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Art Et Yoga

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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 17:52

Mystique depuis toujours, quand j’ai commencé à étudier l’art, c’était dans l’idée d’honorer Dieu ; j’avais de qui tenir car mes deux aieules avaient toutes deux perdu leur mari à la guerre, l’une en 1916 et l’autre en 1941. Mon arrière-grand mère se retira à la mort de son mari chez les Bénédictines à Poyanne; sa fille, ma grand-mère   alors âgée de quatre ans, perdra elle aussi son mari à la guerre et rejoindra à  sa retraite  une communauté religieuse.

 Je ne comprenais pas bien, même si je n’avais pas les mots pour le dire alors, qu’on puisse considérer l’art comme un divertissement. Encore moins, comme aujourd’hui , pour nous plonger dans l’ultra réalité de la violence de notre monde ainsi que le veulent ces metteurs en scène qui font une relecture de Guillaume Tell, des Indes Galantes, de Parsifal, de Giselle... etc. Comme si on avait besoin d'eux pour comprendre l'actualité... comme si notre monde n'était pas assez visible dans sa cruauté grâce aux médias... mais surtout, comme si ces oeuvres avaient besoin qu'on les réactualise! Le spectateur n'est pas bête, et est capable, quand une oeuvre d'art est géniale, de faire le lien TOUT SEUL entre présent et passé! Combien d'auteurs latins m'ont bouleversée par leur étonnante modernité!

Pour moi, l’art est une prière.  Une cellule de moine me suffit pour chanter, jouer de la musique, une forêt pour danser. Et j’ai d’ailleurs pendant un certain temps hésiter entre une vie monacale, et une vie   « dans le monde ». Aujourd’hui, grâce à Maharshi, cette contradiction n’existe plus

Il m’a néanmoins fallu attendre pour ainsi dire mes 50 ans pour découvrir que Kelucharan Mohapatra, l’un des Indiens qui a «  ressuscité » la danse odissi au milieu du 20ème siècle, était  un père spirituel ; il disait : «  quand je danse, les gens pensent que je danse, mais en réalité, je prie. »

Prier, qu’est-ce que c’est ? Se fondre au tout, à l’univers, perdre sa forme, son moi, son être, s’abandonner. Rejoindre le tout. Et l'art le permet magnifiquement.

C’est ce que les grands artistes font naturellement tel autrefois Noureev, ou Nicolas Le Riche, et sans doute Mozart quand il composait : il n’était plus alors qu’un passeur.  Milos Forman le fait dire sublimement par la bouche de Salieri dans son film Amadeus, prénom qui signifie  aimé de Dieu, en latin. J’ignore si ces êtres sont ou étaient mystiques, mais ils s’abandonnaient tellement sur scène, ils faisaient un tel don d’eux-mêmes à travers la danse, la musique, le théâtre qu’ils n’étaient plus «  personne » : juste un cristal diffusant pour tout leur public une incroyable lumière d’une pureté inouïe. C’est cette forme d’art qui me touche le plus.

Certains sont d’éblouissants «  techniciens » ; ce que veut dire d’ailleurs les mots en latin, «  ars » ou « techné »  en grec : ces mots désignent un savoir faire ; ils ont pris un autre sens assez récemment dans notre vocabulaire. Ces artistes éblouissent mais ne renoncent pas à être eux : ce sont des stars magnifiques, mais si vous osez émettre la moindre critique sur eux, ils se jettent sur vous toutes griffes dehors, tel ce danseur étoile qui m’avait envoyé un mail furieux après un  de mes post pourtant modéré sur un forum. Tel autre  chanteur populaire giflant un journaliste qui s’amuse à ne pas le reconnaître et l’appelle d’un autre nom.

Ce qui ne les empêche pas parfois d’être passeurs malgré eux. Une force plus grande qu’eux les traverse  et illumine leur public : Callas, Guillem, Freddy Mercury et tant d’autres. En ont-ils conscience ? 

Certains artistes utilisent l’art soit pour «  s’auto promouvoir », être célèbres, ou bien encore pour résoudre leur mal-être : l’art devient thérapeutique et nombreux sont aujourd’hui ces artistes qui nous projettent à la face leur névrose, certains avec talent. Avec génie. Après tout, pourquoi pas ?  Chacun suit sa route.

 

Mais si je reviens à l’artiste tel que je le pensais enfant, tel que j’en ai découvert beaucoup ensuite, tel qu’il sous-tend tout  l’art indien classique (d’ailleurs en Indonésie, le mot artiste n’existe pas, tous les villageois ont une place dans les célébrations théâtrales, musicales et dansées en l’honneur des dieux) je comprends pourquoi tel qui a moins de technique que tel autre me touchera plus.

 

C’est pour cela aussi que le ballet classique peut être d’une immense beauté ; quand les danseuses dansent l’un des 32 cygnes en comprenant qu’elles sont Je au pluriel, comme l’écrivait si joliment l’une d’entre elles, qu’ un seul souffle les anime toutes, qu'elles forment un tout, qu’elles n’éprouvent pas le besoin de sortir du lot pour se montrer au public, celui-ci ressent cette beauté, cette force, cette «  prière », même s’il ne lui donne pas ce mot.

 

 

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 10:09

Proust et le yoga. (1)

 

Je me suis longtemps demandé pourquoi j’étais aussi fidèle à cet écrivain rencontré il y a maintenant 50 ans, que je relis en boucle et que j’écoute en audiobook, Dussolier et Galienne étant mes lecteurs d’élection tant leurs lectures m’ouvrent de nouveaux pans de compréhension et de délice ; ma première rencontre avec Marcel eut lieu en classe de 4e. En lisant par hasard dans notre manuel de lecture l’ extrait des «  trois petits coups frappés à la cloison », je suis tombée en amour, «  stupéfixée », tout comme quatre ans auparavant j’étais tombée en amour de Chateaubriand par la grâce d’  « A Combourg » que nous avions dans notre petit fascicule chant-poésie de CM2. Mais Chateaubriand est passé, Proust est resté.  

 

J’ai la certitude aujourd’hui que Proust aurait adoré faire du yoga ! Pas du hatha yoga, non, lui qui souffrait d’un asthme terrible, et il n’y avait pas de ventoline à l’époque. Mais du yoga nidra. Après une première partie de vie mondaine, son asthme l’a obligé à s'alliter du matin au soir, ne se levant certains jours pas du tout, ne mangeant chaque jour qu’un croissant et ne buvant qu' une tasse de café au lait. Céleste Albaret, sa dernière gouvernante, pense qu’il ne dormait jamais. Sans doute avait-il cette faculté naturelle d’entrer dans cet entre-deux du yoga nidra. Il utilise cette zone entre veille et sommeil pour comprendre «  je », le temps, le monde, le désir, la mort, tous les grands thèmes de la vie, qu’on explore en nidra,  auxquels il apporte souvent des réponses fulgurantes. Son asthme l’obligeait à faire toutes sortes de fumigations quotidiennes et à prendre du datura à haute dose (plus que ce que son médecin lui prescrivait) ce qui le mettait précisément en nidra car le datura est aussi un narcoleptique puissant.

