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Art Et Yoga

  • : art et yoga, blog sur le Hatha yoga et les formations proposées.
  • : Blog sur la pratique et les techniques du yoga, complémentaire du site : www.art-et-yoga.fr
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Bienvenue sur Art et yoga! Vous trouverez dans ces pages de quoi organiser vos séances, découvrir des techniques de yoga, trouver des renseignements sur nos cours par correspondance, et de nombreux autres articles qui seront repertoriés au fur et à mesure suivant leur catégorie. Alors bonne visite, et n'hésitez pas à nous contacter! Ce site est en complément de www.art-et-yoga.fr!

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    ( photo 2006) La pratique du yoga au fil du temps…comme maintenir tamas, rajas en harmonie et accueillir sattva. Il est assez rare que l’on commence le yoga à 20 ans et si on le fait, la plupart du temps, c’est dans une recherche de souplesse avant tout....
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    Je laisse la parole à Marcel Proust qui décrit ici d'une manière pleine d'humour un état de yoga nidra... ce qui est extraordinaire ( entre autre) dans ce passage, c'est sa capacité à descendre dans les profondeurs du ressenti et de l'analyse, chose si...
6 octobre 2019 7 06 /10 /octobre /2019 10:07

Astrologie et yoga thérapeutique

 

 

 

En Occident, l’astrologie est principalement utilisée pour prédire l’avenir, c’est l’astrologie populaire des magazines, ou bien encore pour faire le portrait de l’individu incarné. Depuis les années 1950, sous l’influence des théosophes comme Dane Rudhyar, puis un peu plus tard dans les années 1980 de l’Américain Stéphane Arroyo, l’astrologie s’est intéressée aux philosophies indiennes et a commencé à intégrer certains éléments de cette philosophie à sa pratique. Elle s’est principalement intéressée aux vies antérieures et à l’axe des nœuds qui indiqueraient plus ou moins clairement les conditionnements passés ;  Arroyo  a fini par admettre que le thème tout entier parlait du passé et uniquement de lui ; vasanas et samskâras y sont inscrits ; depuis, les choses ont continué à se décanter, et de nombreux astrologues étudient à présent la carte du ciel comme un instantané, celui de l’individu au moment de sa naissance,  qui montre ce dont il hérite de ses vies passées (dans l’optique que ce soit bien toujours le même individu qui revienne de vie en vie avec un nouveau corps. Ce qui, suivant les écoles, est loin d’être une certitude. Mais c’est une autre histoire pour un autre article.)

Longtemps, j’ai donné des consultations d’astrologie jusqu’à ce que je décide un jour d’arrêter complètement; il me devenait pénible de lire l’attente de mes consultants à leur offrir des solutions concrètes pour sortir de leurs ornières ; il est assez facile de faire l’étude d’un thème, d’expliquer le fonctionnement de ce que Jung appellerait la psyché et les Indiens le mental, (qui englobe les fonctions cérébrales mais aussi toutes les mémoires de l'individu), une fois que la personne a compris ses fonctionnements, comment l’aider à les transformer ? L’envoyer voir un psychologue ou psychanalyste ? 

La psychanalyse montre malheureusement bien souvent ses limites ; se connaître n’est pas le gage de pouvoir réellement se transformer ; faire remonter les anciens schémas n’en libèrent pas l’individu pour autant. Ni en les revivant, ni par la parole, n'en déplaise à Lacan. Les mots ne détruisent pas les maux, ce serait trop simple… Ils sont toujours là, encore plus apparents, lumineux dans leurs fonctionnements,  et c’est tout. Comprendre ne donne pas une baguette magique pour faire disparaître. D’aucuns diront « pourquoi se transformer ?  Il n’y a qu’à être ! » Oui, à condition que cela soit possible.

 

Mais pour «  être », encore faut-il parvenir à aider l’individu à se débarrasser de certains schémas qui le  ligotent complètement malgré lui; encore faut-il parvenir à l’aider à dépasser ces schémas qui se répètent inlassablement, véritables circuits démons, nullement effrayés ou impressionnés de la connaissance que l’on d’eux. Au contraire, ils en ricanent : «  Tu nous connais, mais tu ne peux rien faire, nous dominons ton mental, haha ! Nous te menons là où nous voulons ! Et tu n’y peux rien. » Si vous doutez de ce que j’écris, pensez aux tragédies grecques.  Les circuits démons sont les dieux de l’Olympe tout simplement, et l’individu n’a pas de vraie liberté d’action. Il se croit l’auteur de ses actions, mais les dieux le dirigent. On en revient à nos circuits démons.

 

Quand j’ai commencé à faire du yoga, je me suis assez vite rendu compte que la pratique nous pelait comme un oignon ; on retire les couches les unes après les autres, et ce long processus fait peu à peu émerger notre véritable nature ; un peu comme un acteur qui dans sa loge, retire ses costumes et réalise, lorsqu’il est démaquillé et tout nu, qu’il n’est pas le personnage qu’il interprétait sur scène une heure avant ; il n’est que « lui ». Mais malgré cela, certaines choses peuvent rester à l’œuvre, comme des problématiques difficiles à résoudre. Ce sont les fameux samskâras dont parlent les philosophies indiennes. J’ai donc pensé que le yoga, ou toute autre pratique spirituelle pouvaient être une aide concrète pour désancrer ou désactiver ces vieux schémas. Mais le processus est long et il faut accepter de s’adonner à une pratique régulière.

 

On lit très facilement dans un thème astrologique les schémas qui conditionnent un individu ; on voit ce qui va être à l’œuvre, aussi bien en positif – l’énergie circule facilement, tel domaine sera source de joie ou de satisfaction, - qu’en «  négatif » : l’énergie va se bloquer et provoquer des conflits.

