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Bienvenue sur Ondes et vibrations,  Diplômée en yoga, yoga nidra, yoga thérapeutique, je suis des études de sanskrit. Je propose ici de partager mes connaissances du yoga à travers des articles ou des vidéos de pratique, postées sur ma chaîne youtube.

 

 

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31 janvier 2026 6 31 /01 /janvier /2026 10:35

 

Étymologie

Marjariasana vient du sanskrit :

मार्जारी Marjari, la chatte

आसन, asana, la posture.

 

C’est donc la posture du chat que l’on pratique à quatre pattes ; elle est idéale pour les débutants car elle permet de faire un travail de pranayama dans le rythme égalisé appelé Samavritti pranayama.

 

Effets recherchés

Physiologiquement, cette posture :

  • Débloque le souffle,
  • Assouplir tout le corps
  • Redonner aux vertèbres leur mobilité maximale
  • Apaiser émotions, les angoisses,
  • Calmer le stress

 

Mais surtout :

Cette pratique unifie conscience et énergie, principal but recherché dans les écoles tantriques. Le corps est un temple dans lequel l’alchimie du souffle grossier en souffle subtil est possible, et ce afin de l’unir à la conscience.

 

 

Trop facile ?

La technique qui n’est pas compliquée, demande cependant une grande concentration : elle devient alors une pratique où tout s’unifie : corps,souffle,  énergie, mental tout en offrent un travail d’intériorisation profond et durable. C’est là toute la magie de ces écoles qui ne recherchent pas la prouesse physique quand, à travers des pratiques simples, il est possible d'accéder à des états de conscience très subtils qui changent la vision de soi-même et du monde.

 

 

 

Déroulement de la Technique

A quatre pattes, cuisses et bras bien parallèle, pieds allongés et reposent sur le sol, yeux ouverts ou fermés : le souffle circule dans le double énergétique de la colonne, la sushumna

En expirant, faites le gros dos, comme un chat.

En inspirant, creusez le dos.

Le tout en rythme le souffle sur 4 temps égalisé à l’inspiration et l’expiration, pour commencer, puis en allongeant progressivement le nombre de compte.

Plus le souffle se subtilisera, plus corps, énergie, mental s’unifieront d’une façon magique ; vous aurez une tout autre perception alors de vous-même et du monde qui vous entoure et si vous faites la technique régulièrement, les effets seront profonds.

 

 

Trajet :

Le souffle va de la base pour aller au sommet du crâne. Tous les points du feu sont concernés : base, ventre, gorge, yeux et que l’on appelle les points du feu.

 

Cette respiration est comme une vague qui, non seulement   assouplit le corps, mais qui, de plus, tout en éveillant le prana, permet un magnifique travail de concentration.

 

Mantra : Celui du souffle est parfait, SO Ham, ou Ham Sa (le cygne en sanskrit)

 

 

 

Position dans une séance :

Cette technique peut être faite indépendamment de la séance, quand vous sentez que vous en avez besoin où les jours où vous n'avez pas beaucoup de temps.

Sinon, vous pouvez placer la technique au moment de faire du pranayama.

 

 

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25 novembre 2025 2 25 /11 /novembre /2025 09:28

 

Purification des nadis -Version d’apprentissage

Nadi : canaux, rivière, tige creuse

Nadi Shodana est une pratique de purification. Le corps énergétique que vous allez peu à peu ressentir et découvrir  a  trois canaux principaux

  • La sushumna que l’on sent dans la colonne ; c’est pour cela que l’on fait circuler le souffle dans l’axe.
  • Deux autres canaux Ida et Pingala qui serpentent et qui sont associés à la Lune et au Soleil et à leurs énergies.

Pour les yogis, tout ce qui est dans l’univers est dans l’être humain ; ainsi avons-nous nos étoiles, nos astres, nos montagnes, nos rivières, un espace vaste comme l’univers nous habite. Ainsi les cakras, disposés sur cet axe – Sushumna – sont comme des échangeurs d’autoroute : ils mettent en relation le corps physique et énergétique. Ils possèdent bien d’autres qualités que nous découvrirons en temps voulu.