 

On peut, en lisant Proust, trouver des pages entières qui semblent naître d’un esprit «  en nidra. » Par exemple, au début de du côté de chez Swann, la description du réveil est typique de ce que l’on cherche en yoga. Il n’y a que la vibration du Je, le mental, ou le monde, n’a pas encore réapparu ; il n’y a pas encore d’identification du «  je –ahamkâra » avec le corps ; puis le mental se remet en place via ahamkâra (l’organe de perception du mental), l’identification avec le corps se «  remet »en place également. Dans ce laps de temps, Proust explique qu’il ne sait plus dans quel chambre il y est et passe en revue toutes les chambres où il a dormi ; la description, d’une poésie inouïe, restitue parfaitement cette zone où le mental ordinaire n’est pas encore complètement reconnecté et où les choses les plus saugrenues apparaissent sans qu’on s’en étonne.

 

On a beaucoup écrit sur la fameuse madeleine ; des dizaines d’ouvrages, d’articles, d’analyses, expliquent cette scène d’un souvenir lointain (Combray, quand il avait peut-être 8 ou 10 ans)  ressurgit plusieurs années plus tard (avec Proust, le temps a une élasticité prodigieuse et on ne sait jamais quel âge à le Narrateur qui d’ailleurs n’EST PAS Proust, mais le Narrateur. Un «  je » qui est un autre faux «  je » ! Proust s’amuse bien ! ). Mais le yoga expliquerait que Proust est en contact direct avec les cakras du goût et de l’odorat, où se fixent en partie les samskâras qui viennent animer le mental. Hypersensible, il a cette faculté non seulement de revivre un souvenir qui surgit de sa tasse de thé, mais surtout, d’en tirer une philosophie du temps. Il perçoit dès lors la présence d’un faux «  je », celui qui pense, vit, respire, et d’un autre «  Je » intemporel, celui-là qui n’est autre que le Soi. Le souvenir l’emmène au-delà d’une émotion liée au passé, elle l’emmène au-delà de l’espace et du temps, vers le Soi lui-même.

D’ailleurs, tout au long des 2000 pages, Proust revient souvent vers ces multiples «  je » qui sont liés au temps, mais qui ne sont pas «  lui ». Il a la certitude très précise que ces multiples je sont liés à la vie incarnée sur Terre. Dès les premières pages, d’ailleurs, il parle de métempsychose, et d’entités qu’on libère si elles se trouvent prisonnières d’objets en pensant à elles et en les reconnaissant dans des formes qui n’étaient autrefois pas les leurs.

 

La madeleine ouvre la Recherche comme les deux dalles disjointes la referment dans le  Temps retrouvé. Ce nouveau souvenir-sensation- permet la mise au point de toute sa philosophie. Les deux dalles lui restituent tout à coup une Venise qu’il s’est efforcé de fixer dans son souvenir par la force de sa volonté quand il l’a visité, mais en vain. Il a échoué à saisir l’essence même de Venise ; il n’en a capté que des images vides, il n’est pas entré en elle, mais est resté extérieur à elle. Tout d’abord, il ne comprend pas ce qui se passe, et répète l’expérience de la marche trébuchante sur le dallage inégal, obligeant le souvenir-sensation à quitter la zone des cakras pour mettre en vibration dans la mémoire le souvenir-sensation captif. Cette fois-ci c’est le sens du toucher (cakra du cœur) et de la marche (muladhara) qui entrent en vibration. Et il lui revient alors qu’il a trébuché de la même façon sur la place Saint-Marc mais il va plus loin. Ce n’est pas le souvenir qui l’intéresse, mais ce que le mental a fixé indépendamment de sa conscience voulant absolument tout mémoriser. Il n’utilise bien sûr par la philosophie indienne pour dire que notre mémoire active fixe des images, mais que nos centres d’énergie, les cakras, les captent bien mieux qu’elle et peuvent ensuite restituer le tout. Ce même jour, d’autres sensations liées à l’ouïe (tintement d’une cuillère), à la vue ( François le Champi)  lui restitue des pans entiers de sa vie. Il explique alors aussi clairement qu’un yogi qu’on n’est pas maître de sa vie, que les choses se passent indépendamment de l’état de veille, mais qu’à la faveur d’un incident qu’on ne maîtrise pas, l’événement vécu dans l’ombre peut arriver en plein jour, et nous mettre en contact avec non pas le passé (on a très mal compris Proust !) mais l’éternité !  Quelque chose qui transcende l’ego, l’espace et le temps. Voilà toute la philosophie de Proust : nous sommes des êtres de lumière, complètement réalisés, transcendant l’espace et le temps. Et cette découverte nous affranchit de la peur de la mort !

 

Je pourrai ainsi m’amuser à passer au crible bien des pages de Proust qui ont été écrites par quelqu’un qui a connecté le Soi très souvent. Il a parfaitement compris le rôle du mental, et vu le monde entier comme le mental, en sachant qu’une réalité supérieure le transcendait. Dans un autre article, sans doute continuerai-je à explorer très humblement quelques petits bouts de cette œuvre monumentale.

 

Encore une chose. Le «  dharma » de Proust. Il a eu conscience d’être venu écrire la Recherche et, tout en se sachant excellent écrivain, il a expliqué qu’il n’était pas l’auteur de ses actes. Dans la Recherche, il explique que l’artiste ne fait que «  capter » une œuvre qui existe indépendamment de lui et que son rôle est, comme un médium, de la saisir et de l’incarner dans l’espace-temps terrestre. L’artiste n’est pas «  créateur », mais «  découvreur ». La Recherche devait être découverte, et c’est au  « je-Proust » que cette tâche a été confiée. Proust a conscience que rien n’est «  trouvé » ni créé, que tout existe déjà et qu’on re-découvre simplement les choses en permanence, s’en croyant l’auteur, le faiseur, quand on en est que le «  spectateur » ; il sait et écrit que le «  je » n’est pas l’auteur de ses actes ; qu’il existe un Je supérieur – une fois encore le Soi.

