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Art Et Yoga

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 13:42

 

 

Mon amie Amandine Girard propose un stage de Hatha Yoga en Crète du 11 au 18 avril 2015.

 

Je vous le recommande bien volontiers, surtout que vous pourrez en plus découvrir un peu la Crète, douce île de la Méditérannée

 

Ce stage comprend la pratique du yoga tout au long de la journée, les repas et l'hébergement ( possiblité de chambre seule avec un supplément ) pour 600 euros

 

VOus trouverez toutes les informations sur le site d'Amandine :  http://hathayoga-millau.fr/stages-crete.htm

 

link

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 09:12

 

 

 

Cet article n'a pour but que de donner quelques clés sur l'un des textes de yoga qui peut accompagner une pratique régulière toute une vie.  D'autres articles de ce type sur d'autres textes suivront.

L'étude complète de ce texte est commentée  dans les séries 5 et 6   des   cours par correspondance  que je propose.

 

upanishads-du-yoga-jean-varenne.jpg

La Kundalini Upanishad

 

 

L’upanisad qui porte ce nom est la réunion de trois textes très différents dont seul le premier correspond au titre de l’œuvre.   

Il existe deux traductions en français, l’une de Jean Varenne (1971) et une autre de Martine Buttex, publiée dans un énorme ouvrage qui réunit 108 upanishad.  Elles étaient autrefois en ligne ; elles en le sont malheureusement plus aujourd’hui.

Il est intéressant de lire les deux traductions qui présentent des variantes.

 

Le but que propose cet Upanisad est d’atteindre le Samaddhi, état béatifique dans lequel Shiva (la conscience) et Shakti (l’énergie) sont unies. Shakti étant bien sûr Kundalini, ce mystérieux serpent lové à la base de la colonne vertébrale après qu’elle ait fini son travail de création et qui s’en ira à notre mort en emportant tout car les cakras disséminés le long de la colonne vertébrale seront percés les uns après les autres, le tout bien sûr en un instant fulgurant.

 

Ce texte donne donc les moyens de l’éveiller Avant la mort en utilisant le souffle,  pranayama, qui est la technique la plus importante. C’est par la maîtrise de la rétention que celui-ci peut faire le travail d’éveil.

 

Comme toujours, le texte est obscur volontairement afin que seul les initiés, les pratiquants puissent l’utiliser comme un aide mémoire plutôt que comme un guide que l’on suit à la lettre. Il y a toujours une volonté de rendre les textes flous car la transmission était, dans ces temps reculés, orale, de maître à élève  après que celui-ci ait été accepté. Le secret sur cette transmission était souvent absolu ; des textes ont toutefois été écrits mais de façon  sibylline  pour que le secret reste total.

 

Ce texte décrit sommairement les pratiques nécessaires à la réussite de Samaddhi ; elle rappelle les étapes préliminaires, comment raffermir Saraswati – autre nom de la Sushumna– décrit quatre types de respiration, puis  les bandhas. Puis elle parle des obstacles à la réalisation de ce programme. Elle évoque aussi la montée de Kundalini – qui vient du sanskrit Kundala qui veut dire bracelet, boucle d’oreille, à cause de ses triples boucles et demi  - dans le canal central jusqu’aux mille pétales où elle s’unit à Shiva. Tout le travail qu’on fait en yoga n’est au final qu’un travail préparatoire pour cette union (qui pour la plupart ne se réalise en fait jamais…)

 

 

L’essentiel du texte avec les slokas correspondants :

 

 

C’est le souffle qui active l’ensemble des souvenirs hérités, c’est le souffle qui peut tout changer, c’est ce qui est dit dès les deux premiers slokas et tout le travail du pranayama va être de purifier l’ensemble de ces contenus hérités pour préparer le travail suivant

 

1 : Les deux causes par lesquelles l’esprit fonctionne ou ne fonctionne pas sont d’une part l’ensemble des souvenirs hérités (le karma) et d’autre part l’air qu’on inhale et exhale inconsciemment.

 

2 : Si l’une de ces causes disparaît, toutes deux deviennent automatiquement inopérantes. Il faut donc veiller au «  bon fonctionnement » des deux mais surtout s’efforcer de maîtriser la respiration.

Ce travail suivant, c’est, bien avant de songer à éveiller Kundalini, d’affermir Sarasvatî, c'est-à-dire de préparer Sushumna qui est le canal central dans la structure énergétique, le long de laquelle se trouvent tous les cakras.

 

8 : Si l’on veut réussir cela il faut affermir la Sarasvatî par où montera l’Energie lovée et s’exercer à la tenue du souffle, l’éveil de la Shakti est à ce prix.

 

 

Les Sloka suivants décrivent le travail à faire sur les canaux latéraux Ida et Pingala  pour préparer Sushumnâ – technique de pranayama comme Nadishodana.

C’est la raison pour laquelle on met ce souffle au programme des débutants, car son apprentissage, lorsque l’on est simple pratiquant, est long et difficile. Mais sans lui, il est vain de vouloir viser autre chose. Et on laisse ce souffle longtemps au programme, tant que les canaux ida et pingala ont besoin d'être purifié. Si on pratique une fois par semaine, on le fera donc toute sa vie...

Dans l’idéal d'une recherche de samadhi, il faudrait le pratiquer trois fois trois ghatika au matin, à midi, et la nuit pendant trois mois, soit trois fois 25 minutes fois 3  par jour environ, c'est à dire pendant quatre heures environ. En plus du reste.

On obtient peu à peu la purification que promet ce souffe en le travaillant régulièrement pendant des220px-Sapta Chakra, 1899 mois

Puis le texte dit qu’il faut déjà conduire la Shakti à l’orifice de Sushumna avant de songer à la faire monter. Et là, les techniques pour y parvenir vont être décrites.

A cela s’ajoute le travail sur la triple contraction : gorge, ventre et anus : les trois Bandhas afin que les souffles vitaux ne se dispersent pas n’importe comment

Ces souffles sont les cinq vayus, localisés dans des centres énergétiques et qui régulent différents types d’activités et d’énergie – Prana, Udana, Samana, apana, Vyana

 

Au Sloka 17, un point de repère est donné : l’affermissement de la Sarasvatî s’accompagne de l’audition du son intérieur ; le pratiquant sait donc que lorsqu’il entend un son intérieur en continu qui varie de puissance et peut s’effacer mais s’intensifie dès qu’il pratique, c’est que le travail d’affermissement a commencé :

 

17 : L’affermissement de la Sarasvatî s’accompagne toujours de l’audition du Son primordial et guérit le Yogin.

 

 

Pourquoi la Sushumna ? Parce que c’est la seule qui peut supporter cette montée sans que tout ne soit immédiatement détruit sur le passage de la Kundalini. Elle est faite pour ce passage, et reste vide et creuse avant.

 

Au Sloka suivant jusqu’au 21, sont expliqués qu’il faut combiner différents souffles entre eux dans le calice ( c’est l’endroit où s’effectue la rétention) ; commence le long et minutieux travail de rétention des souffles, dont la visée n’est pas la performance mais un travail d’alchimiste : changer la fréquence vibratoire de toute la structure énergétique, toujours dans le but de préparer Sushumna

Les souffles cités sont :

Le Bhastrika, Shitali, Ujjâyin, et Surya Bedhana peuvent être envisagés avec de longues rétentions seulement après que Sushumna soit préparée

 

 

Puis après cette description au langage caché comme toujours dans ces textes, suit des Sloka très importants :

 

40 : A ces modes de contrôle du souffle

 

41 : Il est bon d’associer les trois contractions musculaires de la base, du volant et du porteur des lacs.

