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Bienvenue sur Ondes et vibrations,  Diplômée en yoga, yoga nidra, yoga thérapeutique, je suis des études de sanskrit. Je propose ici de partager mes connaissances du yoga à travers des articles ou des vidéos de pratique, postées sur ma chaîne youtube.

 

 

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26 février 2026 4 26 /02 /février /2026 16:08

RAJAKAPOTASANA

 

 

 

Etymologie

  • Raja : royal
  • Kapota : colombe
  • Asana : posture

 = Posture de la colombe royale

 

C’est une posture latéralisée dont présentée en version de base aujourd’hui pour s’habituer peu à peu à la prendre

On verra le cycle complet plus tard qu’on peut faire en asana unique, car la série peut durer 25 minutes, comme celles des crocodiles.

Cette posture, souvent présentée comme LA posture de la souplesse (tout comme Natarajasana), peut se faire très simplement, sans cambrure de dos vertigineuse ; le travail de souffle se fera tout aussi bien !

 

Elle est axée sur les énergies du cœur et on peut la faire les yeux fermés ou ouverts.

 

Travailler sur le cakra du cœur débloque tout ce qui est lié à l’hypersensibilité puisque ce cakra est le siège des qualités egocentriques qui ont leur pôle opposé. Attention, l’ego n’est pas l’homme à abattre à partir du moment où l’on est conscient de ce qui se trame dans notre espace mental ; l’ego est un bon serviteur, tant qu’il reste à sa place, il gère, mais il ne doit jamais dirige !

 

Sur le plan physiologique, elle est très puissante pour la colonne vertébrale, pour la sphère endo-abdominal et sexuelle : remet tout en place

Elle a   aussi une influence sur le thymus, la thyroïde, les glandes surrénales

 

Le cakra du cœur est un grand dévoreur de souffle pneumatique ; faire cette posture, même modestement, permet peu à peu de débloquer le souffle. Dans des versions plus avancées que nous verrons plus tard, on peut dans cette posture subtiliser le souffle qui, après s’être pacifié puis purifié dans ce cakra, prépare aux grands pranayamas. Par exemple, elle prépare peu à peu au petit pranayama qui est un cycle de respiration sur le rythme 8- 32 – 16 qu’on abordera plus tard.

Elle n’est pas très facile car est  exigeante dans le temps et la durée, à cause du souffle, précisément.

 

Prendre la posture :

 

  1. On se met dans la posture du diamant.
  2. Sur une expiration : on allonge la jambe gauche en arrière. On reste en appui sur le talon droit. La main gauche se pose sur la main droite qui est sur le genou droit
  3. On fait trois souffles ou cinq souffles modestes pour commencer, puis au fil du temps : sept souffles, en introduisant des petites rétentions de souffle.  
  4. A la fin des souffles, on se remet en diamant, petite pause, puis sur l’expiration suivante, on tend la jambe droite et on répète le processus

Physiquement, il faut que la colonne vertébrale soit perpendiculaire au sol, il ne faut pas que la poitrine soit penchée en avant. La jambe arrière doit être le plus tendue possible. On est assis sur le talon. Dans la mesure du possible : jambe arrière bien dans l’axe

 

Points d’attention importants. Il faut aussi faire en sorte de ne pas être trop appuyé sur les genoux. Il faut éviter de s’appuyer sur ses mains

 

Visualisation : dans l’axe, ou, de préférence, dans le chakra du cœur

Mantra : des mantras doux comme So Ham – Ham Sa ou OM tout du long

Durée : une minute au début sera peut être suffisant ; puis 3 minutes par côté jusqu’à 5 pour un vrai travail en profondeur sur le cakra du cœur

 

 

 

 Pour clore, voici quelques rappels sur le cakra du cœur, ( voir l’article sur ce blog, et/ou la vidéo sur ma chaîne YouTube)

 

Anahâta : Cakra de l’air. Au centre du thorax et au-dessus de l’Adhara solaire

 

  • Il a douze "rayons"   
  • Symbole : deux triangles enlacés
  • Il marque la limite entre notre animalité et notre spiritualité
  • En relation avec les contenus égotiques de l’être, ses réactions, ses sentiments, ses attachements.
  • Mot clé :  centre de l'équilibre sur tous les plans
  • Apaiser les vents intérieurs qui   s'agitent dans ce centre et ne laisse pas l'individu en paix
  • Mantra YAM – le toucher- cœur- souffle- peau- sexe en relation avec le cœur
  • Animal : l’antilope
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19 février 2026 4 19 /02 /février /2026 16:32

Étymologie :

Bheka : la grenouille

Asana : posture

Cette posture est vraiment souveraine pour débloquer l’Adhara solaire, Surya Adhara. Les Adharas sont des cakras secondaires, ils sont soumis comme ces derniers à des blocages. Quand l’énergie se bloque dans un centre, c’est toute la structure énergétique qui se déséquilibre.

