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Art Et Yoga

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Bienvenue sur Art et yoga, blog de Valérie Beck,  complémentaire  du site www.art-et-yoga.fr. Vous trouverez dans ces pages de quoi organiser vos séances, découvrir des techniques de yoga, trouver des renseignements sur nos cours par correspondance, et de nombreux autres articles. Diplômée en yoga, yoga nidra, yoga thérapeutique, je suis des études de sanskrit. Pourquoi art et yoga? Parce qu'en parallèle je suis musicienne et danseuse. En Inde, les arts et le yoga permettent d'atteindre Moksha, but ultime de l'art et du yoga!

 

 

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16 juillet 2024 2 16 /07 /juillet /2024 10:21

La danse classique Odissi :

 danse SACRÉE ancestrale ou imposture ?

 

 

 

  1. L’Inde dépouillée d’elle-même au cours des siècles
  2. L’histoire de la danse odissi : ce que l’on sait, ce que l’on suppose
  3. 1948 : Renaissance
  4. Jayantika et les pionniers de l’Odissi
  5. Le guru tout puissant
  6. Conclusion

 

Aujourd’hui, en Inde, le baratha-natyam et l’odissi sont présentées comme des danses de temples millénaires, gardées intactes et transmises sous l’autorité d’un guru non seulement détenteur de cette tradition conservée précieusement, mais également d’une manne spirituelle, que lui seul et quelques rares élus ont pu acquérir.

 

 

1.  l’Inde dépouillée d’elle-même au cours des siècles. 

 

Mais pour bien comprendre ce qu’il en est en réalité, il faut revenir sur l’histoire de l’Inde, sur son passé même s’il est impossible de le résumer en quelques mots. Ce qui est sûr, c’est que ce pays immense a vécu au cours du dernier millénaire des invasions successives qui peu à peu ont effacé, ou tenté d’effacer, volontairement ou non, tout un pan de sa culture, de sa philosophie, de sa spiritualité, en un mot, de son identité : musulmans, Anglais, Portugais, Danois, Hollandais, Français ont à tour de rôle cherché à contrôler le plus de régions possible et ont guerroyé entre eux afin de prendre toujours plus de pouvoir. 

Dès le 7e siècle, commencent dans le nord du pays les invasions musulmanes qui se poursuivront au XIIe avec l’installation des Turcs et des Afghans. Différents sultanats seront créés, dont celui de Delhi.  Mais au XVe siècle, L’Empire Moghol les évincera pour s’établir fermement sur une grande partie du pays jusqu’à ce qu’au 17e siècle les Anglais commencent à leur tour à contrôler tout le pays. En 1858, c’est la création du Raj britannique qui perdurera jusqu’à l’indépendance de l’Inde en 1948. Au-delà de cette date, il restera encore quelques comptoirs européens, comme le comptoir français de Pondichéry, qui seront finalement cédés à l’Inde.

 

On peut toutefois noter qu’à partir du 17e siècle, plusieurs soulèvements auront lieu, dont l’un des derniers sera la révolte des cipayes en 1857, violemment réprimée.

 

 

2. La danse Odissi : ce que l’on sait, ce que l’on suppose

 

Mais bien avant ces temps troublés, deux siècles avant ou apr. J.-C., la date reste floue, le légendaire Baratha Muni rédige le Nâtya-shâstra, traité qui expose en détail tout ce qui régit les arts dramatiques, du théâtre à la poésie en passant par la danse. Abhinavagupta  l’a commenté au XIIe siècle et il fait toujours référence aujourd’hui. L’art chorégraphique existe donc au moins depuis cette époque, ce que confirment les sculptures découvertes  dans les grottes des collines d’Udayagiri et de Khandagiri près de Bhubaneswar en Orissa qui dateraient du 1er siècle avant Jésus-Christ et qui serviront de point de repère 19 siècles plus tard pour reconstruire le style Odissi après qu’il fût perdu.

Bhubanesvar : Alasya Kanya

 

Vers le 3e siècle, le jaïnisme de cette région fait place au bouddhisme qui lui-même laisse la place au shivaïsme dès le 7e siècle. Ce courant spirituel, qui accueille de nombreux éléments tantriques et se serait mêlé à un shivaïsme préaryen, s’impose complètement au Xe siècle comme en témoigne le culte de Shiva et la construction des temples notamment dans la région de l’actuelle Orissa.  

Un nouveau culte va bientôt remplacer le Shivaïsme en Orissa : le Vishnouisme. Vishnou, connu en Orissa sous la forme de Jagannath, prend pour forme humaine Krishna. Il est inséparable de Radha, son grand amour, ce que célèbre le poète Jayadeva dans la Gita Govinda. Pour honorer ce dieu, des temples monumentaux sont édifiés tel le temple de Jagannath à Puri, ou encore le temple du Soleil à Konark sous la dynastie Ganga. Le culte de Jagannath culmine à Puri au 12ème siècle.

 

Plusieurs éléments laissent supposer que les temples construits entre le 6e et le 12e siècle ont accueilli la danse.

-  La présence de centaines d’alasakanya, jeunes filles qui ornent les façades de temple dans des poses souvent langoureuses, sensuelles et toujours extrêmement gracieuses.

- Des archives, dès le 7e siècle, qui font mentions des Maharis, servantes-danseuses-épouses de Jagannath ainsi qu’un rituel de danse pour ces Maharis ou devadasis. C’est au 7e siècle que le tantrisme[1] infuse le shivaïsme, qui trouve son apogée au 10ème siècle. On suppose que la danse féminine dans ce contexte tantrique est vécu comme un «  yoga » c'est-à-dire un moyen d’union ; elle est peut-être réalisée par des devadasis-yogini.   Rien ne le prouve cependant.

- Au cœur du  tantrisme, Shiva/Shakti sont les deux pôles d’un tout et d’une certaine manière le pendant du couple Radha/Krishna. Il faut cependant comprendre tout cela comme des variations émanant d’un point unique qui se décline en différents aspects.

- Ce qui est certain c’est qu’au 12e siècle, un nouvel espace est créé au sein des temples, appelé Natya[2] mandapa, pour les prêtresses-danseuses. Il est réservé au culte à travers la danse.  

Malheureusement, dès le 14e siècle et jusqu’au 16e siècle, les invasions musulmanes mettent un point final à ces rituels dansés ; la vie dans les temples s’arrête. Ils sont fermés, leurs occupants chassés. On ne sait pas ce que deviennent les danseuses et les officiants des temples. Certains supposent que les danseuses transposent leur art dans les milieux profanes, cours ou autres, pour gagner leur vie, mais rien n’est sûr. La danse elle-même se perd, ainsi que son lien avec le tantrisme. Dans le même temps apparaissent les gotipuas, dont personne ne sait aujourd’hui pourquoi. J’aurai tendance à penser qu’ils sont apparus dans un contexte semblable à celui des Onnagatas japonais, quand les Shoguns interdisent aux femmes d’être actrices et font appels à des hommes pour incarner les rôles féminins dans le théâtre Kabuki ce qui est toujours le cas aujourd’hui. Peut-être les Maharis ont-elles transmis leur art à ces garçons pour le conserver, mais rien n’est moins sûr.