 

42 : La contraction de la base oblige l’Apâna à inverser son mouvement, grâce à une contraction de l’anus.

Les consignes sont claires : faire des souffles ne suffit pas, si les trois contractions ne sont pas ajoutées. On les connaît, ce sont les trois " verrous", les trois bandhas, sans lesquels il est vain de faire de yoga : mulabandha, jalandhara bandha et uddyana bandha : base, ventre, gorge.

Afin, une fois encore d’obliger les vayus à s’unifier ; sans cette pratique et cette maîtrise, éveiller Shakti est possible mais  le résultat totalement illusoire car rien ne sera ni maîtrisé ni contrôlé. Ele s'éveillera peut être mais dans le chaos et le désordre le plus total.

 

 

On comprend là aussi tout le travail à faire sur les vayus qui règlent le corps énergétique.

 

Vient ensuite la description de la montée de Kundalini au Sloka suivant :

 

43 : L’apâna au lieu de descendre, monte et atteint l’endroit où brille le feu intérieur l’amenant à grandir et à s’accroître.

 

44 : Alors, le feu ainsi attisé, uni à l’apana au cours inversé, parvient là où gît le souffle intérieur ; Il s’enflamme et embrase le corps tout entier.

 

45 : L’énergie-lovée, réchauffée par le feu ainsi allumé par le souffle, s’éveille et se dresse en sifflant comme un serpent qu’agace le bâton du charmeur ; elle entre alors dans la Sushumna par son orifice inférieur

 PE013 circulation-prana

 

Dans les slokas suivants – 48 à 50 - des postures sont conseillés pour accompagner cette montée : la posture de la foudre, qui peut être précédée de la posture de la pince, pashimottanasana - à condition de ne pas faire monter Kundalini plus haut que le ventre, car il convient ensuite pour qu’elle continue son ascension à prendre une posture assise

On voit à quel point ces textes s’adressent à des yogis aguerris et pas à de petits apprentis sorciers

Pour le pratiquant plus modeste, ce texte donne des points de repère essentiels pour comprendre sa pratique en profondeur et donner du sens à ce qu’il fait


Puis des souffles à faire ; c’est un véritable «  mode d’emploi » mais bien évidemment incomplet (46 à 55 -

Dans les Sloka suivant,  -56 à 60 - il y a une énumération qui montre tous les obstacles à cette réalisation ;  cela va du manque de fois au manque d’énergie, de volonté, à la dispersion, à l’attachement encore à ce monde.

 

Les Sloka suivant (61 à 69) la montée est décrite, ainsi que le percement des trois granti : Brahma granti, (animalité) Vishnou granti (personnalité) et Rudra granti (conscience)

 

Là, l’ascension n’est pas finie : Shakti boit l’Amrita avant de finir sa course

 

73 : Libre de tout appétit sensuel, ferme en son yoga, l’adepte concentrant son attention sur cela absorbe alors cette ambroisie comme un sacrifiant boit le soma et par là s’établit à jamais dans la conscience

 

Puis, dernière étape pour Kundalini, atteindre le mille pétale ce que décrivent les slokas 74 et suivant

 

Le texte reviendra une fois encore sur cette description comme en concentré et concluera  de façon sublime puisqu’elle montre que l’homme peut échapper à sa condition de Pashu, c'est à dire faisant partie du troupeau. Le troupeau signifiant qu'il suit le mouvement, sans pouvoir rien faire pour allumer ne serait ce qu'une petite lumière pour éclairer sa vie. Il la vit dans un état de nuit totale, ligoté corps et âme par ses granthis, ses vies antérieures, ses conditionnements, son éducation, la société dans laquelle il vit, son héritage génétique, ainsi de suite, sans rien pouvoir faire du tout...

Même si un sur 100000 seulement atteint cet état, ce possible est dans chaque être humain, qui, par un travail sur ses énergies via le yoga ou tout autre outil de son choix, peut cheminer sur un chemin tout autre que celui du conditionnement et de la lente déchéance du corps vers la mort et la maladie. Chaque être humain porte en soi sa part magique et sa part divine ; il ne tient qu’à lui de l’éveiller, mais rien qu’un tout petit peu, pour donner saveur et conscience à son petit tour sur terre et se rappeler son origine divine.

 

74 :L’énergie lovée monte ensuite jusqu’au centre aux mille pétales, elle abandonne alors les huit éléments, l’eau, la terre, l’air, le feu, l’espace, la pensée, l’intelligence, l’ego. S’emparant de la lumière, de la pensée et du souffle, les tenant étroitement embrassés, elle atteint la conscience (Shiva) ; s’emparant enfin de Shiva lui-même, elle se dissout dans le cakra aux mille pétales !

 

75 : alors, à cet instant même, les deux principes fondamentaux de l’individu, l’activité et la lumière se dissolvent à leur tour en Shiva ; se dissolvent aussi les deux formes du souffle vital,  l’inspiration et l’expiration qui ont atteint leur point d’équilibre. Le yogi soudain  devient gigantesque cependant que s’amenuisent en lui les éléments de la personnalité ainsi que la pensée et la faculté de parler.

 

76 : Les souffles s’agitent en tous sens, comme l’or en fusion dans le creuset de l’alchimiste. Le corps grossier se mue enfin en sa forme divine.

 

77 : Débarrassé de toutes entraves, délivrées de l’état de stupeur où le maintenait sa condition captive, le corps subtil resplendit.

 

78 : Il est fait de pure conscience, il est l’essence même de la personne puisqu’il n’est autre que le Soi présent dans tous les êtres.

 

79 : C’est là, dit on, la véritable délivrance qui libère du karma et du temps, apparences pIndeSerpents3.JPGareilles à l’illusion qui fait prendre une corde pour un serpent.

 

 

Afin de bien   comprendre cette fin de texte, il faut être familier avec la philosophie du Samkhya qui considère  l’ego, l’intelligence, la pensée comme des outils au même titre que les sens  qui sont littéralement "abandonnés" avec l’éveil de Kundalini. C'est à dire que la personnalité toute entière est anéantie, elle disparaît.

Tous ces éléments figurent au rang des tattvas.

 

Le texte dit aussi clairement que le Soi est dans chaque être humain, tous sans exception

Autrement dit, une part divine est en chacun des êtres vivants

 

87 c’est cela la vraie délivrance, par elle on échappe au karma et l’on connaît la béatitude !

 

 

 

Le mot de la fin :

 

Ce mode d'emploi en abrégé de l'éveil de Kundalini et que l'on peut trouver en ligne avec les commentaires de Martine Bultex ( traduit de l'anglais)  ouvre la porte sur le merveilleux

Il n'est bien sûr pas question pour l'homme ordinaire de pouvoir réaliser ce programme mais s'il peut déjà éveiller un peu la belle Kundalini endormie dans le premier cakra, il verra sa vie se transformer complètement. 

D'autres parts, ce texte qu'on peut avoir sous la main lors de ses propres pratiques, est à lire et relire jusqu'à le connaître par coeur, parce que ce sont ces textes là, précisément, qui donnent tout leur sens à une pratique personnelle : on comprend pourquoi il faut sans relâche travailler sur ida et pingala, affermir la sushumna, la chauffer, la préparer, faire les verrous, maîtriser les souffles, pourquoi pashimottanasana vient toujours dans les premières postures...

 

Je vous laisse méditer sur ce texte donc voici le lien: 

http://www.lesconfins.com/YogaKundaliniUpanishad.pdf

Vous pourrez télécharger et imprimer le texte pour l'avoir sous la main

 

Ou bien vous procurer celle de Jean Varenne comme l'image ci dessus, traduite du sanskrit et non de l'anglais par lui même

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 09:44

 

 

fiche extraite de la série 2 des cours que je transmets

Kurmasana

 

 

Kurma : la tortue

Asana : posture

Donc posture de la tortue.

