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Bienvenue sur Ondes et vibrations,  Diplômée en yoga, yoga nidra, yoga thérapeutique, je suis des études de sanskrit. Je propose ici de partager mes connaissances du yoga à travers des articles ou des vidéos de pratique, postées sur ma chaîne youtube.

 

 

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25 octobre 2025 6 25 /10 /octobre /2025 08:44

  La demi-pince, version d'apprentissage

 

 

  • Ardha : demi, à moitié
  • Paścimo : vers l’ouest
  • Uttana : étiré
  • Asana : posture

Traduction littérale : La posture de l’étirement par moitié

 

 

But dans la pratique du yoga :

 

 

Cette pratique a pour but principal d’équilibrer la structure énergétique. Pour se faire, elle fait travailler le corps énergétique par moitié : d’abord le côté lunaire – à gauche, puis le côté solaire, à droite. Dans la philosophie shivaïque, l’être humain est androgyne sur le plan de l’énergie. C’est ce qui créée sa dualité qui parfois le tiraille dans des directions opposées et incompatibles. Il est possible d’apaiser ces tensions grâce au souffle qui équilibre la structure énergétique. D’autres techniques en yoga permettent ce travail comme le pranayama nadhishodana. Nombreuses sont les postures qui font travailler un côté puis l’autre, on n’a donc que l’embarras du choix.

 

 

Faire la posture en dynamique :

 

Installé au sol, jambes allongées. Sur une expiration, repliez l’une des jambes et posez la plante du pied tout en haut de la jambe qui est tendue. Inspirez. En expirant, penchez vous vers l’avant ; inspirer, levez les bras, redressez bien le dos, puis expirez en vous penchant vers l’avant jusqu’à poser le front ou les yeux sur le genou ; la main attrape le pied, le gros orteil si possible ou la cheville.

 

Adaptation de la posture

 

Si pour l’instant le corps n’est pas assez souple : attrapez la cheville ou le mollet et essayez de rapprocher le buste de la cuisse, sans arrondir le dos ; allonger le bas du dos ainsi que la nuque.  

 

 

Les souffles :

 

Pour une première rencontre, on expire on se penche en avant, on inspire on se redresse, on expire, on prend la posture, on inspire en comptant, 2 par exemple, on fait une rétention – c’est pendant cette rétention que le canal se purifie, puis on expire le double en déroulant la colonne lentement, et on recommence 5 fois.  On peut ensuite rester deux ou trois souffles en statiques ; si cette phase arrive trop pour vous, vous la ferez plus.

Lorsque la jambe gauche est repliée, Il est bien de visualiser pendant la petite rétention de souffle toute la structure énergétique qui s’emplit d’énergie. D’autres façons de faire seront proposées plus tard.

 

Durée : 3 minutes par côté pour commencer, c'est déjà très bien !

 

Place dans une séance : c’est une posture parfaite pour travailler sur les deux canaux ; elle peut se faire après une posture debout par exemple.

 

Autres Bienfaits :

  • Apporte un grand confort au corps 
  • Assouplit le corps
  • Apporte aussi du recul et calme le mental, au moins un petit moment
  • Equilibre les souffles de droite et de gauche
  • Rééquilibre la structure énergétique

 

 

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14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 17:19

Le sphinx n’est pas à proprement parler une posture de yoga : c’est à l’origine une posture préparatoire au cobra, qui est une grande technique de mutation des énergies et du souffle. Mais l’Occident lui a attribué un nom en s’inspirant de la forme du corps, qui évoque les grands sphinx égyptiens.

 

Un peu de mythologie ! Cet animal n’existe pas dans la mythologie indienne ; en Égypte, il semblerait qu’il  soit le symbole de la puissance et de la sagesse du pharaon. En Grèce, l’animal existe sous deux formes, masculine et féminine ; on le nomme dans ce cas « sphinge ». C’est d’ailleurs elle qui sème la terreur à Thèbes et qui interroge les profondeurs de la psyché. Quand Œdipe résout l’énigme, la sphinge se jette du haut de sa colonne et meurt

Mais en Inde, rares sont les représentations de personnages ou divinités mythologiques qui ont un corps d’animal et une tête d’être humain car la symbolique est tout autre.

Voilà pour les précisions !

 

 

But :  cette posture prépare en douceur aux flexions arrière et le travail dans l’axe permet déjà de subtiliser un peu le souffle.

 

 

Comment classe-t-on les postures ? 