Bhekhasana a de nombreuses incidences sur le corps physique et énergétique que voici :

 

  • Débloque le plexus solaire
  • Ventre, base, gorge, yeux : débloque aussi
  • Débloque le souffle aussi
  • Système immunitaire
  • Joue dans la zone du ventre et du pubis.
  • Favorise la santé, l’assimilation et l’élimination
  • Parfaite pour les problèmes de constipation
  • Stimule les reins et les surrénales
  • Incidence sur la vue ; entretient la jeunesse oculaire

 

On la classe dans les postures de confort (les autres sont classées dans celles qui éveillent l’énergie)

 

Mais avant tout, elle dénoue les tensions au niveau du diaphragme.  Entre le diaphragme et le cœur, se trouve l’Adhara solaire, Surya Adhara (Surya en sanskrit veut dire le soleil), qui correspond grosso mode à notre plexus solaire. Lorsque des tensions crispent le corps, elles se logent parfois à cet endroit, coupant le corps comme en deux, et empêchant l’énergie de circuler.

 

Prendre la posture

 

 

1. On s’allonge à plat ventre.

2. On plie les jambes,  les talons vers le sol, à l'extérieur des jambes. Si on est très souple, on pourra poser les talons sur le sol. Pensez à faire rouler la chair des mollets vers l’extérieur pour faciliter l’abaissement de ceux-ci vers le sol. Il faut plier au niveau des coudes, mais que cela ne parte pas vers l’extérieur. Les orteils sont dans les paumes de mains et alignés avec elles. Il y a donc une pliure. Faire attention aux talons et aux coudes dans l’axe : ne pas les ouvrir  au niveau des coudes et des poignets.

3. Enfin, on lève la poitrine et la tête. Et on sent le plexus. Suivant les nœuds qui s’y seront noués la sensation sera plus ou moins forte, voire douloureuse. D’où différentes propositions de souffle que vous modulerez, suivant.  Et là, on peut faire son travail de souffle.

 

  • La posture va aider à débloquer le plexus ce qui permettra au centre du cœur de n’avoir pas trop de rajas, et du coup on est plus serein car ça n’est pas sa place.
  •  Il faut débloquer cette zone, permettre à l’énergie de circuler librement. Pratiquée régulièrement, la posture aura un effet très stimulant pour la santé, les reins, le ventre, le système immunitaire.

 

Les souffles

 

Pour les débutants : il est bien de commencer  par 1 temps d’inspir et 2 d’expir si l’Adhara est trop noué. On fait 5 souffles on repose, et on peut recommencer.

 

Le souffle va amener une puissance comme un karcher qui nettoie les nœuds d’énergie, pour cela il faut sentir : l'énergie qui monte quand on inspire et puis on fait une petite pause et on expire en ramenant bien le souffle à la base.

Le corps doit rester bien immobile ; il faut éviter de suivre le mouvement du souffle ou de bouger la tête et la poitrine

 

Mantra :

 

Vous pouvez entendre le mantra : So à l’inpir et Ham à l’expir

Ou bien Om tout le temps

 

En résumé, cette posture assez facile à prendre :

  • Est puissante pour débloquer le souffle ce qui donne de la légèreté
  • Débloque vraiment le plexus
  • Grâce à elle, la respiration favorisée (asthme, autre) ou rythme cardiaque
  • C’est une posture qui apaise et améliore l’assimilation, élimination
  • Elle fluidifie tout.

 

 

Durée : de 1 à 3 minutes pour les débutants.