Il existe  différentes versions de  la posture  de la tortue

 

But : Celle que nous aborderons aujourd’hui est une technique d’intériorisation.

Le retrait des sens est appelé en yoga «  pratyahara ».

C’est l’étape qui précède les états méditatfis

Vous connaissez déjà cela : par exemple, lorsque vous êtes absorbé par quelque chose, vous n’entendez plus les bruits autour de vous, ou bien, le monde visuel disparaît, vous vous retirez à l’intérieur de vous. Mais cela, vous le faites sans y penser.

Des techniques comme Kurmasana apprennent à s’intérioriser consciemment et permettent d’étonnants voyages intérieurs mais surtout, ils permettent de préparer peu à peu  les états méditatifs

En outre, elle va créer un lien puissant entre la base et le front, symboliquement entre les énergies de la terre représentées par le Muladhara et celle du ciel, représenté par Ajna.

La Sushumna qui les relie est donc magnétisée de façon très subtile

Beaucoup de choses à chercher et à découvrir donc dans cette pratique

 

 

Chez les Natha : Cette position est  préparatoire à des états d’arrêt de la pensée et de souffle.

Donc nous voyons aujourd’hui une technique au long cours, que vous pourrez pratiquez très longtemps et que par la suite vous utiliserez dans tel ou tel but que vous aurez vous-même défini.

Pour la gestuelle, il faut  pouvoir  rester longtemps immobile,  avec une aisance profonde.

Donc à vous de trouver la position du corps qui soit la plus confortable. Vous pouvez accommoder. Regardez les vidéos pour cela.

 

Prendre la posture

 

Vous vous asseyez et vous joignez les plantes de pieds en mettant les jambes en losange. Les bras vont sous les mollets et vous descendez le buste.

 

  1. Si vous le pouvez, si vous êtes souple, vous posez le front sur la plante des pieds.  Le dos reste bien plat pour que la tête reste bien dans l’axe, c’est la charnière du bas qui doit travailler. Les mains reposent sur les pieds.

 

  1. Si vous n’êtes pas assez souple, mettez préalablement  un coussin sur vos pieds pour pouvoir y poser le front afin de ne pas courber trop le dos.

 

  1. Si vous êtes extrêmement souple ou qu’au fil du temps vous le deveniez vous pouvez aussi  mettre les pieds plus loin devant vous  et  poser le  front sur le  sol,  le crâne  contre les talons, les coudes bien calés sur le sol.

 

Drishti : le regard peut être posé sur le bout du nez ou levé vers le haut du front ;  essayez de le garder fixe même si par la pensée, vous suivez le trajet. Les yeux, eux, ne doivent pas bouger, juste la pensée qui peut (ou pas, au choix) accompagner le trajet du souffle.

 

 

 

Souffle : On travaille sur les souffles Samavritti, c'est-à-dire le souffle égalisé vu dans cette série soit :

 

1)      On inspire de la base au front sur un compte, et on expire sur le même compte en essayant au fur et à mesure d’allonger ; on rajoute donc un compte à la fois jusqu’à atteindre son maximum dans lequel on reste un petit moment. Ce trajet fait aller du cakra de la base, les énergies telluriques, au Ciel. On observe ce qui se passe.

2)      On inspire de la base au front sur un compte, rétention poumon plein le même compte dans Ajna qui représente le ciel, la spiritualité, mais aussi la mort, on expire le même compte, puis on tient  à poumon vide dans la base, dans la terre, le Muladhara et on crée un lien entre Ajna, les énergies du ciel, les énergies spirituelles et Muladhara, les énergies de la terre, de notre animalité.

On peut aussi faire l’inverse : expirer vers Ajna et inspirer vers Muladhara. On peut aussi changer pendant la pratique.

 

Mantra : si possible, entendre le son Om, en séquence (vous le calez sur vos comptes c'est-à-dire que vous le répétez un nombre de fois identique à vos comptes)

 

 Il faut avant tout :

 

  • Trouver une aisance dans cette première position
  • Intérioriser sa pensée, ressentir qu’on s’isole, observer les jeux de plein et de vide.
  • Faire le lien entre les énergies du bas et du haut, terre/ ciel, animal/spiritualité, trouver quelque chose qui ne divise pas

 

Tout l’espace intérieur doit s’ouvrir et au cœur de notre propre coquille on ressent qui on est, d’où on vient, ou on va, tout se mettra en place au fur et à mesure.

 

Durée : de cinq minutes pour commencer à un Ghatika (25 minutes environ)  quand vous serez familier de cette posture

 

C’est difficile ?

 

Pour certains d’entre vous, la posture sera très difficile, le temps que les hanches s’assouplissent ce qui libérera toute  l’énergie créatrice qui est générée dans cette zone ainsi que l’énergie sexuelle, les deux provenant des deux premiers cakras.

L’énergie sexuelle dans les écoles de hatha-yoga est une énergie puissante, qui peut être utilisée ou pas mais qui assure au corps sa jeunesse, sa santé, sa créativité. C’est Ojas dont nous reparlerons plus tard.

 

Bienfaits physiques :  

  • Met l’individu dans le calme, le recul
  • Soigne le plancher pelvien
  • Meilleure digestion
  • Très régulatrice du sommeil et de la peur de la mort
  • Permet du coup de garder l’état de conscience dans le sommeil si on la pratique beaucoup
  • Assure une longue vie

 

Durée : Commencez au début par la tenir 2 ou 3 minutes et jusqu’à 5 minutes si possible pour cette série. Puis vous allongerez progressivement par la suite.

 

 Symbolique : les écoles de yoga ont dans leurs lointaines origines un lien avec le chamanisme. Vous pouvez donc en faisant cette posture vous reliez à l’eau, à la fraîcheur, et devenir une tortue, comme un chamane le ferait. Vous trouverez alors des choses, des compréhensions profondes.

 

 

CD audio

3 versions

1 – version de base, avec une simple observation du souffle – 3 minutes

2 - version intermédiaire avec allongement de souffle en deux parties, vous pouvez vous arrêter au milieu c’est prévu, la technique se prolongera avec des rythmes un peu plus poussés, durée 5 + 3 minutes

 

par la suite, version guidée sur 20 minutes

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 22:05

5-anahata.jpg

 

RAJAKAPOTASANA

 

 

Raja : royal

Kapota : colombe

Asana : posture

Posture de la colombe royale

C’est une posture latéralisée dont on verra  juste une version de base aujourd’hui pour s’habituer peu à peu à la prendre

On verra le cycle complet plus tard qu’on peut faire en asana unique, car la série peut durer 25 minutes, comme celles des crocodiles.

 Il est bon de déjà préparer tranquillement l’approche de techniques exigeantes sur le plan du souffle en installant tranquillement les choses.  Cette posture qui est souvent présentée comme La Posture de la souplesse (tout comme Natarajasana) peut se faire  très simplement, sans cambrure de dos vertigineuse ; le travail de souffle se fera tout aussi bien !

 

C’est une Posture axée sur les énergies du cœur qu’il faut faire les yeux fermés.

 

Travailler sur le cakra  du cœur  débloque tout ce qui est lié à l’hypersensibilité puisque ce cakra, est le siège des qualités egocentriques qui ont leur pôle opposé.