Ces deux canaux représentent les énergies masculines et féminines qui nous habitent. Les purifier permet une bonne circulation de l’énergie dans tout le corps physique et énergétique. L’un correspond à la lune, à gauche,  et l’autre au soleil, à droite

Pour notre technique de base, dans cette première série de cours, nous allons simplement apprendre à faire le geste sans nous soucier pour l’instant des nadis. Nous verrons cela pour une autre vidéo. Mais il est important que vous sachiez déjà la finalité de cette technique.

Prendre la posture :

Vous pouvez vous mettre en diamant, ou toute autre posture assise qui vous convienne. Le dos est redressé. La main qui ne travaille pas est posée et ne bouge pas du tout.

Pour l’autre main, l’index et le majeur sont posés légèrement sur le front.
L’annulaire et le pouce se posent sur les narines qui seront bouchées  à tour de rôle pendant la pratique. Les yeux sont fermés et convergent si possible vers le point où sont posés les doigts.  Si c’est trop difficile, maintenez pour l’instant le regard à l’horizontal, mais veillez à immobiliser le regard. Vous penserez à serrer la base (Muladhara) dès le début et d’y revenir régulièrement pendant la pratique. Forcément, au début, vous allez oublier, mais revenez y régulièrement.

La technique de base va consister dans l'enchaînement suivant :

1 - Expirer par les deux narines
2 - Boucher la narine droite, et inspirer à gauche, petite pause à plein
3 - Expirer à droite le double de temps en gardant bouchée la gauche, petite pause à vide
5 - Inspirer à droite  en gardant bouchée la gauche, petite pause
6  - Expirer à gauche  le double de temps en gardant bouchée la droite

Cela fait un cycle.

 

But : le but premier est de rééquilibrer corps physique et énergétique. Les deux communiquent au moyen de cakras ou d’Adharas qui sont un peu comme des échangeurs d’autoroutes. Nous apprendrons à les sentir, à les connaître.

Durée : au début, 3 minutes pour commencer et pour régler. Passer ensuite à 5 minutes. Puis progressivement, allonger la pratique en rajoutant un cycle après l’autre.

Dans un prochaine, vous ferez cette respiration en visualisant les nadis en leur associant des mantra ;  en yoga,  c’est LE pranayama de base, celui qui purifie. Les yogins pensent qu’il ne sert à rien de faire d’autres choses tant que le corps, ses énergies subtiles, mentales et physiques, ne sont pas purifiées, au moins un peu.

 

Quand faire cette technique ?

Vous pouvez la  faire à peu près n’importe quand, même en dehors de votre pratique. Il est même recommandé quand on commence le yoga de la faire plusieurs fois par jour. 

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25 septembre 2025 4 25 /09 /septembre /2025 08:24

Deux vidéos  : la première, ici en haut,  pour comprendre en quelques mots le rôle du pranayama dans le yoga et  la deuxième  sur ma chaîne pour s'entraîner à visamavritti, dans une version débutant, donc facile, mais qui permet de débloquer le souffle ;  cette pratique simple, qui apaise beaucoup,   peut être faite indépendamment d'une séance de yoga, quand on a besoin de reprendre tranquillement contact avec soi même. 

D'autres vidéos à venir pour s'exercer au pranayama et en retirer tous les bienfaits, mais également des vidéos pour pratiquer les postures, mudras, pranayamas, concentrations -  à venir à raison d'une tous les 5 jours et toujours en suivant une progression, d'où le soin que je mets à numéro les vidéos !  La chaîne, toute neuve, qui  bénéficie de mes 40 ans de  pratique et de mes 20 ans d'enseignement,   va considérablement s'étoffer! J'ai préféré supprimer mon ancienne chaîne aux 759 abonnés créée en 2014 pour proposer quelque chose qui correspond vraiment à ma propre évolution et mon énergie actuelle.