 

Dans les écoles de yoga du nord est de l’Inde, on classe les postures suivant les cakras sur lesquels on travaille, car le corps est le creuset dans lequel on unit conscience et énergie.  Mais, quand on débute, il est important de pouvoir  les classer en fonction de la position du corps afin de faire travailler le corps dans toutes les directions et de lui redonner une vraie place. Ainsi, on classe les postures de cette façon : debout, torsion, inversion, flexion avant, flexion arrière ce qui permet de redonner de la mobilité au corps.  Le « sphinx » appartient à cette dernière catégorie.

 

Sur ma chaîne, vous avez  pour l'instant:

  1. Une posture debout : talasana
  2. Une flexion avant : les étirements du chat
  3. Une flexion sur les côtés : la séquence du soleil
  4. Une flexion arrière  douce : le sphinx

 

A raison d'une vidéo tous les cinq jours, vous aurez de quoi composer des séances variées d'ici Noël

 

Faire la posture 

Il faut surtout penser en prenant cette posture du sphinx à :

  • Bien régler les avant-bras,
  • Garder le buste perpendiculaire au sol, 
  • Détendre le cou et les épaules
  • Garder le pubis en contact avec le sol,
  • Fixer un point devant et ne plus le lâcher
  • Et avoir une immobilité parfaite
  • Et bien sûr, installer   mulabandha et une position pour la langue aussi.

 

Le souffle partira du cakra du pubis, svadhistana cakra, qui doit rester bien en contact avec le sol, jusqu’à Ajna, puis redescendra dans l’autre sens.

Il est possible de faire simplement des allongements de souffle, en comptant 4 à l’inspir, par exemple, et 4 à l’expir, ou bien de faire le rythme 1 – 4 – 2 soit par exemple, 2 temps à l’inspir, 8 de rétention, et 4 à l’expiration.

Finir dans l’embryon d’or – Hiranyagarbhasana

 

 

      Durée : 3 minutes pour commencer ; jusqu’à 5/6 minutes ensuite

 

 

 

     Place dans une séance  Cette posture est plutôt à faire en début de séance, soit après une posture de bout, ou bien après une posture qui fait travailler sur Ida et Pingala.

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9 octobre 2025 4 09 /10 /octobre /2025 23:26

Dans la version de base d’aujourd’hui, cette posture présente de nombreux bienfaits pour :

  • Faire circuler de l’énergie,
  • Détendre du corps,
  • Débloquer le souffle qui crée, lorsqu’il est « raccourci » sous le coup d’émotions, de contrariété, etc. des tensions.
  • « Dévérouiller » et entretenir tout le système ostéo-articulaire,
  • Elle est même intéressante dans les cas d’arthrose, en dénouant bien les articulations.

 

Faire la  posture :  

 

 Elle est simple à faire : debout, les pieds écartés de la valeur du bassin, on met en place les bandhas habituels : langue sur les dents du haut (jivabandha) on contracte légèrement l’anus (mulabandha) et on fixe un point les yeux ouverts (c’est lui qui permet de tenir l’équilibre)

 

 

Phase 1 On va rythmer librement pour cette première version, le souffle dans l’axe ; quand on monte sur la pointe des pieds, le bras droit se lève par le devant, on tient sa rétention ce qu’on peut en imaginant que le souffle fait circuler l’énergie partout dans les trois corps, l’autre bras le long du corps tire vers le bas, puis on expire, on redescend le bras et pieds plats et on recommence trois fois

Puis avec le bras gauche

Puis avec les deux bras.

 

Phase 2, on monte cette fois-ci le bras par le côté, et on le redescend sur le devant. Même nombre de fois, puis à gauche, puis les deux bras.

 

 

A noter :

 

L’équilibre sur les demi-pointes met en vibration le cakra du cœur ; j’y reviendrai !

C’est pendant la rétention du souffle que l’énergie circule pour défaire les tenions ; cette énergie, c’est celle du souffle, autrement dit le Prana, qui vient harmoniser les trois corps

Cette posture peut être faite

  • Le matin, pour évacuer l’inertie de la nuit
  • Après une journée de travail, pour évacuer les tensions
  • Au début d’une séance de yoga pour retirer tous les bénéfices des techniques qui suivront ensuite
  • Avant une séance de yoga nidra, pour évacuer les tensions physiques et mentales.

 

 

Nous verrons un peu plus tard une version plus complète et plus exigeante sur le plan du souffle, mais pour commencer celle-ci est parfaite !