Et il est conscient de son dharma ; très malade, il termine la Recherche en 1922. Où un corps aussi malade a-t-il puisé l'énergie d'écrire toutes ses pages? Grâce au guna sattva, car Proust était très sattvique. Son frère Adrien, médecin comme leur père, s’occupe de lui, et il voit que Proust n’a plus la volonté de vivre maintenant qu’il a fini ce pour quoi il est venu. Encore un peu et Proust dirait que l’asthme était la condition sine qua non pour écrire la Recherche,  qu’il fallait qu’il soit malade, que sinon, il aurait été un Swann toute sa vie, attiré par les lumières trompeuses du monde extérieur, dilettante raffiné, au lieu d’accomplir son dharma. En automne 1922, il ne veut pas suivre les traitements et se laisse emporter par une pneumonie. Pourquoi ? Parce que la Recherche est terminée, et qu’avec elle, il avait fini son rôle sur Terre.  

 

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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 09:52

L’enseignement de Maharshi (1)

 

L’enseignement de Maharshi est d’une simplicité extrême, encore plus simple que celui d’Anirvan, qui déjà a pourtant lui aussi beaucoup « élagué » les grands savoirs des philosophies indiennes.

Et pourtant, lorsqu’on lit les échanges entre Maharshi et ses invités, on ne peut être qu’étonné par son extraordinaire connaissance des textes, des langues, des citations entières dont il égrène ses conseils qui restent toujours les mêmes : il n’existe que deux façons pour se fondre au Soi : l’investigation par la question qui suis-je (voie suivie par Jean Klein par exemple) ou bien l’abandon total. Il explique le plus simplement du monde que le savoir yogique ou autre, ne mènent pas à la réalisation du Soi – à moins de parvenir, comme les grands yogis, à unir Kundalini à Shiva dans Sahasraha, puis à la ramener dans le cœur. Ce qui revient à dire que seule une personne sur un million y arrive.

Pour lui, il suffit de se poser en permanence la question «  qui suis-je » ou bien de s’abandonner au divin dans tout ce que l’on fait pour faire jaillir la réalisation. Il insiste sur une façon de procéder constante, confiante, paisible et toujours sur le fait que c'est simple, que personne n'est séparé du Soi, que tout le monde est déjà réalisé.

 

Pour la première, il s’agit de chercher qui est l’auteur des pensées jusqu’à avoir épuisé toutes les couches de pensées, être remonté jusqu’à la vibration même du «  Aham » (je suis) et non pas au  simple «  Je » qui pense (Descartes).  C’est le «  pense » qui empêche de remonter à la source. Il ne doit rester que Je (Aham) qui est pur vibration ( sat-chit-ananda). Tant que les pensées sont là, elles barrent la route.

Pour Maharshi, tout le monde est déjà réalisé, puisque l’univers entier est Shiva manifesté par Shakti, mais l’illusion d’être le corps, d’être celui qui agit, empêche de lever le voile pour se fondre au Soi. Cette «  technique » doit être pratiquée de jour comme de nuit, pour ainsi dire sans interruption.  C’est une sorte de méditation continue d’où doit percer la fulgurance de l’état d’être le tout, non séparé du Soi.

Maharshi prend souvent l’exemple de l’écran de cinéma en expliquant que quelles que soient les images projetées sur lui, que le feu détruise tout, ou bien l’eau inonde tout, l’écran n’en est pas affecté ; les images sont l’univers entier, et l’écran le Soi qui englobe tout et au-delà.

Lui-même à 16 ans est rentré chez lui un jour, sûr qu’il allait mourir ; et il s’est allongé jusqu’à se sentir mort, ce qui a duré longtemps, et quand il fut persuadé d’être mort, il s’est alors trouvé réalisé. Dans un des entretiens, il explique qu’il avait sans doute déjà acquis un savoir-faire «  avant » cette vie.

 

La deuxième méthode est l’abandon ; l’individu abandonne ce qu’il est à une force plus grande que lui ; il remet ses actions, ses pensées comme il les remettrait à quelqu’un, en sachant qu’il n’en est pas l’auteur ; il les offre quotidiennement et là aussi de façon ininterrompue ; jusqu’à ce que là encore quelque chose lâche complètement. C’est une voie très proche à la fois du karman-yoga (je sais que je ne suis pas l’auteur de mes actions) et du bhakti yoga (j’offre à ma divinité intérieure qui m’englobe et est plus vaste que l’univers mon être tout entier)

 

Les deux voies sont pareillement simples, si l’individu entre dans l’une ou l’autre avec la certitude que tout est déjà accompli.

 

Alors, pourquoi faire du yoga?

 

On peut alors ensuite se demander pourquoi faire du yoga, ou toute autre technique spirituelle ?

A quoi bon, puisque de toute façon, il est clair que celui-ci, pas plus que la méditation, ne mènera à la réalisation ?

 

Parce que le yoga reste un outil. Un bon outil. Il y en a plein d’autres, mais une fois qu’on a trouvé le sien, il est bon de continuer avec le même en ayant la certitude que c’est celui qui nous convient.

Si l'on veut faire de la musique, on peut choisir n’importe quel instrument. Mais une fois l’instrument choisi, c’est la musique qui compte, pas l’instrument. L’instrument n’est qu’un moyen de faire de la musique. Après bien sûr, certains auront plus d'affinités avec un violon ou un orgue, selon : c’est le choix de l’outil, mais il est là au service de la musique.  C’est la même chose pour le yoga. C’est un outil qui permet précisément de simplifier l’individu incarné, de le rendre à la fois plus perméable, plus poreux, plus stable, plus lumineux, de le préparer pour ainsi dire à l’une ou l’autre voie décrite par Maharshi qui ne sont alors plus de vagues promesses d’un paradis inatteignable. Elles deviennent possibles. Et le yoga est bien l'outil et pas le but.

On peut alors se demander la raison d’être de toutes ces techniques compliquées et de tout ce savoir  sur les nadis, les adharas, les cakras, les vayus, les gunas, les souffles à faire comme ceci et pas comme cela, les mudras compliquées, etc. puisque visiblement, la solution est beaucoup plus simple?

Tout simplement parce que de la multitude de techniques peut jaillir un jour une étincelle qui change tout. Absolument tout!

 

Maharshi lui-même avait une connaissance extraordinaire des textes, des différentes voies et parlait plusieurs langues. Une fois réalisé, il voyait cependant que la frontière était si étroite entre le Soi et l’individu incarné qui se débat avec ses contradictions, qu’il a préféré mettre l’accent sur la simplicité. Le savoir risquant de faire dévier l’apprenti de sa route, en le rendant peu à peu attaché à tout ce savoir, toutes ces connaissances, en en devenant pour ainsi dire jaloux ou esclave. Ce qui est à l’opposé de ce qu’il désirait à l’origine.

L’abandon dont parle Maharshi est la grâce des mystiques dont parle Silburn qui avait obtenu la sienne d’un guru et a ensuite pu en faire bénéficier son entourage dans la région parisienne. Ce qui ne l’a pas empêchée elle aussi d’acquérir des connaissances et un savoir extraordinaire.