Qu’est ce que c’est ?

 

Le Prana c’est l’énergie vitale et c’est aussi le nom de l’un des vayus, ou courant d’énergie qui anime la structure énergétique.

Le prana entre dans l’ovule dès sa fécondation par un spermatozoïde et commence dès lors à créer la vie et à la développer : c’est Kundalini elle-même. (Dès qu’elle a terminé, elle s’enfonce dans le Muladhara et elle s’endort, laissant juste filtrer ce qu’il faut d’énergie pour assurer le minimum vital)

 

Le Prana est en relation avec le Svara, le souffle cosmique qui déploie, créée et « actualise » l’univers à l’échelle cosmique. L’un est à l’œuvre dans le cosmos, l’autre à une échelle plus petite, il apporte la vie à tout ce qu’il « anime » à travers Kundalini dont nous reparlerons plus tard. Quand il part, il ne reste que la matière inerte, privée du Prana. Il y a du prana dans les végétaux, les animaux, l’eau, l’air… Svara, en sanskrit, c'est le son, la voix, la note de musique, la voix de l'univers en un mot, car les phonèmes qui composent l'alphabet sanskrit contiennent l'univers tout entier; j'y reviendrai plus tard.

 

L’un des buts du yoga est d’éveiller ce souffle cosmique à travers le Prana, équivalent du Svara à l’échelle de la création, d’où l’importance du pranayama, clé de voûte du yoga.

Mais avant de l’éveiller, il faut déjà débloquer le souffle physiologique « grossier », autrement dit l’air qu’on inspire et qu’on expire, et dans ce but des souffles comme Samavritti ou Visamavritti sont parfaits pour mettre tout cela en place. L’énergie de vie se purifie et s’harmonise. Puis, une fois que le prana est éveillé, il est ensuite subtilisé puis l’harmonisé au grand souffle cosmique, appelé Svara qui pulse dans tout le cosmos.

 

C’est d’ailleurs le Svara lui-même qui aide chaque pratiquant à trouver son propre rythme dans le prana-ayama.  Au fil du temps, le pratiquant s’éveille à ce quelque chose qui palpite en lui sur un rythme universel bien plus grand que lui…

 

Mais avant d’arriver à ce stade qui peut, selon le pratiquant, car il n’y a pas vraiment de règle en la matière, prendre quelques semaines à quelques années – le pranayama éveille plus d’énergie, et celle-ci, plus fluide, emplit toute la structure énergétique ce qui est source d’harmonie.

 

Il est très inspirant de savoir qu’il est possible de se relier au rythme cosmique, car le souffle de chaque individu contient en partie ce grand souffle, ce Svara : et l’on retrouve son cœur d’enfant en réalisant que magie et alchimie appartiennent à la simple respiration qui permet de se fondre à quelque chose de plus vaste que soi.

 

 

 

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1 octobre 2022 6 01 /10 /octobre /2022 09:32
Qu'est-ce que le pranayama? Comprendre son rôle dans le yoga.

 

 L’individu est composé de plusieurs  koshas कोश qu’on traduit par corps pour plus de facilité.  Les trois principaux sur lesquels on «  travaille » en yoga et qui sont imbriqués sont les corps    physique, énergétique et mental. Le  pranayama est le lien entre les différentes structures ou corps. Etymologiquement, le mot pranayama प्राणायाम avec des A longs se décompose en Prana, प्राण principe vital par essence, que l’on trouve dans absolument tout, y compris les végétaux, et AyAma  आयाम terme qui désigne l'expansion, l'étirement.  Le pranayama consiste en la maîtrise du souffle pour faire passer celui-ci du plan grossier, l’air qu’on respire sans y penser, à l’activation d’un souffle plus subtil, énergétique, qui est le  prana, principe énergétique vital, jusqu’à ce que le souffle lui-même se suspende et s’arrête ?  Impossible direz-vous ? Non pas.

