la motivation sincère.

 

Vous trouverez toutes les explications  sur nos cours par correspondance ou notre formation de yoga nidra

 

Dans chaque série de cours, que ce soit les cours de Hatha yoga ou la formation de yoga nidra vous trouverez :

 

Des cours papiers - de trente à 50 pages suivant les séries

 

Cours-papier-de-trente-a-45-pages.JPG

 

 

Un aide Mémoire photo, qui résume les techniques et que vous pouvez avoir facilement sous la main

 

Aide-memoire-photo.JPG

 

Et des CD et DVD, 3   à 5 suivant les séries. Les CD guident comme si vous aviez un professeur à côté de vous. Le DVD vous montre comment faire les techniques, les  prendre, les tenir, les quitter, et les simplifier si besoin est, en fonction de vos possibilités physiques.

 

Audio-video.JPG

 

Vous avez ainsi de quoi être parfaitement autonome, d'autant que vous pouvez me joindre   pour poser vos questions si nécessaire.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 22:02

 

 

Concentration ou méditation ?

 

           On pense parfois que la méditation est une activité intense de l'esprit : c'est précisément tout le contraire. Mais l'état méditatif ne survient que lorsque les cinq sens se sont complètement effacés, voir résorbés les uns dans les autres suivant un ordre précis... Il est donc plus réaliste de parler dans un premier temps de " concentration" qu'on appelle dharana. Le yoga est d'une très grande richesse concernant ces techniques et il propose un très grand nombre de techniques pour entraîner le mental à la concentration, afin de lui permettre de pouvoir ensuite entrer véritablement en «  méditation ». Les premiers entrainement sont souvent laborieux, le pratiquant s'habitue à l'immobilité et trouve même agréable de fixer son attention sur une seule chose : un son, une image, un mantra, un yantra.

Lorsque souffle et mental sont en union parfaite, une première étape est franchie :  l’air s’est complètement subtilisé, le corps ne respire plus avec les poumons mais avec l’énergie du  Prana et  le mental a cessé de fonctionner… il n’y a plus du tout de pensée discursive en arrière plan. Souvent dans le même temps s'est réalisé  Pratyahara », le retrait des sens, comme si la barrière qui sépare le monde extérieur du monde intérieur s’était aboli, ouvrant de nouveaux espaces, un nouvel univers.

 Si vous vous observez un peu dans la journée, vous verrez que vous n’arrêtez jamais de penser. Les pensées passent dans le ciel mental comme des nuages ; cela ne s’arrête jamais. Mais avec les techniques de yoga - ou d'autres traditions - il est  possible d'arriver à suspendre souffle et mental  :  les deux vont de pair, ont une influence l'un sur l'autre, et  lorsqu'ils s'immobilisent ensemble, une nouvelle étape est franchie.

 

Avant d’arriver à ces sublimes états méditatifs, qui amèneront Dhyana ( la méditation à proprement parler)  de nombreuses techniques permettent déjà de travailler la concentration en apprenant à :

-   Rester parfaitement immobile, comme une statue, rien ne bouge.

-  Rester parfaitement concentré en fixant sans relâche  son attention sur un support : son, souffle, flamme, yantra, image, sensation physique, cakra, image mentale… l’arsenal est très vaste !

-   Repérer précisément quand la concentration vacille, ce qui est impossible dans la vie courante, pris par toutes nos occupations, tâches, activités quotidiennes et domestiques, conversations, supports médiatiques, loisirs, etc.….

 

 Voici quelques techniques qui sont au programme de notre formation, les deux premières années, afin d'entrainer le corps, le souffle, l'énergie et le mental à s'unir : Tratakam, Taraka, concentration sur le  son du bol, concentration sur le son intérieur,  Antar muna, concentration sur différents yantra ( Mukti yantra, sahasraha yantra, concentration sur une image, concentration sur les cakras, concentration sur un point, concentration sur le souffle, concentration sur le bout du nez, etc…

Toutes ces techniques ont un but : immobiliser le corps, fixer la pensée sur une seule chose, faire fusionner le souffle et la pensée… c’est à partir du moment où souffle et pensée fusionnent que l’état méditatif peut commencer…

S'il y en a autant, c'est parce que les yogis ont toujours pensé qu'il y a une infinie diversité d'êtres humains sur terre, et que chacun pourra donc trouver la technique qui lui convient le mieux.... quand c'est le cas, il n'y a plus qu'à travailler en se laissant porter par elle.... faire et refaire, sans rien attendre, mais ne jamais s'arrêter... tel est le secret... ce que l'extraordinaire Giacometti avait traduit par " commencer, continuer, commencer, continuer...."