2  James Ferguson : Kornak en ruine, 1847.  Source: Wikimedia.org

2 James Ferguson : Kornak en ruine, 1847. Source: Wikimedia.org

Deux siècles plus tard, la présence anglaise et son puritanisme n’arrangeront rien, car les sculptures érotiques des temples et les poses sensuelles des alasakanya au corps nu paré de bijoux heurtent leur pudibonderie. Danse et prostitution sont confondues, comme c’est d’ailleurs le cas à la même époque en France à l’opéra de Paris où chaque danseuse était plus ou moins « vendue » à un protecteur qui faisait son marché dans le foyer de la danse.

La danse Odissi : danse sacrée ancestrale ou imposture ?

3. Renaissance

 

 

En 1947, la situation est tragique : 4 siècles ont passé depuis la fermeture des temples qui ont peu à peu effacé toutes traces de ces rituels dansés au lien puissant avec le divin. Heureusement, l’Inde reconquiert son indépendance en 1948 et grâce à l’appui d’artistes comme Rabindranath Tagore qui la défend avec vigueur, la danse va peu à peu reprendre une place digne et honorable et même devenir une raison de fierté nationale. L’Odisha  en fera son fer de lance pour se construire une identité et affirmer sa singularité régionale : Jagannath en devient le symbole comme Nataraja l’est plus au sud de l’Inde pour le Baratha natyam (qui a vécu la même chose)

 En effet, la danse est un symbole fort : dépouillée de ses temples, de son art, de ses prêtresses-danseuses par des envahisseurs qui n’ont rien compris à leur spiritualité, l’Inde désire reconquérir un passé perdu, Cela ne se fera pas tout seul, car les préjugés envers les danseuses considérées comme moins que rien, auront la vie dure. Une fois les préjugés vaincus grâce à de courageux intellectuels qui prennent sa défense, la danse sera entièrement recréée, car il ne reste plus rien de ce qu’elle a été.

 

Au début, aucune «  jeune fille de bonne famille » n’est autorisée à prendre des cours de danse. Mais peu à peu, après 1950, le changement est favorable pour « ressusciter » la danse. Mais elle ne renaîtra pas dans les temples. Ce n’est pas dit clairement, mais on suppose qu’en 1950, la présence d’une danseuse dans un temple reste quelque chose d’impensable d’autant plus que flottent autour de la danse des relents tantriques qui en effarouchent plus d’un. C’est dire si tout un pan de la culture et de la spiritualité a été effacé de la vie indienne pendant ces nombreux siècles. À tort, mais sans chercher à comprendre, on associe au tantrisme le sexe, ce qui faisait frissonner d’horreur l’Inde tout entière devenue, sous son double joug musulman et anglais, puritaine. Et pourtant, c’est bien ce courant philosophique qui sous-tendait toute la danse des temples au XIIe siècle.

 

C’est donc au théâtre que la danse reprend vie sous le nom d’Odissi ;  c’est en 1953, à Cuttack,  que Priyambada Mohanty présente une pièce de quelques minutes lors d’un festival et que l’un des membres du jury, le docteur Charles Fabri, historien de l’art, écrivant et indianiste hongrois, la « baptise » Odissi, littéralement danse de l’Odisha. Cet évènement attire l’attention internationale.

4. Jayantika et les pionniers de l’Odissi

 

 

En 1957, se forme alors un groupe de recherche appelé le Jayantika : il est composé des futurs pionniers de la recréation de l’Odissi : parmi eux : Pankaj Charan Das, Kelucharan Mohapatra,  Deb Prasad Das, Mayadhar Rauth. À noter qu’aucune femme ne figure dans le groupe, ce qui est très explicite en soi même. Afin de lui redonner sa légitimité, la danse est devenue une affaire d’hommes !

La danse Odissi : danse sacrée ancestrale ou imposture ?

Ces artistes vont puiser dans le répertoire des gotipuas[3], jeunes garçons aux chorégraphies « régionales » assez acrobatiques,  le matériel rythmique, mélodique, musical. Le baratha-natyam est une autre source d’inspiration ; enfin, ils relèvent et répertorient toutes les poses des alasakanya gravées dans les temples et examinent les traités théâtraux, tel le Natya Shâstra évoqué plus haut, à la loupe. Les poèmes de Jayadeva servent de base pour construire des abhinayas, récits dansés.

On oublie souvent le rôle précieux de la danseuse Sanjukta Panigrahi, collaboratrice de premier ordre pour Kelucharan Mohapatra, dont le travail est resté dans l’ombre du guru et pour cause, voir un peu plus loin.

Malheureusement, très vite, les pionniers vont se quereller, et même assez violemment ; ils ne parviendront pas à trouver un terrain d’entente ; chacun finira par travailler dans son coin, plus ou moins amer, fâché ou meurtri à vie. Cela aussi à son importance, car chaque guru est sûr de détenir la vérité, d’où l’interdiction tacite de travailler avec un autre guru.

 

Malgré tout, le répertoire qu’on connaît aujourd’hui va peu à peu émerger entre les années 1960 et 1970

 

En 1968, le Dr Vatsyayan souligne le fait, mais sans aucune preuve, que tous les styles de danse classique partagent le principe fondamental qu’elles constituent des formes de sadhana[4]. Cette affirmation gratuite est l’une des  raisons de l’intérêt grandissant pour la danse indienne « classicisée » comme l’Odissi ou le Baratha Natyam. Mais comme écrit plus haut, cette affirmation n’a aucun fondement.

 

Il n’en faut malheureusement pas plus pour renforcer le statut du guru qui se met à bénéficier d’une inconditionnelle déférence, ce qui crée des hiérarchies pas toujours propices au but recherché à travers la danse. Les gurus se déclarent seuls gardiens de la connaissance, détenteurs d’une manne spirituelle absolue, et leurs élèves, principalement des filles, leur sont totalement soumises. Elles sont souvent à la fois leurs interprètes et leurs mécènes, car elles leur paient leur enseignement, ce qui permet aux gurus de vivre tout en menant leurs recherches.

 

 

5. Le guru tout puissant

 

De là découlent deux problématiques et  bien des craintes chez les élèves/interprètes :

- L’élève doit accepter tel quel l’enseignement sans jamais remettre en cause ni l’enseignement ni le pouvoir « spirituel » de son guru. 

-  La danse enseignée est présentée comme étant ancestrale et authentique alors qu’elle n’a même pas une vingtaine d’années dans les années 1970. Jusqu’aux années 2000, plusieurs témoignages confirment l’abandon absolu au guru, sous prétexte de faire mourir son ego ; le souci, c’est que l’ego du guru, lui, est souvent bien actif !

 

Quant à l’élève/interprète :

  1. Plus que tout, il redoute d’être exclu et de perdre le lien avec le spirituel s’il ose se séparer de son guru ou s’il prend des cours avec un autre guru pour découvrir un autre enseignement, ce qui est – tacitement ou pas – interdit.
  2. Il a l’absolue interdiction de modifier quoi que ce soit dans la pratique dansée ; tout est fait au millimètre près, ce qui fait que tout le monde danse exactement la même chose de la même façon dans chaque école où le guru s’est autoproclamé guru.
  3. Il y a interdiction de créer un répertoire autre que celui que le guru transmet sous peine là aussi d’exclusion. Cette exclusion est terrifiante pour des élèves soumis, qui ont pleine confiance en leur guru et en sa manne spirituelle qui leur est alors retirée.