Cette suspension de souffle maîtrisée se produit si le corps  devenu comme de pierre, comme une jarre, a disparu, si le mental ne produit plus de pensée, quelque chose à l’intérieur s’est ouvert, le vide est là.

Comme les trois structures sont intimement liées, si l’on agit sur l’une on agit sur l’autre : et les yogis sont des gens pratiques : il est plus facile de travail le souffle que le reste.

 

  Mais commençons par le début

On  sait bien que tant qu’on est en vie tant qu’on respire, c’est la base même de la vie. Suivant l’état émotionnel, le souffle n’est pas le même. A chaque attitude physique correspond un souffle  (si on court, si on dort, si on est au repos, le souffle change). Si vous êtes très concentré sur une tache, votre souffle peut naturellement se suspendre de lui-même quelques instants ou bien se ralentir. Le souffle est puissamment en relation avec les processus mentaux qui tout au long de la journée fluctuent énormément, ce qui entraine également des fluctuations au niveau des énergies qui parcourent les autres corps.

L’expression en «  avoir le souffle coupé » montre bien qu’un choc émotionnel violent a une incidence puissante sur le souffle, et c’est vrai pour absolument tout ce qui se passe ; bien sûr à des degrés différents, parfois imperceptibles, qui passent inaperçus, mais les énergies se mettent à circuler moins bien, et le souffle se bloque peu à peu. Comme les trois corps sont en étroite relation  grâce aux cakras et aux adharas, ce qui arrive à l’un se transmet aux deux autres et c’est vrai dans les deux sens. Les trois corps échangent en permanence des informations.  Si le prana est activité, si le souffle énergétique est actif, alors le mental est stable.

Ce souffle grossier comporte une part de souffle énergétique, de prana, et si celui-ci est activité consciemment, cela permet d’emplir la structure énergétique qui s’étend environ deux mètres autour l’individu de ses propres énergies. Ainsi,  les énergies extérieures  ne viendront plus la parasiter.  Ce peut être des gens, des lieux, des pensées…

Le premier rôle du pranayama est donc dans un premier temps de remplir la structure énergétique, de la purifier, de défaire les nœuds et les blocages au fur et à mesure des trois corps.

C’est la raison pour laquelle le hatha yoga insiste sur un premier pranayama d’une importance extrême, nadishodana, नदी  +शोधन  ( rivière- purification) qui purifie les nadis lunaires et solaires de la structure énergétique qui réactivent sans cesse la dualité de l’être humain.

 

  Le deuxième point capital du pranayama est la stabilité du mental. Je présente souvent l’espace mental    comme le Cérébro du professeur Xavier : il faut imaginer un réservoir commun aux 7 milliards d’individus sur Terre tous influencés par les mêmes choses véhiculées par l’éducation, la culture,  les médias, les modes de pensées, et les  quelques 2 milliards d’années de présence de l’homme sur celle-ci. Cet espace mental est régi par le temps, et celui-ci est calé sur la seconde  qui conditionne la structure du temps.

Grâce au pranayama, il est possible de s’extraire  du mental collectif   en d’harmonisant son propre souffle sur le souffle cosmique, le Svara,  स्वर  l’individu découvre son propre rythme. Si le mental  ne vibre plus par rapport à cette mesure qu’est la seconde, il ne vibre plus comme le mental collectif et l’individu trouve sa propre liberté intérieure en  même temps, qu’une grande  stabilité   mentale, car il n’est plus soumis aux fluctuations générées par les émotions qui influent sur le souffle physiologique grossier.

Le pranayama ramène aussi à l’intérieur de soi et   l’individu réalise alors que c’est lui qui donne son sens au monde et non pas le monde qui façonne sa pensée,  car si son mental n’est plus soumis aux dictats du collectifs, il comprendra vite que le monde est chargé des contenus qu’il projette sur lui. Les neurosciences en sont arrivées à la même conclusion assez récemment.