 

Mais il y a un mais ! Le yoga thérapeutique !

 

Depuis que j’ai entrepris l’étude du yoga thérapeutique, je me rends compte avec joie qu’il offre de vrais outils, qu’il peut vraiment aider l’individu à dépasser, désancrer, couper à la racine ces vieux schémas. Les neutraliser. Complètement. Grâce au yoga thérapeutique, il est possible dans une mesure extrêmement large de travailler concrètement sur cet héritage malgré soi, qui inclut l’héritage des vies antérieures – que ce soit la même «  âme » ou bien  une qui vient se placer dans une lignée ; cet héritage peut s’exprimer à travers des savoirs innés, des tendances innées, un héritage sur le plan génétique comme je l’expliquais plus haut, mais aussi toute une part d’ombre à l’œuvre qui est comme le tour que le potier lance et qui continue à tourner même lorsqu’il ne l’actionne plus : ainsi vont nos vies.

 

Si bien que depuis quelque temps, je retravaille avec joie sur toute la symbolique de l’astrologie pour la mettre, lorsque j’aurais fini ma formation, en lien avec les techniques thérapeutiques ; j’ai la certitude à présent d’avoir des «  outils » à transmettre aux consultants pour les aider dans leur travail d’alchimiste.

C’est un travail absolument passionnant parce qu’il offre une vraie praxis à des problématiques que l’on peut aider le consultant à faire émerger via l’astrologie. Ainsi,  le consultant n’est plus «  dépendant » de l’astrologue, mais il devient actif.

Vous me direz, cela sous-entend que le consultant veuille bien faire du yoga.

Oui. D’ailleurs,  à choisir à être dix ans sur un divan, à tourner en rond autour de sa psyché, ou entrer dans une pratique de yoga thérapeutique pour avoir à portée de mains des outils, je pense que le choix peut être vite fait… À partir de là, je reprendrai peut-être alors mes consultations, comme par le passé…

 

 

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 09:27

Que trouve-t-on dans la nouvelle formation de yoga nidra ?

 

Le yoga nidra est une autre façon de faire du yoga : tant qu’on n'est pas en yoga, en union, on est en viyoga, désunion. Le yoga nidra est donc une branche de tout ce qu’on appelle « yoga », union, qui se décline en karma yoga, bhakti yoga, hatha yoga, etc… toutes ces familles de yoga n’ont qu’un seul but : l’union avec le Tout.

 

Cette nouvelle formation de yoga nidra reprend  et conserve bien sûr les techniques de l’ancienne mais s’enrichit d’autres techniques inspirées par le vijnana Bhairava tantra, l’enseignement de Maharshi ou d’Anirvan, de certaines upanisad. Le vijnana Bhairava qui explique ainsi les 108 façons de trouver l’éveil consacre des stances à la manière de les utiliser en « yoga nidra ». Dans cette voie tantrique, rien n’est obstacle. La saveur ( rasa) peut-être est le point de départ, qu’elle provienne de la rencontre d’un ami, des retrouvailles d’avec une personne chère longtemps absente,  de la nourriture, d’une joie esthétique ou tout autre chose aussi. Les stances du vijnana sont une inépuisable  source  d’inspiration. De plus, une nouvelle série 13   dont le thème central est la mort est ajoutée.

La mort de qui ? ironiserait gentiment Maharshi dans un demi sourire plein d’amour.

La formation enseigne aussi comment composer et créer des techniques ou des séances de yoga nidra.

 

La formation se compose de :

  • Techniques préparatoires, soit issues du hatha yoga, soit de yoga nidra elles-mêmes.

Leur but est de défaire les tensions, les nœuds physiologiques, énergétiques et mentaux, afin que l’individu soit complètement disponible pour ensuite entrer dans les voyages guidés ou les méditations.

  • Techniques d’entrainement : il s’agit, en une dizaine de minutes maximum, d'entrer en "nidra", c'est-à-dire entre veille et sommeil, là où toutes les structures du mental ordinaire s'effondrent. Ces entraînements sont très variés et sont d’excellents outils pour toutes sortes de raisons :

- Ils  préparent la nuit elle-même qui a de grandes chances de rester le plus sattvique possible, c'est-à-dire que tamas, l’un des trois gunas, ne viendra pas recouvrir complètement de son voile d’obscurité la conscience ; les nuits resteront claires, et seront peut-être de formidables sources de compréhension, de découverte, de connaissance, d'initiation.

-Ils permettent d’entrer en nidra dans n’importe quelle situation ; cela veut dire que à tout moment l’individu pourra en une dizaine de minutes retrouver de l’énergie si son corps est fatigué ; qu’il pourra se détendre dans n’importe quelle situation stressante ; qu’il pourra aussi rapidement relancer des techniques dans la journée pour garder ce précieux fil de conscience qui s’efface dès qu’on est actif. 

  • Méditations ou concentration : une autre façon de faire du yoga, c'est-à-dire de rechercher l’union avec le Soi ;  ces techniques durent une vingtaine de minutes. Elles sont extrêmement variées et nombreuses afin que chacun trouve celles qui lui conviennent le mieux
  • Grandes méditations ou voyage guidé, dans lequel l’individu explore son univers intérieur.
  • Méditations guidées plus courtes pour apprendre et chercher comment fondre le soi dans le Soi, telle la rivière qui finit sa course dans l’océan.

 

Elle se déroule plus ou moins sur deux ans, deux ans et demi ou moins ; le rythme reste propre à chacun.