 

Rekha Tandom  qui m’a inspiré cet article écrit : «  Ironiquement, l’hésitation et l’incapacité des danseurs qualifiés à travailler avec des visions différentes, indépendantes, restent directement proportionnelles à l’intensité de la relation guru-élève qui sous-entend que son ego doit céder devant lui. Ce qui fait que tout le monde accepte de façon inconditionnelle la parole du guru. »

 

 Quant à Dinanath Pathy, artiste indien à l’esprit avisé, il écrit : «  La danse qu’ils créèrent ou fabriquèrent n’était pas authentiquement traditionnelle, mais authentiquement contemporaine »

 

On ne saurait être plus clair d’autant plus que nombre de danseurs ont noté que le guru, gardien jaloux du style, interdisant toute modification, pouvait très bien à 20 ans d’écart, transmettre une chorégraphie dont le titre n’avait pas changé, mais qui modifiée, remaniée, transformée, présentait en un mot d’importants changements, ce qui contredit l’idée d’une danse authentique issue d’un héritage ancestral.  

De plus, suite à la dissolution du groupe Jayantika, chaque école détermine ce qui est correct ou incorrect suivant ses propres critères et là encore les différences sont importances.

 

Rekha Tandom insiste d’ailleurs sur le fait que ce correct/incorrect n’est jamais expliqué ou analysé par le guru : c’est comme ça, un point c'est tout, et il n’y a même pas le droit de questionner le guru là-dessus. De même, toute discussion métaphysique est complètement absente des cours de danse… seul le guru sait, il faut le suivre, et c’est tout. D’où lui vient la manne spirituelle ? On n’a pas le droit de questionner le guru là-dessus. Pourquoi la danse devient-elle spirituelle ? Grâce à la manne spirituelle du guru, mais si tu me quittes, ta danse perdra toute spiritualité.

 

 

Aujourd’hui, la principale contradiction est que tout le monde admet que l’Odissi est par nature spirituelle et tantrique, mais personne n’en apporte la moindre preuve.

Beaucoup pensent qu’il suffit d’être éveillé à soi-même (comment ? Mystère !) pour que la danse se fasse à travers le danseur indépendamment de lui ce qui prouve sa nature spirituelle. Encore sans doute une histoire de « pleine conscience » acquise « sans effort » grâce au guru. Pourtant,  l’une des triades tantriques est : Icchâ, jnanâ, kriyâ   : volonté/effort, connaissance, action.

 

 

6. Conclusion

 

On peut donc se poser cette question : la danse odissi, présentée comme danse sacrée, est-elle une imposture ?

La réponse est double : non, car le désir puissant de retrouver une identité à travers la danse, symbole fort de liberté, d’identité, après des siècles d’humiliation et d’interdiction a fait émerger un style unique et de nombreuses et merveilleuses chorégraphies ; le groupe Jayantika doté des meilleures intentions du monde, a travaillé à ses débuts dans l’enthousiasme, la ferveur, et fourni un travail de recherche considérable en s’inspirant de la statuaire des temples et des anciens traités.

Mais oui, car les dérives qui ont suivi ainsi que les affirmations sans fondements sur un authentique art ancestral et sur la spiritualité acquise par le guru tout puissant entachent ce magnifique travail.

 

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13 juillet 2024 6 13 /07 /juillet /2024 09:24

Symboliquement

  • Ce sage symbolise l’être qui est assoiffé de connaissances (personnelle, spirituelle, du monde)

Cette posture doit nous relier à cette recherche, cette envie de connaissance

Accès sur la roue d’énergie du cœur :car la connaissance passe par le centre du cœur, Hridaya, c'est l'un des grands leit-motiv du tantrisme. On y acquiert la connaissance intuitive " en direct" sans passer par le mental et ainsi, ne plus pernser le monde à travers son ego, son karma, son hérédité, son éducation, etc... Cela permet d'aller au plus profond de soi, là où s'ouvrent les passages qui accèdent au Soi.

 

Physiologiquement :  c'est une excellente torsion pour l'ensemble de la colonne vertébrale :

  • Epaules,  nuque,  cervicales
  • Dorsales ( très peu de posture pour les dorsales en yoga)

Sur le plan de l'énergie

  • Jeu sur le cœur et la gorge qui aide à purifier le souffle
  • Qui va inciter la verticalité (Urdva Retas)

Pratique qui se fait un peu dans la durée : de 2 minutes pour commencer jusqu'à 5 minutes de chaque côté.

On peut commencer par un travail d'allongement de souffle, et ensuite, on peut faire un travail sur le cakra du cœur.

 

Pour faire la posture :

Elle n'est pas difficile, mais  elle demande une certaine souplesse au niveau des hanches et des épaules et la vidéo vous propose des aménagements pour le cas où.

 

Si on la tient un peu dans le temps, on observe un travail d'une grande de finesse au niveau du cœur, car la posture développe l’énergie sattva dans le cœur ce qui fait que l'énergie rajas retourne à sa place, sans le ventre; cela permet de générer plus de lumière en soi.

L’énergie rajas retourne dans le ventre (donc plus de légèreté, de lumière, de finesse). Elle permet par exemple, de passer des caps dans la vie, quand celle-ci nous tire à hue et à dia.

 

 

 

 

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5 juillet 2024 5 05 /07 /juillet /2024 16:49

Vous avez dans la vidéo les explications en première partie, puis une petite technique guidée; mais si vous voulez aller plus loin, voici la fiche détaillée, et en 2ème vidéo, la posture complète expliquée!

Cette posture cultive les meilleures qualités en chacun de nous : ferveur, foi, engagement, fidélité et bien d'autres choses encore à découvrir!

Je vous souhaite une bonne pratique.

 

 

 

Hanuman : le roi des  singes – ce personnage qu’on retrouve dans le Ramayana par exemple apporte courageusement et loyalement son aide à Rama, pour l'aider à retrouver Sîta, sa bien aimée, enlevée par un démon. + Asana : la posture

C'est une posture «  au quotidien » qui peut nous aider quand on veut à la fois pacifier le cœur et avoir du dynamisme. Ces effets sont ponctuels, mais d’autant plus profonds que la posture est tenue longtemps.

Dans l’apprentissage du yoga, elle fait partie de ces postures qui nettoie ida et pingala, et qui ouvre le cœur ; elle permet aussi de découvrir que c’est l’énergie qui permet de tenir une posture et non le corps tout seul.

 

Symbolique de la posture :

 

Le roi du singe incarne des vertus d’honneur, de fidélité, humilité, courage. Cette posture libère  les peurs du cœur et donne de l’héroïsme.

 

Bienfaits  au quotidien

  • Elle est  très tonique pour le corps, elle donne du tonus, à faire donc quand on se sent un peu «  mou ». Elle le rajeunit.
  • Elle  stimule  tout le système immunitaire.
  • Elle a une incidence très puissante sur l’énergie.
  • Elle libère complètement le cœur.
  • Elle permet en stimulant les énergies de la base de  les faire monter sans qu’elles soient vampirisées par l’ego : Courage, fidélité, humilité  sont mis en avant
  • Elle donne un dynamisme au quotidien

Toutes les rétentions se font les poumons pleins

 

 

La posture 

 

On écarte largement les pieds bien au delà des épaules, yeux ouverts, on fixe un point en face. On reste concentré dans l’axe, et dans le cœur. Les mains sont jointes en Anjali devant la poitrine.