Au début, quand on travaille le pranayama, il  contient 80 pour cent d’air, puis au fil du travail et des ans, le souffle se subtilise et active peu à peu le souffle subtil, le prana.. Cela assure une meilleure stabilité à tous points de vu

 

Enfin, comme pour l’eau sur la terre, qui circule en boucle depuis des millions d’années, l’air est bien toujours le même et a déjà été respiré des milliers de fois ; cela veut dire que des millions de créatures ont déjà respiré cet air avant nous, qu’il est chargé de leurs énergies, de leurs mémoires.  Éveiller son souffle subtil, c’est s’extraire du collectif qui, mémorisé d’une certaine façon dans cet air,  impose, à travers lui,  une façon d’être, de penser, de réagir. Cela permet donc de se couper de façons d’être, de penser, d’agir collectives, sans même que l’individu n’ait la capacité de s’en rendre compte ; peu à peu, il investit pleinement tout son être, sans plus que l’extérieur ne vienne lui imposer ce qu’il doit penser, aimer, regarder, acheter, etc..

Si vous avez des doutes, sachez que des tests récents ont été faits dans des salles de cinéma qui diffusaient un certain type de film et qu’il a été constaté que l’air respiré non seulement se chargeait des émotions des spectateurs, mais qu’en plus cela avait une influence sur l’ensemble des personnes de  la même salle ; c'est-à-dire si un spectateur très sensible regarde un film d’horreur et est terrifié, par son souffle, il contaminera en quelque sorte ses voisins. 

 

L’extérieur désigne non seulement les individus, mais aussi les lieux, le temps qu’il fait, tout ce qui peut influencer de l’extérieur un être humain. Car tout a une interaction avec le souffle qui lui-même modifie et influence les corps physiques et mentaux.

 

 En résumé, si le souffle est instable, ou si vous préférez irrégulier, il est difficile de garder une stabilité intérieure; si l’être humain était un navire, le souffle serait la mer,  et vous voyez donc ce qui se passe si la mer change sans cesse ; sauf si le capitaine sait parfaitement diriger son bateau. D’où l’un des rôles du pranayama : par les techniques de yoga, le souffle énergétique est éveillé, ce qui stabilise le souffle tout court ; ainsi tout l’individu qui acquiert cette stabilité. L’individu gagne en harmonie.

 

Vous pouvez d’ailleurs vous amuser à observer dans la journée l’état de votre souffle et votre état intérieur personnel. Pensez aussi régulièrement à ramener un souffle calme, ample et lent, par exemple, s’il est un peu haché et rapide plusieurs fois dans la journée sur une minute ou deux ; mais c’est le travail régulier du pranayama qui assurera vraiment cette stabilité.

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14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 09:51
Pranayama et liberté - 2ème partie : dénouer les liens du karma

Le karma : une relation de cause à effet ?

 

 

 Par ailleurs la philosophie tantrique, comme celles d’autres   traditions asiatiques tel le Japon, l’Inde, Jaïns, bouddhistes, etc… base la vie de l’individu sur le principe de réincarnation et de karma, c'est-à-dire le fait de revenir plusieurs fois et de subir les effets de sa vie précédente.

 

Dans ces traditions se posent toujours les questions de la raison de l’incarnation de l’individu, de son devenir et de la finalité de cette incarnation. Tout cela, d’après ces traditions,  est plus ou moins équivalent à chacun.

 

Ces traditions expliquent que le karma a une relation  de cause à effet : si l’individu fait telle chose,  cela produit telle chose qui créée un conditionnement. Dans les traditions populaires, cela devient même quelque chose qu’on va subir : on fait du mal dans une vie, dans la prochaine on le subira à son tour. Ce un fonctionnement simpliste est sans doute inexact ; mais ce qui sûr c’est que l’individu est soumis à un conditionnement de par une mémoire : quelle soit purement «  karmique » si on y croit, ou génétique, car là encore, les sciences expliquent comment les mémoires générationnelles sont transmises via la génétique et comment quelque chose de non résolu en amont pour être «  légué » à ses descendants qui en héritent. 