 

Les prix restent les mêmes :

89 euros en envoi colissimo, avec cours papiers, cd et dvd  (environ 5 à 6 heures d'écoute et de pratique par série)

83 euros en version téléchargeable en ligne.

Utilisez le formulaire pour me contacter si nécessaire ou l'adresse email de ce blog

 

A lire aussi : le yoga nidra, son véritable but ( 1)

 

 

 

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 09:37

Le yoga nidra : son véritable but  (1)

 

 

On traduit souvent yoga nidra par yoga du sommeil ; nidra signifiant en sanskrit le sommeil. Et on ajoute même yoga du sommeil conscient. Dans les années 1960, Satyananda rend cette  forme de yoga «  à la mode », et on commence à s’y intéresser. On comprend que grâce à lui, on pourra dormir et rêver en étant conscient. On croit même qu’il suffit de  poser des écouteurs sur les oreilles en dormant pour apprendre tout un tas de choses sans effort….

Très joli, tout cela, mais ne faut-il pas déjà par définir ce qu’est « être conscient ? »

En fait, les propositions de définition du mot  conscience au 21ème siècle  sont bien loin du mot qui la désigne en sanskrit : chit. C’est cette  conscience qui manifeste grâce à sa propre énergie l’univers tel que la science l’explore aujourd’hui.

Cela veut dire que lorsque l’univers n’est pas manifesté, qu’il est en repos, en sommeil, en nidra,  seule existe  la conscience suprême non séparée de son énergie. L’univers est résorbé, rétracté, non déployé.

C’est à cet état de fusion d’avec cette conscience initiale, le Soi,  qui, manifestée, donne l'univers, lequel est totalement englobé par le Soi, qu’invite toute forme de yoga. L'âme individuelle, jivâtman, telle la goutte d'eau qui retrouve l'océan après son cycle de l'eau (évaporation, nuage, pluie, glacier, rivière, océan = fusion) retrouve l'âtman, l'Ame-Soi.  Avant d’être une gymnastique, un outil de connaissance, ou aujourd’hui un   "anti stress" dans notre monde hypermoderne,  c’est une mystique. Et oui !

Le yoga n’est pas, à l’origine,  cet outil de bien être,  de développement personnel, de connaissance de soi présenté sur le net ou dans les magazines qui nous rabâchent " be yourself". Le yoga nidra dirait plutôt  : " Vous êtes le Tout". Voyez donc l'ironie....

 

Notre société se sert des multiples outils qu’offre le yoga  pour exploiter et développer tout cela  et pourquoi pas, après tout ? Souplesse, bien-être, détente, quête de soi même, etc... Mais ce n’est pas son but, sa finalité.

 

Et alors, le nidra ? A quoi sert-il pour les yogis réalisés ?  Pour les yogis réalisés, à rien, pour ceux en quête, c’est simplement une autre façon de faire du yoga, c'est-à-dire de s’unir au Soi, par d’autres moyens que ceux de la méditation qui elle-même etc, etc... Un yogi réalisé vit dans le Soi, et est donc en Yoga en permanence puisque ce mot veut dire union. Pour les autres, cette forme de yoga permet de chercher et/ou de trouver la rencontre avec le Soi et sa fusion en lui. D'ailleurs, il n'y a pas que les yogis qui sont des êtres réalisés. Tous ceux qui portant en eux "le royaume des cieux" le sont.

Si vous connaissez un peu les ouvrages d’Anirvan, de Maharshi, de Silburn, de Jean Klein ou d’autres mystiques, vous comprendrez parfaitement de quoi je parle.

Pour les autres, tout cela peut paraître un peu obscur, donc d’autres articles viendront éclairer celui-là.

 

Bien sûr, beaucoup viennent au yoga nidra pour apprendre à repérer et défaire les tensions du corps physique et "psychique", et aussi pour comprendre comment «  fonctionne » sur le plan physiologique, énergétique et mental l’être qu’ils incarnent sur Terre.

Mais  une fois encore, sa finalité est autre : il s’agit de lever le voile sur l’ignorance qui fait que l’individu se croit seul, séparé du tout, agissant librement, vivant  par sa propre volonté.

Alors, si on n’est pas mystique, à quoi bon faire du yoga nidra ? Autant faire de la relaxation ou de la sophrologie, non ?

Oui, c’est possible, mais dans un premier temps, le yoga nidra est un savoureux outil de connaissance et quand on sait, dans le monde indien, quelle formidable place tient rasa, mot intraduisible en français, qu’on traduit souvent, à défaut de trouver un terme satisfaisant,  par saveur, laquelle met puissamment en résonance, en vibration, le corps que l’esprit et permet déjà un premier contact, même fugitif, avec ce Soi.

Il se pourrait qu’ensuite, tout naturellement, cette saveur, cette rasa donne l’impulsion et la volonté d’éveiller ses plus belles qualités sattviques – conscience, lumière, félicité, amour et compassion, abandon -  qui, emplissant peu à peu  l’individu, le conduiront peut-être vers une route à laquelle il n’avait pas vraiment songé au début…c’est comme cela que partant de la voie de l’individu on arrive à la voie appelée voie de Shiva après être passé par la voie de l’énergie, même si les trois voies ont tendance à se croiser, à se recroiser, et ainsi de suite. La voie de Shiva est la voie divine, si vous préférez, dans laquelle le mot divine veut dire lumineuse, puis DI, en sanskrit, c’est la lumière : radieux, divin, etc…. tous ces mots parlent e lumière. C'est la voie dans laquelle volonté individuelle et divine ne sont plus qu'une.

