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Art Et Yoga

  • : Articles sur le Hatha yoga et les formations proposées.
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Bienvenue sur Art et yoga, blog de Valérie Beck,  complémentaire  du site www.art-et-yoga.fr. Vous trouverez dans ces pages de quoi organiser vos séances, découvrir des techniques de yoga, trouver des renseignements sur nos cours par correspondance, et de nombreux autres articles. Diplômée en yoga, yoga nidra, yoga thérapeutique, je suis des études de sanskrit. Pourquoi art et yoga? Parce qu'en parallèle je suis musicienne et danseuse. En Inde, les arts et le yoga permettent d'atteindre Moksha, but ultime de l'art et du yoga!

 

 

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      artetyoga@netcourrier.com

 

24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 16:11

Liste des techniques expliquées ou guidées en ligne ici ou sur ma chaîne youtube

  1. Séance guidée en vidéo de 20 minutes pour débutant
  2. Les étirements du chat guidés, pour libérer les tensions du corps et du mental, assouplir le corps et faire circuler l'énergie. 
  3. Mini salutation au soleil simplifiée pour débutant, pour assouplir, tonifier redonner de l'espace au souffle et libérer les tensions dans la structure énergétique.
  4. Assouplir et libérer les lombaires, en version expliquée, une proposition parmi d'autres ( qui suivront)
  5. Mini-séance de yoga nidra, pour s'apaiser et se ressourcer.

 

 

Les Postures - Asanas

 

A lire pour commencer :

les postures dans les écoles natha

  1. L'arbre- Vrikshasana
  2. La tortue - Kurmasana
  3. La posture de la colombe : rajakapotasana
  4. la demi-sauterelle - ardha shalabasana  fiche
  5. la demi-sauterelle - video
  6. Hanumasana - la posture du roi des singes
  7.  Bekhasana, la posture pour faire circuler le souffle
  8. Trikonasana - la posture des triangles
  9. Jathara pari vartasana, posture de torsion
  10. Setu bandha, le demi pont

 

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 16:23
Séances de yoga

Quelques séances vous sont proposées ici

D'autres suivront bientôt!

Elles sont " prêtes à l'emploi" pour vous aider à construire vos séances

Organiser sa séance, conseils généraux

Séance pour pacifier les émotions

Séance pour faire circuler l'énergie

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 21:28
Stage de yoga à Nogent-sur-Marne,
les 12 - 13 - 14 août 2015

 

 

Fiche d'incription à télécharger à cette adresse : http://www.art-et-yoga.fr/stage-du-12-au-14-aout-2015-a-nogent-sur-marne/

 

Un stage de yoga sera proposé du 12 au 14 août 2015 à Nogent sur Marne, dans une maison particulière : vous pouvez y dormir, cuisiner, profiter du jardin; il y a quatre chambres,  six couchages, deux salles de bain, un jardinet, une belle terrasse, une grande cuisine.

Pour y accéder : RER A, station Nogent sur Marne, où je peux vous récupérer. 

Ce RER est direct de la gare de Lyon ( deux stations)

Ou bien RER E : station Nogent-Le Perreux, où je peux aussi vous récupérer

Ce RER est direct des gares Saint Lazare, de l'Est et du Nord

Voici le lien de la maison  que je loue pour ce stage :   coeurdeplaisance.wix.com/coeurdeplaisance

Il est d'abord proposé aux élèves qui suivent les cours par correspondance mais vous pouvez vous y inscrire si vous êtes intéressés

Nombre de participants maximum : 6

Hébergement possible pour dormir sur place (40 euros en plus pour deux nuits)

Coût enseignement et hébergement (hors repas) : 200 euros

Enseignement seul  pour les 12, 13 et 14  août : 160 euros

 

Le stage est conçu pour approfondir sa pratique et pouvoir poser de nombreuses questions qui trouveront naturellement leur réponse dans le dialogue, la lecture de textes traditionnelles et bien sûr la pratique.

 

PS : les repas et petit déjeuner sont en autonomie dans la maison où à l'extérieur car Nogent sur marne est une ville agréable, où il y a de très nombreux magasins et petits restaurants sympathiques, dont le délicieux Coeur de l'Inde

 

La fiche d'inscription est téléchargeable sur art et yoga, ou bien contactez moi par mail pour que je vous l’envoie en format PDF.

Le stage se fait sous réserve de trois participants minimum, il sera annulé si le nombre de participants n’est pas atteint au 30 juin 2015

Réservation à faire en versant des arrhes de 100 euros à Art et Yoga

Non remboursable après le 30 juin


En savoir plus : http://www.art-et-yoga.fr/news/stage-de-yoga-a-nogent-sur-marne-les-12-13-14-aout-2015/

 

Stage de yoga du 12 au 14 août 2015 à Nogent sur Marne

Programme du stage

 

Le contenu sera défini au fur et à mesure des  requêtes de la part des stagiaires, mais voici le déroulement des différentes journées  ( modulable si besoin)  :

 

Journée  du 12 août :   

14 heures - Prise de contact; questions/réponses

16 heures : Yoga Nidra

17h30 - 19h15 : Hatha yoga

19h30 -21h : dîner

22h : méditation (facultatif)

 

Journée du 13 aout :

 

7 h : activation des énergies, méditation du matin

8h - 9h : petit déjeuner

9h- 12 h : pratique liée au yoga

12h- 13h30 : repas

13h30 -16 h temps libre

16 heures : yoga Nidra

17h30-19h15 : Hatha yoga

19h30 - 21 h : repas

22h : méditation  ( facultative)

 

Journée du 14 août

7 h : activation des énergies, méditation du matin

8h - 9h : petit déjeuner

9h- 12 h : pratique liée au yoga

12h- 13h30 : repas

14h 30 - 16h : yoga Nidra et méditation

16h : bilan autour d'un goûter

Une des quatre chambres de la maison

Une des quatre chambres de la maison

Une autre chambre avec une agréable terrasse

Une autre chambre avec une agréable terrasse

Une des deux salles de bain

Une des deux salles de bain

 

 

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 13:42

 

 

Mon amie Amandine Girard propose un stage de Hatha Yoga en Crète du 11 au 18 avril 2015.