 

 

 

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5 octobre 2025 7 05 /10 /octobre /2025 00:20

Cette posture est une grande posture d’étirement. Je la propose aujourd’hui en version dynamique, - playlist débutant - pour tous ceux qui ne sont pas souples du tout. C'est à dire qu'au lieu de prendre une posture et de s'installer dedans, vous allez la prendre et la quitter en réglant le mouvement sur le souffle. Ainsi, en bougeant le corps tout en vous concentrant sur votre souffle, vous allez pouvoir déverrouiller vos muscles et redonner de l’amplitude à ceux-ci.

Comme toujours, cette vidéo est en deux temps : explications puis pratique guidée sur 2 minutes que vous pouvez répéter ensuite deux ou trois fois quand le corps va commencer à s'assouplir.

Il faut bien veiller à presser les mains et tendre les jambes et tant pis si, au début,  les talons ne touchent pas le sol. Les muscles s'étirant au fil des jours, ils finiront pas se poser ! Il faut aussi avoir l'impression que le buste et les épaules veulent se rapprocher du sol; et enfin, il faut se visualiser très souple, cela aide considérablement à visualiser un corps fluide.

Cette posture   vous permettra de :

  • Faire un travail sur le souffle qui apaise et défait les tensions à tous niveaux.
  • De prendre soin de tout votre système ostéo-articulaire. (Cou, nuque, dorsales, trapèzes, colonne, ischio-jambier)
  • De régénérer tout votre corps en faisant circuler le souffle dans l’axe énergétique.
  • De stimuler la vue.

 

Je mettrai en ligne la version statique un peu plus tard – playlist progression - pour vous permettre, quand vous serez à l’aise dans celle-ci, de continuer votre progression. C'est d'ailleurs l'un des nouveaux buts de cette chaîne que de vous permettre de progresser. Il faut être patient. Mais avec le temps, le corps et sa structure ostéo-articulaire se modifie, quelque soit l'âge ! C'est la bonne nouvelle du jour !

   

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30 septembre 2025 2 30 /09 /septembre /2025 08:20

La séquence du soleil  - qui n'est pas la salutation au soleil que je proposerai plus tard en version simplifiée et complète - est une technique qui se pratique en dynamique, c'est à dire qu'on introduit du mouvement dans la posture au lieu de la prendre puis de ne plus bouger, ce qui la rend facile d'accès  : elle s'adresse donc à tout le monde, notamment aux personnes très sédentaires et chacun en retirera de grands bénéfices car elle permet :

- d'étirer le corps dans 4 directions

- de dénouer les épaules, le dos

- de redonner de la place au souffle

- de faire circuler l'énergie

Elle est parfaite si vous travaillez assis toute la journée en étirant toute la colonne

Elle peut se pratiquer : 

  • indépendamment d'une séquence de yoga
  • toute seule à la fin d'une journée au le matin 
  • ou encore en préalable à une séquence de yoga.

 

 

 

 

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25 septembre 2025 4 25 /09 /septembre /2025 08:24

Deux vidéos  : la première, ici en haut,  pour comprendre en quelques mots le rôle du pranayama dans le yoga et  la deuxième  sur ma chaîne pour s'entraîner à visamavritti, dans une version débutant, donc facile, mais qui permet de débloquer le souffle ;  cette pratique simple, qui apaise beaucoup,   peut être faite indépendamment d'une séance de yoga, quand on a besoin de reprendre tranquillement contact avec soi même. 

D'autres vidéos à venir pour s'exercer au pranayama et en retirer tous les bienfaits, mais également des vidéos pour pratiquer les postures, mudras, pranayamas, concentrations -  à venir à raison d'une tous les 5 jours et toujours en suivant une progression, d'où le soin que je mets à numéro les vidéos !  La chaîne, toute neuve, qui  bénéficie de mes 40 ans de  pratique et de mes 20 ans d'enseignement,   va considérablement s'étoffer! J'ai préféré supprimer mon ancienne chaîne aux 759 abonnés créée en 2014 pour proposer quelque chose qui correspond vraiment à ma propre évolution et mon énergie actuelle.

Qu’est ce que c’est ?

 

Le Prana c’est l’énergie vitale et c’est aussi le nom de l’un des vayus, ou courant d’énergie qui anime la structure énergétique.

