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Art Et Yoga

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Bienvenue sur Art et yoga, blog de Valérie Beck,  complémentaire  du site www.art-et-yoga.fr. Vous trouverez dans ces pages de quoi organiser vos séances, découvrir des techniques de yoga, trouver des renseignements sur nos cours par correspondance, et de nombreux autres articles. Diplômée en yoga, yoga nidra, yoga thérapeutique, je suis des études de sanskrit. Pourquoi art et yoga? Parce qu'en parallèle je suis musicienne et danseuse. En Inde, les arts et le yoga permettent d'atteindre Moksha, but ultime de l'art et du yoga!

 

 

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4 novembre 2021 4 04 /11 /novembre /2021 10:27

 

 

Qui est Mahakala ?

 

Mahākāla est un ce qu’on appelle en sanskrit un bahuvrihi qui est analysé de plusieurs façons différentes ; voici la première proposition

1) Il serait composé de mahā "grand " et kāla "fragment de temps ", dont le nom signifierait littéralement «  grand temps » avec l’idée que ce temps est si «  vaste » qu’il est infini et le dépasse ou bien se trouve comme en dehors de lui.

Kāla काल, en sanskrit est un espace de temps, une fragmentation de temps et aussi une unité de temps qui corresponde à 144 secondes. 

2) La deuxième est que son nom est composé de Mahâ dont le sens ne change pas, mais cette fois-ci kâla  signifie « noir ».  Il devient en quelque sorte un proche parent de Kali la parèdre de Shiva, dite déesse noire (le I est féminin et le A est masculin) qui porte une couronne de crânes.

Dans cette optique, Mahâkalâ devient également un parent proche du dieu de la mort indien Yama.

Malgré les nuances qui changent au gré des  traductions, il y a dans de nombreux textes, l’idée forte, puissante de grande rupture, de fragmentation, de mort. On dit aussi que Mahâkalâ est au final l’une des représentations de Shiva, de la grande conscience, et du Pralaya qui apporte la dissolution de tout ce qui a été construit.  Au moment de la mort, Shiva vient prendre la vie de l’individu, mais c’est aussi le passeur. Il existe comme vide absolu d’où sa parenté avec Talucakra, ce cakra qui se trouve sous l’occiput et qui absorbe et dissout dans certaines techniques des vieux schémas, de vieilles énergies dans le vide.

Il a donc un double aspect, puisqu’il peut tout en prenant la vie, délivrer le mantra du passage.

Dans toutes les traditions, il y a des gardiens du seuil, du passage, et les connaître permet de pouvoir négocier avec veux. Chez les Grecs, par exemple,  Mahâkalâ est Charron.  Dans toutes les traditions, la mort est également représentée. En yoga comme en yoga Nidra, ce qui est intéressant, c’est d’avoir soi-même sa propre représentation de la mort sans qu’elle soit absolument  un  homme ou une femme. Il est bon aussi pour travailler sur la mort en yoga de  permettre à cette représentation d’englober le pire comme le plus suave.  Le but est de pouvoir s’habituer à l’idée de la mort et de pouvoir surmonter la peur qu’elle génère et aussi pour être plus serein le jour où elle viendra nous chercher.

On dit que Mahâkalâ est attiré de deux façons : soit par les êtres ordinaires qui respirent, soit par ceux qui sont sans air. Dans ce cas, s’il se présente sur des rétentions à vide, il  n’y a pas obligation de nous emmener dans le monde des morts et on peut alors discuter avec lui. Il peut alors donner la connaissance de la vie dans la mort. C’est pour cela que dans certaines techniques de yoga ou yoga Nidra, on travaille des rétentions de souffle très puissantes à vide, afin de le voir apparaître, de surmonter sa peur, de s’habituer à lui et de pouvoir lui demander le mot de passe pour traverser une porte étroite. Ce peut être un moment douloureux de la vie, un deuil, une mue, puisque nos sociétés sont vides de toutes formes de rites aujourd’hui. Il permet alors de passer une porte étroite, gardée comme elles le sont toutes, par le gardien du seuil qu’il est lui-même.

Mais cela peut se faire aussi au moment de la mort, lors du râle de l’agonie, si l’on est prêt.