Cette grâce n’est jamais obtenue en faisant ceci ou cela (des bonnes actions par exemple) en suivant des règles, en se référant au bien ou au mal, etc.  Elle peut surgir à tout moment. Il faut juste «  être prêt ». Mais sans la volonté de l’être.

 

D’aucuns diront : «  mais le yoga en Occident n’a rien à voir avec toute cette mystique orientale !»

Certes. Beaucoup viennent au yoga pour être moins stressés, avoir une meilleure santé, corriger des problèmes de dos ou autre, pacifier ses émotions, mieux dormir, être moins réactifs, plus calmes, avec un petit fond « exotique » en plus. C’est du yoga quand même. La promesse implicite d’acquérir sagesse, vitalité, santé, souplesse, zénitude, quoi ! Et une fois encore, pourquoi pas ? C'est déjà formidable d'acquérir ces bienfaits dans la société anxiogène dans laquelle vit l'humanité du 21ème siècle.

D’autres viennent  mystérieusement attirés par lui, comme on peut l’être par le zen, ou le bouddhisme, ou toute autre voie mystique, sans savoir vraiment pourquoi, mais en sentant intuitivement que c’est «  leur route » parce qu’au fond d’eux, ils sentent qu’ils cherchent quelque chose de plus vastes qu’eux-mêmes. Ils offrent à leur désir non-nommé une praxis pour la mettre en lumière.

 

 

    

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6 octobre 2019 7 06 /10 /octobre /2019 10:07

Astrologie et yoga thérapeutique

 

 

 

En Occident, l’astrologie est principalement utilisée pour prédire l’avenir, c’est l’astrologie populaire des magazines, ou bien encore pour faire le portrait de l’individu incarné. Depuis les années 1950, sous l’influence des théosophes comme Dane Rudhyar, puis un peu plus tard dans les années 1980 de l’Américain Stéphane Arroyo, l’astrologie s’est intéressée aux philosophies indiennes et a commencé à intégrer certains éléments de cette philosophie à sa pratique. Elle s’est principalement intéressée aux vies antérieures et à l’axe des nœuds qui indiqueraient plus ou moins clairement les conditionnements passés ;  Arroyo  a fini par admettre que le thème tout entier parlait du passé et uniquement de lui ; vasanas et samskâras y sont inscrits ; depuis, les choses ont continué à se décanter, et de nombreux astrologues étudient à présent la carte du ciel comme un instantané, celui de l’individu au moment de sa naissance,  qui montre ce dont il hérite de ses vies passées (dans l’optique que ce soit bien toujours le même individu qui revienne de vie en vie avec un nouveau corps. Ce qui, suivant les écoles, est loin d’être une certitude. Mais c’est une autre histoire pour un autre article.)

Longtemps, j’ai donné des consultations d’astrologie jusqu’à ce que je décide un jour d’arrêter complètement; il me devenait pénible de lire l’attente de mes consultants à leur offrir des solutions concrètes pour sortir de leurs ornières ; il est assez facile de faire l’étude d’un thème, d’expliquer le fonctionnement de ce que Jung appellerait la psyché et les Indiens le mental, (qui englobe les fonctions cérébrales mais aussi toutes les mémoires de l'individu), une fois que la personne a compris ses fonctionnements, comment l’aider à les transformer ? L’envoyer voir un psychologue ou psychanalyste ? 

La psychanalyse montre malheureusement bien souvent ses limites ; se connaître n’est pas le gage de pouvoir réellement se transformer ; faire remonter les anciens schémas n’en libèrent pas l’individu pour autant. Ni en les revivant, ni par la parole, n'en déplaise à Lacan. Les mots ne détruisent pas les maux, ce serait trop simple… Ils sont toujours là, encore plus apparents, lumineux dans leurs fonctionnements,  et c’est tout. Comprendre ne donne pas une baguette magique pour faire disparaître. D’aucuns diront « pourquoi se transformer ?  Il n’y a qu’à être ! » Oui, à condition que cela soit possible.

 

Mais pour «  être », encore faut-il parvenir à aider l’individu à se débarrasser de certains schémas qui le  ligotent complètement malgré lui; encore faut-il parvenir à l’aider à dépasser ces schémas qui se répètent inlassablement, véritables circuits démons, nullement effrayés ou impressionnés de la connaissance que l’on d’eux. Au contraire, ils en ricanent : «  Tu nous connais, mais tu ne peux rien faire, nous dominons ton mental, haha ! Nous te menons là où nous voulons ! Et tu n’y peux rien. » Si vous doutez de ce que j’écris, pensez aux tragédies grecques.  Les circuits démons sont les dieux de l’Olympe tout simplement, et l’individu n’a pas de vraie liberté d’action. Il se croit l’auteur de ses actions, mais les dieux le dirigent. On en revient à nos circuits démons.

 

Quand j’ai commencé à faire du yoga, je me suis assez vite rendu compte que la pratique nous pelait comme un oignon ; on retire les couches les unes après les autres, et ce long processus fait peu à peu émerger notre véritable nature ; un peu comme un acteur qui dans sa loge, retire ses costumes et réalise, lorsqu’il est démaquillé et tout nu, qu’il n’est pas le personnage qu’il interprétait sur scène une heure avant ; il n’est que « lui ». Mais malgré cela, certaines choses peuvent rester à l’œuvre, comme des problématiques difficiles à résoudre. Ce sont les fameux samskâras dont parlent les philosophies indiennes. J’ai donc pensé que le yoga, ou toute autre pratique spirituelle pouvaient être une aide concrète pour désancrer ou désactiver ces vieux schémas. Mais le processus est long et il faut accepter de s’adonner à une pratique régulière.

 

On lit très facilement dans un thème astrologique les schémas qui conditionnent un individu ; on voit ce qui va être à l’œuvre, aussi bien en positif – l’énergie circule facilement, tel domaine sera source de joie ou de satisfaction, - qu’en «  négatif » : l’énergie va se bloquer et provoquer des conflits.

 

Mais il y a un mais ! Le yoga thérapeutique !

 

Depuis que j’ai entrepris l’étude du yoga thérapeutique, je me rends compte avec joie qu’il offre de vrais outils, qu’il peut vraiment aider l’individu à dépasser, désancrer, couper à la racine ces vieux schémas. Les neutraliser. Complètement. Grâce au yoga thérapeutique, il est possible dans une mesure extrêmement large de travailler concrètement sur cet héritage malgré soi, qui inclut l’héritage des vies antérieures – que ce soit la même «  âme » ou bien  une qui vient se placer dans une lignée ; cet héritage peut s’exprimer à travers des savoirs innés, des tendances innées, un héritage sur le plan génétique comme je l’expliquais plus haut, mais aussi toute une part d’ombre à l’œuvre qui est comme le tour que le potier lance et qui continue à tourner même lorsqu’il ne l’actionne plus : ainsi vont nos vies.

