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25 octobre 2025 6 25 /10 /octobre /2025 08:44

  La demi-pince, version d'apprentissage

 

 

  • Ardha : demi, à moitié
  • Paścimo : vers l’ouest
  • Uttana : étiré
  • Asana : posture

Traduction littérale : La posture de l’étirement par moitié

 

 

But dans la pratique du yoga :

 

 

Cette pratique a pour but principal d’équilibrer la structure énergétique. Pour se faire, elle fait travailler le corps énergétique par moitié : d’abord le côté lunaire – à gauche, puis le côté solaire, à droite. Dans la philosophie shivaïque, l’être humain est androgyne sur le plan de l’énergie. C’est ce qui créée sa dualité qui parfois le tiraille dans des directions opposées et incompatibles. Il est possible d’apaiser ces tensions grâce au souffle qui équilibre la structure énergétique. D’autres techniques en yoga permettent ce travail comme le pranayama nadhishodana. Nombreuses sont les postures qui font travailler un côté puis l’autre, on n’a donc que l’embarras du choix.

 

 

Faire la posture en dynamique :

 

Installé au sol, jambes allongées. Sur une expiration, repliez l’une des jambes et posez la plante du pied tout en haut de la jambe qui est tendue. Inspirez. En expirant, penchez vous vers l’avant ; inspirer, levez les bras, redressez bien le dos, puis expirez en vous penchant vers l’avant jusqu’à poser le front ou les yeux sur le genou ; la main attrape le pied, le gros orteil si possible ou la cheville.

 

Adaptation de la posture

 

Si pour l’instant le corps n’est pas assez souple : attrapez la cheville ou le mollet et essayez de rapprocher le buste de la cuisse, sans arrondir le dos ; allonger le bas du dos ainsi que la nuque.  

 

 

Les souffles :

 

Pour une première rencontre, on expire on se penche en avant, on inspire on se redresse, on expire, on prend la posture, on inspire en comptant, 2 par exemple, on fait une rétention – c’est pendant cette rétention que le canal se purifie, puis on expire le double en déroulant la colonne lentement, et on recommence 5 fois.  On peut ensuite rester deux ou trois souffles en statiques ; si cette phase arrive trop pour vous, vous la ferez plus.

Lorsque la jambe gauche est repliée, Il est bien de visualiser pendant la petite rétention de souffle toute la structure énergétique qui s’emplit d’énergie. D’autres façons de faire seront proposées plus tard.

 

Durée : 3 minutes par côté pour commencer, c'est déjà très bien !

 

Place dans une séance : c’est une posture parfaite pour travailler sur les deux canaux ; elle peut se faire après une posture debout par exemple.

 

Autres Bienfaits :

  • Apporte un grand confort au corps 
  • Assouplit le corps
  • Apporte aussi du recul et calme le mental, au moins un petit moment
  • Equilibre les souffles de droite et de gauche
  • Rééquilibre la structure énergétique

 

 

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14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 17:19

Le sphinx n’est pas à proprement parler une posture de yoga : c’est à l’origine une posture préparatoire au cobra, qui est une grande technique de mutation des énergies et du souffle. Mais l’Occident lui a attribué un nom en s’inspirant de la forme du corps, qui évoque les grands sphinx égyptiens.

 

Un peu de mythologie ! Cet animal n’existe pas dans la mythologie indienne ; en Égypte, il semblerait qu’il  soit le symbole de la puissance et de la sagesse du pharaon. En Grèce, l’animal existe sous deux formes, masculine et féminine ; on le nomme dans ce cas « sphinge ». C’est d’ailleurs elle qui sème la terreur à Thèbes et qui interroge les profondeurs de la psyché. Quand Œdipe résout l’énigme, la sphinge se jette du haut de sa colonne et meurt

Mais en Inde, rares sont les représentations de personnages ou divinités mythologiques qui ont un corps d’animal et une tête d’être humain car la symbolique est tout autre.

Voilà pour les précisions !

 

 

But :  cette posture prépare en douceur aux flexions arrière et le travail dans l’axe permet déjà de subtiliser un peu le souffle.

 

 

Comment classe-t-on les postures ? 

 

Dans les écoles de yoga du nord est de l’Inde, on classe les postures suivant les cakras sur lesquels on travaille, car le corps est le creuset dans lequel on unit conscience et énergie.  Mais, quand on débute, il est important de pouvoir  les classer en fonction de la position du corps afin de faire travailler le corps dans toutes les directions et de lui redonner une vraie place. Ainsi, on classe les postures de cette façon : debout, torsion, inversion, flexion avant, flexion arrière ce qui permet de redonner de la mobilité au corps.  Le « sphinx » appartient à cette dernière catégorie.