Nos sociétés sont dans une contradiction absolue en mettant la mort en scène à travers des reportages ou des films, et en même temps, en l’occultant, toutes tournées qu’elles sont vers la quête de la jeunesse éternelle et de l’immortalité car dans nos sociétés la mort est tabou.

 Le yoga permet d’aborder cette peur fondamentale qu’est la peur de la mort, dont d’écoulent toutes les autres peurs, à travers Mahakala. Cela demande bien sûr de la maturité et une fois absolue en la vie et en soi-même, faisant partie d’un tout plus vaste.

Dans la série 13 de la formation de yoga nidra que je propose, de nombreuses techniques autour de mahakala et de la mort sont proposées. Cette série porte un nombre symbolique, celui de la transformation, et est proposée après la fin de la formation, car elle demande beaucoup de maturité pour faire face à la mort.

Dans son film le 7ème sceau, Ingmar Bergman met exactement dans cette optique  la Mort et le Chevalier qui joue une partie d’échecs pour retarder précisément la mort du chevalier, car elle est venue la lui prendre.  

 

 

 

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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 08:40

 

Les granthis

 

Que sont les granthis ?

 

Le mot signifie en sanskrit «  nœud » ; ce sont des nœuds énergétiques qui sont au nombre de trois ; ce sont aussi les trois rencontres d’une vie  puisque à travers le   nœud de l’animalité,  de l’ego, ou du mental,  si l’on mène une quête spirituelle,  des questions se poseront forcément à nous à travers ces trois rencontres.

Ces boules d’énergie figée, tissées par les nadis qui se croisent à cet endroit et dans lesquels le prana s’est emberlificoté jusqu’à se cristalliser, lient l’individu corps et âme à ce qui a été tissé par le passé, proche ou très lointain, et la marge de liberté est devenu quasi-inexistante parce que ces nœuds ligotent l’individu au sens propre : la vie se passe dans l’inconscience la plus totale, dans la réactivité par rapport à ce qui a été vécu, connu,  et aussi dans l’inquiétude.

 

Le rôle du yoga et du pranayama

 

Mais dès qu’il y a une quête, une recherche, l’individu prend conscience de ces héritages, de quelques natures qu’ils soient, et c’est là que le yoga intervient. Sans même parler d’éveil et de montée de Kundalini, de nombreuses techniques de yoga donnent des outils pour desserrer un peu les nœuds, permettre à  l’énergie de mieux circuler, et à la  conscience lumineuse d’éclairer  ces nœuds, donc tout peut changer.

 

On voit bien qu’il ne s’agit pas ici de faire monter Kundalini pour trancher ces nœuds, ce qui n’est l’apanage que des éveillés,  mais d’utiliser les techniques de yoga pour faire en sorte que le prana se remette à circuler harmonieusement dans ces granthis.

Car c’est avant tout grâce au pranayama ainsi qu’à la méditation qu’on peut agir sur les granthis. Mais que sont-ils exactement ?

 

Description de chaque nœud

 

Le nœud de la base  appelé Brahma granthi représente notre animalité. Situé dans le cakra de la base, il est lié à l’instinct de survie,  la peur de la mort, le besoin de sécurité, d’abri, de consommation sur tous les plans ;  c’est aussi le  lieu l’héritage karmique ou héréditaire avec tout ce que cela implique. On comprend que plus le nœud  est serré, plus les caractéristiques décrites ci-dessus tournent à l’obsession.

 A l’inverse, l’individu peut trouver une forme de paix, de détachement, de confiance si le prana se remet à circuler.

 

 

Le nœud dans le cakra du cœur, Vishnou granthi est celui de la personnalité et de l’égo. Tout le monde fustige l’ego mais c’est ridicule. Ce n’est pas l’homme à abattre. Il s’agit juste de comprendre que l’individu n’est pas lui. Sa personnalité, oui, c’est l’ego, mais c’est uniquement si l’individu s’identifie à sa personnalité  que commencent les problèmes, car en lui-même, l’ego est un bon lieutenant

L’illusion de séparation  - car chaque individu est le reflet du tout et n’en est séparé qu’illusoirement - le pousse à rechercher par-dessus tout une sécurité affective et à développer sa personnalité.

 Quand le nœud se libère, c’est l’amour avec un grand A ;  pas l’amour humain, passionnel, possessif ou inquiet de la perte ; mais l’amour universel, celui des mystiques. En se libérant, en se desserrant, le granthi offre une toute autre compréhension de l’amour qui n’est plus un besoin ou de donner ou de prendre, car le don de soi ne vaut pas mieux que la possession, mais une forme bien plus universelle et libérée de la notion d’individualité.