Le prana entre dans l’ovule dès sa fécondation par un spermatozoïde et commence dès lors à créer la vie et à la développer : c’est Kundalini elle-même. (Dès qu’elle a terminé, elle s’enfonce dans le Muladhara et elle s’endort, laissant juste filtrer ce qu’il faut d’énergie pour assurer le minimum vital)

 

Le Prana est en relation avec le Svara, le souffle cosmique qui déploie, créée et « actualise » l’univers à l’échelle cosmique. L’un est à l’œuvre dans le cosmos, l’autre à une échelle plus petite, il apporte la vie à tout ce qu’il « anime » à travers Kundalini dont nous reparlerons plus tard. Quand il part, il ne reste que la matière inerte, privée du Prana. Il y a du prana dans les végétaux, les animaux, l’eau, l’air… Svara, en sanskrit, c'est le son, la voix, la note de musique, la voix de l'univers en un mot, car les phonèmes qui composent l'alphabet sanskrit contiennent l'univers tout entier; j'y reviendrai plus tard.

 

L’un des buts du yoga est d’éveiller ce souffle cosmique à travers le Prana, équivalent du Svara à l’échelle de la création, d’où l’importance du pranayama, clé de voûte du yoga.

Mais avant de l’éveiller, il faut déjà débloquer le souffle physiologique « grossier », autrement dit l’air qu’on inspire et qu’on expire, et dans ce but des souffles comme Samavritti ou Visamavritti sont parfaits pour mettre tout cela en place. L’énergie de vie se purifie et s’harmonise. Puis, une fois que le prana est éveillé, il est ensuite subtilisé puis l’harmonisé au grand souffle cosmique, appelé Svara qui pulse dans tout le cosmos.

 

C’est d’ailleurs le Svara lui-même qui aide chaque pratiquant à trouver son propre rythme dans le prana-ayama.  Au fil du temps, le pratiquant s’éveille à ce quelque chose qui palpite en lui sur un rythme universel bien plus grand que lui…

 

Mais avant d’arriver à ce stade qui peut, selon le pratiquant, car il n’y a pas vraiment de règle en la matière, prendre quelques semaines à quelques années – le pranayama éveille plus d’énergie, et celle-ci, plus fluide, emplit toute la structure énergétique ce qui est source d’harmonie.

 

Il est très inspirant de savoir qu’il est possible de se relier au rythme cosmique, car le souffle de chaque individu contient en partie ce grand souffle, ce Svara : et l’on retrouve son cœur d’enfant en réalisant que magie et alchimie appartiennent à la simple respiration qui permet de se fondre à quelque chose de plus vaste que soi.

 

 

 

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22 septembre 2025 1 22 /09 /septembre /2025 07:59

Gestes des mains et fixations oculaires

Mudras et Drishtis

 

 

 

L’un des grands objectifs du yoga est d’immobiliser le corps afin que le mental et le souffle s’unissent et se posent. Ainsi, l'énergie circule mieux entre les différents corps, et l'harmonie se crée. les gestes des mains appelés Mudra ou les fixations oculaires appelées Drishtis sont  des outils supplémentaires pour permettre cette unité. Si vous vous observez dans la journée, vous verrez que les yeux et les mains sont toujours en mouvement.

 

Les mains sont la terminaison du mental, on les utilise souvent quand on parle. Les immobiliser permet donc au mental de faire de même. Quant aux yeux, on dit traditionnellement que là où va le regard va la pensée

Immobiliser le regard sur un point permet au mental de s’y fixer aussi. A noter que la vue est liée au cakra Manipura, qui gère précisément les différents états du mental.

 

Voici donc présenté succinctement quelques mudra simples et quelques drishtis de base. 

 

 

Les Mudras :

 

Jnana mudra : le geste de la sagesse (jnana : connaissance en sanskrit)

Pouce et index sont joints, les autres doigts tendus, soit serrés soit ouvert

Geste utilisé pour la méditation, la concentration, et certaines postures debout comme l’arbre

 

Chin mudra : même geste mais les mains sont posées à plat. A noter que le terme exact est Chit-mudra (conscience- geste) mais que par le jeu du sandhi le t devant le m devient n d’où chin mudra.

 

Linga mudra : index, majeur, annulaire des deux mains sont joints et  forment un linga qui repose  contre svadistha. Le linga symbolise la conscience de Shiva.

 

 

Les Drishtis :

Pour les yeux, il y a trois grandes possibilités :

  • soit le regard est posé sur le bout du nez en Nasagra (bout du nez) Drishti
  • soit le regard fixe un point à l’horizon quand ils sont ouverts (comme pour l’arbre)
  • soit le regard fixe un point à l’horizon quand ils sont fermés, entre les deux yeux par exemple,  au niveau des sourcils, ce qui les obligera à converger légèrement, en Bhrumadhya, Bhru désignant la pierre frontale.