 

Sur le plan physiologique, elle est très puissante pour la colonne vertébrale, pour la sphère endo-abdominal et sexuelle : remet tout en place

Elle a    aussi une influence sur thymus, thyroide, surrénales

 

Comme elle travaille sur le cakra du cœur,  qui est un grand dévoreur de souffle pneumatique, elle   peut aussi préparer au déblocage du souffle qui va se subtiliser après s’être pacifié puis purifié dans ce cakra, donc elle peut préparer de grands pranayamas. Faite régulièrement, elle prépare peu à peu au petit pranayama qui est un cycle de respiration sur le rythme 8- 32 – 16 qu’on abordera plus tard.

Elle n’est pas très facile car est  exigeante dans le temps et la durée, à cause du souffle, précisément.

 

Prendre la posture :

 

On se met dans la posture du diamant. Sur une expiration : jambe gauche en arrière. On reste en appui sur le talon droit. La main gauche se pose sur la main droite qui est sur le genou droit

On fait trois souffles,  pour commencer puis au fil du temps : cinq, sept souffles, suivant le temps des rétentions.

On commence modeste, comme on peut, tant pour la prise de la posture que pour le travail de souffle,  puis on allonge jusqu’au 4 16 8, ce qui fait un souffle toutes les 40 secondes environs. C’est déjà très bien, pour une première année de cours.

Ensuite sur une expiration on ramène la jambe gauche dans la position du diamant

Sur l’expiration suivante on tend la jambe droite et on répète le processus

Physiquement, il faut que la colonne vertébrale soit perpendiculaire au sol, il ne faut pas que la poitrine soit penchée en avant. La jambe arrière doit être le plus tendue possible. On est assis sur le talon. Dans la mesure du possible : jambe arrière bien dans l’axe

Points d’attention importants.Il faut aussi faire en sorte de ne pas être trop appuyé sur les genoux. Il faut éviter de s’appuyer sur ses mains

 

Visualisation : dans l’axe,  au début, puis dans le chakra du cœur

Mantra : des mantras doux comme So Ham – Ham Sa ou OM tout du long

Durée : une minute au début sera peut être suffisant ; puis 3 minutes par côté jusqu’à 5 pour un vrai travail en profondeur sur le cakra du cœur

 

Sur internet, on voit sa version «  tape à l’œil » ; c'est-à-dire effectuée par de jeunes, belles et très souples personnes qui posent avec grâce la tête sur leur pied et se cambre sans effort. C’est impressionnant et c’est très très beau… mais ça n’est pas du yoga, juste une forme physique, très belle pour l’œil, mais énergétiquement, il ne se passe rien !...

 

Rassurez-vous, il n’est pas nécessaire d’avoir cette souplesse pour travailler sur le cakra du cœur, le purifier et ouvrir  son espace et ses lumières !.... le yoga est finalement fort démocratique !

 


 

 

 

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 09:36

Shivagorkshababaji 1


Séance pour pacifier le coeur et les émotions

 

Avant de vous proposer quelques techniques à faire lorsque le coeur est trop remué ou le mental trop agité, une règle toute simple à appliquer pour vous permettre de créer vous mêmes vos séances

 

1) Mental et souffle étant liés, il faudra donc faire un travail sur ce dernier afin de pacifier le mental

 

2) Le cakra du coeur étant le siège de l'ego - dans ses dimensions egotiques ou au contraire impersonnelles - et des vents qui agitent l'être humain - il faudra obligatoirement faire une posture qui met en vibration ce centre et le purifie

 

3) finir la séance en cadavre - shava - pendant quelques minutes en laissant défiler les images du mental sans s'y attacher peut être une bonne conclusion en relâchant bien les muscles et les tensions du corps

 

Pour aujourd'hui, je vous propose donc :

 

*  En entrée : le souffle de Kapalabathi, car il purifie le mental; son nom voulant dire la lumière dans le crâne - le faire sur 5 minutes

* ensuite au choix : l'arbre, ou gomukhasana - la posture de la tête de vache -  en portant le souffle dans le coeur, ou Marici asana, très belle asana assez simple à prendre si vous utilisez un lien au cas où vos épaules sont trop raides qui est celle que je vous recommande si vous êtes débutant

pour toutes ces postures, au moins 6 minutes en tout, donc 3 par côté; vous pouvez bien sûr les faire sur une durée plus longue.

 

Si vous êtes déjà bien avancé, vous pouvez prendre le demi cheval, posture souveraine, extraordinaire même pour pacifier le coeur et nous plonger dans les qualités les plus belles et les plus lumineuses de ce centre

 

*Vous ferez ensuite un  hasta drishti sur cinq à dix minutes car la aussi les tensions du mental vont s'apaiser d'elle même si vous laissez bien le souffle libre

 

* Ensuite, vous pourrez faire un souffle sur le rythme 1 4 2  pour arriver jusqu'au petit pranayama en vous concentrant sur le cakra du coeur : le double triangle, les douze rayons, le linga doré...sur cinq minutes au moins   - il est possible si vous en avez l'habitude d'aller jusqu'à un gathika, c'est à dire environ 25 minutes

 

*Et finir soit en concentration sur ce centre ( à l'inspir vous voyez les pétales se déployer et à l'expir vous vous retrouvez dans le cakra, les pétales se referment et vous visualisez les éléments du centre) - de cinq minutes à ce que vous voulez....les concentrations peuvent être infini

 

* Soit finir  en shavasana - 

 

Soit faire les deux

 

La séance au minimum vous prendre environ une demi-heure environ et délivrera ses bienfaits; à faire deux fois dans la semaine, sur plusieurs semaines si nécessaire. Elle peut aussi durer une heure et demie, voir plus.

En yoga, il est inutile de changer tous les jours de techniques, car c'est la répétition qui permet aux énergies de se mettre en place;... sinon, on ne fait que tout survoler et rien ne peut s'inscrire en profondeur!

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 12:13

GaneshDancing 8

 

 

Proposition de séance

Faire circuler et retrouver de l’énergie

 

 

 

Quel est le but de cette séance ?  Retrouver du dynamisme, de l’énergie !

Quand la faire et combien de fois la faire ?  Quand vous voulez, matin ou soir, même si c'est mieux de la faire le matin ou dans la matinée,  mais au moins sur quinze jours pour en sentir les effets  et au minimum tous les trois jours, c'est à dire au moins deux fois par semaine, trois fois étant une " bonne dose". 

Elle est souveraine pour faire circuler l’énergie qui a tendance à se bloquer parfois ( mauvaise gestion du stress, accumulation de fatigue, contrariétés à répétition) et est parfaite aussi  quand on se sent un peu mou, sans tonus.

Bien évidement, avant de commencer la séance, il est important de savoir pourquoi on la fait et ce qu’on cherche à travers chaque pratique.

 

Voici la  proposition de séance qui peut durer environ 1 heure, plus ou moins suivant le temps que sera gardée  chaque technique. Les jours où vous n'avez pas de temps, faites la sur un temps très court, les autres jours, allongez vraiment votre temps de pratique

Donc durée : de 0h30 à 1h30

 

L’ordre est : une posture d’entrée, deux asanas, un mudra, un souffle, une concentration

 

1 Bhastrika ou Uddyana bandha

Un souffle qui chauffe et prépare sushumna ( Souffle de Bhastrika avec Ram et Ksham ) ou bien un geste ( mudra - Uddyana bandha)  qui tire l’énergie de la base pour la faire monter dans le ventre, puis jusque dans la gorge pour ensuite diffuser dans toute la structure énergétique via l’axe est tout à fait approprié. A vous de voir ce que vous préférez, ou bien alternez ces deux pratiques, souveraines pour éveiller le feu. 

Durée : au moins cinq minutes – 10 à 15 minutes étant une bonne dose

 

2 Utkatasana est une posture qu’on peut faire sur un temps court et qui redynamise bien, c’est aussi une posture qui aide à garder le cap quand la mer est agitée. Elle se fait debout et il est bien de mettre les postures debout en début de séance. Technique qui prévient l’arthrose aussi.