Dans ces pages, certaines techniques seront détaillées au fil des jours.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 21:07

Tratakam

 

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Tratakam est une concentration facile et agréable car elle se fait sur  un support : c’est la flamme d’une bougie. Il suffit, en assise, de poser son regard sur le point le plus lumineux de la flamme d’une bougie puis d’observer celle-ci et le mental.

 

Le nom sanskrit de Tratakam vient de : Tratak : poser un regard sur un point

  • But de la technique :

La flamme de la bougie permet de se rendre compte de l’instabilité mentale et cette observation peut aller très loin. Grâce à la bougie, on  se rend compte alors que la stabilité mentale est impossible (du moins au début) et on apprend à rester concentrer sur un seul point.

Grâce à cette concentration, on observe des petites coupures dans la concentration, dans la continuité. On réalise qu'il est impossible de ne pas faire ces petites coupures. On se met alors en  état d’observateur : la pensée va et vient, sans cesse.

Le but de Tratakam est de prendre conscience de ces processus.

 

Pour cette technique, il y aura  quatre phases dont voici les détails :

 

1ère  phase – Durée  minimum pour débuter : 1 minute.

 

Vous prenez  une posture assise au choix,  devant une flamme posée à l’horizontal devant soi sur un support, à environ 50 centimètres des yeux.  Il faut que la flamme soit très précisément à la même hauteur que votre regard, pour qu’il n’ait ni à se baisser ni à se lever. Prenez  de préférence une vraie bougie  plutôt qu’un photophore, ou bien une lampe à huile qui permet que la flamme soit bien stable et la luminosité importante.

 

Là, vous allez fixer  le point le plus lumineux  de la flamme en restant détendu, sans crispation mais parfaitement concentré sur ce point lumineux. Idéalement, les yeux ne doivent pas «  ciller » ni «  cligner ». Vous verrez qu’au début, ce sera impossible, vous allez cligner comme un hibou, et vos yeux s’empliront de larmes. Laissez faire, observez, et maintenez fermement le cap mais sans acharnement.

 

Comme pour Nasagra mudra, vous allez sentir et faire le lien entre les yeux et le Mulabandha, de façon détendue mais avec une grande concentration.

Tout en vous concentrant sur la flamme, vous allez devenir le témoin de votre souffle à l’intérieur de la colonne.

Vous pouvez entendre en même temps que le souffle, le mantra SO/ HAM ou HAM/SA, comme si c'était le souffle qui vous respirait et non l'inverse.

 

2ème  phase – Durée minimum pour débuter : 1 minute.

 

 Vous allez vous rapprocher un peu et là, vous allez faire aller et venir le souffle comme s’il allait de la flamme aux yeux. Vous vous observez encore avec plus d’acuité en train de faire la pratique en fixant vraiment intensément mais sans tension le point le plus lumineux de la flamme.

Au fur et à mesure, vous prendrez conscience de la nature du «  feu » pour la flamme ET les yeux.

Au bout de trois minutes minimum (plus si vous êtes bien) vous fermerez les yeux pour entrer dans la

 

 

 3ème phase : durée minimum pour débuter : 1 minute

 

Cette fois-ci vous allez littéralement entrer dans la flamme et ne plus voir qu’elle et vous concentrez sur elle. Rien que la flamme. Bien évidemment, les coupures interviendront toujours, le mental se manifestera : observez le simplement et revenez à votre concentration.

Pour renforcer votre concentration vous pouvez fixer avec encore plus d’intensité la flamme, tout en sentant le lien entre les yeux, le Mulabandha et en restant immobile comme une statue.

 

Vous observerez que de fois en fois, la concentration dure plus longtemps avant que le mental ne réapparaisse.

Au début ce sera 1 seconde à peine – et c’est déjà quelque chose de merveilleux que de le sentir -  puis peu à peu, ce temps s’allongera.