L’individu se «  désolidarise » de son ego,  réalise qu’il fait partie d’un tout plus vaste que lui, et cette découverte est lumineuse, pleine de félicité. A partir de là, le point de vue change, s’éclaire, s’élargit, et c’est la porte ouverte à une conscience plus éclairée, plus lumineuse, plus intuitive.

 

Le dernier nœud, Rudra Granthi, est le nœud de l’intellect, du raisonnement, des constructions mentales car le monde n’est jamais que la construction mentale de chaque individu, ce qui faisait dire à Maharshi, à chaque visiteur qui posait telle ou telle question. «  Il existe dans votre mental mais vous ne résoudrez pas ainsi la question du qui suis-je ? » Résolvez-là et le reste disparaitra. Il enferme l’individu dans ses propres croyances, conditionnements mentaux dus à son éducation, à la culture de son époque et de la société à laquelle il appartient,  etc. En un mot, l’individu tient dur comme fer à ses propres avis, raisonnements, jugements, points de vue, croyances, constructions mentales.  Sans doute pour se rassurer car tout cela le limite horriblement et l’empêche, sur le plan du yoga par exemple,  d’entrer dans des méditations profondes où la pensée se dissout complètement.

 

Si le nœud se desserre un peu, c’est un océan qui se déverse là, et l’individu gagne un plan humain supérieur sans jugement ; buddhi peut mieux laisser passer sa lumière. La connaissance ne passe plus par l’intellect mais par le cœur car l’intuition s’élève. Il n’a plus besoin d’avoir des pensées, des avis, des raisonnements sur tout qui le rassurent et lui donne l’impression de contrôler le monde. Il n’a plus besoin de penser du tout.

 

En conclusion

 

Comme il est très rare de pouvoir éveiller Kundalini qui tranche les nœuds en s’élevant, différentes techniques de yoga sont proposées pour que le prana circule mieux et que la claire conscience éclaire ces nœuds : c’est déjà beaucoup !  Une vie entière peut changer. L’individu n’est plus ligoté à un destin, une fatalité, mais peut trouver son propre espace de liberté ; il cesse d’être un «  pashu », c'est-à-dire un élément du troupeau humain, sans rien de péjoratif, bien sûr.

Mais il y a une condition : celle de faire sans attente de résultat, car là où il y a calcul, il y a cristallisation de l’intention qui donne précisément le résultat inverse de ce qui est espéré, calculé. C’est difficile. Il faut alors juste s’en remettre à sa propre confiance, faire sans relâche, saisir en même temps la saveur de l’instant et s’abandonner à quelque chose de plus grand que soi, qui s’appelle la grâce.

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 Dans les différentes formations que je propose, de nombreuses techniques sur les granthis, aussi bien en yoga ( école du Nord-Est de l'Inde) qu'en yoga nidra sont proposées.

 

 

 

 

 
 

 

 

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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 09:14

Anjana est la mère d'Hanuman, personnage célèbre du Ramayana puisqu'il est d'une fidélité absolue à Rama, le prince en exil.  Anjaneya signifie le fils d'Anjana. + Asana la posture.C'est donc la posture du fils d'Anjana! Un bel hommage à la maman!

Nous avons déjà rencontré cette posture en version debout, la posture d'Hanuman, ( cliquer sur le lien pour avoir accès à la fiche et la vidéo .

Je vous la présente aujourd'hui en version au sol. Suivant les uns ou les autres, certains préfèreront celle-ci, d'autres, surtout si leurs genoux sont fragiles, préfèreront celle debout.

Tout le monde peut la faire, précaution tout de même pour les cardiaques : dans ce cas, ne pas pousser les rétentions de souffle, ni arquer le corps trop vers l'arrière.

Physiologiquement les effets  debout ou au sol ne sont pas tout à fait les mêmes, mais sur le plan de l'énergie, c'est une posture qui permet un travail en profondeur sur le cakra du cœur et qui étire bien le corps.