 

Pour clore cet article, je signale mon propre étonnement en découvrant récemment  que la nouvelle formation de yoga nidra que je propose, enrichie par  des techniques de hatha yoga accessibles à tous, même aux débutants, et par  des techniques de yoga nidra inspirées par Silburn, Maharshi, Anirvan, Jean Klein, entièrement reconstruite et repensée en avril 2019, fait étrangement écho au nouveau livre de Pierre Bonnasse, sur le yoga nidra, paru en mai 2019. Comme si, chacun de notre côté, lui par ses écrits, moi par une nouvelle formation  audio, disponbile en version numérique ou sous forme de CD  et qui offre une guidance de dizaines d’heures de pratiques riches et variées,  nous voulions ramener le yoga nidra à son essence première, celle d’être une praxis pour une voie mystique, lumineuse et pleine de sattveur, de sattva, de saveur, de rasa. De Soi.

 

A lire bientôt :

  1. le yoga nidra (2)
  2. la nouvelle formation de yoga nidra
  3. les ouvrages de yoga nidra en français
  4. Hatha yoga, yoga nidra et méditation
  5. Continuer à faire du yoga quand on dépasse 60 ans.
  6. Kundalini et le Soi.

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7 août 2019 3 07 /08 /août /2019 15:19
Formation de hatha yoga et yoga nidra par correspondance

 

N'hésitez pas à visiter mon site : www.art-et-yoga.fr

 

J'y propose deux types de cours par correspondance : une formation de yoga nidra

et une formation de hatha yoga : les deux sont des formations à la fois personnelles et de professeur. A la fin de la formation, comme je suis affiliée à la Fédération Française des écoles de yoga, je suis habilitée à vous remettre un diplôme. Ces deux formations vous permettent de pratiquer chez vous à votre rythme en apprenant non seulement toute la pratique de hatha yoga ou de yoga nidra, mais aussi enrichissent votre pratique en commentant des textes traditionnels joints à la formation pour comprendre et assimiler  la philosophie de ces écoles de yoga rattachées au tantrisme.

Chaque série de cours vous permettent grâce à des CD audio de pratiquer chez vous comme s'il y avait un professeur près de vous. Un DVD vous montre  le visuel des techniques et les aménagements possibles, car on peut pratiquer à tout âge.

Qui y a t-il dans ces cours?

Outre les CD audio et le DVD vous trouverez aussi des cours très détaillés sur chaque technique : origine, symbolique, but, comment prendre et tenir la posture, quel souffle faire et pourquoi.

Des textes traditionnels ou de philosophie générale complètement ces séries

Un aide mémoire photo est joint pour qu'un un seul coup d'oeil technique et conseil soient accessibles directement.

Pour faire quoi?

Le but de ses cours est de permettre au novice comme au pratiquant plus aguerri d'avoir la possibilité d'inclure une pratique chez soi,  de devenir peu à peu autonome grâce aux cours et surtout de s'immeger complètement dans le yoga, ce que les cours collectifs qui s'adressent " à tous" ne permettent pas toujours.

Chaque série dure combien de temps?

Les séries sont prévues pour une pratique de deux  mois minimum à trois mois mais chacun est libre d'aller à son rythme.

Deux mois est le temps qu'il faut grosso modo pour se sentir à l'aise et assimiler les techniques et les rendre efficientes.

Asanas, mudras, pranayama, dharana, pratyahara, tout est abordé d'une façon très progressive : le débutant comme le pratiquant régulier progressera.

Niveau de difficulté?

Ces cours sont donc très faciles d'accès pour les trois premières séries ( 6 mois de pratique) ensuite  la progression se fait très régulièrement jusqu'à des techniques de haut vol pour les dernières séries ( 18 à 24) complétées par des cours très complets de pédagogie.

Ainsi à partir d'une technique présentée en version simple  de " base" dans l'une des premières séries, est il possible dès les premiers cours d'aller plus loin  en" poussant" les souffles.

Son coût?

89 euros par série, frais colissimo de 6,45 euros inclus pour une pratique de deux mois minimum, soit 10 euros par semaine, pour des cours illimités!

Ou 83 euros en version à télécharger.

 

Pour plus de renseignement, visitez notre site : art et yoga

Et n'hésitez pas à nous contacter pour toute autre question!

 

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3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 11:10
Yoga nidra et méditation : l'un peut-il conduire à l'autre?

 

 

J’expliquais dans un autre article que la méditation n’est pas une action dans les voies tantriques; on est  bien loin de la « pleine conscience » mise  aujourd'hui à la mode par les Américains, qui s'est éloignée de son but premier,  thérapeutique, afin de soulager la souffrance de patients atteints de problèmes psychiques graves.

Dans les écoles tantriques, le yoga nidra offre une voie d'accès à la méditation.

Qu'est-ce qui les différencie ? L’un prolonge-t-il l’autre ? L’un peut-il vraiment conduire à ce que la tradition tantrique appelle Parashiva, qu’on traduit ici par le Soi absolu ?  Le yoga nidra est-il plus qu’un outil de relaxation ou  de connaissance de soi ?

La réponse est oui.