 

Sur ma chaîne, vous avez  pour l'instant:

  1. Une posture debout : talasana
  2. Une flexion avant : les étirements du chat
  3. Une flexion sur les côtés : la séquence du soleil
  4. Une flexion arrière  douce : le sphinx

 

A raison d'une vidéo tous les cinq jours, vous aurez de quoi composer des séances variées d'ici Noël

 

Faire la posture 

Il faut surtout penser en prenant cette posture du sphinx à :

  • Bien régler les avant-bras,
  • Garder le buste perpendiculaire au sol, 
  • Détendre le cou et les épaules
  • Garder le pubis en contact avec le sol,
  • Fixer un point devant et ne plus le lâcher
  • Et avoir une immobilité parfaite
  • Et bien sûr, installer   mulabandha et une position pour la langue aussi.

 

Le souffle partira du cakra du pubis, svadhistana cakra, qui doit rester bien en contact avec le sol, jusqu’à Ajna, puis redescendra dans l’autre sens.

Il est possible de faire simplement des allongements de souffle, en comptant 4 à l’inspir, par exemple, et 4 à l’expir, ou bien de faire le rythme 1 – 4 – 2 soit par exemple, 2 temps à l’inspir, 8 de rétention, et 4 à l’expiration.

Finir dans l’embryon d’or – Hiranyagarbhasana

 

 

      Durée : 3 minutes pour commencer ; jusqu’à 5/6 minutes ensuite

 

 

 

     Place dans une séance  Cette posture est plutôt à faire en début de séance, soit après une posture de bout, ou bien après une posture qui fait travailler sur Ida et Pingala.

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9 octobre 2025 4 09 /10 /octobre /2025 23:26

Dans la version de base d’aujourd’hui, cette posture présente de nombreux bienfaits pour :

  • Faire circuler de l’énergie,
  • Détendre du corps,
  • Débloquer le souffle qui crée, lorsqu’il est « raccourci » sous le coup d’émotions, de contrariété, etc. des tensions.
  • « Dévérouiller » et entretenir tout le système ostéo-articulaire,
  • Elle est même intéressante dans les cas d’arthrose, en dénouant bien les articulations.

 

Faire la  posture :  

 

 Elle est simple à faire : debout, les pieds écartés de la valeur du bassin, on met en place les bandhas habituels : langue sur les dents du haut (jivabandha) on contracte légèrement l’anus (mulabandha) et on fixe un point les yeux ouverts (c’est lui qui permet de tenir l’équilibre)

 

 

Phase 1 On va rythmer librement pour cette première version, le souffle dans l’axe ; quand on monte sur la pointe des pieds, le bras droit se lève par le devant, on tient sa rétention ce qu’on peut en imaginant que le souffle fait circuler l’énergie partout dans les trois corps, l’autre bras le long du corps tire vers le bas, puis on expire, on redescend le bras et pieds plats et on recommence trois fois

Puis avec le bras gauche

Puis avec les deux bras.

 

Phase 2, on monte cette fois-ci le bras par le côté, et on le redescend sur le devant. Même nombre de fois, puis à gauche, puis les deux bras.

 

 

A noter :

 

L’équilibre sur les demi-pointes met en vibration le cakra du cœur ; j’y reviendrai !

C’est pendant la rétention du souffle que l’énergie circule pour défaire les tenions ; cette énergie, c’est celle du souffle, autrement dit le Prana, qui vient harmoniser les trois corps

Cette posture peut être faite

  • Le matin, pour évacuer l’inertie de la nuit
  • Après une journée de travail, pour évacuer les tensions
  • Au début d’une séance de yoga pour retirer tous les bénéfices des techniques qui suivront ensuite
  • Avant une séance de yoga nidra, pour évacuer les tensions physiques et mentales.

 

 

Nous verrons un peu plus tard une version plus complète et plus exigeante sur le plan du souffle, mais pour commencer celle-ci est parfaite !

 

 

 

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5 octobre 2025 7 05 /10 /octobre /2025 00:20

Cette posture est une grande posture d’étirement. Je la propose aujourd’hui en version dynamique, - playlist débutant - pour tous ceux qui ne sont pas souples du tout. C'est à dire qu'au lieu de prendre une posture et de s'installer dedans, vous allez la prendre et la quitter en réglant le mouvement sur le souffle. Ainsi, en bougeant le corps tout en vous concentrant sur votre souffle, vous allez pouvoir déverrouiller vos muscles et redonner de l’amplitude à ceux-ci.