Physiologiquement elle est excellente pour :

  • Etirer le psoas
  • Etirer les muscles des cuisses
  • Etirer la colonne
  • Redresser les épaules
  • Assouplir

Sur le plan de l'énergie, elle permet un travail :

  • sur les nadis ida et pingala ( dans ce cas en début de séance Mantra Iam à gauche er Ram à droite)
  • Sur le cakra du coeur ( dans ce cas en milieu de séance, mantra So Ham ou Ham Sa)
  • L'énergie qui circule dans tout le corps

Ci-joint la vidéo qui explique comment la faire

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 08:10

 

Bibliographie

(Liste complétée au fur et à mesure de mes découvertes)

 

Quand on pratique le yoga, de façon intense et passionnée, on a ensuite vite le désir d'en savoir plus. Il y a aujourd'hui tant d'ouvrages qu'il est difficile de s'y retrouver d'autant plus que, suivant les écoles, tous n'ont pas tout à fait les mêmes façons d’appréhender le yoga, certains lui faisant même perdre son origine spirituelle.

Voici donc aujourd'hui quelques ouvrages que l’on peut relire plusieurs fois au cours d’une vie et qui  peuvent même l’accompagner. Je ne mets ici que les plus importants à mes yeux. Lilian Silburn reste ma référence absolue car tous ses textes sont imprégnés d’une connaissance et d'un mysticisme « en directe. » Certains ouvrages sont des textes traditionnels – comme les upanisad, le Vijnana Bhairava -   d’autres ne parlent que de yoga et de pratique, d’autres de sa philosophie, d’autres encore de vie mystique. Certains parlent de bhakti yoga, d’autre comme la bhagavad gita expose à travers un dialogue mythique entre Arjuna et Krishna ce qu’est le Jnana yoga. D’autres enfin sont des échanges (Maharshi), des biographies ou des récits de vie. (Lizelle Raymond). Tous, à mon humble avis, enrichissent la pratique personnelle et la vie, tout simplement.

 

Lillian Silburn : citons parmi mes préférés

  1. Traduction et commentaire du Vijnana Bhairava tantra
  2. La Bhatki
  3. Traduction et commentaire d’une partie de La lumière sur les tantras d’Abhinavagupta. Commencé par Lilian et terminé par André Padoux.
  4. La Kundalini

Sur la vie de Lilian, le très beau

  1. Lilian Silburn, une vie mystique

Christian Tikhomiroff

  1. Le banquet de Shiva, consacré à toutes les techniques de yoga selon l’école Natha.

Jean Papin

  1. La voie du yoga. Le yoga dont il est question ici n’est plus tantrique ; il appartient à la tradition de Patanjali.

Tara Mickael et Pierre Feuga

  1. Le yoga, dans la collection que sais-je pour faire le point et mieux comprendre toutes les formes de yoga.

Sri Anirvan

  1. Antara yoga

Martine Bultex

  1. 108 upanisad (traduit de l’anglais, ce qui est un peu embêtant car les mots sanskrits sont donc traduits à partir de l’anglais)

Jean Varenne

  1. Les upanisad du yoga ( mais Jean Varenne de fait pas de yoga, c’est un sanskritiste, donc parfois certains mots sont traduits suivant ce qu’il pense qu’ils veulent dire, comme âme par exemple.)

Ajit Mookerjee et Madhu Khanna

  1. La voie du tantra

Lizelle Reymond

  1. Pèlerinage vers la vie et la mort
  2. La vie dans la vie

La bhagavad gita

  1. The holly book of hindus : le livre est en anglais  pour avoir le texte original  en sanskrit
  2. La bhagavad-gita : collection classique poche,  en français, avec texte original mais translittéré ce qui en rend la lecture pas très facile.

Un livre sur les échanges de Maharshi

    17. L’enseignement de Ramana Maharshi

 

Arthur Avalon

  1. La puissance du serpent

André Padoux

  1. Comprendre le tantrisme

Jean Klein

    20. Qui-suis-je?

Personnellement, il n’y a aucun livre sur le yoga Nidra que je trouve intéressant ; j’ai moi-même commencé la rédaction d’un ouvrage sur le sujet qui va me prendre encore pas mal de temps, au moins deux années je pense.

 

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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 09:08

 

 jnana mudra, geste également utilisé en danse indienne.
jnana mudra, geste également utilisé en danse indienne.