 

 

Position dans une séance :

 

On peut la faire :

  • soit en début de séance pour débloquer le souffle
  • soit comme première position au sol
  • soit avant de travailler sur le centre du cœur

 

 

 

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25 janvier 2026 7 25 /01 /janvier /2026 09:46

L'engouement pour le yoga dans les années 1960/1970 et l'enthousiasme que cela  suscita a un revers : la littérature new-age - voir mon article précédents'est emparé de ces notions et les a transformées de façon fantaisiste mêlant mystique et bien-être.

Comme ces clichés ont la vie dure, je propose une première vidéo et ce texte pour les curieux qui désirent connaître le point de vue des textes traditionnels tel  la satchakranirupana par exemple.

 

Il faut   imaginer  les cakras  comme des boules d'énergie pure situées le long du double énergétique de la colonne vertébrale qu'on appelle  la Sushumna et  les sentir plutôt dans le dos.  La notion de rayon que je mets entre guillements, est elle aussi symbolique et leur nombre est déterminé par celui des nadis en contact avec ces boules d'énergie.

 

Tant que Kundalini ne les a pas éveillés – ce qui ne se produit d’ailleurs que fort rarement – ils ne tournent pas mais n’en sont pas moins actifs. Ils renferment tous nos potentiels, nos identités génétiques et karmiques,  tout ce que nous pouvons développer dans nos vies, voir dépasser, harmoniser, unifier grâce au souffle. D'où l'intérêt du yoga qui permet par la pratique d'harmoniser ces boules d'énergie.

 

 

Muladhara cakra : C’est le cakra de l’énergie tellurique,  au dessus de l’anus ;  là où est endormie l’énergie vitale Kundalini, là où couve notre magma intérieur, notre feu intérieur.  

Il gère : l’odorat,  le nez, les pieds et la locomotion ;  les os,  la chair, etc.

  • Mot clé : Énergie vitale
  • quatre" rayons"  
  • Ses symboles : Carré jaune ; triangle rouge ; un  cobra entoure le linga noir moMot 
  • A travers toutes les pratiques de feu, on essaie d’éveiller l’énergie vitale  
  • Son LAM
  • Cette énergie Kundalini endormie montera  et quittera le corps à la mort,  donc il faut la préparer
  • Animal : éléphant

 

Svadista : C’est le cakra de l’eau : eau, goût, langue, bouche

  • Siège dans le pubis.
  • Il gère les émotions, le désir de possession sous toutes ses formes aussi 
  • 6 "rayons"- VAM- préhension, mains
  • Mot clé : Créativité sous toutes ses formes
  • Symbole : Croissant de lune, couleur blanche
  • Animal : Crocodile mythique – makara
  • Là où s’éveille le souffle subtil

 

Manipura : C’est le cakra du feu, juste sous le nombril

  • Relié au feu, à la vue, aux yeux, au ventre, à la digestion sur tous les plans, et aux autres points du feu dont le Muladhara.
  • Mot clé :  énergies de feu,  santé
  • Il gère les états du mental
  • Il a dix "rayons" couleur de nuages lourds de pluie
  • RAM – triangle rouge
  • Animal : le bélier

 

Anahâta : Cakra de l’air. Au centre du thorax et au dessus de l’Adhara solaire

  • Il a douze "rayons"    
  • Symbole : deux triangles enlacés
  • Il marque la limite entre notre animalité et notre spiritualité
  • En relation avec les contenus égotiques de l’être, ses réactions, ses sentiments, ses attachements.
  • Mot clé :  centre de l'équilibre sur tous les plans
  • apaiser les vents intérieurs qui   s'agitent dans ce centre et ne laisse pas l'individu en paix
  • Mantra YAM – le toucher- cœur- souffle- peau- sexe en relation avec le cœur
  • Animal : l’antilope

 

Visuddi : en relation avec l’éther, l’espace

  • Seize "rayons"
  • HAM – Ouïe, audition, parole, cordes vocales, oreilles, gorge
  • En relation avec le son.
  • C’est aussi le centre d’Urdva  Retas et  d’uddana, là où l’énergie se redresse et redresse tout en l’être humain.
  • Mot clé : c’est le centre de la pureté, là où l'énergie est encore androgyne
  • centre  puissant de guérison en yoga thérapeutique
  • là où le souffle devient pure énergie

 

Taluçakra : le cakra du vide, qui se trouve dans l’espace au fond de la gorge, vers l’occiput, on prend souvent l’image du trou noir ; là où se dissout la pensée dualisante ; en relation avec visuddi, le centre de purification. Ce centre permet de «  déprogrammer » nos contenus karmiques.