Comme toujours, cette vidéo est en deux temps : explications puis pratique guidée sur 2 minutes que vous pouvez répéter ensuite deux ou trois fois quand le corps va commencer à s'assouplir.

Il faut bien veiller à presser les mains et tendre les jambes et tant pis si, au début,  les talons ne touchent pas le sol. Les muscles s'étirant au fil des jours, ils finiront pas se poser ! Il faut aussi avoir l'impression que le buste et les épaules veulent se rapprocher du sol; et enfin, il faut se visualiser très souple, cela aide considérablement à visualiser un corps fluide.

Cette posture   vous permettra de :

  • Faire un travail sur le souffle qui apaise et défait les tensions à tous niveaux.
  • De prendre soin de tout votre système ostéo-articulaire. (Cou, nuque, dorsales, trapèzes, colonne, ischio-jambier)
  • De régénérer tout votre corps en faisant circuler le souffle dans l’axe énergétique.
  • De stimuler la vue.

 

Je mettrai en ligne la version statique un peu plus tard – playlist progression - pour vous permettre, quand vous serez à l’aise dans celle-ci, de continuer votre progression. C'est d'ailleurs l'un des nouveaux buts de cette chaîne que de vous permettre de progresser. Il faut être patient. Mais avec le temps, le corps et sa structure ostéo-articulaire se modifie, quelque soit l'âge ! C'est la bonne nouvelle du jour !

   

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30 septembre 2025 2 30 /09 /septembre /2025 08:20

La séquence du soleil  - qui n'est pas la salutation au soleil que je proposerai plus tard en version simplifiée et complète - est une technique qui se pratique en dynamique, c'est à dire qu'on introduit du mouvement dans la posture au lieu de la prendre puis de ne plus bouger, ce qui la rend facile d'accès  : elle s'adresse donc à tout le monde, notamment aux personnes très sédentaires et chacun en retirera de grands bénéfices car elle permet :

- d'étirer le corps dans 4 directions

- de dénouer les épaules, le dos

- de redonner de la place au souffle

- de faire circuler l'énergie

Elle est parfaite si vous travaillez assis toute la journée en étirant toute la colonne

Elle peut se pratiquer : 

  • indépendamment d'une séquence de yoga
  • toute seule à la fin d'une journée au le matin 
  • ou encore en préalable à une séquence de yoga.

 

 

 

 

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25 septembre 2025 4 25 /09 /septembre /2025 08:24

Deux vidéos  : la première, ici en haut,  pour comprendre en quelques mots le rôle du pranayama dans le yoga et  la deuxième  sur ma chaîne pour s'entraîner à visamavritti, dans une version débutant, donc facile, mais qui permet de débloquer le souffle ;  cette pratique simple, qui apaise beaucoup,   peut être faite indépendamment d'une séance de yoga, quand on a besoin de reprendre tranquillement contact avec soi même. 

D'autres vidéos à venir pour s'exercer au pranayama et en retirer tous les bienfaits, mais également des vidéos pour pratiquer les postures, mudras, pranayamas, concentrations -  à venir à raison d'une tous les 5 jours et toujours en suivant une progression, d'où le soin que je mets à numéro les vidéos !  La chaîne, toute neuve, qui  bénéficie de mes 40 ans de  pratique et de mes 20 ans d'enseignement,   va considérablement s'étoffer! J'ai préféré supprimer mon ancienne chaîne aux 759 abonnés créée en 2014 pour proposer quelque chose qui correspond vraiment à ma propre évolution et mon énergie actuelle.

Qu’est ce que c’est ?

 

Le Prana c’est l’énergie vitale et c’est aussi le nom de l’un des vayus, ou courant d’énergie qui anime la structure énergétique.

Le prana entre dans l’ovule dès sa fécondation par un spermatozoïde et commence dès lors à créer la vie et à la développer : c’est Kundalini elle-même. (Dès qu’elle a terminé, elle s’enfonce dans le Muladhara et elle s’endort, laissant juste filtrer ce qu’il faut d’énergie pour assurer le minimum vital)

 

Le Prana est en relation avec le Svara, le souffle cosmique qui déploie, créée et « actualise » l’univers à l’échelle cosmique. L’un est à l’œuvre dans le cosmos, l’autre à une échelle plus petite, il apporte la vie à tout ce qu’il « anime » à travers Kundalini dont nous reparlerons plus tard. Quand il part, il ne reste que la matière inerte, privée du Prana. Il y a du prana dans les végétaux, les animaux, l’eau, l’air… Svara, en sanskrit, c'est le son, la voix, la note de musique, la voix de l'univers en un mot, car les phonèmes qui composent l'alphabet sanskrit contiennent l'univers tout entier; j'y reviendrai plus tard.