 

Je vous le recommande bien volontiers, surtout que vous pourrez en plus découvrir un peu la Crète, douce île de la Méditérannée

 

Ce stage comprend la pratique du yoga tout au long de la journée, les repas et l'hébergement ( possiblité de chambre seule avec un supplément ) pour 600 euros

 

VOus trouverez toutes les informations sur le site d'Amandine :  http://hathayoga-millau.fr/stages-crete.htm

 

link

 

agave2.jpg

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 09:12

 

 

 

Cet article n'a pour but que de donner quelques clés sur l'un des textes de yoga qui peut accompagner une pratique régulière toute une vie.  D'autres articles de ce type sur d'autres textes suivront.

L'étude complète de ce texte est commentée  dans les séries 5 et 6   des   cours par correspondance  que je propose.

 

upanishads-du-yoga-jean-varenne.jpg

La Kundalini Upanishad

 

 

L’upanisad qui porte ce nom est la réunion de trois textes très différents dont seul le premier correspond au titre de l’œuvre.   

Il existe deux traductions en français, l’une de Jean Varenne (1971) et une autre de Martine Buttex, publiée dans un énorme ouvrage qui réunit 108 upanishad.  Elles étaient autrefois en ligne ; elles en le sont malheureusement plus aujourd’hui.

Il est intéressant de lire les deux traductions qui présentent des variantes.

 

Le but que propose cet Upanisad est d’atteindre le Samaddhi, état béatifique dans lequel Shiva (la conscience) et Shakti (l’énergie) sont unies. Shakti étant bien sûr Kundalini, ce mystérieux serpent lové à la base de la colonne vertébrale après qu’elle ait fini son travail de création et qui s’en ira à notre mort en emportant tout car les cakras disséminés le long de la colonne vertébrale seront percés les uns après les autres, le tout bien sûr en un instant fulgurant.

 

Ce texte donne donc les moyens de l’éveiller Avant la mort en utilisant le souffle,  pranayama, qui est la technique la plus importante. C’est par la maîtrise de la rétention que celui-ci peut faire le travail d’éveil.

 

Comme toujours, le texte est obscur volontairement afin que seul les initiés, les pratiquants puissent l’utiliser comme un aide mémoire plutôt que comme un guide que l’on suit à la lettre. Il y a toujours une volonté de rendre les textes flous car la transmission était, dans ces temps reculés, orale, de maître à élève  après que celui-ci ait été accepté. Le secret sur cette transmission était souvent absolu ; des textes ont toutefois été écrits mais de façon  sibylline  pour que le secret reste total.

 

Ce texte décrit sommairement les pratiques nécessaires à la réussite de Samaddhi ; elle rappelle les étapes préliminaires, comment raffermir Saraswati – autre nom de la Sushumna– décrit quatre types de respiration, puis  les bandhas. Puis elle parle des obstacles à la réalisation de ce programme. Elle évoque aussi la montée de Kundalini – qui vient du sanskrit Kundala qui veut dire bracelet, boucle d’oreille, à cause de ses triples boucles et demi  - dans le canal central jusqu’aux mille pétales où elle s’unit à Shiva. Tout le travail qu’on fait en yoga n’est au final qu’un travail préparatoire pour cette union (qui pour la plupart ne se réalise en fait jamais…)

 

 

L’essentiel du texte avec les slokas correspondants :

 

 

C’est le souffle qui active l’ensemble des souvenirs hérités, c’est le souffle qui peut tout changer, c’est ce qui est dit dès les deux premiers slokas et tout le travail du pranayama va être de purifier l’ensemble de ces contenus hérités pour préparer le travail suivant

 

1 : Les deux causes par lesquelles l’esprit fonctionne ou ne fonctionne pas sont d’une part l’ensemble des souvenirs hérités (le karma) et d’autre part l’air qu’on inhale et exhale inconsciemment.

 

2 : Si l’une de ces causes disparaît, toutes deux deviennent automatiquement inopérantes. Il faut donc veiller au «  bon fonctionnement » des deux mais surtout s’efforcer de maîtriser la respiration.

Ce travail suivant, c’est, bien avant de songer à éveiller Kundalini, d’affermir Sarasvatî, c'est-à-dire de préparer Sushumna qui est le canal central dans la structure énergétique, le long de laquelle se trouvent tous les cakras.

 

8 : Si l’on veut réussir cela il faut affermir la Sarasvatî par où montera l’Energie lovée et s’exercer à la tenue du souffle, l’éveil de la Shakti est à ce prix.

 

 

Les Sloka suivants décrivent le travail à faire sur les canaux latéraux Ida et Pingala  pour préparer Sushumnâ – technique de pranayama comme Nadishodana.

C’est la raison pour laquelle on met ce souffle au programme des débutants, car son apprentissage, lorsque l’on est simple pratiquant, est long et difficile. Mais sans lui, il est vain de vouloir viser autre chose. Et on laisse ce souffle longtemps au programme, tant que les canaux ida et pingala ont besoin d'être purifié. Si on pratique une fois par semaine, on le fera donc toute sa vie...

Dans l’idéal d'une recherche de samadhi, il faudrait le pratiquer trois fois trois ghatika au matin, à midi, et la nuit pendant trois mois, soit trois fois 25 minutes fois 3  par jour environ, c'est à dire pendant quatre heures environ. En plus du reste.

On obtient peu à peu la purification que promet ce souffe en le travaillant régulièrement pendant des220px-Sapta Chakra, 1899 mois

Puis le texte dit qu’il faut déjà conduire la Shakti à l’orifice de Sushumna avant de songer à la faire monter. Et là, les techniques pour y parvenir vont être décrites.