Puis on se tourne du côté gauche. On pivote sur la pointe des pieds, et on soulève le talon de la jambe arrière, les deux pieds dirigés dans le même sens.

Il faut bien tenir  le mulabandha, s’il n’est pas tenu correctement, pas de montée possible et le travail ne peut pas se faire. Il faut donc sentir quelque chose qui part du bas jusqu’en haut qui transperce.

 

 

Mantra : So Ham, ou Om qui est très bien

Mudra : position pour la langue (Jiva Bandha) et Mulabandha

 

1. Dans cette première position,  on fait  de un  à trois souffles sur le  rythme 1 4 2  pour  sentir que ça circule librement au niveau de l’axe et du cœur.

2. Puis sur une expiration, on fléchit le genou à angle droit et on descend  en restant bien perpendiculaire au sol.  On peut dans le début poser le genou si c’est trop dur

Souffle : là, on gère le souffle comme on peut, en essayant de garder le 1 4 2. On fait trois à cinq souffles.

3. Ensuite,  sur une inspiration on porte les mains au dessus de la tête

Les mains restent jointes, on bouche les oreilles avec les bras,  et on porte le corps en arrière, le plus en arrière possible.  Souffle : on fait quelques souffles qu’on gère là aussi comme on peut. On privilégie vraiment l’ouverture du cœur dans cette phase.

4. Sur une inspiration, on ramène le corps mains devant le cœur,  on doit s’aider de l’énergie pour redresser le corps. Un souffle ou deux à nouveau

5. Puis on expire et on revient les pieds joints.  On sent l’énergie : puissance, légèreté, toutes les qualités évoquées plus haut

Puis de l’autre côté : deux minutes de chaque côté c’est déjà bien pour commencer. A la fin, on peut se laisser aller à Pahadastasana.

 

Dans une séance :

Position tonique qu’on fait au début d’un cours. Elle fait tourner toutes les roues

 

 

Quand l’utiliser :

 

On l’utilise ponctuellement pour :

  1. Stimuler la colonne, la  moelle,
  2. Créer un état de centre, de calme, de confiance en soi
  3. Quand  il y a des relations un peu difficiles, on peut faire cette position pour retrouver un peu de ressort
  4. Aux changements de saison pour avoir du ressort et stimuler les défenses immunitaires.
  5. Équilibrer Ida et Pingala.

 

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3 juillet 2024 3 03 /07 /juillet /2024 09:39

Un petit audio à écouter pour mieux comprendre la différence entre ces deux propositions  souvent présentées comme identiques.

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13 mai 2024 1 13 /05 /mai /2024 08:08

La salutation au soleil, Surya namaskar, est l’une des pratiques de yoga les plus célèbres… sauf qu’elle n’apparaît dans aucun texte traditionnel… puisqu’elle a été créée au 18ème siècle !  Celui qui l’a créé (aucune source n’est fiable quant à son créateur !)  s’inspire  principalement de deux choses : certaines asanas de yoga (qu’on garde habituellement dans l’immobilité) et les rites védiques du soleil (Surya) qu’on invoque dans des poèmes qui lui sont consacrés. Qui a combiné le tout pour en faire une excellente gymnastique qui fait circuler l’énergie ? Nul le sait vraiment.

Certaines écoles affirment que «  c’est du yoga », mais, pour les écoles tantriques, cet enchaînement en dynamique devient vraiment du yoga si :

  • On met en place Mulabandha (contraction de l’anus)
  • On prend une position pour la langue, par exemple pointe de la langue sur les dents du haut afin de l’immobiliser (pour pacifier le mental)
  • On garde tout le long de la pratique une sensation d’immobilité dans le mouvement. C’est la danse même de l’univers.
  • On fait frotter l’air en Ujjayin, c'est-à-dire dans la gorge pour stimuler le cakra de la gorge et la vayu Uddana 
  • Et enfin, on visualise le souffle dans l’axe énergétique.

 

Il faut envisager cet enchaînement comme une danse, comme un rituel joyeux du matin, du midi, ou du soir, et honorer sa divinité intérieure tout en le pratiquant.

Cet enchaînement est pratique les jours où l’on manque de temps, ou tout simplement pour entretenir sa souplesse et déverrouiller les articulations ;

La salutation habituelle utilise : padahastasana (posture des mains aux pieds)  Bhujangasana (le cobra) ou urdva mukha svanasana  (chien museau vers le haut)  mais ces postures sont exigeantes et  il y a des matins moins heureux que d’autres….

C’est la raison pour laquelle je propose une version plus accessible pour ces matins-là, qui sera tout à fait efficace pour déverrouiller les articulations et «chauffer Sushumna ». J’utilise une dizaine de postures issus des variantes de Marjariasana, le chat.   On peut aller jusqu'à 12 si on veut respecter ce chiffre qui n’a en réalité aucune valeur symbolique car les horloges n’existaient pas quand le yoga est né !  Car c’est une posture qu’on fait plutôt le matin, et 12 est midi, le plein soleil…. En leur associant un travail de souffle qui doit bien être synchronisé avec le mouvement, cet enchainement se fait tout en douceur, beaucoup moins  « guerrier » que la version habituelle.

L’enchainement se fera comme suit :

A genoux

  1.  Inspire on se redresse
  2.  Expire chat dos rond
  3.  Inspire chat dos creux
  4. Expire chat qui étire sa colonne vers le sol
  5. Inspire chat dos rond.  Les deux suivants sont suivant les besoins, ils sont optionnels
  6. Expire chat dos creux
  7. Inspire chat dos rond
  8. Expire chat 4 pattes
  9. Inspire chat dos rond 
  10. Expire chat dos creux
  11. On se redresse salutation
  12. Expire, on s’assoit sur les talons

J’ai prévu une version avec d’autres adaptations pour un peu plus tard. La vidéo vous explique la séquence, puis vous entraîne à la répéter deux fois.

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4 mai 2024 6 04 /05 /mai /2024 09:12

Ces concentrations sur le son ou la lumière, éléments qui apparaissent avant même la création de l’univers,  sont uniques dans l'univers du yoga tantrique.

Toute une branche des écoles Natha exploite  le  nada yoga : c’est un yoga basé sur le son pour la raison évoquée plus haut, car tel le saumon, le yogi tente de remonter à l’origine même de l’univers, avant son déploiement.

Ces concentrations demandent une immobilité parfaite et beaucoup d’intériorisation.  Il faut entrer dans une forme d’isolement, de retrait des sens, qui s'ouvre sur son propre espace intérieur. Il y a alors plein de choses à découvrir  et à savourer.

Chaque individu  a sa propre fréquence vibratoire, qui " sonne" aussi à l'intérieur de lui qui émane des différentes couches qui nous composent; chaque fréquence est unique. Les clairaudients entendent l'univers comme une magnifique symphonique de vibrations multiples et harmonieuses.

