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Bienvenue sur Ondes et vibrations,  Diplômée en yoga, yoga nidra, yoga thérapeutique, je suis des études de sanskrit. Je propose ici de partager mes connaissances du yoga à travers des articles ou des vidéos de pratique, postées sur ma chaîne youtube.

 

 

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10 avril 2026 5 10 /04 /avril /2026 08:45

Cette courte séance propose une prise de conscience en assise, puis l'arbre, la posture du sage goraksha, un étirement suivi de l'embryon d'or, le mudra Nasagra mudra, le pranayama nadishodana, puis une relaxation en shavasana

Vous trouverez si vous le souhaitez des explications détaillées de chaque technique sur ma chaine.

Je vous souhaite une belle pratique ! et n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire si vous en avez !

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20 mars 2026 5 20 /03 /mars /2026 08:53

Une séance minutieusement préparée pour vous apporter énergie, saveur, détente ! Je vous souhaite une belle pratique !

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13 mars 2026 5 13 /03 /mars /2026 11:11

 

 

Etymologie

 

Goraksa est l'un des  sages mythiques de la tradition des Natha-Yogin

 

 

 गो    go : la vache

 रक्षा  rakSa : gardien        

 

 

Symbolique

Dans les écoles auxquelles se rattachent notre yoga, influencé par le tantrisme, certains maîtres, qu’on appelle Natha, sont devenues des figures mythiques. Il en est ainsi d’Adinât ; le premier maître Natha, de Matsyendranath, le second, dit le maître des poissons.

Puis Gorakshanath qui a dû vivre au 12ème siècle. Son nom signifie : le gardien du troupeau. Symboliquement, c’est celui qui fait passer de l’ignorance à la connaissance de l’ombre à la lumière, etc.

 

Goraksha est une posture réputée nous apprendre beaucoup sur nous-mêmes, nos origines. La vache a une valeur nourricière par son lait ; elle est très présente dans les mythes qui mettent en scène l’enfance de Krishna. Être le gardien du troupeau signifie qu’on veille et qu’on protège ce qui nourrit à la source et qu’on donne aussi le moyen de s’extraire du troupeau, c'est-à-dire de l’humanité figée dans ces conditionnements et ses automatismes, sans même le savoir.

But de la posture :

  • Elle nous met en relation par l’intuition avec la connaissance, le savoir (à l’image du lait nourricier de la vache mythique.)
  • Elle   dévoile des connaissances sur notre matrice, sur nos origines
  • Elle amène la libération du souffle et la connaissance (corps, souffle, pensée sont unifiés) quand elle est tenue longtemps.
  • Elle est l’une des grandes postures d’Urdhva Retas qui symbolise notre volonté à se redresser sur tous les plans : corporel, énergétique et mental. 

 

Sur le plan physique

 Elle est fameuse pour la colonne, surtout les lombaires et est très tonique au niveau des reins.

 

 

Technique :

On plie une jambe et on ramène le talon vers la fesse, mais légèrement écarté, puis l’autre jambe par-dessus et on pose le pied à côté. On essaie de bien aligner les genoux. Les mains se posent sur les plantes des pieds.

Comme toujours, colonne redressé, jivabandha (langue sur les dents du haut) et mulabandha (contraction de l’anus) et les yeux fermés fixent un point au milieu du front.

Si nécessaire, on cale un coussin sous l’une ou l’autre fesse, et on replie moins le genou, au moins dans un premier temps.

 

Pour aujourd’hui, dans cette version de base, le travail de souffle se fera dans l’axe.

Les jambes forment un triangle, et le buste est redressé, à l’image des Lingas posés sur des supports qui représentent la Yoni (sexe masculin et féminin, symbolisant l’union de Shiva et Shakti, l’énergie et la conscience. C’est en sollicitant et en faisant monter les énergies de la base que l’on trouve l’unité.

Il faut rester parfaitement immobile, si l’on veut vraiment que l’énergie se mette en route.