A cela s’ajoute le travail sur la triple contraction : gorge, ventre et anus : les trois Bandhas afin que les souffles vitaux ne se dispersent pas n’importe comment

Ces souffles sont les cinq vayus, localisés dans des centres énergétiques et qui régulent différents types d’activités et d’énergie – Prana, Udana, Samana, apana, Vyana

 

Au Sloka 17, un point de repère est donné : l’affermissement de la Sarasvatî s’accompagne de l’audition du son intérieur ; le pratiquant sait donc que lorsqu’il entend un son intérieur en continu qui varie de puissance et peut s’effacer mais s’intensifie dès qu’il pratique, c’est que le travail d’affermissement a commencé :

 

17 : L’affermissement de la Sarasvatî s’accompagne toujours de l’audition du Son primordial et guérit le Yogin.

 

 

Pourquoi la Sushumna ? Parce que c’est la seule qui peut supporter cette montée sans que tout ne soit immédiatement détruit sur le passage de la Kundalini. Elle est faite pour ce passage, et reste vide et creuse avant.

 

Au Sloka suivant jusqu’au 21, sont expliqués qu’il faut combiner différents souffles entre eux dans le calice ( c’est l’endroit où s’effectue la rétention) ; commence le long et minutieux travail de rétention des souffles, dont la visée n’est pas la performance mais un travail d’alchimiste : changer la fréquence vibratoire de toute la structure énergétique, toujours dans le but de préparer Sushumna

Les souffles cités sont :

Le Bhastrika, Shitali, Ujjâyin, et Surya Bedhana peuvent être envisagés avec de longues rétentions seulement après que Sushumna soit préparée

 

 

Puis après cette description au langage caché comme toujours dans ces textes, suit des Sloka très importants :

 

40 : A ces modes de contrôle du souffle

 

41 : Il est bon d’associer les trois contractions musculaires de la base, du volant et du porteur des lacs.

 

42 : La contraction de la base oblige l’Apâna à inverser son mouvement, grâce à une contraction de l’anus.

Les consignes sont claires : faire des souffles ne suffit pas, si les trois contractions ne sont pas ajoutées. On les connaît, ce sont les trois " verrous", les trois bandhas, sans lesquels il est vain de faire de yoga : mulabandha, jalandhara bandha et uddyana bandha : base, ventre, gorge.

Afin, une fois encore d’obliger les vayus à s’unifier ; sans cette pratique et cette maîtrise, éveiller Shakti est possible mais  le résultat totalement illusoire car rien ne sera ni maîtrisé ni contrôlé. Ele s'éveillera peut être mais dans le chaos et le désordre le plus total.

 

 

On comprend là aussi tout le travail à faire sur les vayus qui règlent le corps énergétique.

 

Vient ensuite la description de la montée de Kundalini au Sloka suivant :

 

43 : L’apâna au lieu de descendre, monte et atteint l’endroit où brille le feu intérieur l’amenant à grandir et à s’accroître.

 

44 : Alors, le feu ainsi attisé, uni à l’apana au cours inversé, parvient là où gît le souffle intérieur ; Il s’enflamme et embrase le corps tout entier.

 

45 : L’énergie-lovée, réchauffée par le feu ainsi allumé par le souffle, s’éveille et se dresse en sifflant comme un serpent qu’agace le bâton du charmeur ; elle entre alors dans la Sushumna par son orifice inférieur

 PE013 circulation-prana

 

Dans les slokas suivants – 48 à 50 - des postures sont conseillés pour accompagner cette montée : la posture de la foudre, qui peut être précédée de la posture de la pince, pashimottanasana - à condition de ne pas faire monter Kundalini plus haut que le ventre, car il convient ensuite pour qu’elle continue son ascension à prendre une posture assise

On voit à quel point ces textes s’adressent à des yogis aguerris et pas à de petits apprentis sorciers

Pour le pratiquant plus modeste, ce texte donne des points de repère essentiels pour comprendre sa pratique en profondeur et donner du sens à ce qu’il fait


Puis des souffles à faire ; c’est un véritable «  mode d’emploi » mais bien évidemment incomplet (46 à 55 -

Dans les Sloka suivant,  -56 à 60 - il y a une énumération qui montre tous les obstacles à cette réalisation ;  cela va du manque de fois au manque d’énergie, de volonté, à la dispersion, à l’attachement encore à ce monde.

 

Les Sloka suivant (61 à 69) la montée est décrite, ainsi que le percement des trois granti : Brahma granti, (animalité) Vishnou granti (personnalité) et Rudra granti (conscience)

 

Là, l’ascension n’est pas finie : Shakti boit l’Amrita avant de finir sa course

 

73 : Libre de tout appétit sensuel, ferme en son yoga, l’adepte concentrant son attention sur cela absorbe alors cette ambroisie comme un sacrifiant boit le soma et par là s’établit à jamais dans la conscience

 

Puis, dernière étape pour Kundalini, atteindre le mille pétale ce que décrivent les slokas 74 et suivant

 

Le texte reviendra une fois encore sur cette description comme en concentré et concluera  de façon sublime puisqu’elle montre que l’homme peut échapper à sa condition de Pashu, c'est à dire faisant partie du troupeau. Le troupeau signifiant qu'il suit le mouvement, sans pouvoir rien faire pour allumer ne serait ce qu'une petite lumière pour éclairer sa vie. Il la vit dans un état de nuit totale, ligoté corps et âme par ses granthis, ses vies antérieures, ses conditionnements, son éducation, la société dans laquelle il vit, son héritage génétique, ainsi de suite, sans rien pouvoir faire du tout...

Même si un sur 100000 seulement atteint cet état, ce possible est dans chaque être humain, qui, par un travail sur ses énergies via le yoga ou tout autre outil de son choix, peut cheminer sur un chemin tout autre que celui du conditionnement et de la lente déchéance du corps vers la mort et la maladie. Chaque être humain porte en soi sa part magique et sa part divine ; il ne tient qu’à lui de l’éveiller, mais rien qu’un tout petit peu, pour donner saveur et conscience à son petit tour sur terre et se rappeler son origine divine.