 

Le pranayama, ce grand alchimiste

 

Cependant, la tradition tantrique explique qu’il est possible de changer ces conditionnements grâce au souffle. Toujours lui.

Avec le pranayama, l’individu apprend à purifier ses énergies, et à rendre ses trois corps plus imperméables aux influences  extérieures : c’est là qu’est sa part de liberté. Et une fois encore, c’est le souffle qui va lui permettre d’acquérir cela. En purifiant ses trois corps, et en évacuant ce qui ne lui appartient pas, en déconditionnant ce qui lui a été imposé par son éducation, sa famille, les valeurs de son pays, etc… il devient plus conscient, plus lumineux, il est plus a même de faire des choix ; la dualité le tiraille moins, les émotions ne le dirigent plus.

 

Ainsi une même cause, sur deux individus dont l’un a une conscience claire, et l’autre est encore dans les brumes de son être, ne vivront pas un même évènement de la même façon ; l’un aura le choix, l’autre se soumettra plus au hasard, n’étant pas à même d’avoir accès à la part la plus profonde et authentique de lui-même.

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 08:27
Pranayama et liberté : les processus alchimiques du souffle, clé de toute transformation

Première partie

 

Le souffle est puissamment en relation avec les processus mentaux qui tout au long de la journée fluctuent énormément, ce qui entraine également des fluctuations au niveau des énergies qui parcourent les autres corps.

L’expression en «  avoir le souffle coupé » montre bien qu’un choc émotionnel violent a une incidence puissante sur le souffle, et c’est vrai pour absolument tout ce qui se passe ; bien sûr à des degrés différents, parfois imperceptibles, vous ne vous en rendez pas compte, mais les énergies se mettent à circuler moins bien, et le souffle se bloque peu à peu. N’oubliez pas que les trois corps sont en étroite relation  grâce aux adharas et ce qui arrive à l’un se transmet aux deux autres et c’est vrai dans les deux sens. Les trois corps échangent en permanence des informations. Il s'agit des corps physique, énergétique et mental. Je prenais un exemple un peu extrême, mais la plupart du temps, on ne remarque pas les fluctuations du souffle, s’il accélère, se coupe, ou même se bloque tant l'être humain est happé par son mental, ce qui est d'autant plus vrai avec cette cohorte de gens rivés à leurs portables...

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Les techniques de pranayama permettent de mettre en place ce qu’on appelle le souffle énergétique qui n’est plus un souffle purement physiologique : en clair, a n’a plus besoin d’inspirer autant d’oxygène, le relai est pris par l’énergie de la structure énergétique : ce qui veut dire qu’avec de la pratique, le souffle devient très stable : s’il est stable, le mental l’est aussi et devient en quelque sorte imperméable  aux différentes fluctuations de la journée - car tout influence le souffle y compris les stimuli sensoriels, qu’ils soient auditifs, visuels, ou autres-  mais avec ces techniques de souffle, celui-ci devenant plus subtil, plus énergétique, assure une vraie stabilité de l’être tout entier.

 

En outre, comme pour l’eau sur la terre, qui circule en boucle depuis des millions d’années, l’air est bien toujours le même et a déjà été respiré des milliers de fois ; cela veut dire que des millions de créatures ont déjà respiré cet air avant nous, qu’il est chargé de leurs énergies, de leurs mémoires.  Éveiller son souffle subtil, c’est s’extraire du collectif qui, mémorisé d’une certaine façon dans cet air,  impose, à travers lui,  une façon d’être, de penser, de réagir. Cela permet donc de se couper de façons d’être, de penser, d’agir collectives, sans même que l’individu n’ait la capacité de s’en rendre compte ; peu à peu, il investit pleinement tout son être, sans plus que l’extérieur ne vienne lui imposer ce qu’il doit penser, aimer, regarder, acheter, etc..