 

Ajna : entre les deux yeux /

  • Son OM ;
  • C’est le centre de commandement, le chef d’orchestre ; souffle, sens et connexion avec le mental se font dans ce centre
  • On l’appelle aussi Bhru cakra car Bhru la pierre frontale, en bouche le passage.
  • Deux rayons

 

 

Voici d’autres cakras «  extra personnels » pourrait-on dire d’une certaine manière :

 

  • Nirvana cakra : fontanelle ; nirvana signifie «  rien » dans le sens de vacuité, état de néant absolu ; il n’y a rien de connu à mettre

En relation avec le Sahasraha : état d’union de fusion, d’union, plus de dualité

 

  • Akasha : à la fin de Sushumna dans le Sahasraha ;  la fin de la Sushumna ne touche pas Sahasraha et pourtant Akasha qui est à la fin de la Sushumna touche Sahasraha

C’est là où la Kundalini finit son périple avant de sauter dans le néant de l’absolu

 

Ils sont si loin de notre entendement ordinaire qu’on les décrits pour le principe

 

  • Sahasraha : en dehors de la structure des cakras humains ; il est dans l’absolu

Personne à l’état ordinaire ne peut y accéder

La Sushumna elle-même n’y va pas ; il faut accomplir un saut pour l’atteindre, saut que fera Kundalini au moment de l’éveil ou de la mort

 

 

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20 janvier 2026 2 20 /01 /janvier /2026 09:48

Étymologie 

सेतुबन्ध    Setubandha : pont, barrage + sceau dans le corps

Voici une première version de cette posture. Une autre version avec bhastrika sera proposée plus tard.

But :

Cette posture de confort 

  •  assouplit le dos
  • dénoue la colonne vertèbre par vertèbre qu'elle libère
  • dénoue aussi les ischio-jambiers
  • tonifie le bas du corps (hanches, fesses, cuisses). Un peu comme pour Jathara pari vartasana, c’est une posture dont les effets sont avant tout physiques.
  • Elle permet d’aborder un nouveau bandha, c'est-à-dire un verrou, celui de la gorge, et ainsi de bien travailler en ujjayin.

Les bandhas sont des « verrous » qui piège l’énergie dans le corps afin que l’énergie emplisse toute la structure énergétique et physique.   Mulabandha fait partie de ces bandhas. Pour jalandhara bandha, le verrou de la gorge se fera en douceur grâce à cette posture.

Visualisation : fixer un point au plafond,  yeux ouverts ou un point médian yeux fermés, à peu près entre les deux yeux.

Mantra : Si on souhaite en intégrer, Ham peut être utiliser à l’inspiration et Sa à l’expiration pour la phase 1 lorsque le corps est en mouvement, l’énergie du souffle se diffusant à partir de la sushumna.

Ram sera utilisé pour la phase deux, lorsque le corps est immobile et le souffle se diffusera à partir du cakra du ventre, Manipura cakra ; énergie de feu qui intensifiera l’énergie.

 

Prendre la posture : Allongé sur le dos, les pieds écartés de la valeur des hanches sont ramenés près du bassin. On peut si on souhaite intensifier la posture saisir les chevilles avec les mains, mais on peut aussi les poser les à plat sur le sol. Mulabandha et jivabandha sont installés.

1ère phase

Sur une expiration, levez le bassin en déroulant progressivement le dos qui se décolle peu à peu, jusqu’à sentir le menton qui appuie sur la gorge, et restez dans votre hauteur maximale, puis reposez le corps sur le même nombre de souffle.  Visualisez la colonne qui se déroule du coccyx aux cervicales à l’inspiration et dans l’autre sens à l’expiration. 

2ème phase

 Sur le dernier souffle, on immobilise le corps dans sa hauteur maximale, et là, le souffle se fera à partir du cakra Manipura. On inspire, pendant la rétention l’énergie se diffuse à partir du cakra Manipura, et sur l’expiration, l’énergie se condense en un point.

Dans cette position, le menton est appuyé sur la gorge, en jalandhara bandha  

A la fin de la technique, en expirant, reposerez progressivement votre dos au sol puis ramenez vos genoux sur la poitrine, et restez ainsi quelques souffles, après quoi vous pourrez vous allongez pour savourer.