 

 

Quand on pratique vraiment le yoga nidra, bien au-delà de la simple technique de relaxation ou d’exploration de « l’entre-deux » que ce yoga offre et qui permet, grâce aux états de conscience modifiée, d’explorer les structures physiologique, énergétique et mentale par une « autre voie d’accès », on dépasse alors l’acte ordinaire, dans lequel la volonté de l’individu  initie l’action puis la dirige. Avec de la pratique et en restant longtemps en shavasana, c'est à dire en « cadavre », sans rien remuer, ni orteil, ni petit doigt, avec un souffle qui s'est complètement effondré, arrive un moment  où l’individu se sent saisi par une volonté qui n’est plus la sienne : quelque chose prend le relai en lui et fait à sa place et c’est absolument magique. Commence alors la première phase de la méditation, celle dans laquelle l’individu ne fait rien du tout, car quelque chose en lui fait à sa place. On voit donc qu'il est possible d’entrer en méditation en  se mettant en nidra et de sentir, tout comme en méditation,  ce quelque chose prendre le relai.

Si vous avez du mal à saisir cela, imaginez  un sucre qui fond dans l’eau. Au départ, l’eau et le sucre sont deux éléments séparés; imaginons aussi que le sucre n'ait pas conscience de l'eau, et qu'il la cherche; et  puis voilà que l’eau  vient dissoudre le sucre, mais celui-là ne disparaît pas pour autant.  Il se fond au tout, à l’eau, qui dans notre image, serait Parashiva. Image un peu simpliste, certes… mais c'est juste pour que l'imagination puisse saisir... ensuite, par un procédé chimique simple, - faire évaporer l'eau - le sucre réapparait.

 Sri Anirvan explique que, pendant la méditation en nidra, si l’individu ressent le vide du cœur et le vide de la fontanelle comme un tout, la pensée et le sens d’être une entité séparée s’effacent complètement. Il ne demeure qu’une pure conscience, totalement impersonnelle et tranquille, sans sujet qui voit et sans objet qui est vu. Il ne reste que le  « vide », qui est la véritable méditation. Méditer n’appartient pas au domaine du faire car il n'est pas une action. C'est un abandon conscient, qui d'abord se focalise en un point jusqu'à ce que quelque chose vienne " faire à la place de". C’est à cette compréhension que peut conduire le yoga nidra dont c'est d'ailleurs l'un des principaux buts : emmener l’individu  au-delà du « sommeil conscient » tel que décrit par de nombreux ouvrages qui effleurent ce qu'est yoga nidra ; car conscient, dans ces descriptions, désignent encore et toujours une action volontaire et un sujet qui fait, ressent, se sait séparé de son objet d'observation. Là, ce n'est pas du tout la mêe chose : ce sommeil conscient n'est plus l’acte volontaire de l’individu  qui se sait dormant,  mais sa fusion en Sat-Chit-Ananda : être, conscience, félicité. Il s'unit au tout.  L’individu a réalisé le 5ème état. Mais j’en reparlerai plus tard.

 

Bien sûr, pour entrer en yoga nidra, il y a  de nombreuses techniques  ( et il y en a vraiment beaucoup dans la formation que je propose) qui permettent aussi : ( liste non exhaustive) :

- d'explorer et de repérer les processus qui précèdent l’endormissement et de jouer avec les passages d’un état à un autre.

- d'opérer des guérisons, de défaire des tensions, de reposer complètement le corps comme si on le remettait à neuf.

- d'explorer les méandres des labyrinthes propres à chacun.

- d' observer méthodiquement la façon dont l’énergie déploie tous les contenus de l’individu, - car tout est là, il n’y a plus qu’à « déployer » et jouer avec l’énergie.

- de découvrir les structures énergétiques et mentales,

- etc.

Mais le yoga nidra est aussi une voie d’accès à la méditation. 

 

Quand le corps est véritablement devenu cadavre, c'est à dire shavasana qui est une posture à part entière- ce que veut dire  shava/cadavre Asana/posture - figé comme s’il était de pierre, et qu'en même temps il se fait d'une légèreté absolu, qu'on l'oublie, que les autres corps s’animent complètement, que la conscience ordinaire s’efface pour laisser place à autre chose qui vient prendre le relai, la méditation est là. « Tout simplement ».

 

Dans la formation que je propose que j'ai enrichie au cours de ces douze années de pratique, il y a des techniques d’entraînement pour apprendre à  glisser de l’entre-deux du nidra vers la méditation ; ainsi si l'étudiant est intéressé par cette voie, il peut utiliser ces techniques en préalable et méditer en yoga nidra : son  « je » ne fait plus rien, mais se laisse emporter dans le Tout vibrant, conscient et lumineux. Un beau voyage immobile et mobile tout à la fois...

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 14:01
Comment pratiquer le yoga l'été   en vacances  et entouré de monde ?

 

L’été est souvent le moment idéal pour passer du temps en famille ou avec des amis, et la tentation est grande de mettre de côté la pratique du yoga, soit par manque de temps, soit par manque d’intimité. Voici donc quelques conseils pour continuer à pratiquer le yoga l’été, même si vous partez avec d’autres personnes et avez du mal à trouver un moment dans la journée, ou tout simplement n’avez pas la possibilité de vous isoler réellement.

 

Trouver le temps ?

 

Ayez à l’esprit « qu’un peu tous les jours vaut mieux que rien du tout ». Trouver 20 minutes chaque jour est à la portée de tout le monde ; reste à trouver l’endroit. À vous d’être inventif ! Dites-vous que deux mètres carrés suffiront, même séparé des autres par un simple drap, du moment que pendant 20 minutes vous ayez la certitude de n’être pas dérangé. Ridicule direz-vous ? Pas tant que cela, car 20 minutes chaque jour donne deux heures 20 pour une semaine et cinq heures pour 15 jours.

Ensuite, vous pouvez :

1) Soit fixer ces 20 minutes une bonne fois pour toutes dans votre journée – le matin avant le levée de votre famille ou de vos amis, le soir quand tout le monde est parti se coucher

2) Soit jongler avec les horaires au fil des jours.