En la prenant, adoptez soit l'allongement de souffle, soit le rythme 1 4 2 - fixer un point que vous ne perdrez pas; mulabandha obligatoire  et kechari si vous pouvez

Les bras vont au dessus de la  tête, mais jointes et coudes tendus, sauf pour les cardiaques, qui pourront la faire en dynamique.

Durée : 3 à 5 minutes sont suffisants pour cette technique

 

OU Si vous n’aimez pas Utkatasana, vous pouvez faire à la place Dandasana, qui permet non seulement de faire circuler l’énergie mais aussi de défaire les tensions. 

 

3 Pashimottanasana est parfaite pour activer les points du feu, mettre sushumna en vibration et  là aussi diffuser l’énergie dans toute la structure ; un peu comme une chaudière qu’on nettoie avant de la remettre en route puis de la faire tourner à plein régime. 


Durée : au moins cinq minutes – 10 à 15 minutes sont une bonne dose

Différents souffles sont possible, vous pouvez commencer par un souffle de bhastrika puis  passer au rythme samavritti 1 4 2 en visualisant le souffle qui tourne en boucle

Yeux en shambavi, langue en kechari et mulabandha tenu : impératif, sinon, il ne se passera rien !

Mantra : celui du feu : ram, pendant les rétentions à plein – rhim, si vous faites des tenues à vide

 

4 Hasta drishti  ( mudra) : merveilleuse petite technique qui défait les tensions et active les points du feu, elle est ludique, elle met de bonne humeur, elle donne du tonus ! Et l'air de rien, bien qu'elle soit plutôt facile à faire, elle amène beaucoup d'énergie, recentre, dynamise et apaise en même temps.

 

Durée : de 5 à 15 minutes

 

5 Souffle : Nadishodana sur le rythme 1 4 2   pour rééquilibrer ida et pingala. Le rééquilibrage des énergies peut être fait dans une séance à part, mais ce souffle est tellement important, qu'il ne faut pas hésiter à l'intégrer à chaque fois qu'on peut!

 

OU bien le souffle de Bhastrika si vous avez opté pour Uddyana bandha en technique d’entrée 

Durée : au moins sur 10 minutes – 15 à 25 minutes sont recommandées

 

  Et pour finir, une concentration qui peut déboucher sur une méditation. La différence? L'arrêt du mental, donc du souffle.... non souffle et non pensée.... impossible? Pratiquez régulièrement et vous verrez par vous même...!


6 Concentration sur le souffle, pour finir, tout simplement que vous pouvez faire suivre si vous le souhaiter d’une technique de relaxation

 

Durée pour la concentration : 10 minutes au moins

 

Durée pour la relaxation : 5 minutes et plus

 

Les techniques qui ne sont pas décrites le seront prochainement au moins succintement

D’autres séances types seront proposées prochainement.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 15:59

Suite du résumé du livre " la voie du Tantra"

 

Aujourd'hui, partie deux intitulée  Art

 

Art

 

L’art tantrique  - il serait d’ailleurs plus juste de parler d’iconographie pour toutes les représentations visuelles - est une métaphysique visuelle. La notion d’esthétisme participe du plan divin ; la vibration esthétique puissante est indissociable de la forme spirituelle.  En langage plus simple, fond et forme ont autant d’importance l’un que l’autre et du tout naît le beau.  Ce beau à vocation de :

 - Restituer l’expérience de l’unité pour permettre une mise vibration du  « spectateur » ;  grâce à l’extase esthétique, si elle surgit, le spectateur ressentira peut être, au moins temporairement, cette unité.

Si l’on prend la danse, art et  rituel se rejoignent et  le danseur en se reliant au plan divin, agit sur le public un peu comme un yantra. Il permet au public de se relier à son tour, et donc d’entrer en contact avec la réalité transcendantale. Et là encore de ressentir l’unité.

- Soit de construire au fur et à mesure de la méditation cette expérience d’unité qui se révèle au fur et à mesure, le dessin accompagnant, reflétant et conduisant tout à la fois cette expérience.

 

Le yantra

 

C’est une pure configuration géométrique. Certains sont élaborés par étape au cours du processus de la méditation comme expliqué plus haut. D’autres servent de support, de guide pour la méditation.

Certains yantras représentent des divinités ; non pas que les Tantriques croient en tel ou tel dieu, non. C’est une façon de  représenter symboliquement des qualités de l’ énergie via  ces divinités.

D’autres yantras sont  des modèles énergétiques du cosmos.

 

Comme pour le mantra, c’est à la vibration que s’intéressent les tantriques car c’est un principe cosmologique primordial, d’où proviennent toute  structure et tout mouvement. Si nous pouvions passer derrière les apparences, nous verrions des structures statiques comme des modèles vibratoires.  Ils révèlent différents degrés de la réalité qui implique le cosmos, l’infini, le temps, l’espace, le jeu de la polarité. Dès lors qu’on interprète l’infini en termes finis, on est obligés d’exprimer l’illimité de façon relative, en créant des modèles mathématiques d’espace virtuel.

 

Le point zéro/ Bindu

 

La représentation minimale de la conscience omnipénétrante est le point mathématique de dimension zéro, bindu, placé au centre du yantra.

Bindu est le degré ultime de puissance auquel une chose ou une énergie puisse être condensée. «  Au-delà des  tattvas est le Bindu »


Les autres formes :


Le cercle met en contact avec  l’unité, le carré avec la qualité matérielle de la nature, le triangle avec  toutes les triades qui sont au cœur de la pensée tantrique – mondes, gunas, tattvas, etc -,

Le triangle pointée vers le bas est Shakti et vers le haut Shiva, imbriqués, c’est l’union de Shiva/Shakti, réunit par leurs sommets, c’est le tambour destructeur de Shiva, ainsi de suite…

La projection du symbole est souvent directe, hardie de telle sorte que même une petite miniature peut ouvrir les portes de l’esprit.

 

Selon le TantraRaja tantra, il existe 960 yantras, dont le plus célèbre est le Sri Yantra qui a dû être conçu très anciennement et transmis à travers les siècles. Le Kamakalavilasa en a révélé la nature, la signification, la construction et l’application et l’on trouve également la description de sa structure dans le Saundaryalahari, traditionnellement attribué à Shankara.

C’est une figure formée par la rencontre de 9 triangles avec cinq tournés vers le bas et 4 vers le haut, centré autour du Bindu. Dans ce yantra s’inscrit la création, car ce point est la suprême Shakti qui croit et prend la forme d’un triangle, puis arrive la polarité puis deux points supplémentaires pour former une triade. C’est le désir originel dans le processus créateur, signe d’évolution, et qui représente le principe de la création.

A partir de là s’opére tout le processus créateur qui part du plan le plus subtil pour aller au plan vibratoire plus grossier, ces mots n’ayant aucune connotation péjorative puisqu’ils traduisent juste ce processus créateur.

Sont associés des lettres de l’alphabet sanskrit, puis d’autres figures découlent des 9 triangles  et ainsi de suite jusqu’à décrire toute la création du cosmos.

Ce yantra comme la plupart  des mantras – voir tous –  a été élaboré à partir de révélation intérieure et non pas avec des calculs mathématiques.

 

Dans les traditions tibétaines, ce sont plutôt des mandalas qui jouent le rôle des yantras. Le disciple apprend à intérioriser lui aussi le mandala, chaque étape de l’intériorisation correspondant à une progression intérieure vers l’unité.

