Anjayenasana
Origine du nom de la posture :
Anjaya est, dans la mythologie indienne, la mère d’Hanuman, qu’on appelle parfois Anjayena. Ce personnage du Ramayana est connu pour sa fidélité à Rama : capable de soulever des montages, il offre son cœur à Rama pour l’aider à combattre les démons et délivrer Sita.
Le but recherché
Cette posture en affinité avec ce mythe indique clairement que le travail se fera sur le cakra du cœur ; nous voyons aujourd’hui une vidéo d’apprentissage pour bien s’habituer à cette posture.
Outre l’ouverture du cœur, cette posture met en vibration l’axe et les nadis puisqu’on la travaille des deux côtés. La posture invite à se redresser et à puiser dans ses propres ressources et volonté pour la tenir un petit moment. Mais peut-être sentirez-vous que c’est le canal Ida qui est stimulé lorsque le pied droit est devant et Pingala quand c’est le pied gauche.
Les autres bienfaits :
- Développe l’endurance et la volonté
- Rééquilibre tout le squelette
- Etire tout le corps
- Etire plus précisément le quadriceps et le muscle psoas.
Il faut veiller à garder les bandhas habituels ce qui n’est pas forcément facile pour mulabandha dans cette posture.
Prendre la posture
1. A genoux : on fixe un point en face ; puis on avance le pied droit et on plie la jambe en veillant à ce qu’il y est un angle droit entre le mollet et le sol pour ne pas fragiliser ses genoux.
On pose les mains sur le genou plié, le buste redressé sans tension, les hanches bien de face, le 1. cou et les épaules dégagées mais détendues.
Sans forcer, on essaie de rapprocher le bassin du sol.
On gère trois souffles dans l’axe, avec des petites pauses à plein et à vide.
2. Puis en inspirant sans bouger, les yeux toujours sur le point, on lève les bras, mains en Anjali pointées vers le plafond et on dirige à présent le souffle vers le cakra du cœur ; trois souffles, toujours avec des petites pauses à plein et à vide si l’on peut.
3. Pour la dernière phase, le plus exigeante, on porte les bras vers l’arrière en étirant bien le corps vers le haut pour ne pas blesser le bas de son dos, on fixe un point au plafond et on gère les souffles comme on peut car dans cette posture le souffle est rapide.
Puis sur une expiration on revient à genou, on s’assoit en diamant, yeux fermés, on observe.
Mantra : si vous voulez en ajouter, Om tout le temps.
Position dans une séance : lorsque l’on travaille sur le cakra du cœur.
Nous verrons par la suite d'autres versions de cette technique.
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