Cette concentration se divise en deux temps : dans la première phase, on fait entendre un bourdonnement qui vient de nos profondeurs, dans la deuxième, on écoute ce que ce bourdonnement a éveillé en nous.

Cette technique qui est facile et agréable à faire a de multiples bienfaits et pas des moindres :

  1. Elle assure une grande stabilité au niveau mental. 
  2. Le son étant lié à l’espace, il est possible d’ unir le souffle, le son et l’espace à l’intérieur de soi
  3. Si le monde intérieur se dévoile ne serait-ce qu'un peu, on acquiert une vraie capacité au recul. Il est alors plus facile d'observer le monde  et soi même avec une vraie distance et une neutralité bienveillante. La fusion avec le souffle court-circuite le processus mental  discursif et analytique

 

A noter que :  pratiquer régulièrement et sur des temps plus longs, ces techniques peuvent se révéler de grandes    initiatrices.

La vidéo vous présente la technique en version de base, que tout le monde peut faire plutôt à la fin d'une séance de yoga, ou sur quelques minutes, tous les jours, indépendamment de sa pratique pour retrouver calme et confiance en soi.

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27 avril 2024 6 27 /04 /avril /2024 08:34

 

Les mudras sont indissociables d'une pratique de yoga. Elles ne sont pas forcément enseignées suivant les écoles, mais dans les écoles tantriques, elles sont essentielles; ce sont elles qui scellent l'énergie et permettent au prana de transformer, d'alchimie, d'harmoniser les trois corps.

Aujourd'hui, je vous propose une technique oculaire associée à trois bandhas ( verrous d'énergie qui captent le prana et le rendent efficient)/ Les trois contractions ou bandhas sont ceux de la base ( mula bandha, du ventre uddyana bandha et de la gorge, jalandhara bandha)

Dans ce Bandha mudra, on essaie d’activer le feu et les différents points du feu

 

Technique expliquée :

On garde les trois contractions, rien ne bouge, et cela en permanence

Ne jamais bouger la tête quand on utilise le regard qui se portera sur cinq points différents pendant les rétentions à vide.

  1. On expire, le regard va à gauche, et reste fixé sur un point tout le temps de la rétention

On inspire   au centre en ramenant le regard devant soi au sol

  1. On expire : le regard se porte cette fois-ci à droite

 On inspire au centre

  1. On expire sur le bout du nez ( nasagra drishti)

On inspire au centre

  1. On expirant en montant le regard entre  les deux yeux  ( bhrumadhya)

On inspire au centre

  1. expire et on porte le regard en shambavi

 Donc il y a en tout 5 points : gauche, droite, bout du nez, au milieu, shambavi :

 Ça fait un cycle, il faut  au moins 3  cycles, voire 5 cycles pendant environ  dix minutes

 

Pour les mantras : RAM expiration et rétention ou RAM / KSHAM

Au début on ne force pas la rétention à vide  (sinon, ça ne sert à rien)

Plus que de forcer, on attend que ce soit l’intensité qui éveille l’énergie. On attend que la position des yeux éveille l’énergie.

A noter : les yeux doivent rester grands ouverts tout le temps.

On peut visualiser en plus si on y arrive un grand triangle de feu dans manipura dans lequel le prana s'alchimise.

  • Pratique très bénéfique pour le corps, l’énergie et la stabilité mentale
  • Très bien aussi pour le dos, la sphère abdominale, le système endocrinien
  • Purifie les énergies à travers le feu
  • Nouvelle fréquence pour l’énergie
  • Facilite la digestion, l’assimilation physique et mental
  • Niveau mental : impact très puissant car ce mudra stabilise beaucoup le mental.
  • stabilise les processus mentaux (ne les change pas, mais du coup, les contenus changent si tout se stabilise

 

Technique : incidence sur les yeux, le regard : arrête la dégradation de la vue

Donne un regard très puissant, très vif

Durée  : trois cycles, un jour où on a pas le temps, et un autre jour beaucoup plus

Quand ?

Soit avant, soit après le pranayama. En pratique personnelle ou en cours car tout le monde aime bien ce genre de pratique qui est assez facile et très confortable. Elle apporte de la saveur.

 

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10 avril 2024 3 10 /04 /avril /2024 20:31

Le yoga " flow" n'a rien à voir avec le yoga que je pratique qui est une pratique spirituelle!  Ici, il s'agit davantage de gymnastique ou  de bien-être. A ce titre, je crée mes propres séances en puisant dans les asanas classiques pour débuter ou terminer une session  danse ou sport  ; en 10 minutes, mon corps physique est ainsi étiré, tonifié, déverrouillé ! C'est l'une de ces routines que je vous propose aujourd'hui.

Cette séance,  tous niveaux, est présentée en dynamique. Mais vous pouvez tout à fait prendre chaque posture en statique. Dans ce cas, associez un mantra, une visualisation, pour activer davantage la structure énergétique.

Je vous souhaite une bonne pratique ! D'autres séances de ce type à venir.

 

 

La vidéo se décompose comme suit :

 

1) Alternance du chien museau vers le haut et du chat dans sa 1ere version ( les appellations changent d'une école à l'autre, c'est sans importance)  en passant par la planche entre les deux  : postures souveraines pour étirer la colonne, renforcer le grand pectoral, ( planche), assouplir les jambes, étirer les mollets.

2) Triangle étiré en torsion avec rotation du bras : la torsion étire pour la colonne, la posture tonifie le bassin, le mouvement du bras corrige les mauvaises positions assises. Elle ouvre la cage thoracique et entretient les articulations des muscles de l'épaule.

3)  Le " pigeon" dans sa première phase. Excellente pour détendre les muscles du grand fessier  et du psoas, ainsi que dans sa version allongée, détendre tous les muscles du dos et des épaules.

4) La charrue en dynamique ( halasana) souveraine pour assouplir tous le dos et étirer l'arrière des jambes (ischio-jambiers)

5) jathara pari vartasana : torsion sur le dos qui est bénéfique pour les lombaires, les épaules et le cou.

6) étirement d'une seule jambe : assouplissement, bénéfique pour le psoas et lorsque la jambe est tendue en l'air pour les muscles ichio-jambiers

7) Genoux sur la poitrine : posture qui détend souverainement le bas du dos.

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28 novembre 2023 2 28 /11 /novembre /2023 16:18
Formations de yoga en ligne issu des écoles natha.

 

Le Natha yoga

 

Le yoga que je transmets par correspondance est influencé par le tantrisme car il se rattache à la tradition des Natha-yogins. C’est-à-dire ???? Quelques points succincts d’explications !

 

Le tantrisme,  apparu  vers le 5ème siècle  dans le nord-est de l’Inde s’est largement déployé  jusqu’au 12ème siècle. Il a intégré différents élèments au fil du temps d'autres courants philosophiques, et notamment ceux du shivaïsme du Cachemire.