 

Si bien que depuis quelque temps, je retravaille avec joie sur toute la symbolique de l’astrologie pour la mettre, lorsque j’aurais fini ma formation, en lien avec les techniques thérapeutiques ; j’ai la certitude à présent d’avoir des «  outils » à transmettre aux consultants pour les aider dans leur travail d’alchimiste.

C’est un travail absolument passionnant parce qu’il offre une vraie praxis à des problématiques que l’on peut aider le consultant à faire émerger via l’astrologie. Ainsi,  le consultant n’est plus «  dépendant » de l’astrologue, mais il devient actif.

Vous me direz, cela sous-entend que le consultant veuille bien faire du yoga.

Oui. D’ailleurs,  à choisir à être dix ans sur un divan, à tourner en rond autour de sa psyché, ou entrer dans une pratique de yoga thérapeutique pour avoir à portée de mains des outils, je pense que le choix peut être vite fait… À partir de là, je reprendrai peut-être alors mes consultations, comme par le passé…

 

 

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 09:27

Que trouve-t-on dans la nouvelle formation de yoga nidra ?

 

Le yoga nidra est une autre façon de faire du yoga : tant qu’on n'est pas en yoga, en union, on est en viyoga, désunion. Le yoga nidra est donc une branche de tout ce qu’on appelle « yoga », union, qui se décline en karma yoga, bhakti yoga, hatha yoga, etc… toutes ces familles de yoga n’ont qu’un seul but : l’union avec le Tout.

 

Cette nouvelle formation de yoga nidra reprend  et conserve bien sûr les techniques de l’ancienne mais s’enrichit d’autres techniques inspirées par le vijnana Bhairava tantra, l’enseignement de Maharshi ou d’Anirvan, de certaines upanisad. Le vijnana Bhairava qui explique ainsi les 108 façons de trouver l’éveil consacre des stances à la manière de les utiliser en « yoga nidra ». Dans cette voie tantrique, rien n’est obstacle. La saveur ( rasa) peut-être est le point de départ, qu’elle provienne de la rencontre d’un ami, des retrouvailles d’avec une personne chère longtemps absente,  de la nourriture, d’une joie esthétique ou tout autre chose aussi. Les stances du vijnana sont une inépuisable  source  d’inspiration. De plus, une nouvelle série 13   dont le thème central est la mort est ajoutée.

La mort de qui ? ironiserait gentiment Maharshi dans un demi sourire plein d’amour.

La formation enseigne aussi comment composer et créer des techniques ou des séances de yoga nidra.

 

La formation se compose de :

  • Techniques préparatoires, soit issues du hatha yoga, soit de yoga nidra elles-mêmes.

Leur but est de défaire les tensions, les nœuds physiologiques, énergétiques et mentaux, afin que l’individu soit complètement disponible pour ensuite entrer dans les voyages guidés ou les méditations.

  • Techniques d’entrainement : il s’agit, en une dizaine de minutes maximum, d'entrer en "nidra", c'est-à-dire entre veille et sommeil, là où toutes les structures du mental ordinaire s'effondrent. Ces entraînements sont très variés et sont d’excellents outils pour toutes sortes de raisons :

- Ils  préparent la nuit elle-même qui a de grandes chances de rester le plus sattvique possible, c'est-à-dire que tamas, l’un des trois gunas, ne viendra pas recouvrir complètement de son voile d’obscurité la conscience ; les nuits resteront claires, et seront peut-être de formidables sources de compréhension, de découverte, de connaissance, d'initiation.

-Ils permettent d’entrer en nidra dans n’importe quelle situation ; cela veut dire que à tout moment l’individu pourra en une dizaine de minutes retrouver de l’énergie si son corps est fatigué ; qu’il pourra se détendre dans n’importe quelle situation stressante ; qu’il pourra aussi rapidement relancer des techniques dans la journée pour garder ce précieux fil de conscience qui s’efface dès qu’on est actif. 

  • Méditations ou concentration : une autre façon de faire du yoga, c'est-à-dire de rechercher l’union avec le Soi ;  ces techniques durent une vingtaine de minutes. Elles sont extrêmement variées et nombreuses afin que chacun trouve celles qui lui conviennent le mieux
  • Grandes méditations ou voyage guidé, dans lequel l’individu explore son univers intérieur.
  • Méditations guidées plus courtes pour apprendre et chercher comment fondre le soi dans le Soi, telle la rivière qui finit sa course dans l’océan.

 

Elle se déroule plus ou moins sur deux ans, deux ans et demi ou moins ; le rythme reste propre à chacun.

 

Les prix restent les mêmes :

89 euros en envoi colissimo, avec cours papiers, cd et dvd  (environ 5 à 6 heures d'écoute et de pratique par série)

83 euros en version téléchargeable en ligne.

Utilisez le formulaire pour me contacter si nécessaire ou l'adresse email de ce blog

 

A lire aussi : le yoga nidra, son véritable but ( 1)

 

 

 

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 09:37

Le yoga nidra : son véritable but  (1)

 

 

On traduit souvent yoga nidra par yoga du sommeil ; nidra signifiant en sanskrit le sommeil. Et on ajoute même yoga du sommeil conscient. Dans les années 1960, Satyananda rend cette  forme de yoga «  à la mode », et on commence à s’y intéresser. On comprend que grâce à lui, on pourra dormir et rêver en étant conscient. On croit même qu’il suffit de  poser des écouteurs sur les oreilles en dormant pour apprendre tout un tas de choses sans effort….

Très joli, tout cela, mais ne faut-il pas déjà par définir ce qu’est « être conscient ? »

En fait, les propositions de définition du mot  conscience au 21ème siècle  sont bien loin du mot qui la désigne en sanskrit : chit. C’est cette  conscience qui manifeste grâce à sa propre énergie l’univers tel que la science l’explore aujourd’hui.

Cela veut dire que lorsque l’univers n’est pas manifesté, qu’il est en repos, en sommeil, en nidra,  seule existe  la conscience suprême non séparée de son énergie. L’univers est résorbé, rétracté, non déployé.

C’est à cet état de fusion d’avec cette conscience initiale, le Soi,  qui, manifestée, donne l'univers, lequel est totalement englobé par le Soi, qu’invite toute forme de yoga. L'âme individuelle, jivâtman, telle la goutte d'eau qui retrouve l'océan après son cycle de l'eau (évaporation, nuage, pluie, glacier, rivière, océan = fusion) retrouve l'âtman, l'Ame-Soi.  Avant d’être une gymnastique, un outil de connaissance, ou aujourd’hui un   "anti stress" dans notre monde hypermoderne,  c’est une mystique. Et oui !