 

Corps subtil et sa représentation

 

Les centres énergétiques les plus importants sont représentés comme des lotus, dont la symbolique montre qu’avec l’éclosion la condition de base qui est ignorance et obscurité peut être dépassée dans un sublime déploiement d’énergie et de conscience.

Chaque centre énergétique a un certain nombre de pétale, le dernier étant le Saharasha, le lotus aux mille pétales.

 

Dans le cakra de la base, la Kundalini-Shakti endormie qui a fini son travail de création, dort sous la forme d’un serpent  qui se mort la queue, enroulé trois fois et demi sur lui-même, autour d’un linga.

L’énergie qui irradie de ces centres est représentée par une spirale.

 

Quand à la pure conscience, elle est représentée dans l’absence de formes mais le champ est saturé de couleurs.

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Cosmogrammes

 

Certaines représentations figurent les origines de l’univers, on trouve des cartes cosmologiques et astrologiques, on trouve aussi la représentation de l’homme cosmique, ou encore des diagrammes qui figurent Jambu-dvipa, le continent insulaire central dans le système cosmologique.

 

Concrètement, par exemple, l’univers est composé de trois zones, au centre desquelles figure le mythique Mont Meru, entouré par la terre, ou Jambu dvipa entouré lui-même par sept cercles. Au-delà du dernier cercle, on est dans le non-univers, Aloka. Par un dessin simple, le cosmogramme amène d’une façon fulgurante une notion abstraite qui résume la philosophie tantra.

 

Les dimensions symboliques du Purusha cosmique lui font atteindre les dimensions de l’univers, sous-tendant via cette représentation que ces possibilités sont inclus dans  chaque être humain. Donc chaque être humain a la possibilité de réaliser le soi et de devenir l’univers et le non-univers.

 

 

Représentation de Prakriti

 

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Les représentations de la «  nature-énergie » sont parfois déroutantes, lorsqu’elles prennent les visages terrifiants de Kali par exemple ;  là encore, il n’y a pas de croyance en une idée, mais simplement la représentation d’un concept via une personnification sous les traits d’une déité.

Kala veut dire fragmentation ; Kali est celle à qui tout est soumis, c'est-à-dire la destruction inexorable par le temps. Elle est souvent représentée en noir car «  toutes les couleurs disparaissent dans le noir, de la même façon, tous les noms et les formes disparaissent en elle » ( Mahanirvana tantra). En regardant cette kali avec tous ces symboles, les illusions peuvent cesser en un instant et une compréhension profonde et intuitive faire naître comme un saisissement de compréhension immédiate qui va au-delà de l’effroi que peuvent provoquer ces images.

 

Cette nature-énergie a plusieurs représentations possibles, chacune symbolisant une forme de cette énergie. Ce ne sont pas des «  entités séparées » mais la même avec des qualités différentes.

 

Quand aux sculptures érotiques de différents temples tantriques, elles parlent de l’union de Shiva avec sa Shakti, c'est-à-dire l’union de la conscience et de l’énergie.

 

La théorie du rasa :

 

Développée par Abhinavagupta au 10ème siècle, elle donne une clé pour comprendre les états de conscience impliqués par l’imagerie tantrique.

Rasa, c’est l’émotion la plus haute qui naît d’un «  choc » esthétique liée à une compréhension intuitive, comme si une brèche se faisait  dans la compréhension, par delà les sens et l’intellect pur.

 

Il y a cependant neuf rasas abstraits qui mettent en vibration différents gunas ( tamas, rajas, sattva)

 

Les temples et les tracés d’urbanisme ont aussi été influencés par les yantras et les mandalas, en se calquant sur les formes géométriques simples : triangle, carré, cercle

Selon les principes tantriques, les orientations des temples devait créer créer un microcosme à l’image du macrocosme.

 

64-yogini-temple-2.jpgtemple des 64 yoginis

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 17:16

 

 

Voici ici un "résumé" de l'introduction du livre, " la voie tantrique".

 

Cet ouvrage n'a pas la profondeur de ceux de Lilian Silburn, qui distille dans ses ouvrages non seulement sa connaissance profonde du tantrisme mais laisse filtrer à travers ses mots  son expérience d'initiée, même si à aucun moment, elle ne le dit de façon nette et franche. Ses mots sont vivants parce que sa pratique est réelle ainsi que son éveil

 

Il en est tout autrement de cet ouvrage qui n'a pas les belles qualités spirituelles ci dessus citées

Il n'en reste pas moins un ouvrage intéressant à lire, ne serait-ce que pour voir les choses d'un autre point de vue, celui-ci n'entrant pas en contradiction avec les autres ouvrages de cette tradition, mais présentant les choses de façon plus " sèche"

Voici le résumé de l'introduction qui permet déjà de mieux comprendre cette philosophie qui se double d'une pratique.

ardhanarishvara-siva-statue.jpg

 

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  la voie du tantra

Introduction

( résumé)

 

 

Définition simplifiée :

Le tantra est un mystère créateur qui nous conduit à transmuter sans cesse davantage nos actions en conscience intérieure : non pas en arrêtant d’agir mais en transformant nos actes en évolution créatrice. Le tantra présente une synthèse de l’esprit et de la matière qui permet à l’être humain de réaliser pleinement ses potentialités spirituelles et matérielles. Le renoncement, le détachement et l’ascétisme par quoi l’individu peut se libérer des servitudes de l’existence et retrouver son identité originelle avec la source de l’univers ne sont pas la voie du tantra. En fait celui-ci adopte l’attitude opposée : non pas un retrait de la vie, mais l’acceptation la plus entière possible de nos désirs, de nos sentiments, et des situations que nous rencontrons en tant qu’êtres humains.

 

Dates

Il est très difficile de dater l’apparition des principes et des pratiques tantriques. On rencontre des symboles du rituel tantrique dans la culture d’Harappa (civilisation de la vallée de l’Indus, troisième millénaire avant notre ère) sous la forme de représentations de postures de yoga et d’objets liés au culte de la Mère et de la fertilité.

Il y a une affinité entre les tantras et les védas et des influences mutuelles des uns sur les autres au deuxième millénaire.

Puis une évolution tout au long de notre ère avec des influences multiples, (upanishad et autres)

 

Textes

Des textes ont commencé à être rédigés à l’époque gupta (4ème – 6ème  siècle) et d’autres ont été rassemblés entre le 7ème et le 12ème siècle de notre ère notamment des textes shaiva du Cachemire datant du 9ème et du 10ème siècle.

Mais comme écrit plus haut, la pratique existait depuis plusieurs bien plus longtemps (jusqu’à 3 millénaires avant JC)

Puis il y eut  des textes plus tardifs (du 15ème  jusqu’au 19ème siècle)

Donc beaucoup de traces diffuses et éparses – le tout très difficile à dater.

Les tantras sont nommés Agama, Nigama, Yamalas, etc. suivant le mode de présentation choisi.

 

Sectes :

Plusieurs sectes tantriques  en fonction de la divinité et du rituel. On peut citer :

Saivas : adorateurs de Siva

Vaishnavas : adorateur de Vishnou

Saktas : adorateur de sakti

Ce sont des groupes majeurs qui se divisent eux-mêmes en sous groupes.

Les régions les plus concernées : Assam, Bengale, Orissa, Maharastra, cachemire, contreforts nord ouest de l’Himalaya, Rajasthan certaines régions de l’inde du sud

L’une des sectes Kulachara est censée avoir été fondée par les saints tantriques Natha (Adinât, Gorakshanath, Matsyendrasanath…)

 

Légende :

Les lieux sacrés parurent au gré de la dispersion de la malheureuse première compagne de Shiva, Sati, dont le corps tomba en morceaux peu à peu.  Tel le temple Kamakhsya de Kamrupa dans l’Assam.