L’un des grands objectifs du yoga est d’immobiliser le corps afin que le mental et le souffle s’unissent et qu'une autre dimension surgisse. Ainsi, les gestes des mains appelés Mudra ou les fixations oculaires appelées Drishtis sont-ils des outils supplémentaires pour permettre cette unité. Si vous vous observez dans la journée, vous verrez que les yeux et les mains sont toujours en mouvement.

Les mains sont la terminaison  du mental. Vous avez tous observé des gens qui parlent beaucoup avec leurs mains…. nous les utilisons souvent pour compléter nos discours, décrirent, donner plus de force, de vie à nos propos. Les immobiliser permet donc au mental de faire de même.

Quand aux yeux, on dit traditionnellement que là où va le regard va la pensée. Si on immobilise le regard sur un point, le mental s’y fixe aussi. Par ailleurs, la vue est liée au cakra Manipura, qui gère aussi différents états du mental. Ainsi, un regard concentré en un point immobilise le mental si on y reste au moins 5 minutes.

D’ailleurs, au-delà de toutes les techniques de concentration, la plus simple mais aussi la plus efficace quand on a quelques années de pratique, est de fixer un point sur le mur en assise et d’y rester. On bascule en général au bout de 15-20 minutes dans le vide et la méditation pointe son nez.

Voici donc présenté succinctement quelques mudra simples et quelques drishtis de base. 

Les Mudras :

Jnana mudra : le geste de la sagesse  (jnana : connaissance en sanskrit). Pouce et index sont joints, les autres doigts tendus, soit serrés soit ouvert. Geste utilisé pour la méditation, la concentration, et certaines  postures debout comme l’arbre

Chin mudra : même geste mais les mains sont posées à plat. A noter que le terme exact est Chit-mudra ( conscience- geste) mais que par le jeu du sandhi le T devant le M devient N d’où chin mudra.

Ganesh mudra : le poing est fermé le pouce replié par dessus. Ganesh réside dans le premier cakra, et assure la stabilité.

Anjali mudra : les deux paumes sont face à face, comme en prière. Ce geste utilisé pour être mis en relation avec le cakra du cœur

Linga mudra : index, majeur, annulaire des deux mains sont joints et  forment un linga qui repose  contre svadistha. Le linga symbolise la conscience de Shiva.

Les Drishtis :

Pour les yeux, il y a trois grandes possibilités :

  • soit le regard est posé sur le bout du nez en Nasagra (bout du nez) Drishti
  • soit le regard fixe un point à l’horizon quand ils sont ouverts (comme pour l’arbre)
  • soit le regard fixe un point à l’horizon quand ils sont fermés, entre les deux yeux par exemple,  au niveau des sourcils, ce qui les obligera à converger légèrement, en Bhrumadhya, Bhru désignant la pierre frontale.

A noter qu’en sanskrit Bhrumadhya signifie froncer les sourcils.

  • Soit le regard converge tout en haut et en arrière en Shambhavi

 

Shambhu est l’un des noms de Shiva qui en possède plusieurs. Shambhavi est ce qui se rapporte à Shiva. On trouve parfois une association faite entre Durga et Shambhavi, comme étant l’une des énergies de Shiva. Toujours est-il que ce geste qui se fait aussi yeux fermés est réputé pour apporter le bonheur. Il n’est pas la fixation entre les sourcils  MAIS  BIEN PLUS haut et légèrement en arrière.

Ces mudras et drishtis sont  intégrés à toutes les techniques de yoga. Les débuts sont toujours difficiles et balbutiant puisque à ces gestes des mains et des yeux sont ajoutés les bandhas. Mais ce sont eux qui scellent l’énergie et transforme le yogi en alchimiste : la magie peut commencer.

 

A noter d'ailleurs que Mudra qui signifie joindre, sceller est un terme utilisé pour désigner non seulement les gestes des mains mais toutes les techniques dans lesquels on cherche une unité complète. Les grands mudras opèrent des processus de transformation profonde quand ils sont fait longtemps et régulièrement.

En danse indienne, les mudras désignent toute une gestuelle que la danseuse prend en dansant. Les deux dernières phalanges sont peintes en rouge  (Shakti) et bien que la danseuse soit en mouvement, ces mudras scellent le regard du spectateur. Un autre article expliquera cela.

 

 

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 10:19

Professeur de yoga et de yoga nidra, je propose cette séance que j'ai spécialement créée pour se ressourcer rapidement.