 

74 :L’énergie lovée monte ensuite jusqu’au centre aux mille pétales, elle abandonne alors les huit éléments, l’eau, la terre, l’air, le feu, l’espace, la pensée, l’intelligence, l’ego. S’emparant de la lumière, de la pensée et du souffle, les tenant étroitement embrassés, elle atteint la conscience (Shiva) ; s’emparant enfin de Shiva lui-même, elle se dissout dans le cakra aux mille pétales !

 

75 : alors, à cet instant même, les deux principes fondamentaux de l’individu, l’activité et la lumière se dissolvent à leur tour en Shiva ; se dissolvent aussi les deux formes du souffle vital,  l’inspiration et l’expiration qui ont atteint leur point d’équilibre. Le yogi soudain  devient gigantesque cependant que s’amenuisent en lui les éléments de la personnalité ainsi que la pensée et la faculté de parler.

 

76 : Les souffles s’agitent en tous sens, comme l’or en fusion dans le creuset de l’alchimiste. Le corps grossier se mue enfin en sa forme divine.

 

77 : Débarrassé de toutes entraves, délivrées de l’état de stupeur où le maintenait sa condition captive, le corps subtil resplendit.

 

78 : Il est fait de pure conscience, il est l’essence même de la personne puisqu’il n’est autre que le Soi présent dans tous les êtres.

 

79 : C’est là, dit on, la véritable délivrance qui libère du karma et du temps, apparences pIndeSerpents3.JPGareilles à l’illusion qui fait prendre une corde pour un serpent.

 

 

Afin de bien   comprendre cette fin de texte, il faut être familier avec la philosophie du Samkhya qui considère  l’ego, l’intelligence, la pensée comme des outils au même titre que les sens  qui sont littéralement "abandonnés" avec l’éveil de Kundalini. C'est à dire que la personnalité toute entière est anéantie, elle disparaît.

Tous ces éléments figurent au rang des tattvas.

 

Le texte dit aussi clairement que le Soi est dans chaque être humain, tous sans exception

Autrement dit, une part divine est en chacun des êtres vivants

 

87 c’est cela la vraie délivrance, par elle on échappe au karma et l’on connaît la béatitude !

 

 

 

Le mot de la fin :

 

Ce mode d'emploi en abrégé de l'éveil de Kundalini et que l'on peut trouver en ligne avec les commentaires de Martine Bultex ( traduit de l'anglais)  ouvre la porte sur le merveilleux

Il n'est bien sûr pas question pour l'homme ordinaire de pouvoir réaliser ce programme mais s'il peut déjà éveiller un peu la belle Kundalini endormie dans le premier cakra, il verra sa vie se transformer complètement. 

D'autres parts, ce texte qu'on peut avoir sous la main lors de ses propres pratiques, est à lire et relire jusqu'à le connaître par coeur, parce que ce sont ces textes là, précisément, qui donnent tout leur sens à une pratique personnelle : on comprend pourquoi il faut sans relâche travailler sur ida et pingala, affermir la sushumna, la chauffer, la préparer, faire les verrous, maîtriser les souffles, pourquoi pashimottanasana vient toujours dans les premières postures...

 

Je vous laisse méditer sur ce texte donc voici le lien: 

http://www.lesconfins.com/YogaKundaliniUpanishad.pdf

Vous pourrez télécharger et imprimer le texte pour l'avoir sous la main

 

Ou bien vous procurer celle de Jean Varenne comme l'image ci dessus, traduite du sanskrit et non de l'anglais par lui même

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 09:44

 

 

fiche extraite de la série 2 des cours que je transmets

Kurmasana

 

 

Kurma : la tortue

Asana : posture

Donc posture de la tortue.

Il existe  différentes versions de  la posture  de la tortue

 

But : Celle que nous aborderons aujourd’hui est une technique d’intériorisation.

Le retrait des sens est appelé en yoga «  pratyahara ».

C’est l’étape qui précède les états méditatfis

Vous connaissez déjà cela : par exemple, lorsque vous êtes absorbé par quelque chose, vous n’entendez plus les bruits autour de vous, ou bien, le monde visuel disparaît, vous vous retirez à l’intérieur de vous. Mais cela, vous le faites sans y penser.

Des techniques comme Kurmasana apprennent à s’intérioriser consciemment et permettent d’étonnants voyages intérieurs mais surtout, ils permettent de préparer peu à peu  les états méditatifs

En outre, elle va créer un lien puissant entre la base et le front, symboliquement entre les énergies de la terre représentées par le Muladhara et celle du ciel, représenté par Ajna.

La Sushumna qui les relie est donc magnétisée de façon très subtile

Beaucoup de choses à chercher et à découvrir donc dans cette pratique

 

 

Chez les Natha : Cette position est  préparatoire à des états d’arrêt de la pensée et de souffle.

Donc nous voyons aujourd’hui une technique au long cours, que vous pourrez pratiquez très longtemps et que par la suite vous utiliserez dans tel ou tel but que vous aurez vous-même défini.

Pour la gestuelle, il faut  pouvoir  rester longtemps immobile,  avec une aisance profonde.

Donc à vous de trouver la position du corps qui soit la plus confortable. Vous pouvez accommoder. Regardez les vidéos pour cela.

 

Prendre la posture

 

Vous vous asseyez et vous joignez les plantes de pieds en mettant les jambes en losange. Les bras vont sous les mollets et vous descendez le buste.

 

  1. Si vous le pouvez, si vous êtes souple, vous posez le front sur la plante des pieds.  Le dos reste bien plat pour que la tête reste bien dans l’axe, c’est la charnière du bas qui doit travailler. Les mains reposent sur les pieds.

 

  1. Si vous n’êtes pas assez souple, mettez préalablement  un coussin sur vos pieds pour pouvoir y poser le front afin de ne pas courber trop le dos.

 

  1. Si vous êtes extrêmement souple ou qu’au fil du temps vous le deveniez vous pouvez aussi  mettre les pieds plus loin devant vous  et  poser le  front sur le  sol,  le crâne  contre les talons, les coudes bien calés sur le sol.