 

Durée : 1 minute pour commencer, 3 minutes par la suite et jusqu’à 5 minutes si vous pouvez.

Si vous en avez l’habitude, vous pouvez utiliser le rythme 1 4 2 pour les souffles.

 

 

 

 

 

 

 

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5 janvier 2026 1 05 /01 /janvier /2026 09:40

 

Étymologie :

 

आर्द   Ardha : demi

मत्स्येन्द्र Matsyendra : le sage Matsya : poisson, Indra : le roi

 

 

Mythologie

 

Le mythe raconte qu’un poisson devint humain en écoutant sur les bords du lac où il vivait, les enseignements de Shiva, la conscience, à son énergie Shakti. Il devient alors matsyendranath. L’école Natha dit que c’est le premier maître de la lignée, d’autres vinrent ensuite, comme gorakshanath.

Ce qui est important, au-delà des différences sur le mythe ou la réalité de ces premiers maîtres, c’est ce que le mythe enseigne :

 

Le petit poisson acquiert la respiration humaine accordée par Shiva, puis d’un humain « ordinaire », il devient un yogi extraordinaire. Le souffle dit « grossier » est devenue pure énergie, puis ce disciple de Shiva connaît l’éveil.

 

Symbolique

 

On comprend alors que cette posture   met en relation avec les origines profondes de chacun et lui offre la possibilité d’un travail alchimique sur sa propre structure physique, énergétique et mental.

En effet, dans cette posture de fermeture, le souffle est bloqué et il faut parvenir à le subtiliser.

 

Ce qu’on recherche :

 

La version présentée aujourd’hui est une version de base, d’autres suivront au fil du temps.

Et pourtant nous allons allonger le souffle pour qu’il mute.

De plus cette technique permet :

  • De subtiliser le souffle si on la fait très régulièrement
  • De réguler les deux canaux Ida et Pingala
  • D’accéder aux cakras  

 

Ses autres bienfaits :

Cette posture se classe dans les torsions car elle produit un vrai essorage sur la colonne et sur la moelle et sur le système immunitaire

  • Aide à l’assimilation et l’élimination
  • Stimule la sexualité
  • Stabile l’émotionnelle
  • Elle procure calme immobilité recul
  • Elle sera efficace pour lutter contre les rhumes à répétition.

 

 

Prendre la Posture :

 

Au sol, jambe devant soi. On replie la jambe gauche et on pose le talon près de la fesse droite. La jambe droite est à l’extérieur du genou gauche. Le buste se tourne vers la droite et l’arrière

Le bras gauche passe par-dessus la jambe repliée et attrape le pied, la cheville ou le genou. La tête est vers l’avant, mais elle peut aussi être vers l’arrière. Le bout des doigts est posé sur le sol

Très important : on étire la colonne vers le haut et on détend bien les épaules et la main arrière ne doit pas servir d’appui pour se redresser.

 

Si c’est trop difficile, comment aménager :

 

On peut enrouler le bras gauche autour de la cuisse.  

On peut allonger la jambe au sol.

 

Comme toujours, les impératifs habituels : mulabandha, langue sur les dents du haut, regard qui fixe un point entre les yeux.

 

Pour le souffle dans cette version de base sera simple :

On visualise l’axe, et on fait le souffle dans l’axe : inspiration, rétention, expiration, en se reliant au mythe.

 

Mantra :  Vous pouvez entendre le mantra Ham à l’inspir, pendant la rétention, et Sa à l’expir.

 

Il y a aussi possibilité de faire le souffle dans le cakra du cœur ; dans ce cas, on entend le mantra So (inspir, rétention) Ham expiration.

 

Durée.

 

2-3 minutes par côté pour commencer.

 

 

 

Nous verrons d’autres versions par la suite.

 

 

 

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20 décembre 2025 6 20 /12 /décembre /2025 10:27

Etymologie

 

Ardha  अर्ध   demi

Shalaba  शलभ  criquet

Asana  आसन  posture

 

Soit la demi-posture du criquet qu’on «  déforme » en la posture de la demi-sauterelle.

 

 

 

 

But recherché

 

C’est une pratique énergétique typique du Natha yoga pour préparer le canal central, c'est-à-dire la sushumna, en purifiant les et équilibrant les nadis Ida et Pingala.