Le shivaïsme est une vision de l'univers dans lequel Shiva et Shakti sont deux principes égaux. Issus d’un tout originel, ils sont deux jumeaux : l’un conçoit et l’autre réalise. L’un n’est pas soumis à l’autre puisque les deux sont issus de Parashiva.  En termes plus philosophiques, Shiva est la conscience pure tandis que Shakti est le pouvoir dynamique de cette conscience. Ils sont deux aspects d'une même réalité. Tant que ces deux aspects ne sont pas nés, l’univers n’est pas et « n’est-pas n’est pas. »  Ce yoga a donc développé des techniques pour éveiller Kundalini,   qui n'est rien d'autre que l'énergie Shakti lovée dans chaque être humain - et/ou/ pour travailler sur la structure énergétique à partir du corps physique en utilisant énormément de techniques, pas seulement des postures et du pranayama, mais aussi des yantras, mudras, mantras, nyasas, et tout un panel de concentrations pour conduire à la méditation pure... le but étant d'unir kundalini/shakti à la conscience Shiva, pour retrouver l'unité et transcender l'univers. Programme pour des yogis aguerris, mais la grâce peut toucher n'importe qui un jour ou l'autre....

 

1. Puisque tout est dans tout, et que tout est issu d’un principe unique, la philosophie tantrique insiste sur le fait de ne rien rejeter, de ne pas faire de clivage net et strict entre le bien et le mal avec des recettes toutes faites. (D’où l’absence de yama et niyama dans ces écoles qu’on trouve dans le yoga de Patanjali ) ; avec un travail sincère, régulier, constant, ardent, les plus belles qualités s’éveilleront d’elles-mêmes : amour, compassion, honnêteté, toutes ces qualités ne doivent pas être recherchées pour les mérites qu’elles sont supposées donner, mais parce que par la pratique du yoga, la purification du corps, des énergies, du mental, l’être est débarrassé de ce qui est sombre, pesant, et s’allège vers la lumière, le divin, grâce à son corps physique.

 

2. Car autre chose essentielle, le corps n’ est  pas un obstacle à la libération qu’il faut dominer à coup d’ascèse, de lavement, de purification, de mortification, et d’actions pour s’attirer des mérites,  mais un temple dans lequel l’expérience de l’illumination peut être vécue «  en direct » loin des constructions intellectuelles. Des techniques précises et nombreuses  peuvent permettre de vivre dans son propre corps cette quête et sa réalisation. Certes, beaucoup d'appelés et peu d'élus, mais une fois encore, ne pas négliger la grâce!....

 

 

3. Ces écoles de yoga insistent aussi beaucoup sur la notion de «  rasa » c'est à dire de saveur, et d’indépendance personnelle, tout en cultivant Iccha, Jnana, Kryia qu’on pourrait traduire par volonté-désir, connaissance, action. Il ne s’agit pas de « profiter de la vie » en étant totalement passif, mais le tantrisme ne croit ni à l’ascèse, ni à un code de conduite qu’il faut absolument respecter pour faire le bien et acquérir des mérites pour une prochaine vie. Le tantrisme pense d’ailleurs qu’on a qu’une seule vie…

 

4. La relation à la mort et à la souffrance est particulière : puisque tout est souffrance, puisque tout est soumis à la destruction, puisque rien de ce qui est créé ne dure, autant savourer le chemin tant qu’on le peut, même dans les moments difficiles ; impossible direz-vous ? Et bien selon les Natha et leur école de yoga, il est possible malgré tout de trouver ponctuellement de la saveur, même dans de toutes petites choses ;  et même si c’est très ponctuellement – vous êtes malade et vous savourez un rayon de soleil, ou le bruit de la pluie, ou un oiseau qui vient chanter près de la fenêtre, ou la présence d’un ami qui vous rend visite. Cette notion est capitale. D’autres écoles de philosophie en parlent aussi, bien sûr, mais l’outil « yoga » permet de trouver une certaine stabilité, ce qui permet de traverser les tempêtes de la vie en gardant le cap.

 

 

5.  Cette école porte un regard différent sur la solitude ; souffrance et solitude sont le lot de millions de gens, même s’ils vivent en famille ; en revanche, trouver le bonheur, la saveur, sentir une légèreté d’être  n’est pas courant et cette façon de vivre, de sentir, coupe des « autres » qui souffrent, et renvoie à une solitude totale. Car il y a peu de monde avec qui partager cette vision du monde. Vous essayez et on vous parle d'un film de Ken Loach. Vous réessayez, et on vous parle de la guerre actuelle ( il y en a toujours une quelque part) Accepter d'être seul, pleinement, avec cette vision et cette volonté de vivre et sentir sa vie, son chemin, n’est pas chose simple. Être heureux isole. Il suffit de regarder la production artistique de ces deux derniers siècles : quelles œuvres parlent en profondeur du bonheur ? De la joie ?  Très peu.  Aussi, les individus trouvent plus facile  de   s’interdire le bonheur, car les 3 quarts de l’humanité souffre et souffrir aussi permet de ne pas s'exclure… il suffit d’écouter les infos pour s’en rappeler si on l’oublie. Mais on peut aussi faire le choix de ne pas écouter. Cela ne veut pas dire une fois encore qu'on vit frivole et insouciant, mais qu'on a choisi "la saveur" qui change tout : la saveur du monde passe par la beauté de l'univers, par la bonté des êtres humains ( il y en a plein), par la vibration profonde qui est la vie.

Les Nathas proposent docn d’aller à contre-courant, non pas pour cultiver son égocentrisme et son plaisir immédiat sans se soucier d’autrui, mais pour qu’au-delà de toute cette souffrance, il y ait la possibilité de choisir de goûter la saveur quand elle se présente et de rendre son chemin plus léger,  car le choix appartient à chacun.

 

 6. Cette école insiste  également sur les trois états qui sont veille, rêve, sommeil, et l’état qui englobe les trois. Il s’agit donc de garder un fil de conscience continue quoiqu’on fasse et même en dormant.  C’est le propos des techniques de yoga Nidra, du pranayama, de certaines méditations. Au-delà, c’est le 5ème état et la fusion avec le tout, car cette branche du yoga est mystique.

 

 7. Enfin, une triade est au cœur de cette école : //, Iccha, jnana, kryia – déjà citée //, manas, prana, ojas  - mental, principe vital, énergie vital  //. Sat, chit, ananda  - être, conscience, félicité- Elle sous-tend toute la pratique de yoga et de la vie quotidienne.

 8. Cette triade se prolonge dans les trois voies, qui ne sont pas des voies séparées, car elles se rencontrent parfois ; la première, c’est lorsque l’individu initie l’action, la seconde, lorsque l’énergie prend le relais, la troisième, lorsque la volonté personnelle est remplacée par la volonté universelle….

 

Ces points de repère sont bien sûr présentés le plus simplement possible. Chaque formation en ligne vous permet d'entrer dans le monde des natha-yogins.

 

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Il existe actuellement 5 formations

 

  • la plus complète et la plus difficile en 4 ans. Elle peut être faite dans le but d'enseigner mais pas forcément.
  • Une plus accessible en deux ans qui reprend en partie le contenu de la formation sur 4 ans.
  • Une pour les personnes qui n'ont pas de temps ou commencent très tardivement ; elle est ludique et se décline en 12 leçons;
  • Une de yoga-nidra, qui permet d'entrer dans cette branche très particulière du yoga.
  • Une post formation en 9 séries, pour ceux qui ont déjà fait du yoga et veulent découvrir cette école ou bien consolider leurs connaissances pratiques et théoriques

 

Car toutes ces formations proposent : de la théorie et de la pratique

sous forme de fichiers audio et de vidéos explicatives.