Le yoga n’est pas, à l’origine,  cet outil de bien être,  de développement personnel, de connaissance de soi présenté sur le net ou dans les magazines qui nous rabâchent " be yourself". Le yoga nidra dirait plutôt  : " Vous êtes le Tout". Voyez donc l'ironie....

 

Notre société se sert des multiples outils qu’offre le yoga  pour exploiter et développer tout cela  et pourquoi pas, après tout ? Souplesse, bien-être, détente, quête de soi même, etc... Mais ce n’est pas son but, sa finalité.

 

Et alors, le nidra ? A quoi sert-il pour les yogis réalisés ?  Pour les yogis réalisés, à rien, pour ceux en quête, c’est simplement une autre façon de faire du yoga, c'est-à-dire de s’unir au Soi, par d’autres moyens que ceux de la méditation qui elle-même etc, etc... Un yogi réalisé vit dans le Soi, et est donc en Yoga en permanence puisque ce mot veut dire union. Pour les autres, cette forme de yoga permet de chercher et/ou de trouver la rencontre avec le Soi et sa fusion en lui. D'ailleurs, il n'y a pas que les yogis qui sont des êtres réalisés. Tous ceux qui portant en eux "le royaume des cieux" le sont.

Si vous connaissez un peu les ouvrages d’Anirvan, de Maharshi, de Silburn, de Jean Klein ou d’autres mystiques, vous comprendrez parfaitement de quoi je parle.

Pour les autres, tout cela peut paraître un peu obscur, donc d’autres articles viendront éclairer celui-là.

 

Bien sûr, beaucoup viennent au yoga nidra pour apprendre à repérer et défaire les tensions du corps physique et "psychique", et aussi pour comprendre comment «  fonctionne » sur le plan physiologique, énergétique et mental l’être qu’ils incarnent sur Terre.

Mais  une fois encore, sa finalité est autre : il s’agit de lever le voile sur l’ignorance qui fait que l’individu se croit seul, séparé du tout, agissant librement, vivant  par sa propre volonté.

Alors, si on n’est pas mystique, à quoi bon faire du yoga nidra ? Autant faire de la relaxation ou de la sophrologie, non ?

Oui, c’est possible, mais dans un premier temps, le yoga nidra est un savoureux outil de connaissance et quand on sait, dans le monde indien, quelle formidable place tient rasa, mot intraduisible en français, qu’on traduit souvent, à défaut de trouver un terme satisfaisant,  par saveur, laquelle met puissamment en résonance, en vibration, le corps que l’esprit et permet déjà un premier contact, même fugitif, avec ce Soi.

Il se pourrait qu’ensuite, tout naturellement, cette saveur, cette rasa donne l’impulsion et la volonté d’éveiller ses plus belles qualités sattviques – conscience, lumière, félicité, amour et compassion, abandon -  qui, emplissant peu à peu  l’individu, le conduiront peut-être vers une route à laquelle il n’avait pas vraiment songé au début…c’est comme cela que partant de la voie de l’individu on arrive à la voie appelée voie de Shiva après être passé par la voie de l’énergie, même si les trois voies ont tendance à se croiser, à se recroiser, et ainsi de suite. La voie de Shiva est la voie divine, si vous préférez, dans laquelle le mot divine veut dire lumineuse, puis DI, en sanskrit, c’est la lumière : radieux, divin, etc…. tous ces mots parlent e lumière. C'est la voie dans laquelle volonté individuelle et divine ne sont plus qu'une.

 

Pour clore cet article, je signale mon propre étonnement en découvrant récemment  que la nouvelle formation de yoga nidra que je propose, enrichie par  des techniques de hatha yoga accessibles à tous, même aux débutants, et par  des techniques de yoga nidra inspirées par Silburn, Maharshi, Anirvan, Jean Klein, entièrement reconstruite et repensée en avril 2019, fait étrangement écho au nouveau livre de Pierre Bonnasse, sur le yoga nidra, paru en mai 2019. Comme si, chacun de notre côté, lui par ses écrits, moi par une nouvelle formation  audio, disponbile en version numérique ou sous forme de CD  et qui offre une guidance de dizaines d’heures de pratiques riches et variées,  nous voulions ramener le yoga nidra à son essence première, celle d’être une praxis pour une voie mystique, lumineuse et pleine de sattveur, de sattva, de saveur, de rasa. De Soi.

 

A lire bientôt :

  1. le yoga nidra (2)
  2. la nouvelle formation de yoga nidra
  3. les ouvrages de yoga nidra en français
  4. Hatha yoga, yoga nidra et méditation
  5. Continuer à faire du yoga quand on dépasse 60 ans.
  6. Kundalini et le Soi.

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7 août 2019 3 07 /08 /août /2019 15:19
Formation de hatha yoga et yoga nidra par correspondance

 

N'hésitez pas à visiter mon site : www.art-et-yoga.fr

 

J'y propose deux types de cours par correspondance : une formation de yoga nidra

et une formation de hatha yoga : les deux sont des formations à la fois personnelles et de professeur. A la fin de la formation, comme je suis affiliée à la Fédération Française des écoles de yoga, je suis habilitée à vous remettre un diplôme. Ces deux formations vous permettent de pratiquer chez vous à votre rythme en apprenant non seulement toute la pratique de hatha yoga ou de yoga nidra, mais aussi enrichissent votre pratique en commentant des textes traditionnels joints à la formation pour comprendre et assimiler  la philosophie de ces écoles de yoga rattachées au tantrisme.

Chaque série de cours vous permettent grâce à des CD audio de pratiquer chez vous comme s'il y avait un professeur près de vous. Un DVD vous montre  le visuel des techniques et les aménagements possibles, car on peut pratiquer à tout âge.

Qui y a t-il dans ces cours?

Outre les CD audio et le DVD vous trouverez aussi des cours très détaillés sur chaque technique : origine, symbolique, but, comment prendre et tenir la posture, quel souffle faire et pourquoi.

Des textes traditionnels ou de philosophie générale complètement ces séries

Un aide mémoire photo est joint pour qu'un un seul coup d'oeil technique et conseil soient accessibles directement.

Pour faire quoi?

Le but de ses cours est de permettre au novice comme au pratiquant plus aguerri d'avoir la possibilité d'inclure une pratique chez soi,  de devenir peu à peu autonome grâce aux cours et surtout de s'immeger complètement dans le yoga, ce que les cours collectifs qui s'adressent " à tous" ne permettent pas toujours.

Chaque série dure combien de temps?

Les séries sont prévues pour une pratique de deux  mois minimum à trois mois mais chacun est libre d'aller à son rythme.

Deux mois est le temps qu'il faut grosso modo pour se sentir à l'aise et assimiler les techniques et les rendre efficientes.