 

Où pratiquer?

 

Le yoga s’exporte partout du moment qu’on peut être seul un petit moment. Même dans une salle de bain, coincé entre la douche et les wc, c’est possible, j’ai testé cela des dizaines de fois ! Ou encore, le soir, dehors, sous un arbre si vous campez, ou sur un petit balcon ou une terasse si vous êtes chez des amis ou en location, ou derrière sa tente entre deux paréos, le corps enduit de produit anti moustique pour avoir la paix le temps de la pratique, deux serviettes de plage en guise de tapis.

je vous déconseille la plage : trop de monde, de lumière, de mouvement  le yoga a besoin, comme l'amour, d'intimité! A moins que vous ne soyez sur une plage déserte.

 

Ce petit moment qui n’a l’air de rien vous permettra de « garder le fil » ce qui est important.  Ce fil continuera d’animer d’une énergie positive vos corps physique, énergétique et mental.

 

Que faire en 20 minutes?

 

Mais, me direz-vous, on  ne peut rien faire en 20 minutes, c’est ridicule ! ( bis)

Eh bien non ! Pas ridicule du tout : il suffit de se faire un programme sur quatre jours qu’on change pour « balayer » un peu toutes les techniques.

Programme 1 :

- Un pranayama au choix sur 10 minutes

-  suivi d’une concentration sur 10 minutes

Programme 2 :

- une dizaine de salutations au soleil si vous l’aimez gardera votre corps tonique et souple ;

- vous terminez votre séance avec un Viparita karani mudra, qui scellera positivement l’énergie de la salutation.

Si vous n’aimez pas la salutation au soleil, prévoyez trois postures assez toniques au choix, enchainées dans l’ordre des cakras. (La roue complète, la pince, la barque, le chien museau vers le haut, la posture du sage Vasistha, etc.)

Programme 3 :

- faites une ou deux postures qui mettent en vibration le cakra du cœur, - Goraksha, le demi-cheval, marici asana ou autre, 

- suivies au choix d’un pranayama sur 10 minutes OU d’une concentration.

Programme 4 :

- faites un très court bhastrika ou kapalabathi sur 2 — 3 minutes

- qui sera suivi par une méditation d’une vingtaine de minutes afin d’avoir vraiment le temps d’entrer en méditation.

 

Ces quatre programmes forment une séance complète et vous permettent de ne pas vous couper de votre pratique. Une fois encore, il est plus facile de caser tous les jours 20 minutes de yoga qu’une heure trente un jour sur deux.

 

Quel est l'intérêt de continuer à pratiquer ?

 

 Quand on pratique le yoga régulièrement, on maintient un équilibre entre les trois corps physique, énergétique et mental ; il est donc dommage d’arrêter complètement la pratique et de rompre le fil. De plus, le fait de pratiquer un peu tous les jours, même sur un temps très court,  permet de garder aussi le contact avec la part à la fois la plus intime de soi même et aussi la plus spirituelle.  Enfin, j’ai remarqué que pour la plupart des gens, il est plus facile de se dire « je m’y mets pour 20 minutes » que « je vais en faire une heure un jour sur deux », car l’heure complète, quand on est en vacances avec d’autres personnes, se trouve rarement pour le yoga.

 

Je vous souhaite un bel été et une belle pratique !

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14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 09:51
Pranayama et liberté - 2ème partie : dénouer les liens du karma

Le karma : une relation de cause à effet ?

 

 

 Par ailleurs la philosophie tantrique, comme celles d’autres   traditions asiatiques tel le Japon, l’Inde, Jaïns, bouddhistes, etc… base la vie de l’individu sur le principe de réincarnation et de karma, c'est-à-dire le fait de revenir plusieurs fois et de subir les effets de sa vie précédente.

 

Dans ces traditions se posent toujours les questions de la raison de l’incarnation de l’individu, de son devenir et de la finalité de cette incarnation. Tout cela, d’après ces traditions,  est plus ou moins équivalent à chacun.

 

Ces traditions expliquent que le karma a une relation  de cause à effet : si l’individu fait telle chose,  cela produit telle chose qui créée un conditionnement. Dans les traditions populaires, cela devient même quelque chose qu’on va subir : on fait du mal dans une vie, dans la prochaine on le subira à son tour. Ce un fonctionnement simpliste est sans doute inexact ; mais ce qui sûr c’est que l’individu est soumis à un conditionnement de par une mémoire : quelle soit purement «  karmique » si on y croit, ou génétique, car là encore, les sciences expliquent comment les mémoires générationnelles sont transmises via la génétique et comment quelque chose de non résolu en amont pour être «  légué » à ses descendants qui en héritent. 

 

Le pranayama, ce grand alchimiste

 

Cependant, la tradition tantrique explique qu’il est possible de changer ces conditionnements grâce au souffle. Toujours lui.

Avec le pranayama, l’individu apprend à purifier ses énergies, et à rendre ses trois corps plus imperméables aux influences  extérieures : c’est là qu’est sa part de liberté. Et une fois encore, c’est le souffle qui va lui permettre d’acquérir cela. En purifiant ses trois corps, et en évacuant ce qui ne lui appartient pas, en déconditionnant ce qui lui a été imposé par son éducation, sa famille, les valeurs de son pays, etc… il devient plus conscient, plus lumineux, il est plus a même de faire des choix ; la dualité le tiraille moins, les émotions ne le dirigent plus.

 

Ainsi une même cause, sur deux individus dont l’un a une conscience claire, et l’autre est encore dans les brumes de son être, ne vivront pas un même évènement de la même façon ; l’un aura le choix, l’autre se soumettra plus au hasard, n’étant pas à même d’avoir accès à la part la plus profonde et authentique de lui-même.