 

Drishti : le regard peut être posé sur le bout du nez ou levé vers le haut du front ;  essayez de le garder fixe même si par la pensée, vous suivez le trajet. Les yeux, eux, ne doivent pas bouger, juste la pensée qui peut (ou pas, au choix) accompagner le trajet du souffle.

 

 

 

Souffle : On travaille sur les souffles Samavritti, c'est-à-dire le souffle égalisé vu dans cette série soit :

 

1)      On inspire de la base au front sur un compte, et on expire sur le même compte en essayant au fur et à mesure d’allonger ; on rajoute donc un compte à la fois jusqu’à atteindre son maximum dans lequel on reste un petit moment. Ce trajet fait aller du cakra de la base, les énergies telluriques, au Ciel. On observe ce qui se passe.

2)      On inspire de la base au front sur un compte, rétention poumon plein le même compte dans Ajna qui représente le ciel, la spiritualité, mais aussi la mort, on expire le même compte, puis on tient  à poumon vide dans la base, dans la terre, le Muladhara et on crée un lien entre Ajna, les énergies du ciel, les énergies spirituelles et Muladhara, les énergies de la terre, de notre animalité.

On peut aussi faire l’inverse : expirer vers Ajna et inspirer vers Muladhara. On peut aussi changer pendant la pratique.

 

Mantra : si possible, entendre le son Om, en séquence (vous le calez sur vos comptes c'est-à-dire que vous le répétez un nombre de fois identique à vos comptes)

 

 Il faut avant tout :

 

  • Trouver une aisance dans cette première position
  • Intérioriser sa pensée, ressentir qu’on s’isole, observer les jeux de plein et de vide.
  • Faire le lien entre les énergies du bas et du haut, terre/ ciel, animal/spiritualité, trouver quelque chose qui ne divise pas

 

Tout l’espace intérieur doit s’ouvrir et au cœur de notre propre coquille on ressent qui on est, d’où on vient, ou on va, tout se mettra en place au fur et à mesure.

 

Durée : de cinq minutes pour commencer à un Ghatika (25 minutes environ)  quand vous serez familier de cette posture

 

C’est difficile ?

 

Pour certains d’entre vous, la posture sera très difficile, le temps que les hanches s’assouplissent ce qui libérera toute  l’énergie créatrice qui est générée dans cette zone ainsi que l’énergie sexuelle, les deux provenant des deux premiers cakras.

L’énergie sexuelle dans les écoles de hatha-yoga est une énergie puissante, qui peut être utilisée ou pas mais qui assure au corps sa jeunesse, sa santé, sa créativité. C’est Ojas dont nous reparlerons plus tard.

 

Bienfaits physiques :  

  • Met l’individu dans le calme, le recul
  • Soigne le plancher pelvien
  • Meilleure digestion
  • Très régulatrice du sommeil et de la peur de la mort
  • Permet du coup de garder l’état de conscience dans le sommeil si on la pratique beaucoup
  • Assure une longue vie

 

Durée : Commencez au début par la tenir 2 ou 3 minutes et jusqu’à 5 minutes si possible pour cette série. Puis vous allongerez progressivement par la suite.

 

 Symbolique : les écoles de yoga ont dans leurs lointaines origines un lien avec le chamanisme. Vous pouvez donc en faisant cette posture vous reliez à l’eau, à la fraîcheur, et devenir une tortue, comme un chamane le ferait. Vous trouverez alors des choses, des compréhensions profondes.

 

 

CD audio

3 versions

1 – version de base, avec une simple observation du souffle – 3 minutes

2 - version intermédiaire avec allongement de souffle en deux parties, vous pouvez vous arrêter au milieu c’est prévu, la technique se prolongera avec des rythmes un peu plus poussés, durée 5 + 3 minutes

 

par la suite, version guidée sur 20 minutes

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 22:05

5-anahata.jpg

 

RAJAKAPOTASANA

 

 

Raja : royal

Kapota : colombe

Asana : posture

Posture de la colombe royale

C’est une posture latéralisée dont on verra  juste une version de base aujourd’hui pour s’habituer peu à peu à la prendre

On verra le cycle complet plus tard qu’on peut faire en asana unique, car la série peut durer 25 minutes, comme celles des crocodiles.

 Il est bon de déjà préparer tranquillement l’approche de techniques exigeantes sur le plan du souffle en installant tranquillement les choses.  Cette posture qui est souvent présentée comme La Posture de la souplesse (tout comme Natarajasana) peut se faire  très simplement, sans cambrure de dos vertigineuse ; le travail de souffle se fera tout aussi bien !

 

C’est une Posture axée sur les énergies du cœur qu’il faut faire les yeux fermés.

 

Travailler sur le cakra  du cœur  débloque tout ce qui est lié à l’hypersensibilité puisque ce cakra, est le siège des qualités egocentriques qui ont leur pôle opposé.

 

Sur le plan physiologique, elle est très puissante pour la colonne vertébrale, pour la sphère endo-abdominal et sexuelle : remet tout en place

Elle a    aussi une influence sur thymus, thyroide, surrénales

 

Comme elle travaille sur le cakra du cœur,  qui est un grand dévoreur de souffle pneumatique, elle   peut aussi préparer au déblocage du souffle qui va se subtiliser après s’être pacifié puis purifié dans ce cakra, donc elle peut préparer de grands pranayamas. Faite régulièrement, elle prépare peu à peu au petit pranayama qui est un cycle de respiration sur le rythme 8- 32 – 16 qu’on abordera plus tard.

Elle n’est pas très facile car est  exigeante dans le temps et la durée, à cause du souffle, précisément.

 

Prendre la posture :

 

On se met dans la posture du diamant. Sur une expiration : jambe gauche en arrière. On reste en appui sur le talon droit. La main gauche se pose sur la main droite qui est sur le genou droit

On fait trois souffles,  pour commencer puis au fil du temps : cinq, sept souffles, suivant le temps des rétentions.

On commence modeste, comme on peut, tant pour la prise de la posture que pour le travail de souffle,  puis on allonge jusqu’au 4 16 8, ce qui fait un souffle toutes les 40 secondes environs. C’est déjà très bien, pour une première année de cours.