 

Plus d'infos sur mon site art et yoga

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 octobre 2023 7 15 /10 /octobre /2023 09:21

 

J’ai lu avec grand intérêt le livre de Rekha Tandon, Odissi as yoga.  J’en résume ici les premiers chapitres, vraiment passionnants.

 Dans un autre article, je commenterai de mon point de vue de danseuse et pratiquante de yoga sa vision que je ne partage pas, même si je reconnais qu’elle est la première à essayer de poser des jalons pour replacer l’Odissi dans un cadre vraiment spirituel, ce qui au fond, n’est toujours pas le cas. Car elle écrit en préface de son livre : «  Explorer les principes du yoga dans la danse indienne et construire une pratique artistique tangible basée sur cette compréhension est le but de ce livre. »  Hors, il me semble qu’elle a une connaissance bien superficielle du yoga, ce qui n’est pas le cas de la danse Odissi.

 

Les contradictions et les zones d’ombre.

 

La première chose à savoir, et qui est pour le moins surprenante est que l’Odissi est transmis comme un héritage ancien, alors que ce style a été complètement recréé au 20ème siècle en s’inspirant de diverses sources qui sont toutes éloignées de ce qu’a été cette danse de temple au 12ème siècle, lors de son apogée. 

La deuxième, que cet «  héritage » est transmis avec l’idée que s’écarter de cet enseignement fait perdre l’efficacité spirituelle, que seul le guru détient et peut donner.

 

Ce sont ces deux affirmations que Rekha développe et questionne dans ses premiers chapitres. Elle revient sur l’historique qu’elle résume ainsi :

 

Qu’est ce que l’Odissi aujourd’hui ?

 

Une construction synthétique d’un matériel culturel brut créé au milieu du 20ème siècle et qui contraste avec l’idée d’un produit fini  avec le sous-titre que c’est un héritage ancien qui doit être gardé aussi intact que possible. Le phénomène de transcendance à travers la pratique est livré tel quel sans explication.

 

 

Quelques mots sur ce que l’on sait de l’Odissi dans le passé :

 

Les temples ont été construits entre le 6ème et le 12ème siècle ; danse et temple sont inextricablement liés à partir du 7ème siècle :

  • Le culte de Jagannath est à son apogée à Puri au 12ème siècle ; il  s’incarne dans une forme humaine, sous l’aspect Krishna ; son grand amour est Radha et leur relation la lui permet une fusion avec le Soi. Tout cela est raconté dans la Gita Govinda écrite par Jayadeva
  • Ces poèmes sont évoqués en sculpture à travers les centaines d’alasyakanya qui sont des jeunes filles qui ornent les façades de temple dans des poses souvent langoureuses, et toujours extrêmement gracieuses.
  • Dès le 7ème siècle, on trouve dans les archives des temples les mentions des Maharis, servantes-danseuses-épouses de Jagannath ainsi qu’un rituel de danse pour ces Maharis ou devadasis. C’est au 7ème siècle, que le tantrisme[1] éclot au sein du courant dominant shivaïte.
  • Il est presque certain qu’à partir du 10ème siècle, la danse féminine dans ce contexte tantrique ; la danse est sans doute alors vécu comme un «  yoga » c'est-à-dire un moyen d’union ou est réalisée par des devadasis-yogini.   Rien ne le prouve cependant.
  • Shiva/Shakti, les deux pôles d’un tout,   au cœur du tantrisme au 10/ 11ème siècle, qui deviendra Jagannath,  Dieu tutélaire de l’Orissa, lequel s’incarnera dans une forme humaine en Krishna, sous-tendent cette danse féminine mais qui pourrait transcender le genre.
  • Il faut comprendre tout cela simplement comme des variations émanant d’un point unique qui se décline en différents aspects.
  • Au 12ème siècle, l’architecture des temples et leurs sculptures fleurissent dans toute  cette région. Un espace nouveau est créé au sein des temples, appelé Natya[2] mandapa, pour les prêtresses-danseuses. Il est réservé au culte à travers la danse. C’est là que sont sculptées des centaines d’alasyakanya qui serviront de base pour reconstruire la danse de ces temples après qu’elle ait été perdue.
  • Malheureusement, au 16ème siècle, les invasions musulmanes mettent un point final à ces rituels dansés ; la vie dans les temples s’arrête. Ils sont fermés, leurs occupants chassés.
  • Ils sembleraient qu’à partir de cette date, pour gagner leur vie, les Maharis dansent pour qui «  veut » mais peu à peu, leur réputation chute et elles sont progressivement assimilées à des courtisanes, ce qu’elles étaient peut-être occasionnellement pour gagner leur vie. La danse elle-même se perd et le lien avec le tantrisme.

 

 

Recréer un style de toute pièce : telle est l’odissi aujourd’hui

 

 

En 1947, la situation est tragique, car sous la gouvernance anglaise et son puritanisme, celles qui se nomment encore Maharis, souvent descendantes très très lointaines Maharis (quatre siècles ont passé) reçoivent l’enseignement de leur mère ; elles sont considérées comme des prostituées. 4 siècles ont passé qui ont peu à peu effacé toutes traces de ces rituels dansés, de ce lien puissant avec le divin, la racine sanskrit Di désignant la lumière, car son et lumière sont au cœur du tantrisme.

 

Mais heureusement, avec l’indépendance de l’Inde et grâce à l’appui d’artistes comme Rabindranath Tagore qui la défend avec vigueur, la danse va peu à peu reprendre une place digne et honorable en Inde, et même devenir une raison de fierté nationale. Mais qu’on ne s’y trompe pas : elle devra d’abord faire face à sa très mauvaise réputation, puis, quand le pas sera franchi, va être  recréée de toute pièce et n’aura plus grand-chose à voir avec ce qu’elle fut au 12ème siècle, l’âge d’or du tantrisme dans cette région. Même si certaines femmes se disaient encore descendante de Mahari, plus aucune d’elle ne dansaient dans les temples, ni ne recevaient une formation dans un cadre  sacré comme cela avait été le cas 8 siècles plus tôt.

 

Toujours est-il que la région nouvelle appelée Odisha en fera son fer de lance pour se construire une identité. Cela ne se fera pas tout seul, car les préjugés envers les danseuses considérées comme moins que rien, aura la vie dure. Au début, aucune «  jeune fille de bonne famille » n’est autorisée à prendre des cours. Mais peu à peu, après 1950, le changement est favorable pour «  ressusciter » la danse. Dans le même temps on découvre que les Maharis étaient les épouses de Jagannath, mais la danse est perdue ; l’Odisha voit dans la restauration de la danse l’occasion d’affirmer sa singularité régionale. Jagannath en devient le symbole comme Nataraja l’est pour le baratha natyam (qui a vécu la même chose)

 

Cependant,  la danse va renaître non pas dans les temples, mais au théâtre. C’est un fait à noter important.  C’est à ce moment que la danse va prendre le nom d’Odissi ;  en 1953, à Cuttack,   Priyambada Mohanty présente une pièce de quelques minutes lors d’un festival et l’un des membres du jury, le docteur Charles Fabri, historien de l’art, la «  baptise » Odissi

 

 

Jayantika et les pionniers de l’Odissi

 

 

Se forme alors un groupe de recherche, en 1957, appelé le Jayantika et composé de ceux qui seront les pionniers de la reconstruction (ou plutôt recréation) de l’Odissi : parmi eux : Pankaj Charan Das, Kelucharan Mohapatra,  Deb Prasad Das, Mayadhar Rauth.