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 08:27
Pranayama et liberté : les processus alchimiques du souffle, clé de toute transformation

Première partie

 

Le souffle est puissamment en relation avec les processus mentaux qui tout au long de la journée fluctuent énormément, ce qui entraine également des fluctuations au niveau des énergies qui parcourent les autres corps.

L’expression en «  avoir le souffle coupé » montre bien qu’un choc émotionnel violent a une incidence puissante sur le souffle, et c’est vrai pour absolument tout ce qui se passe ; bien sûr à des degrés différents, parfois imperceptibles, vous ne vous en rendez pas compte, mais les énergies se mettent à circuler moins bien, et le souffle se bloque peu à peu. N’oubliez pas que les trois corps sont en étroite relation  grâce aux adharas et ce qui arrive à l’un se transmet aux deux autres et c’est vrai dans les deux sens. Les trois corps échangent en permanence des informations. Il s'agit des corps physique, énergétique et mental. Je prenais un exemple un peu extrême, mais la plupart du temps, on ne remarque pas les fluctuations du souffle, s’il accélère, se coupe, ou même se bloque tant l'être humain est happé par son mental, ce qui est d'autant plus vrai avec cette cohorte de gens rivés à leurs portables...

.

Les techniques de pranayama permettent de mettre en place ce qu’on appelle le souffle énergétique qui n’est plus un souffle purement physiologique : en clair, a n’a plus besoin d’inspirer autant d’oxygène, le relai est pris par l’énergie de la structure énergétique : ce qui veut dire qu’avec de la pratique, le souffle devient très stable : s’il est stable, le mental l’est aussi et devient en quelque sorte imperméable  aux différentes fluctuations de la journée - car tout influence le souffle y compris les stimuli sensoriels, qu’ils soient auditifs, visuels, ou autres-  mais avec ces techniques de souffle, celui-ci devenant plus subtil, plus énergétique, assure une vraie stabilité de l’être tout entier.

 

En outre, comme pour l’eau sur la terre, qui circule en boucle depuis des millions d’années, l’air est bien toujours le même et a déjà été respiré des milliers de fois ; cela veut dire que des millions de créatures ont déjà respiré cet air avant nous, qu’il est chargé de leurs énergies, de leurs mémoires.  Éveiller son souffle subtil, c’est s’extraire du collectif qui, mémorisé d’une certaine façon dans cet air,  impose, à travers lui,  une façon d’être, de penser, de réagir. Cela permet donc de se couper de façons d’être, de penser, d’agir collectives, sans même que l’individu n’ait la capacité de s’en rendre compte ; peu à peu, il investit pleinement tout son être, sans plus que l’extérieur ne vienne lui imposer ce qu’il doit penser, aimer, regarder, acheter, etc..

Si vous avez des doutes, sachez que des tests récents ont été faits dans des salles de cinéma qui diffusaient un certain type de film et qu’il a été constaté que l’air respiré non seulement se chargeait des émotions des spectateurs, mais qu’en plus cela avait une influence sur l’ensemble des personnes de  la même salle ; c'est-à-dire si un spectateur très sensible regarde un film d’horreur et est terrifié, par son souffle, il contaminera en quelque sorte ses voisins. 

 

L’extérieur désigne non seulement les individus, mais aussi les lieux, le temps qu’il fait, tout ce qui peut influencer de l’extérieur un être humain. Car tout a une interaction avec le souffle qui lui-même modifie et influence les corps physiques et mentaux.

 

 En résumé, si le souffle est instable, ou si vous préférez irrégulier, il est difficile de garder une stabilité intérieure; si l’être humain était un navire, le souffle serait la mer,  et vous voyez donc ce qui se passe si la mer change sans cesse ; sauf si le capitaine sait parfaitement diriger son bateau. D’où l’un des rôles du pranayama : par les techniques de yoga, le souffle énergétique est éveillé, ce qui stabilise le souffle tout court ; ainsi tout l’individu qui acquiert cette stabilité. L’individu gagne en harmonie.

 

Vous pouvez d’ailleurs vous amuser à observer dans la journée l’état de votre souffle et votre état intérieur personnel. Pensez aussi régulièrement à ramener un souffle calme, ample et lent, par exemple, s’il est un peu haché et rapide plusieurs fois dans la journée sur une minute ou deux ; mais c’est le travail régulier du pranayama qui assurera vraiment cette stabilité.

 

 

Suite de l'article à venir

 

 

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30 juin 2019 7 30 /06 /juin /2019 08:13
Maladie  et yoga

On tombe malade pour toutes sortes de raisons ; l’origine peut être  karmique, c'est-à-dire que la vie réactualise à travers la maladie quelque chose d’antérieur à cette vie qui peut d'ailleurs venir  d’un ancêtre, et que l’âme a accepté d’accueillir pour apporter sa réponse et transformer  sa vision d’elle-même ou du monde. A travers elle, la guérison atteindra ceux qui l’ont précédée.

On peut aussi tomber malade à cause d’une rupture d’équilibre dans sa vie ; les trois corps physique, énergétique et mental donneront alors une réponse à un problème que l’individu tarde à s’apporter à lui-même ou ne parvient pas à formuler clairement ; comme il patauge ou se fuit, la maladie survient pour l’obliger à se questionner et trouver la réponse.

 

Mais on peut aussi tomber malade – surtout en ce moment – parce que les transformations énergétiques sont si puissantes que le corps physique n’a pas le temps de les «  digérer » ni de s’aligner : son corps mental et énergétique suivent, mais le corps physique lui, peine derrière, si bien que l’harmonie en lui se rompt le temps que son corps physique s’harmonise avec les deux autres corps.