 

Largeur de vue :

Le tantra qui est avant tout une voie pratique de réalisation, a adopté diverses méthodes pour répondre aux besoins de différents adeptes, de conditions et de capacités multiples. Bien que le but soit le même pour tous, chacun a la liberté de suivre le sentier à sa façon. Une telle liberté ne siginifie pas une simple négation des limites, mais une réalisation positive, source de joie pure, de telle sorte que la connaissance universelle devient ce qu’elle est, connaissance de soi.

Dans cette optique, les tantras ont développé une structure théorique et pratique, à la fois spirituelle et physique, permettant d’accomplir les objectifs de la vie.

Il est important de dire que le tantra s’est développé en dehors de la société établie. L’approche tantrique de la vie est antiascétique, antispéculative et entièrement dépourvue de clichés perfectionnistes conventionnels.

 

Principes de bases  et finalités:

 

Ils peuvent être exposés en partie du plan cosmique pour arriver au plan humain, ou en partant dans l’autre sens. Pour les tantras, ce qui est dans l’un est dans l’autre, ce qui est en haut et en bas, donc le sens n’a aucune importance. Ce qui est fort pratique car cela veut dire qu’en partant d’une réalité pratique, concrète, on peut remonter jusqu’au plan cosmique, ce que ce propose de faire les pratiques tantriques. Ce peut être un travail sur le corps, un rituel, la visualisation de yantras, mandalas, divinités, la répétition de bija-mantras.

Toutes ces pratiques n’ont qu’un seul but : l’éveil et la réalisation de la vision de l’unité.

 

Philosophie simplifiée :

 

La réalité est un tout indivisible : Shiva-Shakti

Ils ne sont des entités séparées que sur le plan relatif, Shakti actualisant sans cesse la conscience et déployant les mondes successifs.  L’individu qui est intégré à ce système cosmique détient le pouvoir de s’unifier avec la conscience.

La manifestation se fait sur un plan duel – masculin/féminin symbolisé par Purusha/Prakriti. Ils ne sont que deux aspects d’un seul principe.

L’objectif du tantra est donc de réaliser cette unité en soi, en unissant les contraires.

Dans l’expérience de l’unité, Ananda est ressentie.Elle est toujours recherchée.

Le culte du féminin rendu dans les pratiques tantriques vient du fait que la femme est vue comme l’incarnation  de Shakti et est investie de tous les aspects de la vie.

 

Les trois gunas :

 

La conjonction des opposés est source de félicité et débouche sur la spontanéité primordiale. Dans cet état harmonieux, Prakriti, la nature, est composée de trois gunas en parfait équilibre, on ne peut donc les discerner. Dans leur état manifesté ils sont :

Sattva  - essence - est la tendance ascendante orientée vers l’unité et la libération,

Rajas,  - énergie – est la tendance tourbillonnante qui donne l’élan de toute force créatrice

Tamas, - masse – est la tendance descendante ou centrifuge, la source de la décomposition et de l’annihilation.

 

Lorsque le monde se met en branle on peut dire que:

Tamas est l’énergie magnétique

Rajas l’énergie cinétique

Et Sattva l’énergie équilibrante à mi chemin des opposés.

Si ces énergies sont équilibrées, il n’y a ni mouvement, ni manifestation, ni flux, seulement immobilité perpétuelle. Mais dès que l’univers se déploie, il se projette sous forme vibratoire.

 

 

Connaissance scientifique

 

Le tantra a intégré la totalité des connaissances scientifiques traditionnelles en mathématiques, astronomie, - rotation de la terre sur son axe, calcul de la distance moyenne des planètes à partir de la théorie du mouvement équilinéaire, etc – physique. Ces découvertes provenaient de  visions intuitives,  de pratiques et d’illuminations yogiques, et d’une intense observation des phénomènes naturels, sans le recours à une expérimentation conduite selon les méthodes modernes.

 

Ces connaissances   ont amené les yogins a affirmer que le soi extérieur est seulement une petite projection du soi intérieur. Un vaste réservoir de forces latentes attend d’être découvert. Le corps humain est un véhicule au moyen duquel l’énergie psychique dormante, Kundalini Shakti peut être éveillée pour s’unir finalement à la conscience cosmique, Shiva.

 

Rôle des mantras et des yantras

 

Dans la philosophie tantrique, tout est observé sur le plan de la vibration

Ainsi le mantra est-il une mise en vibration d’une certaine qualité d’énergie via des bijas - des phonèmes - qui eux même mettent en vibration des centres énergétiques dans l’être humain, qui eux-mêmes permettent à l’individu d’entrer en vibration avec l’univers. Le son joue un rôle fondamental dans les pratiques tantriques, celui entendu sur le plan manifesté et celui « non frappé »

Le plus connu étant le AUM d'où découle tout l'univers sur son plan manifesté

Le yantra a la même finalité sauf que la vibration est obtenue par des schémas symbolisant la structure vibratoire de l’univers à travers des formes géométriques simples.Certains mandalas combinent ces formes simples en schéma d'une haute complexité; ce sont toujours des " visions" mises sur le papier.

Les deux sont des ponts, des passerelles et ont leurs correspondances les uns dans les autres.

Ils sont des puissants supports pour éveiller la conscience, à travers la mise en vibration d’une certaine forme d’énergie – une fois de plus à travers eux ce sont l’union Shiva/shakti qui est recherchée.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 18:49

Hasta drishti

 

 

 

 

Aujourd'hui, nous abordons une petite technique qui n'a l'air de rien mais qui délivre de grands bienfaits sur les plans physique, énergétique et mental. Elle n'est pas si facile que cela  mais accessbile à tous.

C'est le genre de  "petite technique" drôlement pratique à caser dans une séance ou un cours, quand on veut à la fois éveiller de l'énergie, pacifier le mental et le souffle, qui sont bien sûr liés

Fiche et vidéo sont extraites de la série de cours n°2 que je propose par correspondance.

 

Hasta:  mains

Drishti : fixation du regard

Cela veut donc dire “ concentration du regard sur les mains”

 

Hasta Drishti est classé dans les mudra, les «  gestes » qui sont une des grandes constantes des écoles de yoga.

C’est une fixation oculaire sur les bras,  avec un souffle libre

 

Son but : Cette posture fait travailler les yeux en relation avec  le  souffle,  le mantra, la visualisation. Elle vient stimuler les points du feu. Elle développe principalement deux aspects :

Ø      Harmoniser notre dualité en unissant les opposés

Ø      Créer un impact réel sur le mental car les processus du mental ordinaire sont entretenus par le feu.

 

 

D’une manière générale, l’ensemble des techniques de drishtis ont pour but d’avoir un :

 

  1. Effet régulateur, pacificateur, dynamisateur au niveau mental
  2. Travail sur la montée, l’Urdhva Retas.
  3. Travail  sur la régulation des processus mentaux

 

 

 

 

 

Nettoyer les énergies est l’un des premiers travaux à faire en yoga. La plupart des techniques sont là pour cela, l’une des plus puissantes qui est aussi proposé ici et dans nos premières séries de cours est Nadishodana.

 

En outre  cette technique a des bienfaits sur le plan physique :

1.      Entretien la jeunesse des yeux

2.      Font prendre que l’intensité n’est pas toujours liée à la force ou à la puissance

3.      Ces techniques apprennent la relaxation profonde, car pour tenir dans la durée il faut être très détendu.

En résumé,   cette technique concerne et fait travailler :

 1) Le physique 

2) Mental et énergie 

3) La capacité à monter la force et  la puissance dans la détente   

4) l’endurance

 

La durée : entre 5 minutes pour commencer jusqu’à 25 minutes

10-15 minutes sont une bonne moyenne

 

Tous les processus de locomotion sont aidés par les techniques de feu donc celles-ci donnent vraiment ces qualités physiques et  beaucoup d’endurance.

