Etymologie
Goraksa est l'un des sages mythiques de la tradition des Natha-Yogin
गो go : la vache
रक्षा rakSa : gardien
Symbolique
Dans les écoles auxquelles se rattachent notre yoga, influencé par le tantrisme, certains maîtres, qu’on appelle Natha, sont devenues des figures mythiques. Il en est ainsi d’Adinât ; le premier maître Natha, de Matsyendranath, le second, dit le maître des poissons.
Puis Gorakshanath qui a dû vivre au 12ème siècle. Son nom signifie : le gardien du troupeau. Symboliquement, c’est celui qui fait passer de l’ignorance à la connaissance de l’ombre à la lumière, etc.
Goraksha est une posture réputée nous apprendre beaucoup sur nous-mêmes, nos origines. La vache a une valeur nourricière par son lait ; elle est très présente dans les mythes qui mettent en scène l’enfance de Krishna. Être le gardien du troupeau signifie qu’on veille et qu’on protège ce qui nourrit à la source et qu’on donne aussi le moyen de s’extraire du troupeau, c'est-à-dire de l’humanité figée dans ces conditionnements et ses automatismes, sans même le savoir.
But de la posture :
- Elle nous met en relation par l’intuition avec la connaissance, le savoir (à l’image du lait nourricier de la vache mythique.)
- Elle dévoile des connaissances sur notre matrice, sur nos origines
- Elle amène la libération du souffle et la connaissance (corps, souffle, pensée sont unifiés) quand elle est tenue longtemps.
- Elle est l’une des grandes postures d’Urdhva Retas qui symbolise notre volonté à se redresser sur tous les plans : corporel, énergétique et mental.
Sur le plan physique
Elle est fameuse pour la colonne, surtout les lombaires et est très tonique au niveau des reins.
Technique :
On plie une jambe et on ramène le talon vers la fesse, mais légèrement écarté, puis l’autre jambe par-dessus et on pose le pied à côté. On essaie de bien aligner les genoux. Les mains se posent sur les plantes des pieds.
Comme toujours, colonne redressé, jivabandha (langue sur les dents du haut) et mulabandha (contraction de l’anus) et les yeux fermés fixent un point au milieu du front.
Si nécessaire, on cale un coussin sous l’une ou l’autre fesse, et on replie moins le genou, au moins dans un premier temps.
Pour aujourd’hui, dans cette version de base, le travail de souffle se fera dans l’axe.
Les jambes forment un triangle, et le buste est redressé, à l’image des Lingas posés sur des supports qui représentent la Yoni (sexe masculin et féminin, symbolisant l’union de Shiva et Shakti, l’énergie et la conscience. C’est en sollicitant et en faisant monter les énergies de la base que l’on trouve l’unité.
Il faut rester parfaitement immobile, si l’on veut vraiment que l’énergie se mette en route.
Souffle : le plus courant : 1 4 2, mais pour cette version de base, un souffle dans l’axe, avec des petites tenues à plein.
Mantra : si vous décidez d’en mettre, Ham Sa, le mantra du souffle, est très bien pour commencer.
Durée : 2 minutes par côté en version d’apprentissage.
Position dans une séance : quand on travaille les centres du bas, donc au début, après les postures debout s’il y en a. Même place si vous faites aller et venir le souffle dans l’axe.
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