De ce fait, elle a une incidence directe sur les roues d’énergie qu’on nomme cakras.

Cette posture est complémentaire de la demi-pince que je propose aussi sur ma chaîne.

Cette posture stimule les points d’énergie liés au feu qui sont :

Gros orteils, la base, le ventre, l’axe, les yeux : ces énergies de feu stimulent l’ensemble des énergies vitales : l’activité physiologie, mentale, énergétique en découle

 

Faire la posture en dynamique

 

On s’allonge, on serre les fesses, on pose les mains à plats, doigts dirigés vers les pieds.

Menton appuyé, gorge ouverte, on fixe un point devant.

Doigts pointés vers les pieds, et les poignets au niveau de la taille.

 

On peut aussi avoir les mains allongées et les bras au sol, à vous de voir mais la plus efficace est la première version.

 

Sur une inspiration, on lève la jambe gauche le plus haut possible mais sans trop décoller les hanches du sol, on retient le souffle ce qu’on peut, sur une expiration, on repose, petite pause à vide, et on change de jambe.

Répétez la série 5 fois, avec possibilité de faire une pause, avant de recommencer le tout.

 

Visualisation du souffle : il part  du gros orteil jusqu’aux yeux, en sentant une ligne «  de feu » ou d’énergie. Et dans l’autre sens à l’expiration.

 

Si vous voulez ajouter des mantras :

Ce sont ceux des canaux Ida et Pingala. Si vous les utilisez, vous entendez Iam à gauche pendant l’inspiration et la rétention, et Om en expirant, et Ram à droite.

 

Durée :  3 minutes pour commencer, que vous pourrez répéter deux fois après une petite pause.

 

 

Autres bienfaits

 

Outre la purification des canaux et la préparation de la sushumna, cette posture est aussi très bien pour d’autres raisons :

 

  1. Physiologiquement : elle stimule tout le ventre, parfaite en cas de constipation.
  2. Elle débloque le souffle, au niveau du plexus et du diaphragme.
  3. Elle pondère les petits problèmes cardiaques
  4. Elle apaise les personnes nerveuses et hypertendues.
  5. Elle entretient la jeunesse oculaire.
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16 décembre 2025 2 16 /12 /décembre /2025 17:09

Kurma : la tortue

Asana : posture

Donc posture de la tortue.

Il existe  différentes versions de  la posture  de la tortue. C'est l'une des grandes postures des écoles natha.

 

But : Celle que nous aborderons aujourd’hui est une technique d’intériorisation.

Le retrait des sens est appelé en yoga «  pratiyahara ». De Prati, vers l'intérieur  et ahara, nourriture au sens très large, il faut donc comprendre retourner vers l'intérieur tout ce que nous absorbons, autrement dit, se passer du monde des sens ouvert sur l'extérieur.

Cette étape qu'on prépare en pratiyahara, permet ensuite   les états méditatifs, ou la concentration se passe d'objet car sujet et objet sont fondus l'un à l'autre.

Vous connaissez déjà cela  en partie, le pratyahara: par exemple, lorsque vous êtes absorbé par quelque chose, vous n’entendez plus les bruits autour de vous, ou bien, le monde visuel disparaît, vous vous retirez à l’intérieur de vous. Mais cela, vous le faites sans y penser.

 

Des techniques comme Kurmasana apprennent à s’intérioriser consciemment et permettent d’étonnants voyages intérieurs ; elles permettent  également de préparer peu à peu  les états méditatifs tout en créant un lien puissant entre la base et le front, symboliquement entre les énergies de la terre représentées par le Muladhara et celle du ciel, représenté par Ajna. La Sushumna qui les relie est donc magnétisée de façon très subtile

Beaucoup de choses à chercher et à découvrir donc dans cette pratique !

 

 

Chez les Natha : Cette position est  préparatoire à des états d’arrêt de la pensée et de souffle.

Donc nous voyons aujourd’hui une technique au long cours, que vous pourrez pratiquez très longtemps et que par la suite vous utiliserez dans tel ou tel but que vous aurez vous-même défini.

Pour la gestuelle, il faut  pouvoir  rester longtemps immobile,  avec une aisance profonde.

Donc à vous de trouver la position du corps qui soit la plus confortable. Vous pouvez accommoder. Regardez les vidéos pour cela.