 

 

Souffle : le plus courant : 1 4 2, mais pour cette version de base, un souffle dans l’axe, avec des petites tenues à plein.  

 

Mantra :  si vous décidez d’en mettre, Ham Sa, le mantra du souffle, est très bien pour commencer.

 

Durée : 2 minutes par côté en version d’apprentissage.

 

Position dans une séance : quand on travaille les centres du bas, donc au début, après les postures debout s’il y en a. Même place si vous faites aller et venir le souffle dans l’axe.

 

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26 février 2026 4 26 /02 /février /2026 16:08

RAJAKAPOTASANA

 

 

 

Etymologie

  • Raja : royal
  • Kapota : colombe
  • Asana : posture

 = Posture de la colombe royale

 

C’est une posture latéralisée dont présentée en version de base aujourd’hui pour s’habituer peu à peu à la prendre

On verra le cycle complet plus tard qu’on peut faire en asana unique, car la série peut durer 25 minutes, comme celles des crocodiles.

Cette posture, souvent présentée comme LA posture de la souplesse (tout comme Natarajasana), peut se faire très simplement, sans cambrure de dos vertigineuse ; le travail de souffle se fera tout aussi bien !

 

Elle est axée sur les énergies du cœur et on peut la faire les yeux fermés ou ouverts.

 

Travailler sur le cakra du cœur débloque tout ce qui est lié à l’hypersensibilité puisque ce cakra est le siège des qualités egocentriques qui ont leur pôle opposé. Attention, l’ego n’est pas l’homme à abattre à partir du moment où l’on est conscient de ce qui se trame dans notre espace mental ; l’ego est un bon serviteur, tant qu’il reste à sa place, il gère, mais il ne doit jamais dirige !

 

Sur le plan physiologique, elle est très puissante pour la colonne vertébrale, pour la sphère endo-abdominal et sexuelle : remet tout en place

Elle a   aussi une influence sur le thymus, la thyroïde, les glandes surrénales

 

Le cakra du cœur est un grand dévoreur de souffle pneumatique ; faire cette posture, même modestement, permet peu à peu de débloquer le souffle. Dans des versions plus avancées que nous verrons plus tard, on peut dans cette posture subtiliser le souffle qui, après s’être pacifié puis purifié dans ce cakra, prépare aux grands pranayamas. Par exemple, elle prépare peu à peu au petit pranayama qui est un cycle de respiration sur le rythme 8- 32 – 16 qu’on abordera plus tard.

Elle n’est pas très facile car est  exigeante dans le temps et la durée, à cause du souffle, précisément.

 

Prendre la posture :

 

  1. On se met dans la posture du diamant.
  2. Sur une expiration : on allonge la jambe gauche en arrière. On reste en appui sur le talon droit. La main gauche se pose sur la main droite qui est sur le genou droit
  3. On fait trois souffles ou cinq souffles modestes pour commencer, puis au fil du temps : sept souffles, en introduisant des petites rétentions de souffle.  
  4. A la fin des souffles, on se remet en diamant, petite pause, puis sur l’expiration suivante, on tend la jambe droite et on répète le processus

Physiquement, il faut que la colonne vertébrale soit perpendiculaire au sol, il ne faut pas que la poitrine soit penchée en avant. La jambe arrière doit être le plus tendue possible. On est assis sur le talon. Dans la mesure du possible : jambe arrière bien dans l’axe

 

Points d’attention importants. Il faut aussi faire en sorte de ne pas être trop appuyé sur les genoux. Il faut éviter de s’appuyer sur ses mains

 

Visualisation : dans l’axe, ou, de préférence, dans le chakra du cœur

Mantra : des mantras doux comme So Ham – Ham Sa ou OM tout du long

Durée : une minute au début sera peut être suffisant ; puis 3 minutes par côté jusqu’à 5 pour un vrai travail en profondeur sur le cakra du cœur

 

 

 