 

L’un des buts du yoga est d’éveiller ce souffle cosmique à travers le Prana, équivalent du Svara à l’échelle de la création, d’où l’importance du pranayama, clé de voûte du yoga.

Mais avant de l’éveiller, il faut déjà débloquer le souffle physiologique « grossier », autrement dit l’air qu’on inspire et qu’on expire, et dans ce but des souffles comme Samavritti ou Visamavritti sont parfaits pour mettre tout cela en place. L’énergie de vie se purifie et s’harmonise. Puis, une fois que le prana est éveillé, il est ensuite subtilisé puis l’harmonisé au grand souffle cosmique, appelé Svara qui pulse dans tout le cosmos.

 

C’est d’ailleurs le Svara lui-même qui aide chaque pratiquant à trouver son propre rythme dans le prana-ayama.  Au fil du temps, le pratiquant s’éveille à ce quelque chose qui palpite en lui sur un rythme universel bien plus grand que lui…

 

Mais avant d’arriver à ce stade qui peut, selon le pratiquant, car il n’y a pas vraiment de règle en la matière, prendre quelques semaines à quelques années – le pranayama éveille plus d’énergie, et celle-ci, plus fluide, emplit toute la structure énergétique ce qui est source d’harmonie.

 

Il est très inspirant de savoir qu’il est possible de se relier au rythme cosmique, car le souffle de chaque individu contient en partie ce grand souffle, ce Svara : et l’on retrouve son cœur d’enfant en réalisant que magie et alchimie appartiennent à la simple respiration qui permet de se fondre à quelque chose de plus vaste que soi.

 

 

 

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16 septembre 2025 2 16 /09 /septembre /2025 14:23

  Pour les écoles de yoga, nous n’avons pas qu’un seul corps, mais plusieurs, entre 5 et 7 suivant les différents courants. Voici une succincte présentation :

 

    Corps physique : corps grossier anamaya kosha : c’est le corps de nourriture, le plus accessible.

    Corps énergétique : Prana maya kosha. C’est la structure qui sous tend et qui contient tous les contenus de l’individu. Ce corps comporte les  nadi, cakras, adharas, vayus, gunas. Il est à la fois dans le corps physique et s’étend au-delà de celui-ci à environ 1,80 mètres.

    Corps mental : mana maya kosha :  il contient tous les contenus mentaux. Il n’est pas localisé à un endroit précis, et il serait à la fois naïf et vain de le rechercher dans le cerveau.

Dans la pratique du yoga, il est facile d'avoir accès à ces trois corps principaux qui communiquent entre eux grâce à la structure énergétique. Les deux autres corps sont plus difficiles d'accès.

    Corps de connaissance : vijnana maya kosha ; le corps «  d’intuition » en quelques sortes. Avec ce corps, on quitte la représentation d’un individu unique. Imaginez la mer, infinie et des sceaux d’enfant dans la mer contenant en partie celle-ci : chaque sceau contiendra un peu de cette mer, mais jamais la mer en totalité et celle-ci malgré tout reste individise.

    Corps de félicité : Ananda maya kosha.  Corps que seuls les éveillés, les Buddhis, rencontrent.

 

 

 

 

 

Le yogi se transforme en alchimiste et grâce au pranayama, il purifie, il harmonise tous ces corps et il permet la circulation de l'énergie. Le prana circule dans les nadis, qui composent la structure énergétique ; ce sont des sortes de petites rivières, plusieurs milliers, qui tissent toute cette trame  très lumineuse, qui se manifeste à travers l’aura ; à leurs jonctions principales, se trouvent les adhraras ou les cakras.

 

Nous verrons le rôle du pranayama et nous nous exercerons à travers des pratique simples à le développer. Vidéos et articles à venir.

 

Trois nadis principaux sont en contact avec l’ensemble de cette trame : le double de la colonne vertébrale, qu’on appelle sushumna, et les deux nadis Ida et pingala qui serpentent de chaque côté, ( comme l’escalier de Chambord ) Ces trois nadis permettent la circulation et  la purification du prana, qui permet d’alchimiser toute cette structure   elle-même  en contact avec les 2 autres principaux  corps - physique et mental - grâce aux adharas et aux cakras ;  ces derniers transmettent et diffusent le prana, d’où l’importance du pranayama dans ces écoles de yoga.