Le lien entre les yeux et Muladhara, qui sont des points du feu stimule ce premier  cakra qui gère les pieds, la locomotion. Si vous courrez, par exemple, vous verrez qu’en faisant cette technique régulièrement sur une semaine, vous trouverez une grande endurance.

Développer par les yeux une énergie de feu est aussi excellent pour le corps qui en retire un grand bénéfice.

  

 

Prendre la technique :

 

  • On s’assoie confortablement au sol, en pliant les jambes afin de poser les coudes sur les genoux, donc vous pouvez utiliser des coussins ou autres. Vous tendez les index.

 

 Si vous vous sentez très  héroïque, vous pouvez pliez les bras dans le vide et vous asseoir en lotus… : mais c’est vraiment là une position héroïque.  Comme elle existe, vous pouvez toujours l’essayer un jour ou l’autre sur un très court moment rien que pour ressentir les qualités qu’elle sollicité et qu’elle génère.  

 

Une fois les avant bras posés sur les genoux, vous allez veiller à les garder  à peu près perpendiculaires aux genoux et parallèles entre eux de telle sorte que vous ayez un carré formé par les coudes et les index qui sont tendus.

 

  • Vous allez prendre le mantra SO HAM   et l’entendre sans le dire, en laissant le souffle aller et venir tranquillement dans l’axe, le ventre bien souple.

En même temps, vous allez faire aller  le regard d’un point à un autre le plus vite possible (index, puis coudes, puis diagonales puis carrés)

 

Votre tête reste bien perpendiculaire au sol, elle ne tombe pas vers l’avant

Le souffle circule dans l’axe tranquillement, le ventre bien souple, la poitrine ne bouge pas. Il n’y a pas de compte ni de rétention de souffle.

 

 

Dans le détail cela donne :

On fait circuler le regard d’un index à l’autre le plus vite possible sans bouger la tête, sans faire de grimace, sans rien bouger, ni mâchoire, ni rien d’autre. Il faut rester complètement détendu

On met à chaque fois  la conscience dans l’œil du bras avec intensité mais sans tension et on entend toujours le mantra SO HAM en arrière plan avec un souffle très tranquille, très apaisé

 

  • D’un index à l’autre,  
  • Puis d’un coude à l’autre
  • Puis un coude un index –  et ensuite on change
  • Puis une diagonale-   et ensuite on change
  • Puis un carré dans un sens puis dans l’autre

 

Durée :   pour chaque phase, de 30 secondes à 3 minutes.

Donc cela fait une durée qui varie entre 4 ou 5 minutes, ce qui est bien pour débuter, à un Ghatika si vous faites 3 minutes par phase.

 

 

A la fin on ferme les yeux. On frotte puissamment les mains les paumes pour qu’elles soient chaudes. Et on pose les paumes sur les yeux. Et le feu calme le feu.

Et puis,  en assise ou allongé, savourez bien et observez les énergies qui continuent de bouger ou soyez simplement attentif à l’instant.

 

 

 

C’est donc une technique qui peut se faire sur un temps assez court, mais qui devient un véritable Mudra, c'est-à-dire l’une des techniques puissantes pour lever les énergies du feu propre à ces écoles de yoga. 

 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 10:45

 

Equilibrage ida et pingala

Préparation sushumna

 

 

La posture de la demi-sauterelle

Explication :

 

v     C’est une technique qui agit sur la base et le pubis,

v     Elle stimule surtout les canaux ida et pingala

v     Elle stimule l’ensemble des roues

 

Ø      La première phase équilibre les souffles de gauche et de droite

C’est une pratique énergétique des axes propre  au Natha yoga  pour préparer le canal central, qu’il puisse être chauffé ensuite.

 

 

Ø      Puis on s’occupe des roues d’énergie

 

D’abord on équilibre ;  c’est à ce seul prix que découle la stabilité des canaux

 

Ø      Cette position est puissante pour équilibrer

 

On ressent cette stabilité dans les canaux énergétiques

Et cela a une résonance sur les cakras eux-mêmes

Ce va et vient est permanent au niveau de nos souffles (droite et gauche, qui ne sont jamais égaux)

D’où un déséquilibre des roues, lié  au conditionnement de la vie en général et à notre karma aussi, ce qui ne permet pas une énergie pure dans ces roues, et ne nous permet pas d’accéder à ce que nous sommes nous-mêmes réellement

 

Ø      Si on veut une purification : travail sur ida et pingala 

 

La demi-sauterelle permet d’accéder à ces deux canaux

Le travail se fera en ouverture

 

Ø      Donc c’est complémentaire avec d’autres postures : La demi pince par exemple et dans ce module, Tolungalasana.

Cette posture stimule les points d’énergie liés au feu qui sont :

Gros orteils, la base, le ventre, l’axe, les yeux : énergie de feu : ensemble des énergies vitales : l’activité physiologie, mentale, énergétique  en découle

 

Prendre La Posture

 

On s’allonge, on serre les fesses, on pose les mains à plats, doigts dirigés vers les pieds.

Menton  appuyé, gorge ouverte, on fixe un point devant.

Doigts pointés vers les pieds, et les poignets au niveau de la taille.

 

On peut aussi avoir les mains allongées et  les bras au sol, à vous de voir mais la plus efficace est la première version.

 

Deux choix possible  : statique ou dynamique

 

La version statique : stable et continue, souffle les uns après les autres

Plusieurs souffles sur la même jambe. La jambe arrière est peu levée

 

 

La version dynamique : rétention à pleins

Jambe arrière levée au maximum

On peut changer de jambe  à chaque fois

 

Ø      traditionnellement, version statique la plus puissante

 

Le trajet : l’inspir : à  gauche  - on part du gros orteil à Ajna, en suivant le trajet de ida en serpentin si vous pouvez ; si c’est trop dur, visualiser les canaux latéraux tout droits, mais en serpentin, c’est mieux, vous avez un visuel dans la série 3 qui est un schéma approximatif ; il ne faut pas le prendre comme «  exact », un jour vous sentirez réellement ces canaux énergétiques, le support visuel est juste là pour stimuler l’imagination avant que la sensation ne prenne le relai.

À l’expir sans bouger la jambe, trajet  est  inverse.

 

Puis à droite : même chose

 

Soit vous changez de jambes à chaque souffle, soit vous rester sur la même jambe.

En phase d’apprentissage il est plus facile de changer de jambe car les souffles sont très courts au début.

Dans ce cas, on expire, on lève la gauche, souffle à la base, puis à Ajna, on tient à la rétention

Et en expirant, on repose la jambe et on passe à droite

Puis on inverse le travail

 

 

Mantra :   Iam  à gauche et pendant la rétention et ram à droite et pendant la rétention

Si on change de jambe, on change de mantra.

 

 

Ø      On sent vite un état d’équilibre et de puissance

 

On sent bien le dos dans cette position

 Les autres bienfaits corporels ceux là!

 

 

Outre la purification des canaux et la préparation de la sushumna, cette posture est aussi très bien pour d’autres raisons :

 

Ø      physiologiquement : très bien pour le ventre, abdos,  pour les cas de constipation,

Ø      souffle, diaphragme, plexus, débloqués

Ø      petits problèmes cardiaques

Ø      pour les nerveux, les tendus

Ø      influence pour les yeux aussi, posture qui entretient la jeunesse oculaire

 

 

 

Cette fiche est extraite des cours de la série 4.

 

Video correspondant sur la chaîne Youtube Art et yoga

 


 


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