Ensuite sur une expiration on ramène la jambe gauche dans la position du diamant

Sur l’expiration suivante on tend la jambe droite et on répète le processus

Physiquement, il faut que la colonne vertébrale soit perpendiculaire au sol, il ne faut pas que la poitrine soit penchée en avant. La jambe arrière doit être le plus tendue possible. On est assis sur le talon. Dans la mesure du possible : jambe arrière bien dans l’axe

Points d’attention importants.Il faut aussi faire en sorte de ne pas être trop appuyé sur les genoux. Il faut éviter de s’appuyer sur ses mains

 

Visualisation : dans l’axe,  au début, puis dans le chakra du cœur

Mantra : des mantras doux comme So Ham – Ham Sa ou OM tout du long

Durée : une minute au début sera peut être suffisant ; puis 3 minutes par côté jusqu’à 5 pour un vrai travail en profondeur sur le cakra du cœur

 

Sur internet, on voit sa version «  tape à l’œil » ; c'est-à-dire effectuée par de jeunes, belles et très souples personnes qui posent avec grâce la tête sur leur pied et se cambre sans effort. C’est impressionnant et c’est très très beau… mais ça n’est pas du yoga, juste une forme physique, très belle pour l’œil, mais énergétiquement, il ne se passe rien !...

 

Rassurez-vous, il n’est pas nécessaire d’avoir cette souplesse pour travailler sur le cakra du cœur, le purifier et ouvrir  son espace et ses lumières !.... le yoga est finalement fort démocratique !

 


 

 

 

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 09:36

Shivagorkshababaji 1


Séance pour pacifier le coeur et les émotions

 

Avant de vous proposer quelques techniques à faire lorsque le coeur est trop remué ou le mental trop agité, une règle toute simple à appliquer pour vous permettre de créer vous mêmes vos séances

 

1) Mental et souffle étant liés, il faudra donc faire un travail sur ce dernier afin de pacifier le mental

 

2) Le cakra du coeur étant le siège de l'ego - dans ses dimensions egotiques ou au contraire impersonnelles - et des vents qui agitent l'être humain - il faudra obligatoirement faire une posture qui met en vibration ce centre et le purifie

 

3) finir la séance en cadavre - shava - pendant quelques minutes en laissant défiler les images du mental sans s'y attacher peut être une bonne conclusion en relâchant bien les muscles et les tensions du corps

 

Pour aujourd'hui, je vous propose donc :

 

*  En entrée : le souffle de Kapalabathi, car il purifie le mental; son nom voulant dire la lumière dans le crâne - le faire sur 5 minutes

* ensuite au choix : l'arbre, ou gomukhasana - la posture de la tête de vache -  en portant le souffle dans le coeur, ou Marici asana, très belle asana assez simple à prendre si vous utilisez un lien au cas où vos épaules sont trop raides qui est celle que je vous recommande si vous êtes débutant

pour toutes ces postures, au moins 6 minutes en tout, donc 3 par côté; vous pouvez bien sûr les faire sur une durée plus longue.

 

Si vous êtes déjà bien avancé, vous pouvez prendre le demi cheval, posture souveraine, extraordinaire même pour pacifier le coeur et nous plonger dans les qualités les plus belles et les plus lumineuses de ce centre

 

*Vous ferez ensuite un  hasta drishti sur cinq à dix minutes car la aussi les tensions du mental vont s'apaiser d'elle même si vous laissez bien le souffle libre

 

* Ensuite, vous pourrez faire un souffle sur le rythme 1 4 2  pour arriver jusqu'au petit pranayama en vous concentrant sur le cakra du coeur : le double triangle, les douze rayons, le linga doré...sur cinq minutes au moins   - il est possible si vous en avez l'habitude d'aller jusqu'à un gathika, c'est à dire environ 25 minutes

 

*Et finir soit en concentration sur ce centre ( à l'inspir vous voyez les pétales se déployer et à l'expir vous vous retrouvez dans le cakra, les pétales se referment et vous visualisez les éléments du centre) - de cinq minutes à ce que vous voulez....les concentrations peuvent être infini

 

* Soit finir  en shavasana - 

 

Soit faire les deux

 

La séance au minimum vous prendre environ une demi-heure environ et délivrera ses bienfaits; à faire deux fois dans la semaine, sur plusieurs semaines si nécessaire. Elle peut aussi durer une heure et demie, voir plus.

En yoga, il est inutile de changer tous les jours de techniques, car c'est la répétition qui permet aux énergies de se mettre en place;... sinon, on ne fait que tout survoler et rien ne peut s'inscrire en profondeur!

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 12:13

GaneshDancing 8

 

 

Proposition de séance

Faire circuler et retrouver de l’énergie

 

 

 

Quel est le but de cette séance ?  Retrouver du dynamisme, de l’énergie !

Quand la faire et combien de fois la faire ?  Quand vous voulez, matin ou soir, même si c'est mieux de la faire le matin ou dans la matinée,  mais au moins sur quinze jours pour en sentir les effets  et au minimum tous les trois jours, c'est à dire au moins deux fois par semaine, trois fois étant une " bonne dose". 

Elle est souveraine pour faire circuler l’énergie qui a tendance à se bloquer parfois ( mauvaise gestion du stress, accumulation de fatigue, contrariétés à répétition) et est parfaite aussi  quand on se sent un peu mou, sans tonus.

Bien évidement, avant de commencer la séance, il est important de savoir pourquoi on la fait et ce qu’on cherche à travers chaque pratique.

 

Voici la  proposition de séance qui peut durer environ 1 heure, plus ou moins suivant le temps que sera gardée  chaque technique. Les jours où vous n'avez pas de temps, faites la sur un temps très court, les autres jours, allongez vraiment votre temps de pratique

Donc durée : de 0h30 à 1h30

 

L’ordre est : une posture d’entrée, deux asanas, un mudra, un souffle, une concentration

 

1 Bhastrika ou Uddyana bandha

Un souffle qui chauffe et prépare sushumna ( Souffle de Bhastrika avec Ram et Ksham ) ou bien un geste ( mudra - Uddyana bandha)  qui tire l’énergie de la base pour la faire monter dans le ventre, puis jusque dans la gorge pour ensuite diffuser dans toute la structure énergétique via l’axe est tout à fait approprié. A vous de voir ce que vous préférez, ou bien alternez ces deux pratiques, souveraines pour éveiller le feu. 