Le but  réel du yoga nidra est de " faire du yoga" d'une autre façon ; mais on peut aussi l'utiliser lorsque l'on a besoin de " recharger ses batteries"; comme il met en contact les trois corps  - physique, mental, énergétique - d'une façon plus aisée parce que l'on est en " nidra", c'est à dire entre veille et sommeil,   les énergies circulent plus facilement, les tensions se dénouent, et l'on peut alors  se reconnecter à la source vibrante du cœur. On peut faire cette séance entre midi, le soir en rentrant du travail, avant d'aller dormir.

Plus d'informations sur mon site de formation  :  https://www.art-et-yoga.fr/

 

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 08:35

Le centre de formation Art et Yoga se dote d'une page facebook.

Y figureront les nouveautés, les articles, les publications, en un mot toute l'actualité lié au centre.

Vous pouvez vous abonner à la page si vous le désirez et  y laisser un avis si vous suivez l'une des formations.

L'adresse : 

 https://www.facebook.com/Formation.art.et.yoga

 

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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 09:12

Le PRANA

Sur le net, si vous cherchez le sens de prana, vous trouverez de longues explications, suivant les écoles, suivant ceci, ou suivant cela.  Mais j'aime la simplicité! Explication en une minute!

Ce mot prana compose le prana-ayama, qui regroupe toutes les techniques pour subtiliser le souffle, faire que celui-ci devienne pure énergie afin de pouvoir l’unir à la conscience.

Alors,  qu’est ce que le prana qu’il ne faut pas le confondre avec l’un des 5 vayus ( prana, apana, samana, uddana, vyana) qui permet  de faire circuler l’ensemble des flux d’énergie dans le corps énergétique et physique ( les deux étant liés)?

Le prana est ce qui anime tout ce qui vit, y compris ce qui semble inanimé mais possède une vie organique, comme les arbres, les plantes, et même les minéraux. C'est ce qui donne la vie, pas au sens dans lequel l'entend la biologie. Ce n’est pas  non plus « l’air » qu’on respire même s'il contient du prana. Pour les Indiens, c’est la vie elle-même.

Voici deux expressions qui permettent de le comprendre instantanément :

-  Dans un poème, la bien-aimée dit à son bien-aimée : Pranadhika tvam me, qu’on décompose en prana + adhiko tvam me : littéralement vie - plus que- toi - pour moi, qu’on traduit «  tu m’es plus cher que la vie »

- En parlant des médecins, un personnage dans une pièce explique que "le roi des morts enlève la vie, le médecin la vie et l’argent" : Yama harate pranan, vaidyah pranan dhanani ca !

Le prana dans ces deux exemples est bien la vie elle-même.

Pour le yoga, faire du pranayama   ( vie + mettre en mouvement) c’est  alchimiser ce prana pour qu’il emplisse toute la structure énergétique  en utilisant les nadis, ces petits réseaux de canaux invisibles qui  la composent et les cakras. Dans quel but ?  Si le souffle pneumatique se suspend, le mental se pose de la même façon que le sable dans la mer lorsque le vent ( le souffle) s'étant calmé, les vagues laissent place à un calme plat.

Là, un autre espace, souvent méditatif, s’ouvre, qui lui-même, etc, etc…. c’est une autre histoire !

 

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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 11:23
Bijas et mantras : l'alphabet sanskrit à la lumière de la philosophie tantrique :  Ham Sa - So Ham - Aham Maha

Yoga, corps énergétique et vibration sonore - partie 2

Du A au Ha : déploiement et résorption de l’univers sur la trame du Om

 

J'ai rédigé cet article à la lumière de ma connaissance du sanskrit que j'étudie depuis 4 ans maintenant.

Quand on fait du yoga, on prononce énormément de bijas en ne comprenant pas toujours, si le professeur n’a pas le temps de l’expliquer, pourquoi tel bija plutôt que tel autre ;

Pour commencer rappelons que la première lettre de l’alphabet est le A et la dernière Ha, visarga qui se prononce  HHa, en expirant le H. Tout l’univers se déploie de l’une à l’autre.

 

Dans le A, vibre la conscience de Shiva lui-même. Après le A vient dans l'alphabet la voyelle I qui est l’énergie de Shakti.   Dans la philosophie tantrique, Shakti est le pouvoir de Shiva. ( shakti signifie puissance en sanskrit). Il est donc naturel que la deuxième lettre lui soit associée.