 Pour clore, voici quelques rappels sur le cakra du cœur, ( voir l’article sur ce blog, et/ou la vidéo sur ma chaîne YouTube)

 

Anahâta : Cakra de l’air. Au centre du thorax et au-dessus de l’Adhara solaire

 

  • Il a douze "rayons"   
  • Symbole : deux triangles enlacés
  • Il marque la limite entre notre animalité et notre spiritualité
  • En relation avec les contenus égotiques de l’être, ses réactions, ses sentiments, ses attachements.
  • Mot clé :  centre de l'équilibre sur tous les plans
  • Apaiser les vents intérieurs qui   s'agitent dans ce centre et ne laisse pas l'individu en paix
  • Mantra YAM – le toucher- cœur- souffle- peau- sexe en relation avec le cœur
  • Animal : l’antilope
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19 février 2026 4 19 /02 /février /2026 16:32

Étymologie :

Bheka : la grenouille

Asana : posture

Cette posture est vraiment souveraine pour débloquer l’Adhara solaire, Surya Adhara. Les Adharas sont des cakras secondaires, ils sont soumis comme ces derniers à des blocages. Quand l’énergie se bloque dans un centre, c’est toute la structure énergétique qui se déséquilibre.

Bhekhasana a de nombreuses incidences sur le corps physique et énergétique que voici :

 

  • Débloque le plexus solaire
  • Ventre, base, gorge, yeux : débloque aussi
  • Débloque le souffle aussi
  • Système immunitaire
  • Joue dans la zone du ventre et du pubis.
  • Favorise la santé, l’assimilation et l’élimination
  • Parfaite pour les problèmes de constipation
  • Stimule les reins et les surrénales
  • Incidence sur la vue ; entretient la jeunesse oculaire

 

On la classe dans les postures de confort (les autres sont classées dans celles qui éveillent l’énergie)

 

Mais avant tout, elle dénoue les tensions au niveau du diaphragme.  Entre le diaphragme et le cœur, se trouve l’Adhara solaire, Surya Adhara (Surya en sanskrit veut dire le soleil), qui correspond grosso mode à notre plexus solaire. Lorsque des tensions crispent le corps, elles se logent parfois à cet endroit, coupant le corps comme en deux, et empêchant l’énergie de circuler.

 

Prendre la posture

 

 

1. On s’allonge à plat ventre.

2. On plie les jambes,  les talons vers le sol, à l'extérieur des jambes. Si on est très souple, on pourra poser les talons sur le sol. Pensez à faire rouler la chair des mollets vers l’extérieur pour faciliter l’abaissement de ceux-ci vers le sol. Il faut plier au niveau des coudes, mais que cela ne parte pas vers l’extérieur. Les orteils sont dans les paumes de mains et alignés avec elles. Il y a donc une pliure. Faire attention aux talons et aux coudes dans l’axe : ne pas les ouvrir  au niveau des coudes et des poignets.

3. Enfin, on lève la poitrine et la tête. Et on sent le plexus. Suivant les nœuds qui s’y seront noués la sensation sera plus ou moins forte, voire douloureuse. D’où différentes propositions de souffle que vous modulerez, suivant.  Et là, on peut faire son travail de souffle.

 

  • La posture va aider à débloquer le plexus ce qui permettra au centre du cœur de n’avoir pas trop de rajas, et du coup on est plus serein car ça n’est pas sa place.
  •  Il faut débloquer cette zone, permettre à l’énergie de circuler librement. Pratiquée régulièrement, la posture aura un effet très stimulant pour la santé, les reins, le ventre, le système immunitaire.

 

Les souffles

 

Pour les débutants : il est bien de commencer  par 1 temps d’inspir et 2 d’expir si l’Adhara est trop noué. On fait 5 souffles on repose, et on peut recommencer.

 

Le souffle va amener une puissance comme un karcher qui nettoie les nœuds d’énergie, pour cela il faut sentir : l'énergie qui monte quand on inspire et puis on fait une petite pause et on expire en ramenant bien le souffle à la base.