Durée : au moins cinq minutes – 10 à 15 minutes étant une bonne dose

 

2 Utkatasana est une posture qu’on peut faire sur un temps court et qui redynamise bien, c’est aussi une posture qui aide à garder le cap quand la mer est agitée. Elle se fait debout et il est bien de mettre les postures debout en début de séance. Technique qui prévient l’arthrose aussi.

En la prenant, adoptez soit l'allongement de souffle, soit le rythme 1 4 2 - fixer un point que vous ne perdrez pas; mulabandha obligatoire  et kechari si vous pouvez

Les bras vont au dessus de la  tête, mais jointes et coudes tendus, sauf pour les cardiaques, qui pourront la faire en dynamique.

Durée : 3 à 5 minutes sont suffisants pour cette technique

 

OU Si vous n’aimez pas Utkatasana, vous pouvez faire à la place Dandasana, qui permet non seulement de faire circuler l’énergie mais aussi de défaire les tensions. 

 

3 Pashimottanasana est parfaite pour activer les points du feu, mettre sushumna en vibration et  là aussi diffuser l’énergie dans toute la structure ; un peu comme une chaudière qu’on nettoie avant de la remettre en route puis de la faire tourner à plein régime. 


Durée : au moins cinq minutes – 10 à 15 minutes sont une bonne dose

Différents souffles sont possible, vous pouvez commencer par un souffle de bhastrika puis  passer au rythme samavritti 1 4 2 en visualisant le souffle qui tourne en boucle

Yeux en shambavi, langue en kechari et mulabandha tenu : impératif, sinon, il ne se passera rien !

Mantra : celui du feu : ram, pendant les rétentions à plein – rhim, si vous faites des tenues à vide

 

4 Hasta drishti  ( mudra) : merveilleuse petite technique qui défait les tensions et active les points du feu, elle est ludique, elle met de bonne humeur, elle donne du tonus ! Et l'air de rien, bien qu'elle soit plutôt facile à faire, elle amène beaucoup d'énergie, recentre, dynamise et apaise en même temps.

 

Durée : de 5 à 15 minutes

 

5 Souffle : Nadishodana sur le rythme 1 4 2   pour rééquilibrer ida et pingala. Le rééquilibrage des énergies peut être fait dans une séance à part, mais ce souffle est tellement important, qu'il ne faut pas hésiter à l'intégrer à chaque fois qu'on peut!

 

OU bien le souffle de Bhastrika si vous avez opté pour Uddyana bandha en technique d’entrée 

Durée : au moins sur 10 minutes – 15 à 25 minutes sont recommandées

 

  Et pour finir, une concentration qui peut déboucher sur une méditation. La différence? L'arrêt du mental, donc du souffle.... non souffle et non pensée.... impossible? Pratiquez régulièrement et vous verrez par vous même...!


6 Concentration sur le souffle, pour finir, tout simplement que vous pouvez faire suivre si vous le souhaiter d’une technique de relaxation

 

Durée pour la concentration : 10 minutes au moins

 

Durée pour la relaxation : 5 minutes et plus

 

Les techniques qui ne sont pas décrites le seront prochainement au moins succintement

D’autres séances types seront proposées prochainement.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 15:59

Suite du résumé du livre " la voie du Tantra"

 

Aujourd'hui, partie deux intitulée  Art

 

Art

 

L’art tantrique  - il serait d’ailleurs plus juste de parler d’iconographie pour toutes les représentations visuelles - est une métaphysique visuelle. La notion d’esthétisme participe du plan divin ; la vibration esthétique puissante est indissociable de la forme spirituelle.  En langage plus simple, fond et forme ont autant d’importance l’un que l’autre et du tout naît le beau.  Ce beau à vocation de :

 - Restituer l’expérience de l’unité pour permettre une mise vibration du  « spectateur » ;  grâce à l’extase esthétique, si elle surgit, le spectateur ressentira peut être, au moins temporairement, cette unité.

Si l’on prend la danse, art et  rituel se rejoignent et  le danseur en se reliant au plan divin, agit sur le public un peu comme un yantra. Il permet au public de se relier à son tour, et donc d’entrer en contact avec la réalité transcendantale. Et là encore de ressentir l’unité.

- Soit de construire au fur et à mesure de la méditation cette expérience d’unité qui se révèle au fur et à mesure, le dessin accompagnant, reflétant et conduisant tout à la fois cette expérience.

 

Le yantra

 

C’est une pure configuration géométrique. Certains sont élaborés par étape au cours du processus de la méditation comme expliqué plus haut. D’autres servent de support, de guide pour la méditation.

Certains yantras représentent des divinités ; non pas que les Tantriques croient en tel ou tel dieu, non. C’est une façon de  représenter symboliquement des qualités de l’ énergie via  ces divinités.

D’autres yantras sont  des modèles énergétiques du cosmos.

 

Comme pour le mantra, c’est à la vibration que s’intéressent les tantriques car c’est un principe cosmologique primordial, d’où proviennent toute  structure et tout mouvement. Si nous pouvions passer derrière les apparences, nous verrions des structures statiques comme des modèles vibratoires.  Ils révèlent différents degrés de la réalité qui implique le cosmos, l’infini, le temps, l’espace, le jeu de la polarité. Dès lors qu’on interprète l’infini en termes finis, on est obligés d’exprimer l’illimité de façon relative, en créant des modèles mathématiques d’espace virtuel.

 

Le point zéro/ Bindu

 

La représentation minimale de la conscience omnipénétrante est le point mathématique de dimension zéro, bindu, placé au centre du yantra.