Le A est d’un blanc lumineux, car les vibrations sonores deviennent lumière, et le I est rouge. Il est montré en astrophysique que dès la naissance de l'univers et de la purée cosmique d'où sortira tout l'univers, une couleur rouge orangée apparait en première. Mais je reviendrai sur les correspondances philosophie tantrique astrophysique plus tard.

Voilà pourquoi dans certaines visualisations, comme Kurmasana  ou Yoga mudra par exemple, le souffle ira du cakra de la base, là où Kundalini qui n’est autre que Shakti à l’échelle de l’être humain a fini sa course et s'est lovée, endormie, avec l’écoute du I  et la visualisation de la couleur rouge, à Ajna avec l’écoute du A et le blanc lumineux. Ces visualisations sont communes à nombre de techniques issues du yoga influencé par l’école Shivaïste non dualiste.

On parcourt dans les deux sens le déploiement et le " repli" de l'univers jusqu'à ce que quelque chose se supspende.

De la sorte, les mantras Hrim, Klim, Strim, Sthrim, Rhim, etc, en un mot tous ceux qui contiennent la lettre I sont associés à Shakti, l’énergie créatrice de Shiva.

Les mantras dans lesquels résonnent le A, mettent en lumière la conscience divine qui entre en jeu et son absorption possible en elle si le I de Shakti l’a rejoint et fusionné avec lui.

 

Deux exemples pour illustrer cela.

 

1) Ham Sa  So Ham

Le mantra Ham-Sa(h) est le son naturel du souffle  disent les textes traditionnels, tel la shiva samhîta par exemple.  Mais Ham-sah  désigne aussi en sanskrit l’oie sauvage, ou cygne Hamsa(h). Il est la monture de Saraswati, Shakti du pubis, de svadistha. C’est précisément là que naît le souffle subtil, le HamSa. On ne saurait être plus éloquent, tout se joue avec deux bijas seulement qui entretiennent toute la dualité.

En sanskrit :

Ham signifie Je 

Sa(h) pronom ou article  signifie « Il. »   Il désignant Shiva, l'absolu.

Il faut donc comprendre  JE ( est) Il  ( en sanskrit le verbe être n'est pas exprimé s'il est sous entendu de façon claire)

Le souffle entre à l’inspiration avec le Ham et est expiré avec le Sa, entretenant la dualité de l’individu à l’infini.  Cet individu qui se croit séparé du tout. Il suffit qu’il se suspende et tombe pour que le Om-AUM se révèle, même un court instant.  Répété dans l’autre sens Sa-Ham  par le jeu du sandhi devient So  Ham. Lui est moi. Car seule la maya donne l'illusion d'être séparé de ce tout.

A chaque instant, le pratiquant se rappelle qu’il est le tout en récitant le mantra qui finit par devenir naturel, même lorsqu'il ne le récite plus. Le mantra résonne en lui, fluidifiant toute sa structure énergétique et permettant au prana de mieux circuler en lui.

 

2) AHAM MAHA

Décomposons A /Ha -M

A : première lettre

Ha : dernière lettre 

Entre ces deux lettres, tout l'univers qui se déploie car pour les Indiens l'alphabet sanskrit contient tout cet univers.

M : Nasalisation de la résonnance :   A-ham est également un  pronom personnel  pour Je qui contient la conscience de Shiva, le déploiement de l'univers via sa shakti et la résonnance qui se prolonge.

En miroir, AHAM donne MAHA qui signifie grand.

Il est souvent récité en cette formule AHAM MAHA en faisant aller ses yeux d’un point à un autre, puis en sens inverse, pour se fondre au tout avec cette idée que «  je » ( suis) «  Tout » et que « Tout » (est) Moi. Le verbe être est souvent supprimé dans des phrases courtes en sanskrit si le sens est évident.

Toutes ces formules, répétées en Japa, c'est-à-dire en récitation en boucle, permettent au pratiquant de mettre en vibration la part d’énergie divine active dans chaque bija et peu à peu, au fil du temps, de  mettre en vibration sa propre structure énergétique, véritable toile de sons. Il harmonise ainsi son être sur la vibration de l’univers, et peut même remonter à la source de celui-ci. L’unité perdue est retrouvée.