Le corps doit rester bien immobile ; il faut éviter de suivre le mouvement du souffle ou de bouger la tête et la poitrine

 

Mantra :

 

Vous pouvez entendre le mantra : So à l’inpir et Ham à l’expir

Ou bien Om tout le temps

 

En résumé, cette posture assez facile à prendre :

  • Est puissante pour débloquer le souffle ce qui donne de la légèreté
  • Débloque vraiment le plexus
  • Grâce à elle, la respiration favorisée (asthme, autre) ou rythme cardiaque
  • C’est une posture qui apaise et améliore l’assimilation, élimination
  • Elle fluidifie tout.

 

 

Durée : de 1 à 3 minutes pour les débutants.

 

 

Position dans une séance :

 

On peut la faire :

  • soit en début de séance pour débloquer le souffle
  • soit comme première position au sol
  • soit avant de travailler sur le centre du cœur

 

 

 

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20 janvier 2026 2 20 /01 /janvier /2026 09:48

Étymologie 

सेतुबन्ध    Setubandha : pont, barrage + sceau dans le corps

Voici une première version de cette posture. Une autre version avec bhastrika sera proposée plus tard.

But :

Cette posture de confort 

  •  assouplit le dos
  • dénoue la colonne vertèbre par vertèbre qu'elle libère
  • dénoue aussi les ischio-jambiers
  • tonifie le bas du corps (hanches, fesses, cuisses). Un peu comme pour Jathara pari vartasana, c’est une posture dont les effets sont avant tout physiques.
  • Elle permet d’aborder un nouveau bandha, c'est-à-dire un verrou, celui de la gorge, et ainsi de bien travailler en ujjayin.

Les bandhas sont des « verrous » qui piège l’énergie dans le corps afin que l’énergie emplisse toute la structure énergétique et physique.   Mulabandha fait partie de ces bandhas. Pour jalandhara bandha, le verrou de la gorge se fera en douceur grâce à cette posture.

Visualisation : fixer un point au plafond,  yeux ouverts ou un point médian yeux fermés, à peu près entre les deux yeux.

Mantra : Si on souhaite en intégrer, Ham peut être utiliser à l’inspiration et Sa à l’expiration pour la phase 1 lorsque le corps est en mouvement, l’énergie du souffle se diffusant à partir de la sushumna.

Ram sera utilisé pour la phase deux, lorsque le corps est immobile et le souffle se diffusera à partir du cakra du ventre, Manipura cakra ; énergie de feu qui intensifiera l’énergie.

 

Prendre la posture : Allongé sur le dos, les pieds écartés de la valeur des hanches sont ramenés près du bassin. On peut si on souhaite intensifier la posture saisir les chevilles avec les mains, mais on peut aussi les poser les à plat sur le sol. Mulabandha et jivabandha sont installés.

1ère phase

Sur une expiration, levez le bassin en déroulant progressivement le dos qui se décolle peu à peu, jusqu’à sentir le menton qui appuie sur la gorge, et restez dans votre hauteur maximale, puis reposez le corps sur le même nombre de souffle.  Visualisez la colonne qui se déroule du coccyx aux cervicales à l’inspiration et dans l’autre sens à l’expiration. 

2ème phase

 Sur le dernier souffle, on immobilise le corps dans sa hauteur maximale, et là, le souffle se fera à partir du cakra Manipura. On inspire, pendant la rétention l’énergie se diffuse à partir du cakra Manipura, et sur l’expiration, l’énergie se condense en un point.

Dans cette position, le menton est appuyé sur la gorge, en jalandhara bandha  

A la fin de la technique, en expirant, reposerez progressivement votre dos au sol puis ramenez vos genoux sur la poitrine, et restez ainsi quelques souffles, après quoi vous pourrez vous allongez pour savourer.

 

Durée : 1 minute pour commencer, 3 minutes par la suite et jusqu’à 5 minutes si vous pouvez.