Asanas, mudras, pranayama, dharana, pratyahara, tout est abordé d'une façon très progressive : le débutant comme le pratiquant régulier progressera.

Niveau de difficulté?

Ces cours sont donc très faciles d'accès pour les trois premières séries ( 6 mois de pratique) ensuite  la progression se fait très régulièrement jusqu'à des techniques de haut vol pour les dernières séries ( 18 à 24) complétées par des cours très complets de pédagogie.

Ainsi à partir d'une technique présentée en version simple  de " base" dans l'une des premières séries, est il possible dès les premiers cours d'aller plus loin  en" poussant" les souffles.

Son coût?

89 euros par série, frais colissimo de 6,45 euros inclus pour une pratique de deux mois minimum, soit 10 euros par semaine, pour des cours illimités!

Ou 83 euros en version à télécharger.

 

Pour plus de renseignement, visitez notre site : art et yoga

Et n'hésitez pas à nous contacter pour toute autre question!

 

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3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 11:10
Yoga nidra et méditation : l'un peut-il conduire à l'autre?

 

 

J’expliquais dans un autre article que la méditation n’est pas une action dans les voies tantriques; on est  bien loin de la « pleine conscience » mise  aujourd'hui à la mode par les Américains, qui s'est éloignée de son but premier,  thérapeutique, afin de soulager la souffrance de patients atteints de problèmes psychiques graves.

Dans les écoles tantriques, le yoga nidra offre une voie d'accès à la méditation.

Qu'est-ce qui les différencie ? L’un prolonge-t-il l’autre ? L’un peut-il vraiment conduire à ce que la tradition tantrique appelle Parashiva, qu’on traduit ici par le Soi absolu ?  Le yoga nidra est-il plus qu’un outil de relaxation ou  de connaissance de soi ?

La réponse est oui.

 

 

Quand on pratique vraiment le yoga nidra, bien au-delà de la simple technique de relaxation ou d’exploration de « l’entre-deux » que ce yoga offre et qui permet, grâce aux états de conscience modifiée, d’explorer les structures physiologique, énergétique et mentale par une « autre voie d’accès », on dépasse alors l’acte ordinaire, dans lequel la volonté de l’individu  initie l’action puis la dirige. Avec de la pratique et en restant longtemps en shavasana, c'est à dire en « cadavre », sans rien remuer, ni orteil, ni petit doigt, avec un souffle qui s'est complètement effondré, arrive un moment  où l’individu se sent saisi par une volonté qui n’est plus la sienne : quelque chose prend le relai en lui et fait à sa place et c’est absolument magique. Commence alors la première phase de la méditation, celle dans laquelle l’individu ne fait rien du tout, car quelque chose en lui fait à sa place. On voit donc qu'il est possible d’entrer en méditation en  se mettant en nidra et de sentir, tout comme en méditation,  ce quelque chose prendre le relai.

Si vous avez du mal à saisir cela, imaginez  un sucre qui fond dans l’eau. Au départ, l’eau et le sucre sont deux éléments séparés; imaginons aussi que le sucre n'ait pas conscience de l'eau, et qu'il la cherche; et  puis voilà que l’eau  vient dissoudre le sucre, mais celui-là ne disparaît pas pour autant.  Il se fond au tout, à l’eau, qui dans notre image, serait Parashiva. Image un peu simpliste, certes… mais c'est juste pour que l'imagination puisse saisir... ensuite, par un procédé chimique simple, - faire évaporer l'eau - le sucre réapparait.

 Sri Anirvan explique que, pendant la méditation en nidra, si l’individu ressent le vide du cœur et le vide de la fontanelle comme un tout, la pensée et le sens d’être une entité séparée s’effacent complètement. Il ne demeure qu’une pure conscience, totalement impersonnelle et tranquille, sans sujet qui voit et sans objet qui est vu. Il ne reste que le  « vide », qui est la véritable méditation. Méditer n’appartient pas au domaine du faire car il n'est pas une action. C'est un abandon conscient, qui d'abord se focalise en un point jusqu'à ce que quelque chose vienne " faire à la place de". C’est à cette compréhension que peut conduire le yoga nidra dont c'est d'ailleurs l'un des principaux buts : emmener l’individu  au-delà du « sommeil conscient » tel que décrit par de nombreux ouvrages qui effleurent ce qu'est yoga nidra ; car conscient, dans ces descriptions, désignent encore et toujours une action volontaire et un sujet qui fait, ressent, se sait séparé de son objet d'observation. Là, ce n'est pas du tout la mêe chose : ce sommeil conscient n'est plus l’acte volontaire de l’individu  qui se sait dormant,  mais sa fusion en Sat-Chit-Ananda : être, conscience, félicité. Il s'unit au tout.  L’individu a réalisé le 5ème état. Mais j’en reparlerai plus tard.

 

Bien sûr, pour entrer en yoga nidra, il y a  de nombreuses techniques  ( et il y en a vraiment beaucoup dans la formation que je propose) qui permettent aussi : ( liste non exhaustive) :

- d'explorer et de repérer les processus qui précèdent l’endormissement et de jouer avec les passages d’un état à un autre.

- d'opérer des guérisons, de défaire des tensions, de reposer complètement le corps comme si on le remettait à neuf.

- d'explorer les méandres des labyrinthes propres à chacun.

- d' observer méthodiquement la façon dont l’énergie déploie tous les contenus de l’individu, - car tout est là, il n’y a plus qu’à « déployer » et jouer avec l’énergie.

- de découvrir les structures énergétiques et mentales,

- etc.

Mais le yoga nidra est aussi une voie d’accès à la méditation. 

 

Quand le corps est véritablement devenu cadavre, c'est à dire shavasana qui est une posture à part entière- ce que veut dire  shava/cadavre Asana/posture - figé comme s’il était de pierre, et qu'en même temps il se fait d'une légèreté absolu, qu'on l'oublie, que les autres corps s’animent complètement, que la conscience ordinaire s’efface pour laisser place à autre chose qui vient prendre le relai, la méditation est là. « Tout simplement ».

 

Dans la formation que je propose que j'ai enrichie au cours de ces douze années de pratique, il y a des techniques d’entraînement pour apprendre à  glisser de l’entre-deux du nidra vers la méditation ; ainsi si l'étudiant est intéressé par cette voie, il peut utiliser ces techniques en préalable et méditer en yoga nidra : son  « je » ne fait plus rien, mais se laisse emporter dans le Tout vibrant, conscient et lumineux. Un beau voyage immobile et mobile tout à la fois...

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 14:01
Comment pratiquer le yoga l'été   en vacances  et entouré de monde ?