 

Prendre la posture

 

Vous vous asseyez et vous joignez les plantes de pieds en mettant les jambes en losange. Les bras vont sous les mollets et vous descendez le buste.

 

  1. Si vous le pouvez, si vous êtes souple, vous posez le front sur la plante des pieds.  Le dos reste bien plat pour que la tête reste bien dans l’axe, c’est la charnière du bas qui doit travailler. Les mains reposent sur les pieds.

 

  1. Si vous n’êtes pas assez souple, mettez préalablement  un coussin (ou deux, ou trois !!!) sur vos pieds pour pouvoir y poser le front afin de ne pas courber trop le dos.

 

  1. Si vous êtes extrêmement souple ou qu’au fil du temps vous le deveniez, vous pouvez aussi  mettre les pieds plus loin devant vous  et  poser le  front sur le  sol,  le crâne  contre les talons, les coudes bien calés sur le sol.

 

Drishti : le regard peut être posé sur le bout du nez ou levé vers le haut du front ;  essayez de le garder fixe même si par la pensée, vous suivez le trajet. Les yeux, eux, ne doivent pas bouger, juste la pensée qui peut (ou pas, au choix) accompagner le trajet du souffle.

 

 

 

Souffle : On travaille sur les souffles Samavritti, c'est-à-dire le souffle égalisé ( samavritti pranayama) soit  deux possibilités : 

 

1. On inspire de la base au front sur un compte, et on expire sur le même compte en essayant au fur et à mesure d’allonger ; on rajoute donc un compte à la fois jusqu’à atteindre son maximum dans lequel on reste un petit moment. Ce trajet fait aller du cakra de la base, les énergies telluriques, au Ciel. On observe ce qui se passe.

 

2. On inspire de la base au front sur un compte, rétention poumon plein le même compte dans Ajna qui représente le ciel, la spiritualité, mais aussi la mort, on expire le même compte, puis on tient  à poumon vide dans la base, dans la terre, le Muladhara et on crée un lien entre Ajna, les énergies du ciel, les énergies spirituelles et Muladhara, les énergies de la terre, de notre animalité.

On peut aussi faire l’inverse : expirer vers Ajna et inspirer vers Muladhara. On peut aussi changer pendant la pratique.

 

Mantra : si possible, entendre le son Om, en séquence (vous le calez sur vos comptes c'est-à-dire que vous le répétez un nombre de fois identique à vos comptes) ou bien Ham sur l'inspiration, la tenue à plein, et Sa sur l'expiration la tenue à vide. 

 

 Il faut avant tout :

 

  • Trouver une aisance dans cette première position
  • Intérioriser sa pensée, ressentir qu’on s’isole, observer les jeux de plein et de vide.
  • Faire le lien entre les énergies du bas et du haut, terre/ ciel, animal/spiritualité, trouver quelque chose qui ne divise pas

 

Tout l’espace intérieur doit s’ouvrir et au cœur de notre propre coquille on ressent qui on est, d’où on vient, ou on va, tout se mettra en place au fur et à mesure.

 

Durée : de cinq minutes pour commencer à un Ghatika  (25 minutes environ)  quand vous serez familier de cette posture! On dira que la bonne dose pour un pratiquant occasionnel est 10 minutes.

 

C’est difficile ?

 

Pour certains d’entre vous, la posture sera très difficile, le temps que les hanches s’assouplissent ce qui libérera toute  l’énergie créatrice qui est générée dans cette zone ainsi que l’énergie sexuelle, les deux provenant des deux premiers cakras.

L’énergie sexuelle dans les écoles de hatha-yoga est une énergie puissante, qui peut être utilisée ou pas, mais qui assure au corps sa jeunesse, sa santé, sa créativité. C’est Ojas dont nous reparlerons plus tard.

 

Bienfaits physiques :  

  • Met l’individu dans le calme, le recul
  • Soigne le plancher pelvien
  • Meilleure digestion
  • Très régulatrice du sommeil et de la peur de la mort
  • Permet du coup de garder l’état de conscience dans le sommeil si on la pratique beaucoup
  • Assure une longue vie

 

Durée : Commencez au début par la tenir 2 ou 3 minutes et jusqu’à 5 minutes si possible pour cette série. Puis vous allongerez progressivement par la suite.