Bindu est le degré ultime de puissance auquel une chose ou une énergie puisse être condensée. «  Au-delà des  tattvas est le Bindu »


Les autres formes :


Le cercle met en contact avec  l’unité, le carré avec la qualité matérielle de la nature, le triangle avec  toutes les triades qui sont au cœur de la pensée tantrique – mondes, gunas, tattvas, etc -,

Le triangle pointée vers le bas est Shakti et vers le haut Shiva, imbriqués, c’est l’union de Shiva/Shakti, réunit par leurs sommets, c’est le tambour destructeur de Shiva, ainsi de suite…

La projection du symbole est souvent directe, hardie de telle sorte que même une petite miniature peut ouvrir les portes de l’esprit.

 

Selon le TantraRaja tantra, il existe 960 yantras, dont le plus célèbre est le Sri Yantra qui a dû être conçu très anciennement et transmis à travers les siècles. Le Kamakalavilasa en a révélé la nature, la signification, la construction et l’application et l’on trouve également la description de sa structure dans le Saundaryalahari, traditionnellement attribué à Shankara.

C’est une figure formée par la rencontre de 9 triangles avec cinq tournés vers le bas et 4 vers le haut, centré autour du Bindu. Dans ce yantra s’inscrit la création, car ce point est la suprême Shakti qui croit et prend la forme d’un triangle, puis arrive la polarité puis deux points supplémentaires pour former une triade. C’est le désir originel dans le processus créateur, signe d’évolution, et qui représente le principe de la création.

A partir de là s’opére tout le processus créateur qui part du plan le plus subtil pour aller au plan vibratoire plus grossier, ces mots n’ayant aucune connotation péjorative puisqu’ils traduisent juste ce processus créateur.

Sont associés des lettres de l’alphabet sanskrit, puis d’autres figures découlent des 9 triangles  et ainsi de suite jusqu’à décrire toute la création du cosmos.

Ce yantra comme la plupart  des mantras – voir tous –  a été élaboré à partir de révélation intérieure et non pas avec des calculs mathématiques.

 

Dans les traditions tibétaines, ce sont plutôt des mandalas qui jouent le rôle des yantras. Le disciple apprend à intérioriser lui aussi le mandala, chaque étape de l’intériorisation correspondant à une progression intérieure vers l’unité.

 

Corps subtil et sa représentation

 

Les centres énergétiques les plus importants sont représentés comme des lotus, dont la symbolique montre qu’avec l’éclosion la condition de base qui est ignorance et obscurité peut être dépassée dans un sublime déploiement d’énergie et de conscience.

Chaque centre énergétique a un certain nombre de pétale, le dernier étant le Saharasha, le lotus aux mille pétales.

 

Dans le cakra de la base, la Kundalini-Shakti endormie qui a fini son travail de création, dort sous la forme d’un serpent  qui se mort la queue, enroulé trois fois et demi sur lui-même, autour d’un linga.

L’énergie qui irradie de ces centres est représentée par une spirale.

 

Quand à la pure conscience, elle est représentée dans l’absence de formes mais le champ est saturé de couleurs.

613vpmZ2-lL. SY450

 

 

Cosmogrammes

 

Certaines représentations figurent les origines de l’univers, on trouve des cartes cosmologiques et astrologiques, on trouve aussi la représentation de l’homme cosmique, ou encore des diagrammes qui figurent Jambu-dvipa, le continent insulaire central dans le système cosmologique.

 

Concrètement, par exemple, l’univers est composé de trois zones, au centre desquelles figure le mythique Mont Meru, entouré par la terre, ou Jambu dvipa entouré lui-même par sept cercles. Au-delà du dernier cercle, on est dans le non-univers, Aloka. Par un dessin simple, le cosmogramme amène d’une façon fulgurante une notion abstraite qui résume la philosophie tantra.

 

Les dimensions symboliques du Purusha cosmique lui font atteindre les dimensions de l’univers, sous-tendant via cette représentation que ces possibilités sont inclus dans  chaque être humain. Donc chaque être humain a la possibilité de réaliser le soi et de devenir l’univers et le non-univers.

 

 

Représentation de Prakriti

 

Kali.png

 

Les représentations de la «  nature-énergie » sont parfois déroutantes, lorsqu’elles prennent les visages terrifiants de Kali par exemple ;  là encore, il n’y a pas de croyance en une idée, mais simplement la représentation d’un concept via une personnification sous les traits d’une déité.

Kala veut dire fragmentation ; Kali est celle à qui tout est soumis, c'est-à-dire la destruction inexorable par le temps. Elle est souvent représentée en noir car «  toutes les couleurs disparaissent dans le noir, de la même façon, tous les noms et les formes disparaissent en elle » ( Mahanirvana tantra). En regardant cette kali avec tous ces symboles, les illusions peuvent cesser en un instant et une compréhension profonde et intuitive faire naître comme un saisissement de compréhension immédiate qui va au-delà de l’effroi que peuvent provoquer ces images.

 

Cette nature-énergie a plusieurs représentations possibles, chacune symbolisant une forme de cette énergie. Ce ne sont pas des «  entités séparées » mais la même avec des qualités différentes.

 

Quand aux sculptures érotiques de différents temples tantriques, elles parlent de l’union de Shiva avec sa Shakti, c'est-à-dire l’union de la conscience et de l’énergie.

 

La théorie du rasa :

 

Développée par Abhinavagupta au 10ème siècle, elle donne une clé pour comprendre les états de conscience impliqués par l’imagerie tantrique.

Rasa, c’est l’émotion la plus haute qui naît d’un «  choc » esthétique liée à une compréhension intuitive, comme si une brèche se faisait  dans la compréhension, par delà les sens et l’intellect pur.

 

Il y a cependant neuf rasas abstraits qui mettent en vibration différents gunas ( tamas, rajas, sattva)

 

Les temples et les tracés d’urbanisme ont aussi été influencés par les yantras et les mandalas, en se calquant sur les formes géométriques simples : triangle, carré, cercle

Selon les principes tantriques, les orientations des temples devait créer créer un microcosme à l’image du macrocosme.

 

64-yogini-temple-2.jpgtemple des 64 yoginis

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