 

L’été est souvent le moment idéal pour passer du temps en famille ou avec des amis, et la tentation est grande de mettre de côté la pratique du yoga, soit par manque de temps, soit par manque d’intimité. Voici donc quelques conseils pour continuer à pratiquer le yoga l’été, même si vous partez avec d’autres personnes et avez du mal à trouver un moment dans la journée, ou tout simplement n’avez pas la possibilité de vous isoler réellement.

 

Trouver le temps ?

 

Ayez à l’esprit « qu’un peu tous les jours vaut mieux que rien du tout ». Trouver 20 minutes chaque jour est à la portée de tout le monde ; reste à trouver l’endroit. À vous d’être inventif ! Dites-vous que deux mètres carrés suffiront, même séparé des autres par un simple drap, du moment que pendant 20 minutes vous ayez la certitude de n’être pas dérangé. Ridicule direz-vous ? Pas tant que cela, car 20 minutes chaque jour donne deux heures 20 pour une semaine et cinq heures pour 15 jours.

Ensuite, vous pouvez :

1) Soit fixer ces 20 minutes une bonne fois pour toutes dans votre journée – le matin avant le levée de votre famille ou de vos amis, le soir quand tout le monde est parti se coucher

2) Soit jongler avec les horaires au fil des jours.

 

Où pratiquer?

 

Le yoga s’exporte partout du moment qu’on peut être seul un petit moment. Même dans une salle de bain, coincé entre la douche et les wc, c’est possible, j’ai testé cela des dizaines de fois ! Ou encore, le soir, dehors, sous un arbre si vous campez, ou sur un petit balcon ou une terasse si vous êtes chez des amis ou en location, ou derrière sa tente entre deux paréos, le corps enduit de produit anti moustique pour avoir la paix le temps de la pratique, deux serviettes de plage en guise de tapis.

je vous déconseille la plage : trop de monde, de lumière, de mouvement  le yoga a besoin, comme l'amour, d'intimité! A moins que vous ne soyez sur une plage déserte.

 

Ce petit moment qui n’a l’air de rien vous permettra de « garder le fil » ce qui est important.  Ce fil continuera d’animer d’une énergie positive vos corps physique, énergétique et mental.

 

Que faire en 20 minutes?

 

Mais, me direz-vous, on  ne peut rien faire en 20 minutes, c’est ridicule ! ( bis)

Eh bien non ! Pas ridicule du tout : il suffit de se faire un programme sur quatre jours qu’on change pour « balayer » un peu toutes les techniques.

Programme 1 :

- Un pranayama au choix sur 10 minutes

-  suivi d’une concentration sur 10 minutes

Programme 2 :

- une dizaine de salutations au soleil si vous l’aimez gardera votre corps tonique et souple ;

- vous terminez votre séance avec un Viparita karani mudra, qui scellera positivement l’énergie de la salutation.

Si vous n’aimez pas la salutation au soleil, prévoyez trois postures assez toniques au choix, enchainées dans l’ordre des cakras. (La roue complète, la pince, la barque, le chien museau vers le haut, la posture du sage Vasistha, etc.)

Programme 3 :

- faites une ou deux postures qui mettent en vibration le cakra du cœur, - Goraksha, le demi-cheval, marici asana ou autre, 

- suivies au choix d’un pranayama sur 10 minutes OU d’une concentration.

Programme 4 :

- faites un très court bhastrika ou kapalabathi sur 2 — 3 minutes

- qui sera suivi par une méditation d’une vingtaine de minutes afin d’avoir vraiment le temps d’entrer en méditation.

 

Ces quatre programmes forment une séance complète et vous permettent de ne pas vous couper de votre pratique. Une fois encore, il est plus facile de caser tous les jours 20 minutes de yoga qu’une heure trente un jour sur deux.

 

Quel est l'intérêt de continuer à pratiquer ?

 

 Quand on pratique le yoga régulièrement, on maintient un équilibre entre les trois corps physique, énergétique et mental ; il est donc dommage d’arrêter complètement la pratique et de rompre le fil. De plus, le fait de pratiquer un peu tous les jours, même sur un temps très court,  permet de garder aussi le contact avec la part à la fois la plus intime de soi même et aussi la plus spirituelle.  Enfin, j’ai remarqué que pour la plupart des gens, il est plus facile de se dire « je m’y mets pour 20 minutes » que « je vais en faire une heure un jour sur deux », car l’heure complète, quand on est en vacances avec d’autres personnes, se trouve rarement pour le yoga.

 

Je vous souhaite un bel été et une belle pratique !

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14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 09:51
Pranayama et liberté - 2ème partie : dénouer les liens du karma

Le karma : une relation de cause à effet ?

 

 

 Par ailleurs la philosophie tantrique, comme celles d’autres   traditions asiatiques tel le Japon, l’Inde, Jaïns, bouddhistes, etc… base la vie de l’individu sur le principe de réincarnation et de karma, c'est-à-dire le fait de revenir plusieurs fois et de subir les effets de sa vie précédente.

 

Dans ces traditions se posent toujours les questions de la raison de l’incarnation de l’individu, de son devenir et de la finalité de cette incarnation. Tout cela, d’après ces traditions,  est plus ou moins équivalent à chacun.

 

Ces traditions expliquent que le karma a une relation  de cause à effet : si l’individu fait telle chose,  cela produit telle chose qui créée un conditionnement. Dans les traditions populaires, cela devient même quelque chose qu’on va subir : on fait du mal dans une vie, dans la prochaine on le subira à son tour. Ce un fonctionnement simpliste est sans doute inexact ; mais ce qui sûr c’est que l’individu est soumis à un conditionnement de par une mémoire : quelle soit purement «  karmique » si on y croit, ou génétique, car là encore, les sciences expliquent comment les mémoires générationnelles sont transmises via la génétique et comment quelque chose de non résolu en amont pour être «  légué » à ses descendants qui en héritent. 

 

Le pranayama, ce grand alchimiste

 

Cependant, la tradition tantrique explique qu’il est possible de changer ces conditionnements grâce au souffle. Toujours lui.

Avec le pranayama, l’individu apprend à purifier ses énergies, et à rendre ses trois corps plus imperméables aux influences  extérieures : c’est là qu’est sa part de liberté. Et une fois encore, c’est le souffle qui va lui permettre d’acquérir cela. En purifiant ses trois corps, et en évacuant ce qui ne lui appartient pas, en déconditionnant ce qui lui a été imposé par son éducation, sa famille, les valeurs de son pays, etc… il devient plus conscient, plus lumineux, il est plus a même de faire des choix ; la dualité le tiraille moins, les émotions ne le dirigent plus.

 

Ainsi une même cause, sur deux individus dont l’un a une conscience claire, et l’autre est encore dans les brumes de son être, ne vivront pas un même évènement de la même façon ; l’un aura le choix, l’autre se soumettra plus au hasard, n’étant pas à même d’avoir accès à la part la plus profonde et authentique de lui-même.

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