Si vous en avez l’habitude, vous pouvez utiliser le rythme 1 4 2 pour les souffles.

 

 

 

 

 

 

 

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15 janvier 2026 4 15 /01 /janvier /2026 12:47

La posture du sage Marici

 

 

Etymologie

 

La posture du sage Marici, en sanskrit मरीचि, veut dire rayon de lumière. Marici est   un sage des temps très anciens qui était, dit-on, pure lumière. Il suivait la voie du cœur, de la compassion. Sa dévotion, sa compassion envers toute la création irradiait une lumière bienfaisante tout autour de lui

 

But, philosophie   

 

Cette posture met en relation le cœur et la lumière, comme si la technique mettait tout en lumière. Elle assure la stabilité et la purification du centre du cœur centre dans lequel se trouve le toucher, l’ego, la personnalité, l’émotivité, la réactivité

 

Elle aide à décharger le souffle de ses énergies négatives. Ce qui permet de faire un pas vers la considération que le monde qui nous entoure est aussi source ce savoir et de bonheur, et que l’on a le droit de choisir cela.

 

Physiologiquement 

 

On la classe dans les postures de torsion comme jathara vari Parvatasana. Les textes préconisent de faire ces techniques régulièrement.

Elle assouplit les épaules, la nuque, les cervicales

Elle Soulage certains maux de tête,  et elle peut aussi stabiliser la vue, équilibrer le son, l’oreille interne

 

Technique :

On allonge les deux jambes

On plie la gauche. On se penche un peu en avant sur une expiration. On entoure le genou gauche avec le bras gauche et on lie la main droite avec la gauche derrière au niveau de la cuisse. La tête peut être soit positionnée vers l’avant mais on peut si on le désire la porter vers l’arrière. On redresse bien la colonne. Si vous manquez de souplesse pour attraper vos mains, servez vous d’une sangle, d’un lien.

 

Souffle - Pranayama

 

Ce sont les rétentions de souffles qui purifient, donc on début, on tient les rétentions ce qu’on peut jusqu’à pouvoir faire le rythme 1-4-2, par exemple, deux temps pour l’inspiration, 8 pour la rétention, et 4 pour l’expiration, avec des petites pauses à vide.

Il est bien de   faire le souffle dans le cakra du cœur, Anahâta cakra : expansion du cœur à l’inspiration, purification pendant la rétention, et à l’expiration le cakra se contracte en un point.

 

 

Mantra : So Ham ou Ham Sa ou bien le son OM en permanence

 

 

Durée : on commence modeste, 1 à 2 minutes, jusqu’à pouvoir y rester 3 minutes de chaque côté, plus au fil du temps.  

 

 

Place dans une pratique :

 

On la place à la fin de la pratique, au moment où l’on travaille sur le centre du cœur et avant, si c’est le cas, de travailler sur le centre de la gorge

 

Une vidéo pour pratiquer sera mise en ligne le 17 /01/2026

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5 janvier 2026 1 05 /01 /janvier /2026 09:40

 

Étymologie :

 

आर्द   Ardha : demi

मत्स्येन्द्र Matsyendra : le sage Matsya : poisson, Indra : le roi

 

 

Mythologie

 

Le mythe raconte qu’un poisson devint humain en écoutant sur les bords du lac où il vivait, les enseignements de Shiva, la conscience, à son énergie Shakti. Il devient alors matsyendranath. L’école Natha dit que c’est le premier maître de la lignée, d’autres vinrent ensuite, comme gorakshanath.

Ce qui est important, au-delà des différences sur le mythe ou la réalité de ces premiers maîtres, c’est ce que le mythe enseigne :

 

Le petit poisson acquiert la respiration humaine accordée par Shiva, puis d’un humain « ordinaire », il devient un yogi extraordinaire. Le souffle dit « grossier » est devenue pure énergie, puis ce disciple de Shiva connaît l’éveil.

 

Symbolique

 

On comprend alors que cette posture   met en relation avec les origines profondes de chacun et lui offre la possibilité d’un travail alchimique sur sa propre structure physique, énergétique et mental.