Si vous avez des doutes, sachez que des tests récents ont été faits dans des salles de cinéma qui diffusaient un certain type de film et qu’il a été constaté que l’air respiré non seulement se chargeait des émotions des spectateurs, mais qu’en plus cela avait une influence sur l’ensemble des personnes de  la même salle ; c'est-à-dire si un spectateur très sensible regarde un film d’horreur et est terrifié, par son souffle, il contaminera en quelque sorte ses voisins. 

 

L’extérieur désigne non seulement les individus, mais aussi les lieux, le temps qu’il fait, tout ce qui peut influencer de l’extérieur un être humain. Car tout a une interaction avec le souffle qui lui-même modifie et influence les corps physiques et mentaux.

 

 En résumé, si le souffle est instable, ou si vous préférez irrégulier, il est difficile de garder une stabilité intérieure; si l’être humain était un navire, le souffle serait la mer,  et vous voyez donc ce qui se passe si la mer change sans cesse ; sauf si le capitaine sait parfaitement diriger son bateau. D’où l’un des rôles du pranayama : par les techniques de yoga, le souffle énergétique est éveillé, ce qui stabilise le souffle tout court ; ainsi tout l’individu qui acquiert cette stabilité. L’individu gagne en harmonie.

 

Vous pouvez d’ailleurs vous amuser à observer dans la journée l’état de votre souffle et votre état intérieur personnel. Pensez aussi régulièrement à ramener un souffle calme, ample et lent, par exemple, s’il est un peu haché et rapide plusieurs fois dans la journée sur une minute ou deux ; mais c’est le travail régulier du pranayama qui assurera vraiment cette stabilité.

 

 

Suite de l'article à venir

 

 

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 11:13

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Svara et Prana

 

 

La philosophie indienne conçoit un grand souffle vital cosmique à l’œuvre dans l’être humain qu’on appelle le Svara ; c’est le souffle cosmique qui actuellement extend l’univers un peu comme une immense inspiration, avant que tout ne revienne à son point d’origine. Certains astro-physiciens qui se sont penchés sur les philosophies orientales l’ont comparé à la théorie du bing bang et à cette force qui fait que l’univers est actuellement en extension, alors qu’il était à l’origine contracté sur lui-même à l’extrême pour autant qu’on puisse se «  représenter » cette contraction.

 

Le Prana est ce même souffle mais à une échelle plus petite ; c’est ce qui anime Mana maya Kosha, le corps énergétique étroitement imbriqué au  corps matériel.  C’est le Prana qui  anime tout ce qui est vivant, y compris le monde minéral. Il s'en va lorsque l'on meurt laissant la matière " inerte".

 

Ainsi, à travers le prana-yama, il est possible de se relier à ce souffle cosmique qui vit en chacun de nous. Toutes  les techniques de yoga servent à l’éveiller d’une façon ou d’une autre. Il purifie complètement les pensées, le mental, et les fils qui nous maintiennent fortement lié à notre destinée, à travers notamment les granti. Le purifier permet de défaire les liens et ouvre la porte de la liberté. 

Quand on travaille sur le prana, on trouve un rythme qui est en accord avec un rythme universel ; cela permet de passer à un rythme impersonnel : on devient en quelque sorte plus grand que son petit moi ; on réalise le côté magique, sacré, de son être ; car on peut tout à coup créer un lien avec l’univers.

Grâce au  prana   qui nous anime, on se relie au grand Svara universel.

C’est un des éléments qui permet de trouver non seulement la liberté, mais aussi l’harmonie. En se reliant à un tout bien plus vaste que soi, on trouve sa place, comme une pièce de puzzle, infime certes,  mais indispensable dans une mosaïque infinie.  

 

 

 

Lire aussi : pranayama, 1ère leçon  

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