 

Souvent, il est dit, même à un niveau spirituel, que le corps physique, en tombant malade, passe un message à l’individu ;  mais ce n’est pas forcément toujours le cas. Parfois, c’est tout simplement parce que le corps physique n’a pas eu le temps de faire son travail de son côté et que ne retrouvant plus ses points d’appui habituels, il panique et bascule dans la maladie.

 

Bien sûr, je ne parle pas des maladies graves et longues à guérir (j’en reparlerai ailleurs) ; je parle de ces maladies infectieuses, ou ostéo-articulaires qu’on guérit en général en quelques jours ou semaines.

 

J’ai remarqué cette tendance dans les ouvrages spirituels à insister beaucoup sur « le corps en tombant malade  matérialise un conflit entre les plans mentaux et physiques ». C’est vrai, parfois, mais pas seulement et pas toujours.

Avoir un lumbago parce qu’on porte plus que sa part, oui, le lien est clair ; l’expression populaire «  en avoir plein le dos » l’exprime fort bien.

Avoir une angine parce qu’on n’a pas osé formuler les choses comme on l’aurait voulu aussi.

Un rhume «  parce qu’on ne peut plus le/la sentir ( personne ou situation)

De l’asthme parce qu’on fait de l’asphyxie sociale, etc, etc….

 

Mais tomber malade d’un seul coup sans raison apparente peut aussi être la réponse du corps qui dit « ça va trop vite pour moi, je n’ai pas le temps de m’adapter.  S’il vous plaît, allez moins vite ! »

 

Pour la guérison, il ne faut pas hésiter en nidra ou en relaxation profonde, à dialoguer avec son corps ; il faut le rassurer, lui dire qu’on va l’aider, qu’on l’aime et qu’on ne lui en veut pas.

 

Lors de la maladie, on peut dialoguer avec son corps pour le rassurer comme on rassure un enfant, et ce dialogue apporte  une relation vraiment très différente avec le corps physique ; c’est un véhicule, certes, mais sensible et doué de conscience. Il faut l’aimer et en prendre soin, et ne pas lui en vouloir s’il n’est pas très solide. Certains ont des corps rompus à toute épreuve, d’autres des corps qui ont plus de mal à « tenir la route ». Quoi qu'il en soit, dialoguer avec son corps physique ne peut que lui faire du bien.

 

Comment ? Et bien, on s’allonge, on se met en relaxation profonde type nidra, puis on s’imagine à l’intérieur de son corps physique immense et lumineux, en petit clone de soi même, et on va dialoguer avec nos organes, ou notre sang, ou nos os, ou toute chose qui se présente.  Ensuite, on peut activer à l'intérieur de soi son énergie guérisseuse en lui donnant la forme qu'on souhaite, et cette énergie va aller soigner, guérir, transformer... tout est chimie dans l'univers, et c'est la même chose dans le microcosme qu'est notre corps; et nous avons tous la capacité à créer une chimie guérisseusse.

C’est une technique très belle, très douce, qui apporte beaucoup d’amour et compassion pour ces corps physiques destinés à disparaître. Ou plus exactement, à la mort, la matière qui compose le corps physique se transforme complètement en se décomposant, car rien dans l’univers n’est créé qui ne soit déjà là, du moins en germe -  ou ne disparaît. Tout se transforme en permanence.

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 08:03

  Mise en ligne sur youtube, d'une mini-séance de hatha yoga, (sans mudra ni souffle) accessible à tous, débutants ou bien pratiquants occasionnels. La guidance est purement auditive, donc vous pouvez la télécharger en mp3.

Elle se compose :

- d'un sas de relaxation,

- de deux postures, ( arbre et tortue)

- d'une concentration sur la flamme d'une bougie.

Toutes ces techniques apportent beaucoup de calme, de recul. Elles recentrent, apaisent, pacifient, ce qui permet de la pratiquer le soir avant le coucher ou en rentrant du travail.

 

Elle ne dure qu'une vingtaine de minutes, car les techniques sont volontairement raccourcies afin qu'elles soient accessibles à tous, et aussi pour que chacun puisse  intégrer cette mini-séance à une journée chargée, qui laisse peu de temps pour les activités personnelles.

Pour ceux qui ne feraient pas de yoga et voudraient s'initier, c'est possible, car toutes les explications sont en ligne :

L'arbre, dont vous trouverez aussi une explication vidéo sur ma chaîne youtube

La Tortue, également présentée en version video sur cette même chaîne

Concentration sur la flamme d'une bougie,  est également expliquée sur ce blog. Dans la version proposée en audio aujourd'hui, il n'y a que les deux premières phases.

Surtout, si vous êtes un pratiquant occasionnel, n'hésitez pas à aménager chaque posture comme expliqué si au début c'est trop difficile ( pratiquer l'arbre près d'un mur, mettre un coussin sur les pieds pour la tortue si les hanches ne sont pas assez souples ou le dos trop raide).

D'autres petites séances de 20 minutes seront proposées.

Si vous vouliez faire une séance complète d'une trentaine de minutes, rajouter après les postures viparita karina mudra que vous tiendrez 4-5 minutes si vous la connaissez, et un souffle avec un temps d'inspiration et le double pour expirer ( vous inspirez par exemple en comptant mentalement 4 et vous expirez sur 8 et vous essayez peu à peu d'allonger) que vous pratiquerez aussi sur 5 minutes environ.

 

Je vous souhaite une belle pratique!

 

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