En effet, dans cette posture de fermeture, le souffle est bloqué et il faut parvenir à le subtiliser.

 

Ce qu’on recherche :

 

La version présentée aujourd’hui est une version de base, d’autres suivront au fil du temps.

Et pourtant nous allons allonger le souffle pour qu’il mute.

De plus cette technique permet :

  • De subtiliser le souffle si on la fait très régulièrement
  • De réguler les deux canaux Ida et Pingala
  • D’accéder aux cakras  

 

Ses autres bienfaits :

Cette posture se classe dans les torsions car elle produit un vrai essorage sur la colonne et sur la moelle et sur le système immunitaire

  • Aide à l’assimilation et l’élimination
  • Stimule la sexualité
  • Stabile l’émotionnelle
  • Elle procure calme immobilité recul
  • Elle sera efficace pour lutter contre les rhumes à répétition.

 

 

Prendre la Posture :

 

Au sol, jambe devant soi. On replie la jambe gauche et on pose le talon près de la fesse droite. La jambe droite est à l’extérieur du genou gauche. Le buste se tourne vers la droite et l’arrière

Le bras gauche passe par-dessus la jambe repliée et attrape le pied, la cheville ou le genou. La tête est vers l’avant, mais elle peut aussi être vers l’arrière. Le bout des doigts est posé sur le sol

Très important : on étire la colonne vers le haut et on détend bien les épaules et la main arrière ne doit pas servir d’appui pour se redresser.

 

Si c’est trop difficile, comment aménager :

 

On peut enrouler le bras gauche autour de la cuisse.  

On peut allonger la jambe au sol.

 

Comme toujours, les impératifs habituels : mulabandha, langue sur les dents du haut, regard qui fixe un point entre les yeux.

 

Pour le souffle dans cette version de base sera simple :

On visualise l’axe, et on fait le souffle dans l’axe : inspiration, rétention, expiration, en se reliant au mythe.

 

Mantra :  Vous pouvez entendre le mantra Ham à l’inspir, pendant la rétention, et Sa à l’expir.

 

Il y a aussi possibilité de faire le souffle dans le cakra du cœur ; dans ce cas, on entend le mantra So (inspir, rétention) Ham expiration.

 

Durée.

 

2-3 minutes par côté pour commencer.

 

 

 

Nous verrons d’autres versions par la suite.

 

 

 

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20 décembre 2025 6 20 /12 /décembre /2025 10:27

Etymologie

 

Ardha  अर्ध   demi

Shalaba  शलभ  criquet

Asana  आसन  posture

 

Soit la demi-posture du criquet qu’on «  déforme » en la posture de la demi-sauterelle.

 

 

 

 

But recherché

 

C’est une pratique énergétique typique du Natha yoga pour préparer le canal central, c'est-à-dire la sushumna, en purifiant les et équilibrant les nadis Ida et Pingala.

De ce fait, elle a une incidence directe sur les roues d’énergie qu’on nomme cakras.

Cette posture est complémentaire de la demi-pince que je propose aussi sur ma chaîne.

Cette posture stimule les points d’énergie liés au feu qui sont :

Gros orteils, la base, le ventre, l’axe, les yeux : ces énergies de feu stimulent l’ensemble des énergies vitales : l’activité physiologie, mentale, énergétique en découle

 

Faire la posture en dynamique

 

On s’allonge, on serre les fesses, on pose les mains à plats, doigts dirigés vers les pieds.

Menton appuyé, gorge ouverte, on fixe un point devant.

Doigts pointés vers les pieds, et les poignets au niveau de la taille.

 

On peut aussi avoir les mains allongées et les bras au sol, à vous de voir mais la plus efficace est la première version.

 

Sur une inspiration, on lève la jambe gauche le plus haut possible mais sans trop décoller les hanches du sol, on retient le souffle ce qu’on peut, sur une expiration, on repose, petite pause à vide, et on change de jambe.