A gauche se trouve Ida nadi, le canal lunaire, et à droite, Pingala Nadi, le canal solaire ; ces deux nadis entretiennent  notre dualité, d’où l’importance de les équilibrer à défaut de pouvoir les transcender.

On dit de la première qu'elle est en affinité avec la lune, la nuit, le pôle féminin de l'individu, l'intériorité, la mort, le sommeil ; de la seconde, qu'elle est en affinité avec le soleil,  le pôle masculin de l'individu ( qui est androgyne sur le plan de l'énergie) le jour, l'action, tout ce qui est en relation avec l'extérieur.

 

Plus d'informations dans les articles et vidéos à venir !

 

 

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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 08:19
Apprendre à méditer :  premiers pas - concentration sur le souffle

 

Voici une toute première rencontre avec ce que l’on nomme la méditation mais qui commence avant toute chose par l’apprentissage de l’immobilité parfaite. Cela va demander, au début tout au moins, à votre corps  une quantité d’énergie assez fabuleuse, tant l’immobilité est à l’opposé de ce que le corps à l’habitude d’être : en mouvement.

Cette technique de concentration, toute simple vous permet de mettre en place  un cadre assez précis pour que peu à peu, tout vous devienne naturel. Ensuite, quand l’immobilité est parfaite, le souffle inexistant, le mental muet, peut survenir l’état méditation, avant cela, c’est de la concentration, mais c’est déjà un pas immense !

S’asseoir, tout simplement !

Vous prenez donc  une posture assise  que vous pourrez garder un petit moment : demi-lotus, diamant, ou Siddhasana. Eventuellement le tailleur si pour l’instant les autres postures sont trop difficiles pour vous.

  • Pensez à garder la colonne  très  droite
  • Pensez à immobiliser les mains, surtout les doigts.
  • Si vous le  pouvez, serrez  l’anus (Mulabandha) et mettez la pointe de la langue sur les dents du haut

Vous ne parviendrez sans doute pas à tout maintenir immobile au début, ce n’est pas grave, peu à peu, les choses se feront dans la régularité

 

Déroulement

 Les yeux mi clos, vous fixez le bout du nez. Sans rien modifier vous observez le souffle qui rentre et sort par les narines

Si vous êtes à l’aise, vous pouvez entendre le son intérieur Ham à l’inspir et Sa à l’expir. Ham une sensation un peu fraîche de l’air qui rentre et Sa une sensation un peu plus chaude de l’air qui sortPrenez conscience de l’immobilité comme s’il n’y avait que le souffle qui fait son va et vient. Au niveau de l’énergie, essayez de sentir  la relation entre l’anus et les yeux. Vous en  découvrirez davantage plus tard, mais essayez déjà  de ressentir le lien. C'est simple et en même temps, cela ne l'est pas! 

La vidéo vous propose une courte technique sur 5 minutes.  Le temps nécessaire pour poser ce fameux cadre dont je vous parle au début.

Surtout, n'oubliez pas  :

  • La colonne droite,
  • L’immobilité,
  • La concentration sur le bout du nez,
  • Le souffle qu’on observe.

 

Vous pouvez faire cette technique en dehors d’une séance de yoga, quand vous avez besoin de retrouver un état de tranquillité et de bienveillance.

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 08:08

 

Danda : bâton                 Asana : posture

Durée : de 5 à 10 minutes

Position dans une séance : en début de séance. Peut être faite le soir en technique unique pour défaire les tensions de la journée.

Aujourd'hui, je vous présente une posture simple, que tout le monde peut faire ( les cardiaques ne pousseront pas les souffles et ne feront pas un étirement trop intense, ils resteront dans la douceur) et qui fait du bien en peu de temps. Toute simple soit-elle, elle est très pratique pour servir  de préparation à une séance de yoga, de yoga Nidra, ou  avant un   pranayama. C’est, à travers l'expansion du souffle,  un magnifique étirement  dans tous les sens du terme, aussi bien pour le corps physique, énergétique ou mental. Cette posture n’offre aucune difficulté physique.  Vous pouvez la pratiquer le soir  pour débloquer les tensions de la journée et faire circuler l'énergie ce qui permettra une bonne nuit de récupération.