A noter qu’en sanskrit bhrumadhya signifie froncer les sourcils.

  • Soit le regard converge tout en haut et en arrière en Shambhavi

 

Shambhu est l’un des noms de Shiva qui en possède plusieurs. Shambhavi est se qui se rapporte à Shiva. On trouve parfois une association faite entre Durga et Shambhavi, comme étant l’une des énergies de Shiva.

Toujours est-il que ce geste qui se fait aussi yeux fermés est réputé pour apporter le bonheur. Il n’est pas la fixation entre les sourcils comme on le lit trop souvent, MAIS BIEN PLUS haut et légèrement en arrière.

 

Pour les bandhas, aujourd’hui, il ne sera question que de mulabandha. De même qu’un barrage retient l’eau pour produire davantage d’énergie, de même « ces verrous » corporels emprisonnent l’énergie du prana à l’intérieur du corps.

Mula  ( racine) bandha  (verrouillé)   peut être traduit par  मुलबन्ध  mulabandha  racine verrouillée. Ce geste inverse la vayu apana ( pour une autre vidéo)

 

Il s’agit dans ce geste de contracter puissamment l’anus, tout en immobilisant le reste du corps : geste des mains, point fixé par les yeux, langue sur les dents du haut, ( jivabandha) : le corps devient de pierre, la transmutation du souffle peut commencer.

 

Tout cela peut paraître bien étrange, mais le yoga n’est rien d’autre que des processus alchimiques qui transmutent toutes nos énergies pour les rendre aussi claires que du cristal.

D’ailleurs, les trois principaux vayu rappellent les trois niveaux en alchimie :    prana est de couleur blanche, apana de couleur noir et  samana est de couleur rouge :  on retrouve ces trois couleurs dans les trois «  œuvres » des alchimistes. La première, on oeuvre avec sa chair, ses muscles, la deuxième, l'énergie prend le relai, la troisième opère la transmutation des énergies : c'est l'oeuvre au blanc, et c'est sattva pour la philosophie indienne.

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20 septembre 2025 6 20 /09 /septembre /2025 07:33

Les postures assises

 

 

 

Il est important d’avoir une posture assise qu’on peut garder un petit moment et il faut bien la choisir.  Avec le temps, comme la circulation se ralentit au niveau des jambes et crée de très désagréables sensations d’engourdissement, il est bon de placer un support sous les fesses : deux avantages. La colonne est bien redressée et il est plus facile de sentir la base, donc de serrer mulabandha. Si vous prenez aisément le lotus, surtout, ne vous en privez pas ; je ferai une vidéo spécialement sur cette assise plus tard.

 

1) Le tailleur, appelée sukhasana en sanskrit, soit la posture facile, est l’une des options, en attendant d’habituer le corps à d’autres assises. On replie chaque jambe sous l’autre, on redresse la colonne, et on installe les trois bandhas.

 

2) La deuxième option est le demi-lotus, assise dans laquelle un pied vient se placer sur la cuisse opposée, ou le genou, si c’est trop difficile.

 

3) La dernière option pour aujourd’hui, est le diamant, vajrasana, dans lequel on s’assoit sur ses talons, en redressant bien la colonne.

 

La vidéo vous présente succinctement ces trois assises. J’en présenterai deux autres dans une autre vidéo.

 

Une petite astuce pour penser à redresser la colonne : cambrer le bas du dos légèrement et penser que la tête pousse vers le haut.

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29 novembre 2024 5 29 /11 /novembre /2024 21:00

 

Mais pourquoi les triangles ? Regardez cette image !