Répétez la série 5 fois, avec possibilité de faire une pause, avant de recommencer le tout.

 

Visualisation du souffle : il part  du gros orteil jusqu’aux yeux, en sentant une ligne «  de feu » ou d’énergie. Et dans l’autre sens à l’expiration.

 

Si vous voulez ajouter des mantras :

Ce sont ceux des canaux Ida et Pingala. Si vous les utilisez, vous entendez Iam à gauche pendant l’inspiration et la rétention, et Om en expirant, et Ram à droite.

 

Durée :  3 minutes pour commencer, que vous pourrez répéter deux fois après une petite pause.

 

 

Autres bienfaits

 

Outre la purification des canaux et la préparation de la sushumna, cette posture est aussi très bien pour d’autres raisons :

 

  1. Physiologiquement : elle stimule tout le ventre, parfaite en cas de constipation.
  2. Elle débloque le souffle, au niveau du plexus et du diaphragme.
  3. Elle pondère les petits problèmes cardiaques
  4. Elle apaise les personnes nerveuses et hypertendues.
  5. Elle entretient la jeunesse oculaire.
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16 décembre 2025 2 16 /12 /décembre /2025 17:09

Kurma : la tortue

Asana : posture

Donc posture de la tortue.

Il existe  différentes versions de  la posture  de la tortue. C'est l'une des grandes postures des écoles natha.

 

But : Celle que nous aborderons aujourd’hui est une technique d’intériorisation.

Le retrait des sens est appelé en yoga «  pratiyahara ». De Prati, vers l'intérieur  et ahara, nourriture au sens très large, il faut donc comprendre retourner vers l'intérieur tout ce que nous absorbons, autrement dit, se passer du monde des sens ouvert sur l'extérieur.

Cette étape qu'on prépare en pratiyahara, permet ensuite   les états méditatifs, ou la concentration se passe d'objet car sujet et objet sont fondus l'un à l'autre.

Vous connaissez déjà cela  en partie, le pratyahara: par exemple, lorsque vous êtes absorbé par quelque chose, vous n’entendez plus les bruits autour de vous, ou bien, le monde visuel disparaît, vous vous retirez à l’intérieur de vous. Mais cela, vous le faites sans y penser.

 

Des techniques comme Kurmasana apprennent à s’intérioriser consciemment et permettent d’étonnants voyages intérieurs ; elles permettent  également de préparer peu à peu  les états méditatifs tout en créant un lien puissant entre la base et le front, symboliquement entre les énergies de la terre représentées par le Muladhara et celle du ciel, représenté par Ajna. La Sushumna qui les relie est donc magnétisée de façon très subtile

Beaucoup de choses à chercher et à découvrir donc dans cette pratique !

 

 

Chez les Natha : Cette position est  préparatoire à des états d’arrêt de la pensée et de souffle.

Donc nous voyons aujourd’hui une technique au long cours, que vous pourrez pratiquez très longtemps et que par la suite vous utiliserez dans tel ou tel but que vous aurez vous-même défini.

Pour la gestuelle, il faut  pouvoir  rester longtemps immobile,  avec une aisance profonde.

Donc à vous de trouver la position du corps qui soit la plus confortable. Vous pouvez accommoder. Regardez les vidéos pour cela.

 

Prendre la posture

 

Vous vous asseyez et vous joignez les plantes de pieds en mettant les jambes en losange. Les bras vont sous les mollets et vous descendez le buste.

 

  1. Si vous le pouvez, si vous êtes souple, vous posez le front sur la plante des pieds.  Le dos reste bien plat pour que la tête reste bien dans l’axe, c’est la charnière du bas qui doit travailler. Les mains reposent sur les pieds.

 

  1. Si vous n’êtes pas assez souple, mettez préalablement  un coussin (ou deux, ou trois !!!) sur vos pieds pour pouvoir y poser le front afin de ne pas courber trop le dos.