 

Ils vont abondamment puiser dans la tradition des gotipuas[3], jeunes garçons élevés comme des danseuses dont les chorégraphies «  régionales » sont assez acrobatiques ; c’est là qu’ils puisent le matériel rythmique, mélodique, chanté ; ils s’inspirent aussi de ce que la baratha-natyam a construit ;  les sculptures sont examinées soigneusement et toutes leurs postures et gestes sont répertoriées. Les traités théâtraux seront aussi examinés à la loupe tel le natya sastra du légendaire Barathi (qui donnera son nom à l’Inde). On s’inspire de Jayadeva et de ses poèmes pour construire des abhinayas. La danseuse Sanjukta Panigrahi sera une collaboratrice très importante pour Kelucharan Mohapatra, même si son travail restera dans l’ombre du guru et pour cause, voir un peu plus loin. Malheureusement, très vite, les pionniers ne seront pas d’accord entre eux, et chacun finira par travailler dans son coin, plus ou moins amer et/ou fâché à vie.

 

Malgré tout, le répertoire va quand même surgir entre les années 1960 et 1970

 

En 1968, le Dr Vatsyayan souligne le fait que tous les styles de danse classiques partagent le principe fondamental qu’elles constituent des formes de sadhana[4]. Ses écrits vont avoir un grand retentissement et sont la cause de l’intérêt grandissant pour la danse indienne « classicisée » comme l’Odissi ou le baratha natyam, d’un point de vue philosophique.

 

Cette même idée va renforcer le statu du guru comme gardien de la connaissance. Il se met à bénéficier d’une inconditionnelle déférence et cela créé des hiérarchies pas toujours propices au but recherché à travers la danse. Ils se déclarent seuls gardiens de la connaissance, et leurs élèves, principalement des filles, sont à la fois leurs interprètes et leurs mécènes. Elles paient leur enseignement, leur permettant  ainsi de vivre et de mener leurs recherches.

 

Mais de là découlent deux problématiques : premièrement,  l’élève doit accepter tel quel l’enseignement sans jamais remettre en cause l’enseignement  ni le pouvoir «  spirituel » de son guru ; deuxièmement,  la danse enseignée est présentée comme étant ancestrale et authentique alors qu’elle n’a même pas une vingtaine d’années dans les années 1970. Jusqu’aux années 2000, plusieurs témoignages confirment l’abandon absolu au guru, sous prétexte de faire mourir son ego ; le souci, c’est que l’ego du guru, lui, était souvent bien actif !

 

Delà découlent plusieurs peurs, craintes, blocages cher les élèves/interprètes :

  • Celle d’être exclu et de perdre le lien avec le spirituel si on ose se séparer de son guru ou si on prend des cours avec un autre guru pour découvrir un autre enseignement, ce qui est – tacitement ou pas – interdit.
  • L’interdiction de modifier quoi que ce soit dans la pratique dansée ; tout est fait au millimètre, ce qui fait que tout le monde danse exactement la même chose de la même façon dans chaque école ou le  guru s’autoproclame guru.
  • L’impossibilité de créer un répertoire autre que celui que le guru transmet sous peine là aussi d’exclusion. Cette exclusion est terrifiante pour des élèves soumis, qui ont pleine confiance en leur guru et en sa manne spirituelle qui leur est alors retirée.

 

Rekha Tandon écrit : «  Ironiquement, l’hésitation et l’incapacité des danseurs qualifiés à travailler avec des visions différentes, indépendantes, reste directement proportionnelle à l’intensité de la relation guru-élève qui sous entend que son ego doit céder devant lui. Ce qui fait que tout le monde accepte de façon inconditionnelle la parole du guru. »

 

Dinanath Pathy, artiste indien à l’esprit avisé, quant à lui, écrit : «  La danse qu’ils créèrent ou fabriquèrent n’était pas authentiquement traditionnelle mais authentiquement contemporaine »

 

Une autre chose est aussi à souligner par rapport à la transmission de cet « héritage ancestral et authentique » : le guru, gardien jaloux du style, pouvait très bien à 20 ans d’écart, transmettre une chorégraphie dont le titre n’avait pas changé mais qui modifiée, remaniée, transformée, présentait  en un mot d’importants changements…

 

Enfin, il est bon de savoir que chaque école détermine ce qui est correct ou incorrect suivant ses propres critères puisque le groupe Jayantika n’a eu qu’une durée de vie très courte, quelques années seulement, avant que tout le monde se sépare pour travailler dans son coin, plus ou moins fâché, vexé, meurtri.

 Ce correct/incorrect n’est, d’ailleurs, jamais expliqué ou analysé par le guru : c’est comme ça, un point c’est tout. De même, toute discussion métaphysique est complètement absente des cours de danse…

 

Enfin, quant au lien avec le tantrisme, ce qui est certain c’est que pendant plus de quatre siècle, le tantrisme avait une telle mauvaise réputation en Inde qu’il fut progressivement délibérément ignoré (au moins en apparence car son enseignement continua dans le secret) ; on lui associait le sexe, ce qui faisait frissonner d’horreur l’Inde toute entière devenue, sous son double joug musulman et anglais, puritaine. 

La grande contradiction aujourd’hui est que tout le monde admet que l’Odissi recréé de toute pièce aujourd’hui est par nature spirituelle, tantrique, mais personne n’en apporte la moindre preuve.

Beaucoup pensent qu’il suffit d’être éveillé à soi-même (comment ? mystère !) pour que la danse se fasse à travers le danseur indépendamment de lui et soit la preuve de sa nature spirituelle. Encore sans doute une histoire de «  pleine conscience » tellement à la mode aujourd’hui, mais qui s’acquiert «  sans effort ». Pourtant,  l’une des triades tantriques est : Iccha Jnana Kryia : volonté, connaissance, action.

 

[1] Principe philosophique que cherche à unir conscience ( shiva) et énergie ( shakti)  pour fusionner dans le Soi – parashiva- en utilisant les différents corps ou koshas considérés comme temple grâce auquel l’alchimie peut se faire à travers des techniques qui utilisent le corps comme creuset et point de départ.

[2] Natya est un terme sanskrit qui désigne tout performance théâtrale, y compris la danse, et bien avant la création des théâtres puisque le natya sastra – traité de natya – attribué à Barratha

[3] On sait peu de choses sur l’historique des gotipuas, sans doute comme les onnagatas, hommes qui remplacent les actrices sur scène interdites à la même époque au Japon, deviennent-ils les dépositaires de la danse car les femmes n’en n’ont plus le droit. On a alors eu recours à de jeunes garçons aux traits féminins jusqu’à ce que la puberté leur fasse perdre leur aspect féminin

[4] En sanskrit sadhana साधन  signifie réalisation ; dans un contexte spirituel, il désigne l’engagement dans une voie mystique, quelle qu’elle soit,  par une pratique quotidienne, qui n’est pas nécessairement physique.

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