Dans un prochain article, j'expliquerai comment le bija Om d'origine est devenu AUM.

A lire sur ce blog : Yoga, son, vibration, cosmos et divin, première partie

Le corps subtil est une vibration lumineuse ET sonore!

Le corps subtil est une vibration lumineuse ET sonore!

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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 08:03

 

 

Pourquoi une post-formation ?

 

J’enseigne et je transmets le yoga depuis maintenant 15 ans et je reçois régulièrement des demandes de professeurs qui souhaitent compléter, approfondir, ou bien éclairer à la lumière d’une autre école de yoga la formation qu’ils ont reçue ailleurs. D’autres encore souhaitent se «  remettre à niveau » et n’ont pas forcément le temps de faire des stages dans l’année. D’autres enfin désirent recevoir une solide formation pédagogique.

  C’est pour tous ces professeurs que cette formation a été conçue avec amour et rigueur. Elle ne peut-être suivie que si l’on enseigne déjà ou si l’on possède une bonne connaissance du yoga.   

 

Le programme dans ses grandes lignes.

 

Dans cette post-formation qui transmet un yoga issu des écoles du nord-est de l’Inde dites tantriques, car leur philosophie reposent sur le couple symbolique Shiva/Shakti, Conscience/Énergie, vous revisiterez une cinquantaine d’asanas avec un travail de souffle spécifique, de visualisation, de mantras, le tout associé à une connaissance approfondie de votre structure énergétique et mentale. Ainsi, vous approfondirez votre connaissance des :

 

1) pranayamas : Shitali, Sitkarin, Murccha, Ujjayin, Bhastrika, Chandra et Surya bedhana kapalabathi et Anuloma viloma en différentes déclinaisons. Vous travaillerez également le petit pranayama et les rétentions de souffle à vide.

2) mudras : ceux de base que sont mulabandha, kechari mudra, uddyana-bandha, shambavi mudra, Viparita karani mudra auxquels s’ajoutent maha bandha, maha mudra,  maha veda, yoga-mudra, yoni mudra, shiva prana mudra, linga mudra.

3) concentrations : sont au programme celles particulièrement aimées par les écoles tantriques sur le son, sur le souffle, sur les cakras, sur un yantra, sur une flamme,  sur l’arbre, sur le cœur,  et sur le Sahasraha.

4) textes, traditionnels ou non, toujours commentés (soit par audio, soit directement sur le texte) complètent la partie pratique : goraksha-paddhati ; hamsa-upanisad ; satcakranirupana ; kundalini-upanisad auxquels peuvent s’ajouter d’autres textes commentés sur simple demande.

6) Quant aux cours de pédagogie eux-mêmes, ils se déclinent en cinq sections dont chacune va du débutant au pratiquant confirmé. Je vous propose aussi des idées et des thèmes pour organiser des stages, que ce soit sur une demi-journée, sur quelques jours, ou pour organiser une retraite.

Ce programme est une simple proposition, pas un programme fixe, il peut donc évoluer en fonction de vos demandes. Les changements seront effectués en conséquence. Il peut être complété par d’autres modules, suivant la demande, ou à l’inverse, s’alléger d’un ou deux modules, tout ceci après accord.

 

Comment s’organiser ?

 

Chacun s’organise comme il le désire, mais il est toutefois conseillé de rester au minimum quatre semaines par module à raison d’une heure et demie de pratique quotidienne.  C’est un ordre d’idée, tout ceci étant laissé à l’appréciation du professeur qui peut  s’attarder sur un module ou à l’inverse passer plus rapidement au module suivant.

Comme tout ce qui concerne le yoga nidra est éliminé de cette formation pour ne pas trop l’allonger, il est toutefois possible de recevoir des modules de yoga nidra en complément de la formation.  

 

Prix de chaque module

 

  • Module en  ligne (téléchargement) : 80 €.  
  • Inscription au centre de formation Art et yoga (pour toute la formation) : 25 €.
  • Coût total de la formation : 745 €.

 

Certificat d’enseignement

 

À l’issue de la formation, vous recevrez un certificat d’enseignement délivré par le centre Art et Yoga sur lequel figurent mes coordonnées de la FFEY. Vous pourrez d’ailleurs si vous le désirez, vous affilier à cette fédération, mais ce n’est pas obligatoire pour enseigner.

 

Programme complet de la formation ICI

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