Prendre la posture :

Vous vous allongez (c’est  la posture du cadavre : shavasana) Les  pieds et les  jambes sont joints.  Les paumes sont  à plats au sol.

  1. Sans bougez, vous expirez,  puis vous inspirez, et vous synchronisez souffle et bras qui se lèvent vers l’arrière. Lorsque vous êtes au bout du souffle et que les bras sont tendus, vous enlacez les mains, paumes de main vers l’arrière.
Dandasana l'étirement du bâton  : défaire les tensions et faire circuler l'énergie en 5 minutes

 

Là, vous arqueboutez  le corps, si vous pouvez ou vous l’étirez au maximum en tendant  les   jambes et les  bras. Les pieds restent bien joints. Les fesses poussent vers le haut et les mains sont tendues au maximum.

Dandasana l'étirement du bâton  : défaire les tensions et faire circuler l'énergie en 5 minutes

Là vous retenez le souffle ce que vous pouvez (10,15,30 secondes ou plus ) ; il faut  bien synchroniser le mouvement du souffle et des bras qu’on ramène sur l’expiration le plus lentement possible et on repose les fesses. Comptez vous aidera, en veillant à ne jamais diminuer le nombre de compte. Donc, n’allez pas à fond pour le premier souffle, vous le règlerez ensuite.

 

       Voici le déroulement complet pour une séance de yoga ( et pas une simple gymnastique!)

 

 

1 : faire un/ plusieurs souffles pour le tronc, pour préparer

2 : faire un/ plusieurs souffles pour tout le corps de la tête aux pieds

3 : faire un souffle ou deux en sentant que le souffle va au-delà de la peau, dans le corps énergétique

4 : faire un souffle ou deux dans le corps énergétique

5 : faire un souffle ou deux dans l’espace mental

6 : faire un souffle ou deux pour suspendre le temps

 

Il n’y a pas d’arrêt : dès qu’on revient on ré-inspire tout de suite, on ne récupère pas entre deux souffles. Les bras repartent aussitôt avec l’inspiration vers l’arrière, le mouvement doit être fluide et très lent, très contrôlé, avec un souffle qui va aller en s’étirant. Ce sont les bras qui vont en arrière puis reviennent le long du corps.Quand la pratique est finie, on écarte pied et mains et on savoure.

  • But  et visées de la posture :
    • Cet étirement   libère les tensions physiques, nerveuses, énergétiques et mentales.
    • C’est une méthode facile pour « expanser », pousser, libérer  son énergie.
    • C’est une manière efficace aussi pour libérer la respiration de ses blocages et de ses tensions.
    • Car elle a un impact sur le plexus solaire, et aussi sur les tensions qui sont dans le ventre et la poitrine
    • De même, les épaules et les cervicales sont dénouées.
    • Les Cakra  du ventre et  du cœur sont concernés.
    • C’est une aide pour l’assimilation et l’élimination de la nourriture ; c’est important pour la santé.
    • Le corps est vivifié ; le stress est libéré et l’étirement prépare à la nuit.

 

Si vous avez des problèmes de sommeil, il faut la faire au moins une dizaine de minutes et c’est très efficace. La nuit est plus légère, et on récupère mieux pendant la nuit. Car l’énergie prend le relais à un moment  du souffle pneumatique donc débloque les souffles à poumons pleins. Soyez patient, il faut faire et refaire parfois avant que les choses ne décollent vraiment ! Les débuts sont parfois laborieux… acceptez le et faites et refaites. A la fin on devient le cadavre, on relâche tout, le souffle s’immobilise


 

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 08:42

 

Les upanisad sont des textes qui forment un immense corpus philosophique dans la tradition indienne. On en dénombre plus d'une centaine. Certains ont été écrits  800 ans avant notre ère ; d'autres sont plus tardifs. Certains sont rattachés à un ensemble appelés " upanisad du yoga" car écrits par des yogis qui ont atteint l'éveil; c'est sur cet ensemble que repose l'audio proposé aujourd'hui, extrait de la formation de yoga nidra que je propose et plus précisément sur la dhyana bindu upanisad.

La formation de yoga nidra  offre  de très nombreux exercices pratiques ainsi que de grandes séances pour explorer l'entre-deux et même aller au-delà,  mais également un enseignement théorique comme le montre l'audio du jour extrait de la série 8 de yoga nidra.

L'audio explique les quatre états - veille, état de rêve, sommeil, état quatrième, et les jeux subtils entre le jiva, ahamkara, et le Soi.

 

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