 

 Symbolique : les écoles de yoga ont dans leurs lointaines origines un lien avec le chamanisme. Vous pouvez donc en faisant cette posture vous reliez à l’eau, à la fraîcheur, et devenir une tortue, comme un chamane le ferait. Vous trouverez alors des choses, des compréhensions profondes.

 

 

 

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7 décembre 2025 7 07 /12 /décembre /2025 17:38

Cette technique peut être utilisée

  • Avant une séance de yoga
  • En fin de séance de yoga
  • A n’importe quel moment de la journée

 

Pourquoi ?   

 

Parce qu’elle permet de relâcher toutes les tensions du corps, en passant simplement en revue chaque partie du corps afin de repérer si celle-ci est détendue  ou crispée . Grâce au souffle, il est possible de faire circuler l’énergie dans ces parties pour défaire les nœuds, les tensions.

 

En outre, cette posture donne un sentiment de calme, et permet de se « réapproprier » son propre espace corporel qu’on oublie trop souvent.

 

Cette posture sert énormément en yoga Nidra. Nous aurons l’occasion d’en reparler.

 

Prendre la posture :

 

On s’allonge au sol confortablement, et on écarte bras et jambes au sol. Les paumes de mains sont dirigées vers le plafond.

Là, on observe le souffle et on défait les tensions du corps en commençant par un endroit précis (la main droite, ou le pied droit) ; puis on passe en revue toutes les parties du corps pour le détendre, le relaxer, en gardant un souffle paisible

On laisse faire le souffle. Le ventre va retrouver toute son amplitude, comme dans le sommeil.

 

 

Durée :

 

  • 2 ou 3 minutes avant ou après la séance de yoga ; plus si on se sent bien.
  • 5 minutes pour apaiser les tensions avant la nuit ou dans la journée
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20 novembre 2025 4 20 /11 /novembre /2025 10:06

 

Utilisant plusieurs postures du chat - marjariasana - cet enchainement qu'on réalise en dynamique est facile à faire, rapide, et apporte beaucoup de bienfaits.

- Etirement du corps

- Assouplissement du corps

- Souffle qui retrouve son amplitude

- Mental apaisé

 

On peut le faire sur un rythme assez soutenu, ou bien rester plus longtemps dans chaque posture. La vidéo vous propose deux guidances avec deux rythmes différents. Vous pourrez ainsi lorsque vous l'aurez bien mémorisé choisir vous-même le vôtre.

Ce n'est pas à proprement parler du yoga ( car une fois qu'on a pris une posture, on y reste  pour unir souffle, conscience et énergie dans l'immobilité) mais il est très bien les jours où l'on n' a pas le temps de pratiquer, ou bien avant une séance, si on en ressent le besoin, ou bien indépendamment d'une séance, le matin ou le soir.

je vous souhaite une belle pratique !

 

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15 novembre 2025 6 15 /11 /novembre /2025 10:07

Cette technique se classe dans les mudras, littéralement « gestes » qui sont très importants car ce sont eux qui permettent réellement à l’énergie d’être réveillée.

Nous allons aborder ce mudra sur un temps assez court aujourd'hui, environ 1:30, mais vous verrez, ce sera déjà un bel entraînement !

 

Vous allez choisir une assise, installer mulabandha, jivabandha, choisir également un geste des mains, et écarquiller les yeux sur le bout du nez, intensément, mais dans la détente.

Et vous allez rester le plus immobile possible, en laissant le souffle aller et venir et en observant ce souffle. Et, tout en fusionnant dans l’instant, vous observez tout ce qui va forcément bouger, même un tout petit peu.

  • Mulabandha va lâcher de temps en temps
  • Les yeux vont bouger
  • La colonne va s’affaisser
  • Il peut y avoir des micro mouvements au niveau des mains

 

Mais vous, impassible, vous restez l’observateur, et c’est tout, en laissant le souffle aller et venir sans intervenir.

 

 

Vous avez l’impression de perdre votre temps ? C’est excellent !

 

 

Car devenir l’observateur impassible demande de l’énergie, de la patience, de la constance pour faire et refaire, quand on a l’impression qu’on perd juste son temps, et ces qualités que vous mettez en route grâce à votre volonté vont devenir naturellement   vôtres au fil du temps.

 

De plus, ce mudra ouvre la porte des futures dharanas, dhyanas, et autres  concentrations qui conduisent à la méditation.

 

 

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