 

  1. Si vous êtes extrêmement souple ou qu’au fil du temps vous le deveniez, vous pouvez aussi  mettre les pieds plus loin devant vous  et  poser le  front sur le  sol,  le crâne  contre les talons, les coudes bien calés sur le sol.

 

Drishti : le regard peut être posé sur le bout du nez ou levé vers le haut du front ;  essayez de le garder fixe même si par la pensée, vous suivez le trajet. Les yeux, eux, ne doivent pas bouger, juste la pensée qui peut (ou pas, au choix) accompagner le trajet du souffle.

 

 

 

Souffle : On travaille sur les souffles Samavritti, c'est-à-dire le souffle égalisé ( samavritti pranayama) soit  deux possibilités : 

 

1. On inspire de la base au front sur un compte, et on expire sur le même compte en essayant au fur et à mesure d’allonger ; on rajoute donc un compte à la fois jusqu’à atteindre son maximum dans lequel on reste un petit moment. Ce trajet fait aller du cakra de la base, les énergies telluriques, au Ciel. On observe ce qui se passe.

 

2. On inspire de la base au front sur un compte, rétention poumon plein le même compte dans Ajna qui représente le ciel, la spiritualité, mais aussi la mort, on expire le même compte, puis on tient  à poumon vide dans la base, dans la terre, le Muladhara et on crée un lien entre Ajna, les énergies du ciel, les énergies spirituelles et Muladhara, les énergies de la terre, de notre animalité.

On peut aussi faire l’inverse : expirer vers Ajna et inspirer vers Muladhara. On peut aussi changer pendant la pratique.

 

Mantra : si possible, entendre le son Om, en séquence (vous le calez sur vos comptes c'est-à-dire que vous le répétez un nombre de fois identique à vos comptes) ou bien Ham sur l'inspiration, la tenue à plein, et Sa sur l'expiration la tenue à vide. 

 

 Il faut avant tout :

 

  • Trouver une aisance dans cette première position
  • Intérioriser sa pensée, ressentir qu’on s’isole, observer les jeux de plein et de vide.
  • Faire le lien entre les énergies du bas et du haut, terre/ ciel, animal/spiritualité, trouver quelque chose qui ne divise pas

 

Tout l’espace intérieur doit s’ouvrir et au cœur de notre propre coquille on ressent qui on est, d’où on vient, ou on va, tout se mettra en place au fur et à mesure.

 

Durée : de cinq minutes pour commencer à un Ghatika  (25 minutes environ)  quand vous serez familier de cette posture! On dira que la bonne dose pour un pratiquant occasionnel est 10 minutes.

 

C’est difficile ?

 

Pour certains d’entre vous, la posture sera très difficile, le temps que les hanches s’assouplissent ce qui libérera toute  l’énergie créatrice qui est générée dans cette zone ainsi que l’énergie sexuelle, les deux provenant des deux premiers cakras.

L’énergie sexuelle dans les écoles de hatha-yoga est une énergie puissante, qui peut être utilisée ou pas, mais qui assure au corps sa jeunesse, sa santé, sa créativité. C’est Ojas dont nous reparlerons plus tard.

 

Bienfaits physiques :  

  • Met l’individu dans le calme, le recul
  • Soigne le plancher pelvien
  • Meilleure digestion
  • Très régulatrice du sommeil et de la peur de la mort
  • Permet du coup de garder l’état de conscience dans le sommeil si on la pratique beaucoup
  • Assure une longue vie

 

Durée : Commencez au début par la tenir 2 ou 3 minutes et jusqu’à 5 minutes si possible pour cette série. Puis vous allongerez progressivement par la suite.

 

 Symbolique : les écoles de yoga ont dans leurs lointaines origines un lien avec le chamanisme. Vous pouvez donc en faisant cette posture vous reliez à l’eau, à la fraîcheur, et devenir une tortue, comme un chamane le ferait. Vous trouverez alors des choses, des compréhensions profondes.

 

 

 

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