 

 

Tout dans la position du corps, crée des triangles, les jambes entre elle, les bras et le buste, les deux bras, la tête et le bras, etc,  et le triangle TRIKO en sanskrit a une symbolique très importante. Voici pourquoi :

Les  techniques des triangles s’appuient sur les points du feu. On les appelle ainsi parce que le corps dessinent de multiples triangles, ce qui renvoie à la notion essentielle de Triko, trois, qui sous-tend tout le système philosophique trika  apparu au 8ème siècle et est important dans ce yoga. Les triades principales étant sat, chit, ananda,  pour la première, jnana, kryia, iccha, pour la deuxième, et Manas, prana, Ojas ( c'est-à-dire être conscience félicité, connaissance, action, volonté, et mental, énergie vitale, vigueur physique )

 Le corps physique est le premier bénéficiaire mais toute la structure énergétique est mise en vibration ; faits régulièrement, ces triangles génèrent beaucoup d’énergie. Cette posture  :

  • Soulage l’arthrose
  • Assouplit
  • Tensions défaites
  • Circulation de l’énergie
  • Mental apaisé

 

Le but :

Le but étant de sentir toute l’énergie concentrée à la base, dans Muladhara cakra, se répandre à travers toute la Sushumna jusqu’au cakra Ajna en passant par les points du feu de la Sushumna qu’on ne doit pas oublier pendant la pratique

Ces triangles permettent sur le plan de l’énergie la mise en relation entre les énergies de la terre, représentées par le premier cakra, Muladhara çakra, avec les énergies mentales qui sont dans Ajna. Dans les triangles, il est important d’avoir conscience qu’ on éveille le feu à travers les points du feu, et on met en relation notre animalité (premier cakra) et notre spiritualité (Ajna) pour transcender la première sans la renier.

 

Dans ces postures la position des bras est en croix, et  le regard se fixe sur  la main droite tendue vers le plafond tandis que l’autre main est posée près du pied. Et il faut garder la conscience du pouce. Les pouces sont liés au ventre et au feu du ventre, symbolisé par ce cakra. Comme pour les gros orteils, on trouve les Adharas aussi dans les pouces, sortes de cakras secondaires

 

Le souffle : aujourd’hui nous ferons des souffles très simples. Mais nous allons commencer à explorer un peu les suspensions à vide sur lesquelles nous reviendrons plus tard. Elles sont puissantes, au début, on s’asphyxie, c’est assez difficile, jusqu’à ce qu’un jour, hop, l’énergie se réveille et prenne le relai. Il n’y a pas de rythme car le plus important est de garder la rétention à vide le plus longtemps possible

 

Le plus important dans cette posture est d’arriver à unifier : la posture, la visualisation, le souffle, et éventuellement un mantra comme si tout ne faisait qu’un.

 

Mantra : celui du feu est tout indiqué, soit le mantra RAM

  

Durée :  2/3 minutes pour commencer, c’est très déjà très bien.

 

 

 

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22 novembre 2024 5 22 /11 /novembre /2024 11:54

Sur le plan mythologique : Parvati, c’est la fille du dieu Himalaya et parfois, elle est la compagne de Shiva, c'est-à-dire qu’elle représente l’une de ses énergies.

On peut la travailler de multiples façons ; aujourd’hui, nous verrons une version simple, accessible à tous, en dynamique. 

pour faire la posture : On prend une assise stable, en inspirant, lever les bras au dessus de la tête, retourner les paumes de main, retenir le souffle, en expirant, baisser les bras. Répéter 5, 7, 9 X

Si possible, mettez les bandhas habituels, et installer le rythme 1 - 4 - 2 c'est à dire,  par exemple, 2 temps d'inspir, 8 de rétention et 4 pour expirer, en entendant les mantras Om

 

Cette version fait énormément de bien :

  • à toute la colonne, ( dorsales, cervicales, lombaires) aux épaules,
  • elle débloque le souffle ;
  • ce faisant, elle réduit le stress.
  • On dit aussi qu’elle pondère l’arthrose

 

Grâce au souffle, tout se débloque au niveau du diaphragme et du plexus.

 

Faite au long cours, elle développe sattva, l’un des gunas source de lumière, de saveur, de joie, et elle prépare l’individu à mieux percevoir sa propre dimension spirituelle

Mais il faut la faire plusieurs mois pour arriver à cela

Même faite ponctuellement, elle sème des grains

 

Pour la faire, il faut un lotus ou un demi lotus, éventuellement un tailleur.

Ensuite, Il faut une vraie tendance à tout tirer vers le haut  pour mettre en vibration l’urdva retas.

Il faut bien garder les bras tendus

  • Les yeux sont fermés. Il y a mulabandha. Ketchari mudra ou à défaut, la langue sur les dents du haut

 

Mantra : Om, c’est le mieux, s’il peut être continu.

 

Dans une séance courte, on peut la faire au début, ou bien avant un souffle pour le préparer. On bien tout simplement, on  peut s'allonger après cette posture et observer son souffle les jours où l'on est stressé.

Nous verrons d'autres façons de faire plus tard.

 

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