 

4ème phase – temps libre

Enfin, vous fermerez les yeux. Et là, vous allez regarder l’image rémanente et vous concentrez de la même façon sur l’image rémanente que vous l’aviez fait les yeux ouverts. Vous resterez ainsi tant que l’image apparaîtra et que vous pourrez maintenir la concentration sur elle.

 

A la fin de la pratique, vous pouvez si vous le voulez vous allongez pour observer. Laissez le souffle reprendre sa place – vous verrez qu’au cours de la concentration, il s’est amenuisé et restez là tranquillement le temps que vous voulez.

 

En conclusion :

Cette technique est réputée pour entretenir la jeunesse des yeux, et apporter beaucoup de calme. Comme toujours, dans nos écoles de yoga, ce n’est pas son objectif premier, mais ces bienfaits sont extrêmement appréciables.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 14:46

Posture et corps physique

 

Dans les écoles de yoga, la question du corps physique n’est pas la plus importante. C’est en Occident, avec l’arrivée du yoga dans les années 1960, que le corps physique est mis au cœur de la pratique. C’est la raison pour laquelle toute une littérature sur le yoga et la souplesse, le yoga et le bien-être a fleuri et continue d’alimenter beaucoup de cours aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis. Mais les yogis avaient bien d’autres visées en pratiquant les postures.

L’Occident a retenu ce qui est visible voir spectaculaire, alors qu’en réalité le vrai travail est intérieur et parfaitement invisible.

 

Un corps en bonne santé ?

Pour les yogis,  maintenir  le corps en bonne santé  est une question pratique : un corps en bonne santé est gage de longévité ; il y a donc une chance de trouver l’éveil au cours de son existence.   

Même si plus modestement, nous ne visons pas «  l’éveil » lorsque nous faisons du yoga, il faut garder à l’esprit que le corps  est le point de départ d’un véritable travail sur nos propres énergies, physiques et mentales avec la possibilité grâce au souffle, de les transformer. Au cours de la pratique, le  travail  se fait sur trois points essentiels : 

La sensation (liée aux différents corps)

Le souffle qui doit se subtiliser jusqu’à s’unir à

La pensée qu’on fixe sur un point

 

Energie et connaissance de soi.

Les énergies sont purifiées, la qualité de l’énergie est transformée, et l’être humain trouve l’unité. On ne prend donc pas une posture pour s’y sentir bien et s’y détendre, mais pour unifier souffle et mental.

Ces écoles de yoga permettent donc un travail profond sur sa propre structure énergétique et mentale, et permettent d’avoir une grande connaissance de soi, même si, une fois encore, le but de ces techniques n’est pas celui décrit précédement.

 

A partir de là, pas besoin de posture puis de contre-posture !

 La progression  se fait en fonction de la structure énergétique  et de la mise en vibration de celle-ci à travers les cakras. D’où le nom parfois donné de yoga de «  l’énergie »

Vous ne trouverez pas non plus de technique préparatoire, ni de technique d’assouplissement.

Si le mental et le souffle sont unifiés, le travail se fait naturellement et progressivement.

 

Posture et symbolique :

Par ailleurs, chaque posture a sa propre symbolique et son propre champ d’action. A chaque fois, à travers la posture, le souffle et la concentration mentale associée, une certaine qualité d’énergie est travaillée et purifiée.

Beaucoup  de postures  qui ont des noms d’animaux, nous rappellent qu’à ses origines, le yoga a été fortement influencé par le shivaïsme et une forme de chamanisme. En prenant la posture du lion, de la tortue, de l’arbre, de l’aigle,  on se relie aux qualités spécifiques de ces animaux et végétaux : à leur force, à leur intériorité, leur intuition, leur connaissance.

 

 

Combien de postures ?

 

On dit qu’il y a  un nombre infini de posture que seul Shiva connaît,  qu’il y a  84000 postures essentielles  et que parmi celles-ci, 8400 sont importantes…   le yoga en a retenu environ   84…

 

Ce sont ces 84 postures que peu à peu vous allez découvrir au fil des séries.

 

Le premier bénéficiaire du travail sur la posture  est bien sûr dans un premier temps le corps physique. Mais on réalise très vite que  l’incidence sur le mental est réel et on voit celui-ci se transformer au fil du temps.

 

On découvre alors que le yoga est une école de patience,  de connaissance de soi, et plus merveilleux, d’unité.

 

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